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Superman - Richard Donner

October 31 2008 Published on #Cinéma, #DC Comics, #Fantastique, #Science-fiction

Superman inaugure le genre super-héroïque dans les comics lorsqu'il apparaît dans le numéro 1 d'Action Comics le 18 avril 1938. Il a été crée par Jerry Siegel et Joe Schuster ! Aujourd'hui, c'est un glorieux septuagénaire !

En France, DC Comics n'a jamais réussi à s'imposer face à Marvel, restant toujours en deçà en termes de popularité et de ventes ! Ceci est du au fait que ce fut la maison lyonnaise Lug qui introduisit les héros de Stan Lee au début des années 1970 ! Il faudra attendre les années 1990 pour que DC Comics voit ses personnages publiés dans l'Hexagone par Semic !

Mais au cinéma, les choses sont légèrement différentes et DC Comics tire son épingle du jeu dès 1978, année de la sortie du film événement Superman par Richard Donner avec Christopher Reeve dans le rôle titre ! C'est déjà l’avènement des types encapés bien avant les Batman de Burton et Nolan, les X-Men de Snyder ou le Spider-Man de Raimi jusqu'au plus récent "Marvel Cinematic Universe" !

Auparavant, Superman avait déjà exploré d'autres média que le support papier : un feuilleton radio dans les années 1940, une série télévisée dans les années 1950 mais passer sur le grand écran était un pari risqué dont s'est très bien acquitté le réalisateur Richard Donner ! Christopher Reeve, qui a connu par la suite un destin tragique, reste pour beaucoup associé au fils de Krypton et son alter-égo journaliste et pour beaucoup il en est la meilleure incarnation !

Le Superman de 1978 reste une classique "Origin Story" ! C'est aussi le film le plus cher de l'histoire du cinéma à sa sortie avec un budget de 55 millions de dollars !

On nous relate donc la destruction de la planète Krypton du fait de son soleil agonisant ! La légende Marlon Brando fait une brève apparition au début du film dans le rôle de Jor-El le père qui envoie son fils Kal-El vers la Terre pour échapper au cataclysme ! Sur Terre, les Kent assiste à la chute du vaisseau spatial dans le Kansas et recueille l'enfant qu'il contient ! C'est ainsi que Jonathan et Martha Kent élèvent le petit Clark qui doit cacher sa superforce et sa supervitesse ! Plus tard, il quitte Smallville pour devenir journaliste à Metropolis au Daily Planet !

Par la suite, Superman/ Clark Kent affronte le génie sociopathe Lex Luthor qui devient sa Némésis et veut faire sauter les arsenaux nucléaires - on est encore en pleine Guerre Froide ! Luthor est incarné par Gene Hackman ! Le héros peut compter sur l'aide de Lois Lane - jouée par Margot Kidder et Jimmy Olsen - joué par Marc McClure !

Le film fut un succès critique et financier ! Il inaugure donc l'ère des super-héros au cinéma et verra trois suites de moins en moins convaincantes ! Dans le second opus, Superman II, en 1980, on verra le Général Zod qui est rapidement introduit au cours du film de 1978. Ce film lance aussi la mode des films pop-corns et à effets spéciaux, type blockbusters dans le même mouvement que La Guerre des Étoiles ! Autre point commun avec Star Wars, le compositeur de la B.O., John Williams qui livre des morceaux et un thème principal épique resté dans les mémoires !

Les effets spéciaux de l'époque - plan horizontal filmé à la vertical, incrustations d'images, acteur "volant" attaché à des câbles - paraissent bien archaïques de nos jour, à l'ère du numérique - pourtant à l'époque, ils constituaient le summum et une grosse partie du budget !

Certains ont voulu voir en Superman, dans ce film, une figure de Jésus ! Il n'en reste pas moins qu'il est un héros très positif !

A bientôt !

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Alone in the Dark - Infogrames

October 30 2008 Published on #Jeu vidéo, #Coups de coeur, #Fantastique

Au début du siècle, un vieil homme, Jeremy Hartwood est retrouvé pendu, les yeux exorbités dans le grenier de son manoir à Derceto au fin fond de la Nouvelle-Angleterre. Le médecin légiste diagnostique une crise de paranoïa aiguë, théorie confortée par le témoignage du majordome, qui indique qu'Hartwood, récemment fort tourmenté, passait ses heures à traduire de vieux manuscrits traitant d'étranges légendes. Le joueur assume le rôle de Edward Carnby détective privé de son état ou celui de la nièce de l'ancien propriétaire, Emily ! Mais qu'il soit Edward ou Emily, occupé à enquêter sur le suicide, le joueur d'Alone in the Dark, celui qui arpente les escaliers de cette étrange maison de trois étages, va vivre des moments d'angoisse sans nom, croiser une kyrielle de monstres cauchemardesques, faire face à de terrifiants savoirs blasphématoires antédiluviens !

Tel est en effet le scénario d'Alone in the Dark, révolution vidéoludique qui inaugure le genre des Survival-Horror et de la 3D, réalisé par le petit génie Frederik Raynal au sein de la maison Infogrames et édité sur PC en 1992 ! Ce jeu aura par la suite une influence certaines sur des franchises comme les Resident Evil ou encore Silent Hill !

Frédérik Raynal s'était fait connaître auparavant en rédigeant le code informatique d'un freeware qui avait eu un large retentissement, le jeu Pop Corn. Le jeune homme était tombé dans l'électronique et l'informatique dès l'âge de 12 ans, son premier ordinateur étant un ZX-81. Depuis, il n'avait cessé de faire ses armes !

A l'âge de 23 ans, Raynal est embauché par Infogrames qui sort d'une mauvaise passe financière ! Bruno Bonnell, le président de la société, venait d'acquérir, lors de tractations avec Chaosium, la société d'Auckland qui publie le jeu de rôles papier L'Appel de Cthulhu, les droits mondiaux pour une adaptation de H. P. Lovecraft, le Grand Maître de l'Horreur de Providence et gagné le droit de publier trois jeux vidéo autour de ces thèmes ! Très vite apparaît l'idée d'un jeu où le joueur se déplacerait dans l"obscurité : le concept baptisé on the dark - auquel l'adjectif "Alone" sera accolé plus tard pour renforcer l'aspect tragique ! - est né ! Tout le défi pour un jeu inspiré de Lovecraft est en effet de transmettre une impression fantastique et angoissante ! Mais dans les faits, le projet final s'éloignera assez de Lovecraft, ce qui fera que Chaosium se retirera du projet et s'en mordra les doigts en se privant de bénéfices conséquents en raison du succès commercial et critique historique du produit final !

Dans cette même période, dès son embauche à Infogrames, Frédérik Raynal s'est attelé à la création d'un moteur 3D où un personnage se déplacerait - en 3D donc - dans un décor avec des ombres projetés et des mouvements de caméras révolutionnaires et inédits ! Il se révèle que ce "moteur 3D" colle parfaitement au projet in the dark et Raynal est mis sur le projet, ses supérieurs comptent alors produire un jeu d'épouvante en 3D - le premier du genre !

L'artiste Yael Barroz, formée à l'école d'arts plastiques Emile Cohl de Lyon (Infogrames est une boite lyonnaise !) est ensuite recrutée sur le projet et ses dessins d'ambiance parfaitement adéquats sont réalisés dans un style évoquant des peintures faites à la main et son habités par la grâce ! Une entente parfaite s'établit avec Raynal et les deux forment vite couple et mettent même rapidement un bébé en route !

A sa sortir, Alone in the Dark est un hit majeur qui renfloue Infogrames ! Mais par la suite, Raynal, Barroz et leur équipe de développement sont débauchés par les responsables de Delphine Software (la boite qui a produit Les voyageurs du temps et le hit international d'Eric Chahi, Another World !) pour rejoindre leur filiale Adeline ! De fait, Raynal avait été frustré qu'on ne lui permette pas de peaufiner son moteur 3D à l'occasion de la mise en chantier d'Alone in the Dark 2 - Bonnell préférant l'efficacité à l'innovation !

Quoi qu'il en soit Alone in the Dark représente une étape marquante dans l'histoire du jeu vidéo ! Et cette innovation est française ! Pas américaine, ni japonaise mais française !

A bientôt !

Alone in the Dark - Infogrames
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L'Aventure des Ewoks - La caravane du courage - John Korty

October 29 2008 Published on #Star Wars, #Cinéma

En 1983, lorsque sort ​Le Retour du Jedi, ​on peut dire que les petits indigènes à fourrures du film, à l'image de peluches, ne font pas l'unanimité ! En effet, si les Ewoks plaisent aux plus jeunes, les fans un peu plus vieux accusent Lucas d'avoir cédé à la tentation de vendre davantage de jouets ! Pourtant, les Ewoks, dérivés d'un concept original concernant les Wookies - et incarnés à l'écran notamment par le jeune Warwick Davis en Wicket, le plus emblématique guerrier de ce peuple, représentent une nature primitive qui parvient à vaincre la plus aboutie des technologies !

Effectivement, il s'avère que rapidement le Papa de Star Wars veut exploiter le potentiel commercial des Ewoks ! C'est ainsi que l'année suivante, en 1984, il délègue la réalisation à John Korty d'un téléfilm : ​L'Aventure des Ewoks -​ sous-titré plus tard par chez nous : ​La Caravane du Courage qui est diffusé aux États-Unis sur la chaîne ABC et bénéficie d'une sortie cinéma hors des States ! Par chez nous encore, cette production bénéficie de soutien de l'animatrice fétiche des têtes blondes, à savoir Dorothée qui prête sa voix à l'introduction du film et interprète la chanson phare "Les petits Ewoks" ! Mais dans les versions plus récentes - en DVD, la voix de la jeune femme vu remplacée par celle d'un homme plus âgé, celle de Jean-François Lalet, sans doute pour d'obscures raison de droits !?

Par la suite, il y eut une série d'animation ​E​woks - produite par Nelvana et Lucasfilm et comptant deux Saisons ! Cette autre série fut diffusée courant 1986 dans Récré A2 ​! De même, le téléfilm eut droit à une suite : ​Ewoks - La Bataille d'Endor qui sorti directement en vidéo !

Dans ​La Caravane du Courage d 'après une histoire de Lucas et un scénario de Bob Carrau, une navette spatiale, avec la famille Towani à son bord, s'écrase de nuit sur la Lune Forestière d'Endor ! Les parents partis en reconnaissance sont kidnappés par un Gorax, un géant monstrueux et les deux enfants, le garçon adolescent Mace et sa petite sœur Cindel se retrouve seuls ! Comme Leia dans l’Épisode VI, leur route croise celle des Ewoks qui les prennent sous leurs ailes ! De fait​, le récit se situe entre les Épisodes V et VI de la Saga Star Wars malgré des incohérences notamment le fait que les indigènes parlent le Basic la langue galactique dans ce téléfilm et ne le parlent plus dans leurs aventures contre l'Empire !​ Bref... L'Univers Étendu de l'époque n'était pas toujours bien ajusté !

Devant les larmes de Cindel et la révolte de Mace, un petit groupe d'Ewoks, menés par Wicket, décide de traverser les forêts et les déserts de la planète - pas si monoclimatique que cela donc - et d'aller secourir les pauvres parents ! Ce sont donc aux côtés des deux gamins, une équipe composée de Deej, le père de Wicket, ses autres fils Shodu, Weechee, le bûcheron Chukha-Trok et la prêtresse Kaink ! C'est cela la fameuse "caravane du courage" ! Jeremitt et Catarine retrouveront-ils la liberté ? Moment de tragédie du film, un des Ewoks fera le sacrifice de sa vie à cette fin !

Un film tourné dans le Comté de Marin, en Californie, donc pas loin du Ranch Lucasfilm en fait ! Il remporta par ailleurs un Emmy Awards en 1985 dans la catégorie Meilleurs Effets Visuels! Des techniques semblables à celles initiées par Ray Harryhausen dans ​Jason et les Argonautes ou ​ encore à celles de Phil Tippett dans les séquences sur Hoth dans ​L'Empire contre-attaques ​s​ont réemployés !

Le personnage de Cindel Towani, devenue adulte, refait une apparition furtive par la suite dans l'Univers Étendu en tant que journaliste couvrant les événements de ​La Crise de la Flotte Noire, ​trilogie romanesque de Michael P. Kube-McDowell !

Moi, j'avais vu ce film adolescent avec ma mère et ma petite sœur dans mon bon vieux cinéma du Cabieu !

A bientôt !

L'Aventure des Ewoks - La caravane du courage - John Korty
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L'Arche du Captain Blood - Exxos

October 28 2008 Published on #Jeu vidéo

L'Arche du Captain Blood est un jeu vidéo datant de 1988, crée par Ere Informatique sous leur label éphémère Exxos - société bientôt rebaptisée Cryo - jeu qui est assez déroutant et de plus innovant par certaines caractéristiques de son gameplay en particulier un moteur de dialogues logographique !

L'histoire de Captain Blood en elle-même est très particulière ! Vous incarnez un programmeur informatique, Bob Morlock, qui, suite à sa rencontre avec un vieil homme, devient persuadé que les extraterrestres existent à l'intérieur des jeux vidéo ! Par la suite, il crée son propre programme vidéoludique et se retrouve coincé à l'intérieur ainsi que cloné ! Pour ne pas perdre son humanité, le pauvre Bob devra mettre la main sur ses cinq derniers clones avec l'aide du joueur ! Comme vous le voyez, c'est assez nébuleux mais néanmoins original !

Dans cet univers informatique nommé l'Hydra, le joueur se déplace de planète en planète, à la recherche des clones, et rencontre des extra-terrestres qui l'aideront ou pas ! Il est possible de converser avec ces créatures avec une séries de petites icônes qui combiner entre elles permettent de créer des phrases - le fameux système logographique en termes linguistiques ! Là encore, c'est assez dépaysant et inhabituel !

Au départ, le programmeur Bob Morlock s'est matérialisé dans son jeu dans le corps du Captain Blood au commande de l'arche et, suite à une attaque, forcé de fuir en hyperespace, à la suite de quoi il est cloné en 30 exemplaires ! Ceci le dépossède de son fluide vital et il se transforme peu à peu en robot ! Il se lance alors à la recherche de ses 30 clones et finit par en retrouver 25, cela 800 ans plus tard !

Cependant, il n'a pas réussi à détruire les cinq derniers clones et le joueur doit l'y aider avant que Blood ne perde toute son humanité ! Voilà le pitch décrit avec un peu plus de détails !

Ce jeu est sorti sur plusieurs plateformes de l'époque mais la version la plus intéressante est, sans conteste et de l'avis de tous, la version Atari ST à laquelle j'avais par ailleurs joué ! Mais pour ma part, je n'avais pas accroché ! Trop compliqué, trop difficile ! Vous bénéficiez d'un large éventail de choix et d'un large éventail de planètes à visiter - trop large je trouve, ce qui fait qu'on se retrouve un peu perdu ! De plus, il me semble que c'était un jeu que j'avais emprunté à la logithèque de ma ville, ce qui fit que je n'avais qu'un temps limité pour y jouer ! Le genre de jeu abouti, beau et complexe mais frustrant ! Je suis sûr que d'autres joueurs de l'époque, plus investis que moi, ont gardé un souvenir impérissable de ce soft ! A n'en pas douter !

Côté technique, le jeu est en vue subjective. C'est une réalisation de Philippe Ulrich ! Par ailleurs, L'Arche du Captain Blood se fait remarquer par une musique de Jean-Michel Jarre, rien que ça ! Un extrait de l'album Zoolook - le reste de la bande son étant composée par Ulrich !

Le jeu fut un immense succès dès sa sortie, en tête des ventes en France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et aussi bien placé au Japon et aux Etats-Unis ! Il y eut deux suites : Commander Blood et Big Bug Bang qui ne rencontreront pas le succès, l'effet de surprise et d'innovation étant passé !

A bientôt !

L'Arche du Captain Blood - Exxos
L'Arche du Captain Blood - Exxos
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X-Men : Dieu crée, l'Homme détruit - Chris Claremont

October 27 2008 Published on #Bande-dessinée, #Comics, #Marvel

Chris Claremont est le grand artisan des X-Men de la période des années 1980 sur lesquelles il a laissé une marque indélébile qui allait fortement marquer toute la suite ! On lui doit ainsi des sagas emblématiques telles La Saga du Phénix Noir ou encore Days of Future Past qui sont des références entrées dans la culture populaire ! C'est lui aussi qui écrit le légendaire Graphic Novel Dieu crée, l'Homme détruit, un des plus grands chefs-d’œuvre de Marvel, métaphore sur le racisme et l'intolérance ainsi que que le fanatisme religieux !

Dès le départ, les X-Men illustrent les revendications des minorités au droit à la différence ! Les cinq personnages originaux, Cyclope, Marvel Girl, Iceberg, Le Fauve et Angel sont des Enfants de l'Atome, nés dans le contexte des essais nucléaires et de la course à l'armement de la Guerre Froide ! Parce que nés différents, les Mutants ne sont pas acceptés et font peur ! Car le racisme naît souvent de la peur, du moins de l'ignorance des caractéristiques de l'Autre !

Dans les années 1980 - ce récit de Claremont date de 1982 ! - en pleine Ère Reagan et avec la recrudescence des Télé-Evangélistes, les phénomènes d'intolérances reprennent du poil de la bête, que ce soit contre les Noirs, les Juifs, les homosexuels, la liste n'est pas exhaustive ! Dieu crée, l'Homme détruit raconte la croisade de l'intolérant et manichéen Révérend Stryker contre les "Mutos", n'hésitant pas à abattre même des enfants - voir la scène d'ouverture de l'album ! - dès que ceux-ci portent le gène X !

Les X-Men vont donc devoir contrer les plans de haine et de génocide de ce machiavélique personnage ! Pourront-ils préserver le rêve de Xavier des Humains et des Mutants unis main dans la main ou devront-ils faire des compromis avec Magnéto, partisan d'une ligne plus "dure" et de la Loi du Talion ?! Le Révérend Stryker est le parfait archétype du religieux dogmatique et borné quoi que son histoire personnelle, montrée à l'occasion d'un flash-back vienne quelque peur nuancer le personnage et lui apporte de la profondeur !

Un récit très noir et sans concessions qui tranchait avec la ligne éditoriale de Marvel de l'époque ! Quoi que Claremont avait déjà fait subir des moments tragiques aux X-Men dans ces récits précédents : la mort de Jean Grey ou les camps pour mutants du futur dans ces autres sagas emblématiques de l'époque !

Le dessin est de Brent Eric Anderson et convient parfaitement à l'histoire avec ses traits sombres notamment ! J'avais, pour ma part, lu ce récit lorsque j'avais dix ou onze ans et cela m'avait marqué au même titre que La Mort de Captain Marvel de Jim Starlin, dans un autre registre ! C'est ce genre d'histoire qui fait que j'aime toujours et lis toujours des comics Marvel trente ans plus tard !

A bientôt !

X-Men : Dieu crée, l'Homme détruit - Chris Claremont
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Tetris - Aleksei Pajitnov

October 26 2008 Published on #Jeu vidéo

Les formules les plus simples sont souvent les meilleures ! C'est particulièrement vrai dans le domaine des jeux vidéo ! Ainsi, Tetris, ​conçu en juin 1984, est un jeu de puzzle bâti sur une recette basique, efficace et fortement addictive ! Ce jeu a été conçu par le russe Aleksai Pajitnov et donna lieu à de nombreuses batailles de droits entre divers éditeurs pour sa commercialisation ! Il en existe de nombreuses versions, clones et contrefaçons, tant sur les machines de l'époque, fin des années 1980, en borne d'arcade ou en jeux LCD à cristaux liquides et téléphones mobiles ! Moi-même y ai joué en borne d'arcade, sur Game Boy (le jeu offert de base avec la mini-console en 1990 !) et même encore au début des années 2000 sur un jeu LCD - auquel ma Maman était accro aussi !

Le principe est, on l'a dit, très simple ! Du haut de l'écran tombent des tétriminos, des espèces de dominos de différentes formes que le joueur doit diriger, orienter pour qu'ils s'encastrent en bas de l'écran pour former des lignes ! Une fois une ligne formée, celle-ci disparaît et l'édifice redescend d'un étage ! Le but est d'empêcher les tétriminos d'atteindre le haut de l'écran auquel cas c'est le "game over" !

Ce jeu est donc un grand classique de l'histoire vidéoludique aux côtés de Pong, Space Invaders , ou Pac-Man ​!​Il a été vendu sur plus de 65 plate-formes, à 170 millions d'exemplaires !

Il existe 7 pièces différentes de tétriminos ! Au fur et à mesure que le jeu dure, la vitesse augmente ! Une musique lancinante accompagne le jeu - une vieille chanson russe dont le nom est "Korobushka". Sur certaines versions, une petite fenêtre indique quelle est la pièce qui va tomber ensuite et permet d'anticiper un peu !

Mais pour savoir vraiment ce qu'est Tetris, le mieux est encore d'y jouer - jusqu'à ne plus pouvoir s'arrêter !​ Avant Candy Crush, il y eut Tetris ​!

A bientôt !

Tetris - Aleksei Pajitnov
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Highlander - Russell Mulcahy

October 25 2008 Published on #Cinéma

Jusque là, on ne connaissait Russell Mulcahy, cinéaste australien, que pour son film façon Dents de la Mer, Razorback où le requin est remplacé par un phacochère préhistorique !

Il passe à la vitesse supérieure et se fait davantage apprécier en 1986 avec son film Highlander qui va par la suite lancer une franchise fait de séquelles et de séries spin-off !

Highlander lance, avec Greystoke, la carrière d'un nouvel acteur français, le plus profond qu'il n'y parait Christophe Lambert ! Lambert y incarne Connor Mac Leod/Russell Nash, un homme des Hautes-Terres d’Écosse, en réalité un Immortel !

Durant le Moyen-âge, Connor découvre son héritage et s’entraîne au maniement de l'épée avec Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez incarné lui par Sean Connery qui effectue ici un vrai passage de flambeau dans tous les sens du terme ! En effet, le monde des Immortels n'est pas de tout repos et si ils ne vieillissent pas et son insensibles aux blessures, les Immortels peuvent "mourir" si on leur coupe la tête ! C'est ainsi que depuis la nuit des temps, ils s'affrontent au cours de duels où le vainqueur absorbe la puissance du perdant ! A la fin, il ne doit en rester qu'un qui dominera le monde !

On voit plusieurs Immortels dans ce film mais leur nombre diminue ! A la fin, il n'en reste plus que trois : Mac Leod, son ami Kastagir et le Kurgan, un Immortel féroce qui est la Némésis de Mac Leod ! La suite est assez prévisible, Connor affronte le Kurgan et évidemment le bat ! si on connaît le dénouement reste la manière !

Cette mythologie "Highlander" connaîtra de nombreux coups de canifs et on ne peux pas dire que la franchise brille par sa cohérence ! Le deuxième film - qui est le seul que je n'ai pas vu nous mènera dans le futur ! - et le troisième rebattra les cartes en réveillant un Immortel malfaisant resté sur la réserve ! Connor et le Kurgan ne sont donc pas les deux derniers Immortels ! Sans compter toutes les incohérences apportées par les séries-télé ! L'exemple d'une franchise à la continuité mal gérée !

Sur la manière, enfin, c'est très rock n'roll ! Pas seulement pour la musique de Queen et le tube "It's à Kind of Magic" ou encore "Who wants to live forever" plus nostalgique ! Mais surtout parce que la fin des combats est un véritable déferlement pyrotechniques avec explosions, éclairs, pertes et fracas à l'appui ! Le tout dans des décors urbains et des usines désaffectées !

Ce film est néanmoins devenu un classique - à mi chemin entre aventure, fantastique et SF !

A bientôt !

Highlander - Russell Mulcahy
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Les Sept Mercenaires - John Sturges

October 24 2008 Published on #Cinéma

Les Sept Mercenaires est un film emblématique de la grande période du Western, sorti en 1960 et réalisé par John Sturges ! Sa source d'inspiration est un film asiatique d'Akira Kurosawa, Les Sept Samourais !

Ce film est le récit d'un petit village de paysans du nord du Mexique, au XIXème siècle, harcelé par une bande de hors-la-loi et qui fait appel à un groupe de mercenaires pour le défendre ! Calveras et ses quarante bandidos sont en effet impitoyables ! Mais les sept hommes qui vont être recrutés par les villageois sont tous de fines gâchettes ! Une fois de plus les colts vont régler les problèmes, telle est la loi de l'Ouest !

Les Sept Mercenaires est remarquable aussi et surtout par son casting ! Jugez plutôt ! Les Sept sont incarnés à l'écran par Yul Brynner (Chris Adams, le chef des sept mercenaires), Steve McQueen (Vin Tanner, le bras droit de Chris), Charles Bronson (Bernardo O'Reilly, le mercenaire irlando-mexicain), Robert Vaughn (Lee, le mercenaire traqué par les forces de l'ordre), Horst Buchholz (Chico, le plus jeune des spet mercenaires), James Coburn (Britt, le mercenaire lanceur de couteaux) et enfin Brad Dexter (Harry Luck, le mercenaire cupide) !

On le voit chacun de ces hommes est caractérisé et possède sa propre histoire ! Mais ne sommes nous pas encore là dans le domaine des archétypes ? Ce film est en effet une mythologie ! Le Western est la mythologie des États-Unis, jeune nation qui se cherche une Histoire et un Passé !

Les mercenaires vont donc se préparer pour l'affrontement inévitable et le film culmine avec la bataille finale ! Tous nos héros survivront-ils ?

Il faut aussi signaler la musique légendaire de ce film, signée Elmer Bernstein qui a été nommé pour l'Oscar de la meilleure musique de film !

Du côté du Japon, il parait qu'Akira Kurosawa fut si satisfait du remake de son film qu'il offrit un sabre à John Sturges !

Ce film fut important pour ses acteurs aussi ! Yul Brynner y épousa sa femme Doris et ce fut le métrage qui lance véritablement la carrière de Steve McQueen qui simula un accident de voiture pour se défaire du contrat qui le liait à la série Au nom de la loi !

Les autorités mexicaines furent réticentes à accueillir le tournage de ce film car un précédent avait eut lieu avec le film Vera Cruz qui avait donné une mauvaise image des Mexicains ! Elles finirent par accepter à condition que des huissiers soient présent sur le plateau pour vérifier à l'image du pays !

Enfin, devant le succès du film, on eu droit à une avalanche de suites ! Elles furent au nombre de trois, entre 1966 et 1972 ! Et aussi une série télévisée éponyme en 1998 ! Enfin, un remake en 2016 avec Chris Pratt et Denzel Washington !

Ce film ne passe plus trop à la télévision mais fut une époque pas si lointaine où on y avait trois à chaque jours férié tout comme des films comme La Grande Vadrouille ou La Septième Compagnie, œuvres françaises celles-là !

Qui mordra la poussière ? A vous de voir !

A bientôt !

Les Sept Mercenaires - John Sturges
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L'Armée des 12 singes - Terry Gilliam

October 23 2008 Published on #Cinéma, #Coups de coeur, #Science-fiction

En 1995, année de sa sortie, le film de Terry Gilliam, L'Armée des 12 singes, obtint un très bon succès critique et un grand nombre d'entrées en salles aux États-Unis et en Europe ! Il faut dire que c'est un récit bien mené, plein de surprise et qui plus est bien mis en scène et bénéficiant d'excellents acteurs à l'interprétation impeccable, les stars Bruce Willis et Brad Pitt !

Je n'ai pas précisé l'essentiel ! Il s'agit d'un film de science-fiction qui joue sur deux poncifs du genre, le monde post-apocalyptique et le voyage dans le temps ! Vous me direz la franchise Terminator entre aussi dans cette définition - mais bien que les aventures du T-800 ne soient pas dépourvu de subtilité, le film de l'ex-Monty Python l'est encore plus - subtil ! Un film pour spectateurs intelligent !

sans vouloir vous dévoiler le dénouement, disons que la narration décrit une boucle, un cercle, revient à son point de départ ! Un peu normal lorsqu'on revient dans le passé pour empêcher la fin de l'Humanité !

En effet, en 1996, une épidémie a détruit presque toute l'Humanité ! En 2035, les survivants sont contraints de vivre sous Terre ! Mais les hommes ont découvert les secrets du voyage temporel et envoient des cobayes dans le passé pour découvrir les secrets du virus non muté ! Une thématique qui fait aussi écho à nos préoccupations contemporaines concernant des tueurs redoutables comme Ebola ou la Grippe Aviaire H1N1 (survivront-nous ?).

James Cole - interprété par Bruce Willis - est l'un de ses cobayes et est envoyé en 1996 pour enquêter sur une organisation de défense des animaux - les fameux singes du titre !? - groupe dont on pense qu'il a relâché le virus et dont fait partie Jeffrey Goines, le personnage joué par Brad Pitt, fils d'un savant militant pour l'anticonsommation et travaillant sur le virus !

Après un voyage par erreur durant la Première Guerre mondiale, Cole se retrouve ensuite en 1990, est pris pour un fou et interné dans le même hôpital que Goines et c'est là qu'il fait sa connaissance et fait le rapprochement entre les faits ! Il parvient aussi à s'échapper en étant ramené dans le futur à la grande surprise de la psychiatre Kathryn Railly - jouée par Madeleine Stowe ! Il revient ensuite en 1996 et tente de retrouver Goines en utilisant Railly qui est persuadée que l'histoire d'épidémie que lui raconte Cole est due à une pathologie mentale !

Mais par la suite, la brave toubib, kidnappée certes mais compréhensive, constatant que certains dires de Cole se vérifient, va l'aider et comme ils ne trouvent pas le virus, ils décident de fuir leurs responsabilités, le voyageur en s'arrachant sa puce de localisation temporelle, et de partir prendre du bon temps en Floride !

En route, Cole et Railly apprennent l'existence de l'organisation des 12 singes, défendant le droits des animaux, dirigée par Goines père et fils ! Il semble cependant que les informations dont disposait le héros ait été inexactes, que des erreurs ont été commises et que la menace ne venait pas d'où l'on pensait !

Par ailleurs, durant le film, Cole est victime d'hallucinations, se revoie enfant... S'agit-il d'un stress post-traumatique du à sa brève expérience des Tranchées ?

En fait, le dénouement apporte toutes les réponses ! Qui transporte le virus ? A quoi correspondent les visions de Cole ? Comment finira sa mission ? Et aussi dans une certaine mesure, quels sont les buts de ceux qui envoient les prisonniers dans le passé ? C'est assez sophistiqué et terriblement bien pensé et efficace ! Et ce film prouve qu'on peut avoir de la bonne SF au cinéma a l'égale du support romanesque ! Cependant, comme je l'ai dit ne compter pas sur moi pour vous révéler la fin ! Il vous faudra visionner ce film devenu un classique si ce n'est déjà fait !

En fait, ce long-métrage de Gilliam trouve son origine dans un court-métrage français de 1962 de Chris Marker ! L'histoire d'un homme qui vit sa propre mort, allongé et développé par les scénaristes Janet et David Peoples. C'est toutefois une adaptation libre.

Parmi les thèmes donc : le temps et la mort mais aussi la folie, la perception du monde et la renaissance !

Le tournage a eut lieu à Baltimore et à Philadelphie. Le design du film est aussi très typique du style de Gilliam ! On a un futur froid et austère !

Nominé aux Oscars dans deux catégories (Meilleur acteur dans un second rôle et Meilleurs costumes), le film ne reçoit aucune statuette mais se console avec un Golden Globe -pour Brad Pitt donc dans un second rôle ! - trois Saturn Awards - dont encore un pour Brad Pitt décidément très remarqué dans ce film et en 1997, L'Armée des 12 singes rapporte à son réalisateur un Empire Award pour son travail sur la mise en boite du film !

Voilà, je pourrais encore vous parler sur des lignes et des lignes des influences et inspirations nombreuses de ce film -mais cet article est déjà conséquent alors je vous renvoie à l'article Wikipédia correspondant !

A bientôt !

L'Armée des 12 singes - Terry Gilliam
L'Armée des 12 singes - Terry Gilliam
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Le Manoir de Mortevielle - Lankhor

October 22 2008 Published on #Jeu vidéo

Le Manoir de Mortevielle, édité par Lankhor en 1987 - notamment sur Atari ST, Amiga 500, PC, Amstrad CPC ou Apple II - est un jeu vidéo d'aventure et d'énigmes - l'ancêtre de "Professeur Layton" ? (pas vraiment !) qui a marqué l'Histoire vidéoludique par deux innovations majeures - des "trucs" qui nous paraissent tellement anodins de nos jours ! Il y eut d'une part des menus déroulants à la souris et d'autre part, sur Atari ST, la première synthèse vocale pour un soft !

Dans ce jeu, vous incarnez Jérôme Lange, un détective privé des années 50 - on est d'entrée dans l'ambiance "polar" ! Un jour, vous recevez une lettre de Julia, une amie d'enfance qui vous invite à vous rendre au Manoir de Mortevielle - mais vous ignorez pourquoi ? une introduction qui est restée culte !

Au manoir, notre détective découvre Max, le domestique. Julia est morte et le héros se retrouve bloqué en ce lieu par la tempête de neige ! Le majordome vous a expliqué les règles de fonctionnement de la maison et vous êtes libre d'aller et venir où vous voulez pour collecter des indices - sans toutefois trop vous éloigner dans la neige sinon mort assurée !

Vous engagez aussi des conversations avec les personnages - merci la synthèse vocale ! Le récit se permet de temps à autre des jeux de mots qui donne au jeu toute sa poésie !

Je n'ai jamais réussi à le terminer à l'époque ! Je me souviens notamment d'une histoire avec un puit ! Certains magazines d'une presse vidéoludique spécialisée donnaient - en ces temps où on pouvait encore mettre les doigts dans le moteur - des tips, des cheat-codes et des solutions complètes ! Or, il parait qu'en disposant de la solution, 8 minutes suffisent à terminer le jeu - d'où l'intérêt de ne pas lire les solutions car dans ce cas les tâtonnements divers vous prendront davantage de temps !

Le jeu - et les aventures de Jérôme Lange - ont connu une suite en 1990 : Maupiti Island - auquel je n'ai jamais joué !

Les dialogues sont en français car Lankhor est un studio français et la réalisation est signée Bernard Grelaud et Bruno Gourier ! Le jeu a reçu plusieurs récompenses dont des Tilt d'Or du nom d'un célèbre magazine de l'époque et le Joystick d'Or d'un autre magazine plus récent !

Il doit être possible de le retrouver en émulation (logiciels qui simulent les capacités des anciennes machines !).

A bientôt !

Le Manoir de Mortevielle - Lankhor
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