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L'incendie du Hilton - François Bon

November 24 2009 Published on #Littérature XXIème

Quel doit- être l'objet de la littérature? A-t'elle pour but de dépeindre des événements extraordinaires? Que l'on songe aux romans de Jules Verne. Ou bien doit-elle s'attarder sur le quotidien?

L'incendie du Hilton, retour de François Bon au roman, c'est un peu la survenue de l'imprévu dans le quotidien. Alors que l'auteur est à l’hôtel Hilton à Montréal pour un Salon du Livre, la sirène anti -incendie retentit en pleine nuit et les lieux sont évacués.

De là, François bon tire un roman de 182 pages, dont la lecture doit s'étendre sur quelques heures pour relater un événement pratiquement en temps réel.

Ce roman est le roman de l'attente, et l'occasion de plusieurs digressions particulièrement pertinente comme François Bon sait en produire: digression sur la littérature, sur la technique de notation du réel, sur les écrivains, sur le monde de l'édition, sur les inquiétudes de nos contemporains. On s'attardera sur les descriptions minutieuses.

Le texte se termine par le chapitre "Carnets" où l'on peut entrapercevoir quelques manières d'écrire de l'auteur.

Ce sont les déambulations nocturnes à Montréal entre la patinoire, la gare centrale et le Tom Horton.

Au final, un livre agréable, bien écrit... une ouverture sur le monde du livre.

Voila, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler de "Prison" un autre roman de cet auteur aux Éditions Verdier.

Il est temps de présenter cet auteur. Voici un extrait de wikipédia :

"François Bon passe son enfance et son adolescence à Saint-Michel en l'Herm, dans le Marais Poitevin, puis à Civray, dans la Vienne. Fils d'un père mécanicien et d'une mère institutrice, il se passionne très tôt pour les livres. Après des études d'ingénieur en mécanique (Conservatoire national des arts et métiers), il travaille plusieurs années dans l'industrie en France (Aciéries en Lorraine) et à l'étranger, où il se spécialise en soudure par faisceau d'électrons (Moscou, Prague, Bombay, Göteborg, etc.).

Il publie en 1982 son premier livre, Sortie d'usine, aux Éditions de Minuit. Reçu à la Villa Médicis en 1984, François Bon se consacre depuis entièrement à la littérature.

En 2007, il devient directeur de collection au Seuil en lançant avec Bernard Comment: Déplacements. À raison de six livres par an, il tente de constituer une collection qui échappe au roman et qui pose par certains enjeux d'écriture et un rapport à l'époque contemporaine des questions à la création littéraire."

A bientôt !

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Histoire des Etats-Unis d'Amérique

November 22 2009 Published on #Histoire moderne

A l'origine, il n'y a en Amérique du nord pas plus de vingt millions d'habitants. Ceux-ci sont des asiatiques venus par le Détroit de Béring.

On connaît la date de 1492 ou Christophe Colomb découvre le Nouveau Monde en cherchant la route des Indes. Il n'aborde pas le continent mais découvre les antilles. Pourtant, on pense que les premiers découvreurs européens seraient les vikings avec notamment Erik le Rouge.

A partir de la découverte de Colomb, les explorateurs se succèdent. John Cabot, mandaté par le roi d'Angleterre, Henri VII, parvient jusqu'à Terre-Neuve. Une véritable course à la découverte est lancée. Les espagnols explorent la partie sud de l'Amérique tandis que les Anglais explorent les alentours du Canada.

Parmi les découvreurs espagnols, il y a Francisco Vasquez de Coronado et Cabeza de Vaca qui explorent le continent durant la deuxième moitié du XVI ème siècle.

En 1513, s'effectue la découverte de la Floride par Ponce de Leon qui aborde cette nouvelle terre des Indes Occidentales. En 1522, c'est la découverte du Mexique par les Espagnols. L'Europe commence à connaître ce continent par les découvertes alimentaires. Amerigo Vespucci, écrivain plébiscité, donne son nom au continent.

En 1524, Giovanni de Verazzano découvre la baie de New-York. Il convainc François Ier de le financer.

Verazzano suit Vespucci et remonte de la Floride vers Terre-Neuve. La baie de New-York est surnommée la Nouvelle-Angoulème.

Cabeza de Vaca, en 1527, lance une expédition vers la Floride. Puis les Espagnols s'établissent à Saint-Augustine. En 1555, ils remontent vers le nord et leur présence se fait plus forte.

A cette époque, les jésuites christianisent les indiens. Au niveau politique, des tensions subsistent et jusqu'au XVIIème siècle, la situation est stagnante. Il n'y a pas de colonisation fixe.

Au début de XVIIème siècle, la colonisation débute Les premiers colons britanniques s'installent en Virginie en 1607. Le 11 septembre 1609, Henri Hudson parcourt la Baie de New-York, mandaté par la Compagnie des Indes Orientales pour trouver un passage du Nord-Est vers l'Asie. Hudson change les objectifs de la mission et explore la côte orientale des futurs Etats-Unis. Il explore la Baie de New-York et fait escale à Manhattan.

En 1624, l'Ile de Manhattan est achetée aux indiens par les Hollandais, au nom de la Compagnie Maritime des Indes Orientales pour 24 $. La colonie de New Amsterdam est fondée.

En 1625, la Compagnie Maritime des Indes Orientales décide d'établir un fort sur l'Ile de Manhattan. En 1664, les Anglais prennent le territoire. Le gouverneur hollandais, Peter Stuyvesant, le leur cède. Ceux-ci le rebaptisent New-York en l'honneur du Duc d'York et en font un carrefour commercial.

Je reviendrais prochainement sur l'épisode de la colonie de Roanoké.

A bientôt !

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Podium - Yann Moix

November 15 2009

Claude François fut pour beaucoup la plus grande star de variété française de tout les temps, de 1967 à 1978, passant de sa période yé-yé à sa période disco.

Personnellement, je me souviens encore des shows Maritie et Gilbert Carpentier que je regardais en famille dans les années 70.

Que l'on ne s'y trompe pas, le livre de Yann Moix -qui a donné un film réalisé par l'auteur lui-même - n'est pas un essai mais plutôt une fable ou une grosse farce, c'est selon. Je ne dis pas cela dans un sens péjoratif car le livre est hilarant du début à la fin.

Sur fond de nostalgie, le roman nous raconte l'itinéraire de Bernard Frédéric, sosie de Claude, colérique comme son idole! Au cinéma, il est interprété par l'inénarrable Benoit Poelvoorde qui trouve là un rôle sur mesure.

L'univers du claudisme a ses règles : le CLOCLOS, l'université du Moulin, la Secte des Magnolians qui prône le clonage de l'idole. Une mention spéciale aux retranscriptions des épreuves de l'examen de sosie officiel de Claude François, un monument de drôlerie !

L'ensemble est burlesque à souhait. L'écriture de Moix est incisive à souhait, la répartie facile. On notera toutefois pas mal de différences avec le film. Le copain du héros, Couscous,n'est pas sosie de Polnareff mais de C.Jérome. Certaines scènes sont plus développées dans le roman et la fin est différente, plus sombre dans le livre. Il faut signaler aussi la présence d'annexes drolissimes.

Podium, c'est la quête desespérée de certains pour accéder à la célébrité. Pensez à "Secret Story", "Koh-Lantah" et "Nouvelle Star"...

Voila. Je constate que cela fait un an et presque deux mois que j'ai ouvert ce blog. Sa fréquentation commence à décoller et je remercie tous mes lecteurs. Je continuerais de l'enrichir dans les mois qui viennent. Bientôt le 100ème billet !

Podium - Yann Moix
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24 heures chrono - Saison 7

November 11 2009

La série 24, crée par Joel Surnow et Robert Cochran a, ces dernières années, remportés pratiquement tous les prix. il faut dire que c'est une production novatrice qui a ouvert la voix à Lost, Prison Break et Heroes, ces séries addictives qui reposent sur le suspens.
Les caractéristiques de 24, qui la rendent aisément reconnaissable visuellement sont le chronomètre à l'écran (chaque épisode se déroule sur une heure) et le split screen (l'écran morcelé).
Venons en au sujet. La série surfe sur la vague post 11 septembre et raconte la lutte de la Cellule Anti-terroriste, la C.A.T. (C.T.U. en VO) pour parer les menaces contre la sécurité nationale des USA.
La série innove encore dès le début en introduisant un président afro-américain, David Palmer, bien avant Obama.
Le héros est Jack Bauer, agent aux méthodes peu orthodoxes, interprété par Kiefer Sutherland, qui tient là le rôle de sa vie. Jack va tout sacrifier à son boulot, sa femme Teri, sa fille Kim et semble de plus en plus marqué au fil des saisons.

La saison 7 fait suite à la saison 6, controversée, qui avait suscité une polémique quant à l'image dérangeante que la série montre du recours à la torture.
De plus, en 2007, seuls huit épisodes furent mis en boite suite à la grève des scénaristes. Ceci a permis à la production de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Un film fut mis en place, 24 : Redemption, qui se déroule en Afrique, sur une heure et sert de prélude à la saison 7. Ce film aborde le problème dramatique des enfants-soldats.

La saison 7 se passe à Washington DC (alors que les saisons précédentes se déroulaient à Los Angeles). La CAT a été démantelée et Bauer passe devant une commission sénatoriale qui l'accuse d'avoir violé la loi en torturant.
Le procés est interrompu par l'agent Renée Walker, du FBI, qui vient solliciter l'aide de Bauer car son ancien collègue, que l'on croyait mort durant la saison 5, Tony Almeda mène une action terroriste.

J'ai visionné cette saison 7 en trois jours de temps. C'est une réussite totale. Bon, ce n'est peut-être pas la meilleure saison mais c'est une des meilleures. Une vaste conspiration est menée contre la nouvelle présidente Alison Taylor (une femme président!) et la corruption règne partout.
Le général Juma, le conglomérat militaro-industriel Starkwood sont derrière ce complot. Jack aura encore fort à faire durant cette saison.

Une question se pose d'ores et déjà sur le net concernant la saison 8 : la série peut-elle survivre sans Jack Bauer ? Il est question qu'il meurt et passe le flambeau. Il y a aussi des rumeurs de spin-offs ou de film au cinéma pour conclure la franchise. Quoi qu'il en soit la production n'a pas confirmé que la saison 8 serait la dernière même si le contrat de Sutherland arrive à terme.
Voila une série qui nous réserve encore des surprises !

A bientôt !

24 heures chrono - Saison 7
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Le vent Paraclet - Michel Tournier

November 5 2009

Le vent Paraclet est un essai de Michel Tournier, paru chez Gallimard en 1977.

Qu'est-ce que le Paraclet ? L'étymologie de ce mot est grecque et signifie avocat, intercesseur. Le Paraclet fait référence au Saint-Esprit de la Trinité.

Petite présentation rapide de Michel Tournier (reprise du site de l'Académie Goncourt dont il fait partie depuis 1972!)

Né à Paris en 1924, il fait ses classes à Saint-Germain en Laye et au lycée Pasteur de Neuilly. Suit les cours de philosophie de la Sorbonne et de l'université de Tübingen. Un échec à l'agrégation de philosophie en 1950 lui ferme les portes de l'université. Il gagne alors sa vie à la Radiodiffusion Française puis à Europe I.

Michel Tournier est un tenant de l'école traditionnelle du récit, dans une époque marquée par le Nouveau Roman. Plus imprégné du sens que de la forme, il a néanmoins cotoyé l'un des fondateurs du Structuralisme, l'anthropologue Claude-Lévi-Strauss, dont il a suivi les cours en 1948 - 1949.
Le mythe permit à Tournier de passer de la métaphysique au roman.

Sa bibliographie comprend Vendredi ou les limbes du Pacifique, Le roi des aulnes, Les météores. Michel Tournier est un exemple d'auto-hypertextualité, puisqu'il a composé une version pour la jeunesse de son roman sur Robinson : Vendredi ou la vie sauvage.
Pour information, on parle d'hypertexte et d'hypotexte, au sens du critique Gérard Genette, quand un texte y reprend le propos d'un texte x, une réécriture, en d'autres termes. Ainsi, Robinson Crusoé de Daniel Defoe, rédigé en 1719, d'après un fait divers qui marqua l'époque, est l'hypertexte de Vendredi ou les limbes du Pacifique.

Dans Le vent Paraclet, l'auteur a un propos en large partie autobiographique agrémenté de réflexions assez pertinentes sur la société contemporaine (celle des années 70 mais cela reste, de manière assez étonnante, d'actualité en 2010 !), des interrogations philosophiques, sa conception de la littérature...

Il parle de Leibniz, de L'Ethique de Spinoza, du Discours de la Méthode de Descartes. Il regrette l'aspect froide de nos sociétés occidentales où la liberté accrue, la disponibilité des biens se payent par une solitude renforcée de même.

Dans le troisième chapitre, il aborde la question des mythologies à proprement parler. Le rôle de l'auteur est de vivifier les mythes, selon lui.

Il avoue aussi son attachement à l'Allemagne, raconte son expérience de la guerre, son amour pour un pays détruit pas la folie nazie.

Bref, il y a beaucoup trop de choses dans cet essai pour que je puisse tout rapporter ici et encore je le fais de manière désordonnée. Je ne saurais que vous conseiller de lire ce livre qui est disponible chez Folio.

Voila, bientôt, vous trouverez sur inlibroveritas une analyse sur la question des mythes vue par Tournier rédigée dans le cadre de mes études de Lettres et peut-être dans les prochains mois un billet sur Vendredi ou les limbes du Pacifique.

A bientôt !

Le vent Paraclet - Michel Tournier
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