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Pinot simple flic - Gérard Jugnot

January 31 2009 Published on #Cinéma

Au début des années 1980, les membres de la Bande du Splendid cherchent plus ou moins tous à voler de leurs propres ailes ! Il faut dire qu'ils sont encore auréolé du succès comique de films comme Le père Noel est une ordure (à l'origine une pièce de théâtre !) et des Bronzés !

C'est dans ce cadre que Gérard Jugnot se lance dans la réalisation et son premier film, Pinot simple flic, sort en 1984. L'homme à la petite moustache brune (non, pas Hitler ! Jugnot !) est aussi acteur et coscénariste dans les aventures de ce flic pathétique !

L'affiche du film - qui est une parodie de celle de Rambo - où Jugnot apparaît en Pinot, avec le képi, les vêtements déchirés et la mitrailleuse M60, laisse augurer d'un bon nanard ! En tout cas, il ne fait plus de doute que Pinot est un antihéros ! Au début de sa carrière, Gérard Jugnot campait souvent ce genre de loosers ! Je me rappelle qu'à l'époque, j'habitais avec mes parents dans le IIème arrondissement de Paris, où habitait aussi l'acteur-réalisateur et on le croisait souvent, personnage assez discret !

Pinot est un quartier de la paix au profil assez banal  -un antihéros sans envergure on vous dit ! - et assez maladroit, voire brimé par les racailles de son quartier ! Un jour, notre policier interpelle Josyane Krawczyk, une jeune toxicomane doublée d'une voleuse à la tire et qui s'appelle en réalité Marie-Lou. Le rôle de la jeune femme est tenue par Fanny Bastien dont on ne peut pas dire qu'elle ait fait une carrière qui a marqué les mémoires, ses rôles se raréfiant à partir des années 1990 !

Pinot va décider d'aider cette "brebis perdue" lorsqu'il découvre qu'elle est originaire de Nanteuil, le même village que lui ! Il la prends donc sous son aile mais ce ne sera pas facile car il faudra se débarrasser de Tony - joué par Patrick Fierry - son dealer dont elle est amoureuse : En plus de la dépendance à la came, s'ajoute donc l'illusion d'être amoureuse ! Pinot va -t'il se découvrir héroique ?

Ce film est aussi une gentille critique sociale - mais rien de révolutionnaire véritablement ! On joue avec tous les clichés du monde policier, les bavures, le fourgon de police etc,... Autant de (més)aventures pour notre brigadier au grand coeur !

Jugnot s'amuse à croquer les petits travers de ses contemporains dans un film qui sans être un chef-d'oeuvre, demeure attachant et remplit son contrat pour un premier film !

Au casting, on retrouve aussi le regretté Pierre Mondy (les films de La septième compagnie...), Jean-Claude Brialy (qui lui habitait du côté de chez ma grand-mère !), Sim (qu'on regrette aussi pour ses moments truculents dans les Grosses Têtes !). Jugnot a aussi fait faire des apparitions dans son films aux cinéastes qui l'ont précédemment fait tourner : Némes, Leconte, Poiré ou Galland (je ne détaille pas leur filmographie avec Jugnot !).

Un film qui s'inscrit dans la veine comique avec déjà un petit côté doux-amer - le quotidien d'une toxicomane ! - côté tragique qui s'accentuera dans les films suivants de Jugnot ! On pense à Une époque formidable et à Monsieur Batignolles ! Et le film se termine par une mise en abyme avec, lorsque Pinot/Jugnot s'éloigne dans son fourgon, un plan large d' l'équipe technique du film et de Jugnot cinéaste sur la chanson "Police, Police, Police Secours" !

A bientôt !

Pinot simple flic - Gérard Jugnot
Pinot simple flic - Gérard Jugnot
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Cabal - TAD

January 30 2009 Published on #Jeu vidéo

Parlons maintenant d'un autre jeu en borne d'arcade, sorti en 1988, à savoir Cabal de la firme TAD auquel je jouais au Bar La Marine sur le port de Ouistreham à cette époque-là !

Il s'agit d'un jeu vidéo de tir, à la troisième personne - mélange d'Opération Wolf de Taito - pour le côté "dégommez tout ce qui bouge" et de jeu comme Ikari Warriors - pour l'aspect " à la troisième personne" ! Vous incarnez deux soldats - le jeu peut se jouer à deux joueurs en simultané - qui traversent des campements et des bases militaires ennemis et doivent tout détruire !

En effet, vous devrez abattre, à coup de grenades et de mitraillettes, divers fantassins ennemis, des chars, des jeeps, des hélicos, des avions ! Vous n'avez que quelques malheureux murets pour vous abriter et la moindre balle vous sera fatale ! Vous pouvez même détruire le décor et faire en sorte qu'il ne reste plus rien des installations adverses !

La difficulté est assez moyenne et le jeu se pratique au trackball ! Vous déplacez un viseur et récoltez des bonus en abattant les cibles ! Et à la fin de chaque 'Level", tous les quatre stages, un boss final évidemment !

La société Ocean Software - connue alors pour ses adaptations de jeux d'arcade, a porté Cabal sur les machines à succès de l'époque, toujours les mêmes ! Il y eut donc une version Amiga, Atari ST, Amstrad CPC, Commodore 64 et ZX Spectrum, en 1989 ! Le jeu fut enfin adapté sous DOS par Capcom aux Etats-Unis, en 1989, et il y eu aussi une version NES par Fabtek, aux Etats-Unis et en 1989 aussi !

Le système de jeu de Cabal donna le jour à quelques clones ! Dans le genre Western, on eut Blood Bros. , la piraterie et la Prohibition furent aussi le cadre de deux autres jeux !

Ce genre de jeu qui nous faisaient dépenser toute notre petite monnaie, bref notre argent de poche (mon ami Ismael M. en a bien profité à l'époque !).

A bientôt !

Cabal - TAD
Cabal - TAD
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After Burner - Sega

January 29 2009 Published on #Jeu vidéo

After Burner est un shoot-them up de la société Sega, d'abord sorti en borne d'arcade en 1987 puis adapté sur 32X, Amiga, Amstrad CPC, Atari ST, DOS, Master System, NES ou ZX Spectrum ! Le jeu est aussi ce que l'on appelle un rail-shooter !

Vous dirigez un avion de chasse - en vue de derrière ! - un F14 Tomcat mais vous ne pouvez pas vraiment choisir votre trajectoire, seulement accélérer, ralentir et balancer des missiles ! L'action se déroule de manière trépidante et demande de bons réflexes ! Vous n'aurez pas le temps de réfléchir !

Techniquement, on a donc une vue en pseudo 3D - comme Sega a déjà utilisé dans des jeux comme le jeu de courses automobiles Out Run (un clin d'oeil est d'ailleurs fait à ce jeu de courses car la voiture rouge, la Ferrari, est là lorsque l'avion se pose à la base pour se ravitailler au début du stage 13 !).

Ce jeu est d'abord une borne d'arcade. Ces bornes sont l'occasion de mettre en oeuvre des technologies particulières - ici un simulateur de vol ! La borne d'arcade se présente sous la forme d'un cockpit simplifié monté sur verrins pour simuler les accélarations et donner une sensation de mouvement !

Le concept d'After Burner fut repris par la suite ! Dans After Burner II, dans un remake du même jeu dans les années 2000 ou encore dans Galaxy Force II en 1988 !

Dans After Burner, vous survolez des plaines, des archipels, dégommez des bases militaires, jouez au "chat et à la souris" contre des appareils ennemis, etc... Bref de l'action à gogo ! Et entre les missions, vous vous posez sur votre porte-avions pour ravitailler !

Pour le volet pop-culture, John Connor joue à After Burner dans la salle d'arcade tandis que le T-1000 le traque dans Terminator 2 : Le jugement dernier !

Voilà ! Peut-être consacrerais-je un jour un billet à After Burner II - peut-être pas tant les jeux sont similaires !?

Et dernière info, dans ces années là, Sega avait aussi sorti une simulation d'hélicoptère en pseudo-3D dans le même style mais au moment où j'écris ne me rappelle plus le titre de ce dernier jeu ! Strike Harrier ? Thunder Strike ?

A bientôt !

After Burner - Sega
After Burner - Sega
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La Vénus d'Ille - Prosper Mérimée

January 28 2009 Published on #Littérature XIXéme

"La Vénus d'Ille" est une nouvelle de Prosper Mérimée, d'une cinquantaine de pages et qui se lit très facilement.

Elle marque les débuts du genre fantastique, un genre qui comprend à l'origine également des récits de Nodier, de Gautier et de Balzac. Dans le cas de ce dernier, on pense évidemment à La peau de Chagrin, roman allégorique que j'ai lu il y a quelques mois et que j'ai aussi beaucoup apprécié (mais je ne suis pas objectif en ce qui concerne le "Napoléon des Lettres").

Revenons à "La Vénus d'Ille" ! Les événements se passent en Roussillon où une statue d'origine romaine - mais qui pourrait aussi être d'origine phénicienne - est déterrée sous un vieil arbre. D'emblée, la statue qui représente une femme - une Vénus - semble contenir quelques chose de maléfique! Un des ouvriers qui l'a exhumé va d'ailleurs se blesser. Sans vous révéler la trame de la nouvelle, disons que ce récit est l'histoire d'une vengeance! Ce qui caractérise le genre fantastique, c'est que l'interprétation des faits qui surviennent dans ces récits peut se faire selon deux modalités. Soit le lecteur opte pour une interprétation logique, rationnelle, soit il penchera pour le surnaturel.

Ici les deux interprétations sont possibles, car tout est suggéré et le narrateur ne constate jamais les faits de visu mais uniquement leur résultats et par des récits d'autres personnages, un de ces narrateurs seconds passant pour ivre et l'autre pour folle.

La pirouette finale est savoureuse et suggère bien le caractère malfaisant de la statue !

Voila pour ce compte-rendu ! A noter que dans l’édition Folio 3240, on trouve également Matéo Falcone (une histoire d'honneur corse) et Colomba (que je n'ai pas encore lu).

Bonne lecture à tous !

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le fantastique, je recommande le livre érudit suivant :

V. Tritter; Le fantastique ; thèmes et études ellipses

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Maléfices - Jeux Descartes

January 27 2009 Published on #Jeu de rôle, #Coups de coeur

A la fin des années 1980 - début des années 1990, on comptait dans le paysage ludique des jeux de rôles de surnaturel et d'épouvantes, bien peu de représentants ! C'était avant les Vampires, Néphilim  et tutti-quanti ! Il y avait l'honorable ancêtre, L'Appel de Cthulhu,  puis Chill, un jeu d'horreur contemporain et enfin celui dont nous allons parler, un jeu de rôles de création française, Maléfices !

Maléfices est l'oeuvre de Michel Gaudo, Daniel Dugord et Guillaume Rohmer, édité d'abord par Jeux Descartes de 1984 à 1994 - puis par les Editions du club Pythagore depuis 2004. C'est un jeu d'enquêtes surnaturelles où les PJ officient au sein du Club Pythagore et où les spectres, les vampires, l'Ankou remplacent les Profonds et les Byakhees ! Un jeu donc qui se base sur notre folklore national !

Treize scénarios ont été édités à ce jour ! Onze de 1985 à 1994 - première période éditoriale du jeu -auxquels ce sont rajoutés deux autres opus en 2004 et 2005 !

j'avais eu l'occasion d'y jouer à mon Club Sortilèges avec comme Meneur de Jeu, un certain Hervé L. qui savait rendre ses parties intéressantes ! C'était le scénario de la boite de base il me semble : "Une étrange maison de poupée". Le cadre, si j'ai bonne mémoire là encore, est la Belle Epoque !

Il s'agit clairement d'un jeu d'ambiance qui sait manier les éléments fantastiques : entre explication surnaturelle ou causalité rationnelle ! Les joueurs sont un peu des "Sherlock Holmes" de l'Occulte !

Les règles sont assez simples - avec des jets de pourcentages sous sept caractéristiques - et l'utilisation d'un jeu de Tarot dans la création des personnages - le Jeu du Destin !

A jeu qui mérite à être plus connu ! Maléfices, le Jeu de Rôles qui sent le souffre !

A bientôt !

Maléfices - Jeux Descartes
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24 heures chrono - Saison 1

January 26 2009 Published on #Série télé

Disons le tout de suite, je suis un grand fan de la série 24 heures chrono ! Pourtant, à l'origine, je n'avais pas regardé la Saison 1 et n'ai pris cette série qu'à la Saison 2 ! Mes parents, c'est le contraire ! Mon père a regardé la Saison 1 puis a lâché l'affaire !

Je vais ici vous faire une présentation générale et vous parler de la Saison 1.

24 heures chrono est un show télé crée par Joel Surnow et Robert Cochrane. On suit une équipe de lutte antiterroriste, la C.A.T. (Cellule Anti-Terroriste) de Los Angeles et le très volontaire Jack Bauer - incarné par Kiefer Sutherland - qui est prêt à tout pour contrer les ennemis du pays, les Etats-Unis ! Prêt à tout sacrifier pour la cause !

Cette série s'inscrit bien sûr dans le contexte post-11 Septembre 2001, un vrai traumatisme pour les USA qui n'en finissent pas d'exorciser leurs démons dans ce genre de fictions ! Cela pose donc évidemment des questions comme faut-il se compromettre (pratiquer la torture par exemple) pour arrêter des terroristes eux prêts à tout, renoncer à nos liberté (le Patriot Act).

Le principe de ce feuilleton est qu'on suit une journée de crise en continue de Jack Bauer - un épisode vaut une heure de la journée ! Le récit use et abuse des téléphones portables pour raccourcir les distances, utilise le split-screen ou l'écran partagé, affiche l'horloge de manière régulière ! Bauer joue contre la montre !

24 heures chrono est aussi une série visionnaire puisque, avant même l'élection de Barack Obama, premier président des USA noir - en fait métis ! - le feuilleton nous introduit, dès la Saison 1, diffusée  de novembre 2001 à mai 2002, le personnage de David Palmer, noir et candidat à l'élection présidentielle américaine qu'il remportera !

En effet, dans la Saison 1, une menace d'attentat plane sur le candidat Palmer. Jack doit donc protéger le sénateur, de terroristes qui cherchent à se venger d'une mission secrète au Kosovo, autorisée par Palmer et dirigée par Bauer lui-même ! Il s'agit donc d'une vengeance !

Jack Bauer est aidé de Nina Myers - incarnée par Sarah Clarke, Tony Almeida - joué par Carlos Bernard ou encore George Mason, son supérieur, incarné par George Mason ! Il devra compter avec une trahison dans son camp, d'un de ces trois là, à la fin de la journée !

Mais Jack doit aussi gérer sa famille - qui est en danger puisque c'est une vengeance contre lui (mais cela on ne le sait pas au début de la Saison !). Sa femme Teri - jouée par Elisa Hope et l'insupportable Kim, sa fille - sous les traits d'Elisha Cuthbert, qui n'aura de cesse au long des différentes Saisons de se mettre dans le pétrin et dans un rôle récurrent de "damoiselle en détresse" !

Pour compléter le casting citons la famille Palmer ! David est joué par Dennis Haysbert et sa femme Sherry par Penny Johnson Jerald !

La série est mené tambour battant ! Il y aura même une surenchère au fil des Saisons suivantes ! Rebondissements, coups de théâtre, évolution des enjeux, technologie de pointe, sont le lot et la marque de fabrique de 24 heures chrono !

A bientôt !

24 heures chrono - Saison 1
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Jean de Florette - Claude Berri

January 25 2009 Published on #Cinéma

Je ne vous ferais pas l'injure de vous expliquer longuement que Jean de Florette est à l'origine un roman de Marcel Pagnol, première partie du diptyque L'Eau des collines, paru en 1963. Je mentionnerais toutefois que l'écrivain-cinéaste avait réalisé avant cela un film, en 1952, intitulé Manon des sources - et qu'il développa dix ans plus tard l'histoire dans son diptyque.

On a ici un film de Claude Berri, Jean de Florette,  sorti en 1986 et articulé en deux volets avec sa suite Manon des sources. Dans ses deux longs-métrages, on retrouve une ribambelle d'acteurs et d'actrices de talents : Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil, Elisabeth Depardieu, Emmanuelle Béart et Hippolyte Girardot !

Ce film est une vraie tragédie provençale ! Ugolin (Auteuil) revient du service militaire et retourne aux Bastides Blanches, un petit village perdu dans la garrigue avec le projet de cultiver des oeillets et de faire ainsi fortune ! Mais pour cela, il faut un sol avec beaucoup d'eau et donc une source. Or la seule source du coin est sur le terrain de Pique-Bouffigue !

Ugolin peut compter sur son vieux "Papet", César Soubeyran (Montand), un sacré roublard celui-ci et rusé avec ça ! Mais le terrain leur échappe et reviens en héritage au neveu du propriétaire, fils de sa soeur Florette, femme qu'avait bien connu le Papet. Jean Cadoret, un homme de la ville (Deparidieu) ayant la particularité d'être bossu, débarque alors avec sa femme et sa petite fille et a bientôt le projet de se lancer dans la culture du maïs ou l'élevage de lapins !

Mais Ugolin et la Papet ont commis un fort mauvais tour - quasiment criminel, en tout cas immoral ! Ils ont muré la source et donc "Monsieur Jean", sans eau va rencontrer les pires difficultés. Ugolin finira par sympathiser avec lui, tout en ne lui révélant pas qu'il y a une source. Le Papet, lui, restera inflexible, lui qui a tout manigancé !

Finalement, les plans machiavéliques des Soubeyran auront raison de Jean de Florette qui meurt dans un accident ! Les deux escrocs n'attendront même pas que l'épouse de Jean et sa fille Manon soit parties pour débloquer la source - et la gamine découvrira la vérité !

La petite Manon aura sa vengeance dans Manon des sources, adapté du roman éponyme Manon des sources, deuxième volet du diptyque L'Eau des collines.

Mention spéciales pour Depardieu - alors au fait de sa carrière et impliqué dans pas mal de projets alors, pour Montand dans un de ses derniers films avant sa mort, survenue en 1991, et pour Auteuil, récompensé l'année suivante du César du meilleur acteur pour ce film. En réalité, le film de Claude Berri obtint alors sept nominations aux Césars en 1987 !

Signalons la musique remarquable et le thème principal de Jean de Florette par Jean-Claude Petit - d'après"La Force du Destin" de Verdi. On retrouvera ce compositeur quelques années plus tard, sur Cyrano de Bergerac de Rappeneau pour lequel il obtiendra un César !

Au final, nous avons là un film très poignant , que j'ai vu pour ma part au cinéma l'année de sa sortie lors d'une séance dans mon bon vieux Cabieu avec le collège ! Déjà à l'époque, ce film m'avait marqué et la fin de Manon des sources, la suite, montrera bien l'ironie du destin qui frappe le Papet, ce vieux filou, et sa famille ! Mais je vous laisse la surprise !

Et bien sûr les superbes paysages - à perte de vue ! - de la Provence ! Terrassés par la chaleur et la mentalité des habitants !

A bientôt !

Jean de Florette - Claude Berri
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Hurlements - Valérie & Jean-Luc Bizien

January 24 2009 Published on #Jeu de rôle, #Nostalgie, #Coups de coeur, #Moyen-âge

Hurlements - Le jeu de l'initié - est un jeu de rôles de Valérie et Jean-Luc Bizien qui inaugure en quelque sorte ces jeux où le narratif compte plus que le système de simulation !

Les aventures de Hurlements se déroulent au sein d'une étrange caravane itinérante qui a recueilli les personnages des joueurs ! En effet, les protagonistes de ce jeu ont un "don" - ce sont des garous - ils sont capable de se transformer en divers animaux ! Le Veneur les recrute alors et les accueille au sein de sa communauté !

La trame de fond mise en place par Valérie et Jean-Luc Bizien a pour cadre le Moyen⁻âge, du Xème siècle à la Révolution industrielle - et donc principalement dans la France rurale de cette époque !

Hurlements est un jeu à secrets ! Les joueurs n'ont pas de feuille de personnage et n'ont pas à s'occuper des règles où tout se résous au D100. La création de perso se fait en lançant seulement deux dés et les joueurs  interprètent en quelque sorte ce qu'il sont dans la vie réelle. Le système de combat est très meurtrier et un cycle de réincarnations se mets en place !

Les scénarii de ce jeu puisent dans le folklore du Moyen-âge et les légendes locales ! Si vous êtes férus d'Histoire, vous aimerez ce jeu de 1989, paru aux Editions Dragon Radieux !

Pour ma part, ai eu la grande chance de jouer à Hurlements au Club Chimère à la MJC de Caen en 1989-1990, sous la masterisation pas moins de l'auteur, Jean-Luc Bizien ! Cet auteur a depuis abandonné le monde du jeu de rôles pour écrire des romans et y réussi assez bien à son échelle ! Pourtant, humainement, il ne m'avait pas fait l'impression d'être quelqu'un de très intéressant - un peu trop cynique et imbu de lui-même à mon goût ! Bref pas très sympathique ! Son jeu de rôles est tout de même un assez bon produit !

J'ai eu l'occasion de faire une dizaine de parties dans ces années-là ! Pour déjouer les plans de l'Adversaire !

Hurlements aura une suite, le jeu de rôles Chimères !

A bientôt !

Hurlements - Valérie & Jean-Luc Bizien
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Speed - Jan de Bont

January 23 2009 Published on #Cinéma

Il est des films qui sont menés tambour battant ! On le sait, Hollywood aime bien les récits avec de l'action et des grandes explosions ! Speed, film de Jan de Bont, sorti en 1994 porte bien son titre ! En effet, "speed" signifie "vitesse" en anglais et le héros de ce film, l'officier du SWAT, Jack Traven - interprété par Keanu Reeves qui lançait ici sa carrière, avant Matrix, va devoir ne pas relâcher l'accélérateur !

Jack est confronté à un terroriste, psychopathe et ancien officier de police, Howard Payne, joué par Dennis Hopper, dans un rôle de personnage froid et calculateur et qui aime manier les explosifs !

Notre terroriste est motivé par l'appât du gain et il piège un ascenseur contre une demande de rançon ! Mais déjà, Jack fait échouer son projet morbide ! Cependant, la vrai confrontation va se dérouler dans un bus !

Car Howard est retors et a aussi piégé le bus ! Si le véhicule repasse en dessous d'une certaine vitesse, il explosera ! De plus, pas question d'évacuer les passagers car le méchants surveille ses cibles grâce aux caméra de surveillance ! Annie Porter - jouée par Sandra Bullock, elle aussi au début de sa carrière, ici dans un rôle qui la fit connaître - est une passagère qui remplace le chauffeur du bus blessé et qui devra garder le pied sur la pédale d'accélérateur tout du long !

On comprends bien vite que le terroriste ne plaisante pas car il piège et tue le coéquipier de Jack  qui communique avec le héros ! De même, il élimine avec une petite bombe une passagère qui tente de descendre du véhicule !

Comment Jack et Annie vont-il s'en tirer ? Avec beaucoup d'ingéniosité ! Mais le méchant n'a pas dit son dernier mot et la confrontation finale a lieu dans le métro !

On le voit, ce film a un scénario assez basique : éviter de faire exploser une bombe et déjouer les plans du terroriste ! L'intérêt repose essentiellement sur le suspens ! La symbolique du récit se base sur la notion de vitesse !

Speed  a obtenu un assez bon écho à sa sortie, propulsant Keanu Reeves et Sandra Bullock au rang de stars ! Il obtint de plus deux Oscars techniques en 1995 : Meilleur Son et Meilleur Montage Sonore !

A l'origine, c'est Quentin Tarantino qui devait réaliser ce film mais ce fut finalement Jan de Bont - qui reviendra en 1996, avec Twister , une grosse production autour de chasseurs de tornades ! Enfin Joss Whedon fit ses premières armes sur ce film dans une fonction de script-doctor !

Il y eut une suite en 1997, réalisé toujours par Jan de Bont, Speed 2 : Cap sur le danger - mais qui obtint beaucoup moins de succès !

Ce film de 1994 fait partie des bons divertissements efficaces - mais vite consommés - tel qu'Hollywood en produit à la chaîne !

A bientôt !

Speed - Jan de Bont
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Le Clézio : Vérité et légendes - Gérard de Cortanze

January 22 2009 Published on #Biographies, #Littérature XXème

Vous n'êtes pas sans savoir, pour peu que vous suiviez l'actualité , que le Prix Nobel de Littérature 2008 a été attribué à Jean Marie Gustave le Clézio. Donc, poussé par la curiosité et un peu honteux de n'avoir encore rien lu de cet auteur, je me dirigeais vers mes bibliothèques préférées (la municipale et l'universitaire) pour tacher de me documenter.

Hélas, comme par hasard, tous les ouvrages de cet écrivain ont été empruntés par d'autres curieux ! Néanmoins, je trouvais deux de ces titres : La Quarantaine et Cœur Brûle et autres romances.

Comme le premier est assez volumineux - et que j'ai déjà de nombreuses lectures en cours - j'optai pour le second moins épais.

Je n'en suis a l'heure actuelle qu'aux cinquante premières pages et la lecture me plaît. C'est l'histoire de deux sœurs dont l'une est juge et dont on devine que l'autre va tourner mal. Le style est plaisant et efficace!

En tout cas, pour moi, première bonne impression !

J'empruntais deux autres ouvrages.

D'abord une étude par un universitaire (québécois si je me souviens bien), Oog Chung, assez pointu et sur laquelle je ne m'attarderais pas ici : Le Clézio : une écriture prophétique.

Ensuite une biographie par Gérard de Cortanze dont il sera l'objet ici ou plutôt pour moi l'occasion de donner des repères sur la vie de cet écrivain.

La famille de Le Clézio a des origines mauriciennes. En effet, un de ses ancêtres, à la fin du XVIIIème siècle s'embarque de Lorient pour cette île.

Mais l'auteur a aussi des ancêtres bretons et anglais.

Il grandi à Nice avec sa mère et son frère, séparé de son père qui est médecin en Afrique. C'est lui, le père qui est anglais.

L’œuvre de Le Clézio inclut la recherche du père. Comme chez de nombreux écrivains (Voltaire, Camus...), la relation père fils est difficile car le premier est loin.

Mais l'enfant Le Clézio le retrouvera à l'occasion d'un voyage au Nigéria en 1948, à l'age de 6 ans.

Finalement le père rentrera en France.

Très jeune Le Clézio écrit déjà. Plus tard, il se lance dans la carrière d'écrivain.

Le 18 novembre 1963, il obtient le prix Renaudot pour Le Procès-verbal.

Le livre de Gérard de Cortanze retrace tout cet itinéraire, en s'attachant sur les thèmes de l’œuvre, une abondante et somptueuse iconographie à l'appui.

Il est question notamment de la découverte du Mexique puis du Désert.

Je vous y renvoie donc en vous indiquant que l'ouvrage est publié aux Editions du Chêne.

PS : A noter que Gérard de Cortanze a aussi publié un ouvrage sur Paul Auster (voir mon article sur Dans le scriptorium).

Le Clézio : Vérité et légendes - Gérard de Cortanze
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