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Limonov - Emmanuel Carrère

December 26 2011 Published on #Littérature XXIème

Le dernier récit d'Emmanuel Carrère est la biographie d'Edouard Limonov, personnage étonnant et polémique aux multiples facettes. L'auteur a reçu le prix Renaudot 2011 pour ce roman mêlant l'itinéraire d'un être singulier et la grande Histoire, plus précisément celle de la Russie depuis la fin de la "Grande Guerre Patriotique", comme les Russes appellent la Seconde Guerre Mondiale..

On verra donc aussi se succéder dans ce livre : Staline, Khroutchev, Brejnev, Gorbatchev, Eltsine et Poutine. J'avoue que suite à la lecture de cet ouvrage, je suis un peu moins ignorant des réalités russes dont les médias occidentaux ne donnent peut-être pas toujours une juste vision. Emmanuel Carrère est le fils de l'Académicienne Hélène Carrère- D'Encausse, d'origine russe et russophile émérite. Il connait donc bien son sujet, ce pays où sa famille a ses racines.

Mais revenons à Edouard Limonov. Le personnage est en effet sujet à polémique et certains ont pu reprocher à l'auteur de donner une vision sympathique d'un type qui ne l'est pas : leader d'un parti d'extrème-droite dont le drapeau s'inspire du drapeau nazi, un fasciste donc !

En réalité, d'une part, Carrère ne juge pas et oscille -il le dit - entre divers sentiments envers son personnage -sujet : fascination, admiration, surprise, moquerie, dégoût et d'autre part, le personnage de Limonov est ambivalent et pas d'un seul bloc !

Certes, Limonov a une conception du monde un peu schématique : divisé selon lui entre deux catégories d'individus, ceux qui réussissent et les ratés. Lui ne veut évidemment pas faire partie du groupe des pauvres types !

Limonov mènera une vie d'aventurier : voyou en Ukraine, poète underground à Moscou, clochard puis majordome d'un milliardaire à New-York, écrivain a succès à Paris, soldat en ex-Yougoslavie et taulard en Russie.

D'un certain point de vue, Ed Limonov a en effet des aspects peu ragoûtants (notamment lors de son allégeance aux miliciens serbes) mais c'est aussi un homme fidèle en amitié, et tout en contradictions, détestant les pauvres mais prêt à venir en aide à ceux touchés par l'infortune. Enfin, Limonov est aussi attachant pas son côté "Pied-Nickelé".

Le mieux que je puisse vous conseiller est de lire ce récit. Vous l'aurez compris, parce que Limonov est précisément un aventurier, cela ne rend son parcours que plus romanesque ! Carrère réussit une fois de plus à nous livrer un témoignage passionnant qui touche à la complexité des êtres et du réel, des apparences et des masques. L'auteur semble persister après le Jean-Claude Romand de L"Adversaire à dresser des portraits d'êtres atypiques voir "monstrueux", en tout cas hors normes et c'est ce qui est fascinant pour le lecteur !

A bientôt !

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Rapaces - Jean Dufaux & Enrico Marini

December 23 2011 Published on #Bande-dessinée, #Fantastique

Avant d'en venir à la série de BD Rapaces, qui compte 4 volumes, quelques mots sur le scénariste Jean Dufaux et le dessinateur Enrico Marini !

Jean Dufaux est né en 1949, à Ninove, une ville belge en région flamande. Sa formation initiale touche au 7ème art, le cinéma donc, dont il s'initie à l'histoire et aux techniques. Il se passionne aussi pour la psychanalyse de l'art. A la fin de ses études, il exerce le difficile métier de critique de cinéma à CinéPresse et écrit des nouvelles et quelques pièces de théâtre, notamment à destination du public jeunesse. Mais à l'aube des années 1980, il se tourne vers la BD.

Qu'on ne si trompe pas, Jean Dufaux est un homme d'une grande culture, qui possède chez lui une impressionnante bibliothèque contenant aussi bien des essais, que des romans classiques, des polars, de la SF etc. C'est une grande curiosité qui est son moteur. Grâce à son érudition éclectique, il signe des BD diverses et variées. Citons le tome 4 de La complainte des Landes perdues avec Rosinsky, Niklos Koda, Djinn, Dixie Road, Les Rochester, Hammett , Croisades ou encore Murena avec Delaby au dessin. Et bien évidemment Rapaces dont il est question dans ce billet !

Enrico Marini est d'origine italienne, né en Suisse à la fin des années 1960. Il rejoindra l'Ecole des Beaux-Arts de Bâle de 1987 à 1991. C'est un passionné de manga et cela se ressent dans son style. Enfin, c'est un coloriste hors pair. En dehors de Rapaces, il est surtout connu pour la série Le Scorpion (de Desberg) et Les Aigles de Rome.

Soyons clair : Rapaces est une énième histoire de vampires. Mais l'approche est un peu différente ! Le mot "Vampire" n'est cité à aucun moment dans aucun des quatre tomes mais nos créatures, dans ce récit, en ont bien les attributs : elles vident leurs victimes de leur sang, sont immortels, craignent la lumière du jour et les croix (encore que dans le récit, nos "anges de la nuit" subissent une sorte d'évolution qui les en immunise), elles se transforment en loup, volent etc...

Au début du récit, des individus haut placés sont assassinés par un mystérieux couple de jeunes gens : le frère et la sœur, qui leur plantent des aiguilles dans un kyste qu'ils ont tous derrière l'oreille.

En réalité, l'inspectrice Vicky Lenore (et son fidèle adjoint transi d'elle, Spaggi) vont se trouver au milieu d'un conflit entre deux générations de suceurs de sang. D'un côté,nous avons une sorte de Camarilla (pour reprendre un thème d'un jeu de rôles fort célèbre sur les vampires de l'éditeur US White Wolf dans les années 1990), regroupant tout ce que la ville compte de notables influents : sénateurs, maire, jusqu'aux supérieurs de Vicky et de l'autre la descendance du comte Molina.

Dans le tome 2, un autre personnage apparaît, à savoir Aznar Akeba. Les puissants "vampires" vont tenter d'en faire leur instrument contre les deux jeunes gens qui les traquent. Mais, Aznar possède des liens avec le frère et la sœur Molina et va bientôt devoir choisir son camp.

Le plus effrayant dans cette BD, outre le fait que nos "vampires" se déplacent en plein jour et tirent toutes les ficelles, c'est qu'il semble qu'ils soient majoritaires en nombre et que l'espèce humaine soit en voie d'extinction. Un conseil de puissants décide même dans le tome 3 d'ouvrir des réserves pour parquer les derniers humains.

Le tome 4, signalons le enfin, offre une conclusion à la hauteur, la boucle est bouclée et le flambeau est transmis à un nouveau couple de "rapaces".

Ajoutons pour terminer que cette série contient quelques scènes de sexe assez torrides (qui en font donc une BD pour adultes). Je ne suis pas du genre prude mais ces scènes n'apportent pas grand chose à l'intrigue hormis un peu de sensualité et la démonstration des pouvoirs hypnotiques des "rapaces". Enfin, à l'heure des romans de Michel Houellebecq, il ne faut plus s'étonner de rien ^^.

A bientôt !

Rapaces - Jean Dufaux & Enrico Marini
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La Chute du Faucon Noir - Ridley Scott

December 22 2011

Attardons nous d'abord sur les évenements relatés par ce film de guerre sorti aux USA en décembre 2001 et en France en février 2002.

Mogadiscio, Somalie, durant la guerre civile en octobre 1993.

La Delta Force et les rangers de l'armée américaine effectuent ce qu'ils pensent être une mission de routine, capturer Mohamed Farrah Aidid, mais qui va s'avérer une sanglante guérilla urbaine. Un hélicoptère Black Hawk est abattu par les miliciens et le corps d'un soldat américain est trainé par la foule. Ces images feront le tour du monde !

Marl Bowden en tire un livre et Ridley Scott, tout auréolé du succès récent de Gladiator, adapte ce roman au cinéma. C'est Jerry Bruckheimer (Top ,Gun, The Rock, Armaggedon, Pearl Harbor) qui produit et le budget du film est de 90 milllions de dollars. Comme il est bien sûr exclu de tourner à Mogadiscio, l'équipe du film s'installe à Rabat, au Maroc, dont les rues, certes plus larges, ressemblent à celle de la ville somalienne.

Un long travail de préproduction est accompli. Ridley Scott dessine chaque plan du film et conçoit certaines séquences par ordinateur. De plus, le réalisateur d'Alien et de Blade runner, dispose comme George Lucas ou Peter Jackson, de sa propre société d'effets spéciaux qui se chargera de rendre les nombreuses explosions à l'écran.

L'armée US sera impliquée dans le tournage et prétera quatre hélicoptères Black Hawk. Néanmoins, Scott devra parlementer aprement durant de long mois pour parvenir à ce résultat. Sur le tournage, l'équipe engagera des figurants locaux et la production ira jusquà employer jusqu'à 900 personnes en même temps.

Les acteurs principaux du film subiront une préparation militaire à Fort Bragg. Au casting, on retrouve Josh Hartnett (The Faculty, Sin City, Virgin suicides, Pearl Harbor), Ewan Mc Gregor (Trainspotting, Moulin rouge, The Island, Star Wars Episodes I à III) et Eric Bana (Hulk, Troie, Munich).

La sortie du film va s'effectuer dans un contexte bien particulier. En effet, l'Amérique est encore traumatisée par les évènements du 11 septembre et l'effondrement des tours du World Trade Center. La campagne de promotion va se vouloir moins frontale et plus allusive. Le producteur demande au réalisateur de ne pas montrer de femmes et d'enfants tués sous les balles américaines. Un carton final est par ailleurs retiré qui disait que suite aux événements de Mogadiscio, les USA se sont désengagées dans la lutte contre le terrorisme qui a pu se répandre.

Aux USA, le film remporte deux Oscars. La critique française déplore qu'il ne soit pas fait davantage mention des victimes somaliennes tombées au combat alors que tous les soldats américains tués sont cités au générique de fin.

Le public français, quant à lui, réserve un bon accueil au film.

Au final un film bourré d'action, très réaliste, mais qui n'évite pas certaines polémiques !

A bientôt !

La Chute du Faucon Noir - Ridley Scott
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Le Louvre - Peinture espagnole du XVè au XVIIè siècle

December 19 2011 Published on #Musées

Entamons maintenant le troisième billet que je consacre aux trésors du Musée du Louvre. Après la peinture italienne et la peinture française, interessons nous à la peinture espagnole. Celle-ci peut être contemplée sur place au premier étage de l'Aile Denon, plus précisément dans les salles 26 à 30 !

La salle 26 - ou salle Murillo - abrite des tableaux de l'école espagnole du XVIIème siècle, considéré comme le "siècle d'or" de la peinture espagnole. On y admire des oeuvres du Greco, de Murillo, Ribera, Velasquez et Zurbaran.

Le Christ en croix adoré par deux donateurs est un tableau du Greco (1541 - 1614) peint vers 1590. La toile était à l'origine destinée à un couvent de Tolède. Le Christ a le corps étiré et tordu suivant les canons du manièrisme. La peinture donne une impression de verticalité. Les mots "Tout est accompli" sont inscrits en trois langues sur un cartouche au dessus de la tête du Christ et son regard est tourné vers le ciel. La toile est dominé par des couleurs sombres, plombées, tirant vers le noir et le bleu et le corps du Christ et les nuages en blanc se détachent sur le fond.

Pas de Vierge, ni d'apôtres au pied du Christ mais seulement les bustes de deux donateurs, habillés de vétements modernes : un ecclesiastique et un laïc. On ignore leurs identités. Les jeux d'ombres et de lumières accentuent l'effet dramatique de la toile et le fond sombre représente l'obscurité qui s'abat sur le Monde après la mort du Sauveur.

On trouve également exposé dans ces salles Le Pied-Bot De Jusepe de Ribera (1591 - 1652), peint en 1642. La toile a faite à Naples où Ribera était exilé et mourut. Ce tableau expose un personnage atteint de difformité physique. Un jeune mendiant est décrit avec la même dignité qu'un personnage important. Le réalisme est marqué et rappelle Le Caravage.

Le mendiant arbore un visage souriant qu'il tourne vers le spectateur. Le personnage tient à la main un papier qui est un permis de mendier avec une inscription très lisible. Le blanc-gris du ciel contraste avec le marron du mendiant et le fait ressortir.

Enfin, penchons nous sur le tableau de Bartolomé Esteban Murillo (1618 - 1682), Le jeune mendiant, crée vers 1645 - 1650. C'est une peinture de genre, très éloigné de la peinture religieuse de Murillo qui situe le maître dans la tradition du ténèbrisme espagnol. La lumière provient d'une fenêtre sur la gauche et révèle la misère du mendiant à travers l'obscurité. Le mendiant est occupé à la recherche de ses puces à travers ses vétements déchirés. Il y a a ses pieds une jarre d'argile et un panier renversé qui complète ce tableau de la misère du peuple espagnol au "siècle d'or". Les bruns et les gris dominent.

On le voit cette peinture espagnole du "siècle d'or", exposée au Louvre, est caractérisée par des scènes religieuses ou des tableaux de genre décrivant la pauvreté. Les teintes sombres dominent.

A bientôt !

Le Louvre - Peinture espagnole du XVè au XVIIè siècle
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L'élégance masculine à la Belle Epoque

December 17 2011

Le costume masculin de la Belle Epoque est dans la continuité de celui du dandy apparu au milieu du XIXème siècle. Il se compose de trois éléments essentiels : la veste, le pantalon et le gilet auxquels viennent se greffer divers accessoires que je me propose de passer en revue.

Tout d'abord, il est inconcevable à cette époque, quel que soit le sexe, le milieu social ou la saison, de sortir dans la rue sans couvre-chef. il y a le haut-de-forme (avec un bord plus ou moins large), le chapeau melon (qui va supplanter le précédent), le canotier, en paille avec un ruban noir (porté à l'origine par les adeptes du "canotage" tant peints par les impressionistes) et enfin la casquette (adoptée par les fonctionnaires et les ouvriers avant d'être l'apanage des gentlemen sportifs).

Ensuite, il y a le faux col qui donne à une chemise l'aspect d'un linge fraichement blanchi et repassé. Il était en celluloid ou en coton amidonné comme les manchettes amidonnées. Col et manchettes se fixent par des boutonnages. Le col recouvre la cravate.

Le tissu utilisé pour les vestes a subit l'influence anglaise et des tenues du roi Edouard VII, la fameuse veste "en tweed" ou le tissu à carreaux de nuances grises et soulignés d'un fin fil rouge, baptisé tissu "prince-de-galles".

Parmi les accessoires indispensable à l'homme de la haute-société, tel qu'on le retrouve dans La Recherche de Proust (ou encore dans les romans d'Edith Warthon), il y a la canne et la montre gousset. La canne est en jonc, surmontée d'un pommeau en agate ou en vermeil et donne une noble assurance à la démarche. La montre est logée dans la poche à gousset, reliée par une chaine fixée à la boutonnière qui dépassait souvent du costume sauf lors des soirées mondaines.

Enfin, le gentleman porte un soin particulier à sa moustache. Il la poudre, la peigne, la lisse puis la pommade pour faciliter la fixation. Les cheveux, quant à eux, sont ondulés au fer et aussi pommadés.

Voici notre dandy apprété pour sortir dans le Beau Monde !

A bientôt !

L'élégance masculine à la Belle Epoque
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Forensic, profiling & serial-killers - Emily Tibbats

December 14 2011

Forensic, profiling & serial killers est un supplément de contexte pour le jeu de rôles L'Appel de Cthulhu. Il ne contient pas de scénario et s'articule en trois parties.

La première partie s’intéresse aux sciences forensic. Mais si vous savez bien, ces sciences ont été popularisées ses dernières années par des séries comme Les Experts (trois séries), Preuves à l'appui ou Bones. On connaît bien entendu la médecine légale mais il faut rajouter tout un champ d'expertises qui relèvent de l'anthropologie. Il y a l'analyse ADN, l'analyse du sang, des poisons (analyse toxicologique), les relevés d'empreintes, les études sur les os, les poils, les secrétions humaines. Mais aussi l'informatique, la balistique, l'entomologie (étude des larves) etc.

Le chapitre est très complet -et très technique évidemment. L'auteur souligne que l'expertise scientifique en matière criminelle à pour précurseur dans la littérature le personnage de Sherlock Holmes. Les statistiques pour le jeu d'une équipe d'experts sont fournies clés en mains !

La seconde partie nous présente les méthodes d'interrogatoires des profilers. Là encore, la télé et le cinéma nous a fourni de nombreux exemples. Les ressorts de ces chapitres relèvent donc de la psychologie. Le cas des négociateurs lors de prises d'otages est également évoqué. Enfin, on trouvera des informations générales concernant les unités d'intervention : SWAT, GIGN, RAID...

La troisième et dernière partie s'attarde sur les tueurs en série. Même remarque que plus haut concernant la culture populaire ! Toutefois, Emily Tibbats, l'auteur, casse un certain nombre d'idées reçues : les tueurs en série ne sont pas tous des génies ni des schizophrènes. On a donc droit au tueur sexuel, à la "veuve noire" qui tue pour l'argent, au membre du corps médical qui tue ses patients etc. Puis, on trouve des fiches de cas : Ted Bundy, Ed Kemper etc...Les noms des victimes sont précisés car il ne faudrait pas les oublier. il faut avoir le cœur bien accroché pour lire les horribles méfaits de ces individus.

Une lecture recommandée si ces sujets vous intéressent. Comme le précise l'introduction du livre, il ne s'agit nullement ici d'un guide pour commettre des crimes et déjouer la police mais d'une aide pour le jeu de rôles. Encore que je sois dubitatif quand à son réel utilisation autour d'une table de jeu à moins de rejouer la série Les Experts !

Forensic, profiling & serial-killers - Emily Tibbats
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Buffy contre les vampires Saison 7

December 11 2011

On est au bout du chemin ! Après 7 saisons diffusées de 1997 à 2004, la série Buffy contre les vampires connait sa conclusion à la télévision avec un final apocalyptique !

Pour ma part, en fidèle fan de la série, j'ai fait l'acquisition des coffrets en cassettes VHS successifs, des comics, des romans puis de l'intégrale en DVD. Cette intégrale, j'ai du la visionner et cela m'a pris trois ou quatre ans jusqu'à ce jour, en regardant tantôt trois épisodes dans la même journée, tantôt en n'en regardant plus durant des mois !

Aujourd'hui, j'ai regardé l'ensemble de la série (et bientôt je compte m'intéresser à d'autres séries Stargate SG-1, Atlantis, X-Files, Charmed et des oeuvres plus anciennes tels les Têtes Brulées, Les Mystères de l'Ouest, les Brigades du Tigre, Sherlock Holmes ou la Quatrième Dimension...) Il est temps d'aborder le final de la série.

Le thème de cette saison 7 est le Pouvoir.

La Scooby-gang se remet doucement des évènements de la saison 6 - et tout particulièrement Willow qui avait failli détruire le monde. Mais une nouvelle menace se profile. Un peu partout dans le monde, des jeunes filles et des Observateurs sont assassinées par des prêtres aveugles. Ce sont en réalité des Potentielles, des Tueuses appelées à remplacer Buffy un jour. L'instigatrice de ces massacres est la Force Primordiale, un mal omnipotent aussi ancien que l'humanité 'et qui avait essayer de tuer Angel dans la Saison 3 !).

La Force va aussi ouvrir un ancien sceau sous le nouveau lycée de Sunnydale qui vient d'être rebati à neuf. Le proviseur Wood -qui est en réalité le fils d'une ancienne Tueuse- va proposer un poste d'éducatrice à Buffy Summers. Ceci lui permet donc d'enquêter sur la Force, à la source du mal.

La Force est une entité intangible qui peut prendre l'apparence de tous les morts et dispose d'une armée de Harbingers et de Turok-Han (des vampires préhistoriques sortis du sceau) Buffy va avoir fort à faire. Elle va être très bien entourée : Giles, Willow, Xander, Anya, Dawn, Andrews, Spike, Wood, Faith et l'armée de Potentielles qui a trouvé refuge chez elle.

L'évolution du vampire Spike se poursuit. A moitié fou au fond d'une cave au début de la saison, il est désormais doté d'une âme. Il va se tourner vers la cause du bien.

Faith, transfuge de la série Angel fait son retour dans la deuxième moitié de la saison.

Enfin, Nathan Fillion, transfuge de Firefly, joue un prêtre sadique dans les derniers épisodes. Le personnage de Caleb qu'il incarne est vraiment une ordure de la pire espèce qui se délecte à faire souffrir les fans. Nathan Fillion excelle dans ce rôle !

Une arme antique, la Faux, va changer la donne à la fin de cette saison d'une façon que je vous laisse découvrir ! Buffy sera encore mieux entourée à la fin de l'histoire...qui se poursuit dans la Saison 8 en comics dont j'ai déja eu l'occasion de parler du tome 1 dans un précédent billet !

Je vous souhaite bon voyage avec Buffy !

A bientôt !

Buffy contre les vampires Saison 7
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La Geste des Chevaliers Dragons - Tomes 8 à 10 - Ange

December 11 2011

Voici déja le troisième billet sur la série La Geste des Chevaliers Dragons ! Cette fois, je vais m'attarder sur les tomes 8 à 10. A noter que lorsque j'ai commis le premier billet, cette saga ne comportait que 10 tomes (et un hors-série). Elle en a maintenant 13 et cela ne cesse d'évoluer. D'autres billets seront donc nécessaires dans l'avenir !

Le tome 8 s'intitule Le Choeur des ténèbres. La série est toujours scénarisée et orchestrée par le duo Ange et ce tome 8 est dessiné par Fabrice Meddour

Dès la première case, le ton est donné ! La référence est claire : il s'agit de Joseph Conrad et son roman Au coeur des ténèbres. Le chevalier Marly va remonter un fleuve puis une piste dans la jungle vers une autre source de Veill, à la rencontre du chevalier Krista qui aurait du normalement occir le dragon à la source.

Mais tout ne semble pas aller pour le mieux dans l'esprit de Marly et à mesure qu'elle s'enfonce dans la jungle, elle sombre dans sa propre folie comme le prouve les voix venues de nulle part qui résonne dans sa tête.

Finalement, Marly sera dominée par sa propre violence. Sa tâche finale est de tuer le chevalier Krista qui a aussi failli. Bref, un récit sombre à l'image de toute la série ! Cette fois encore, pas de happy end !

Le tome 9, dessiné par Ruizgé, est un de mes préférés. Son titre est Aveugles et le scénario brouille si bien les pistes qu'on ne VOIT pas venir le dénouement.

Le début est in media res : trois chevaliers, Mathild, Loys et Oris, se réveillent ligotées dans un cachot et son assaillis par des créatures du Veill. Elles emportent la victoire et découvrent qu'elles ont été kidnappées dans leurs ordres et conduites dans un labyrinthe.

Parallèlement, on découvre le prêtre Hassan, un érudit de Messara, la capitale de l'Empire, qui mène des expériences, des études, sur l'astronomie, la médecine et le Veill. Ses travaux dérangent et il est dénoncé par une "Ombre" de l'Ordre des Chevaliers-Dragons. Mais il cache encore certaines expériences et certains savoirs interdits.

Quel est le lien entre les Chevaliers-Dragons kidnappées et Hassan ?

Enfin, il y a les trois matriarches de l'Ordre qui s'inquiètent des disparitions, soupçonnent Hassan et l'Empereur et décider l'assassinat de ce dernier.

Parmi les matriarches, cependant, il y en a une qui ne se remet pas du massacre de Brisken (voir tome 4) et veut améliorer l'Ordre. Si vous êtes perspicace, j'en ai déja trop dit, et vous aurez peut-être une idée de l'envers du décor !

Passons maintenant au tome suivant, le tome 10 intitulé Vers la lumière. J'avoue qu'il m'a le moins convaincu des trois, plus point de vue scénario que du dessin d'Edouard Guiton qui le rapproche du manga.

Dans les grandes lignes, cinq apprenties chevaliers sont prises dans une bataille aérienne entre nefs de l'Ordre et un dragon. Le dragon est tué mais les cinq jeunes vierges se retrouvent en pleine steppe et sont capturées par une horde de nomades barbares et esclavagistes. L'une d'entre elle va trahir. Finalement, la horde sera exterminée par les troupes d'un duc et le chef de celle-ci se trouvera un nouvel héritier parmi les esclaves ! Assez classique de facture !

Voila à un de ces jours pour la critique des tomes 11 à 13 !

Bonnes lectures et à bientôt !

La Geste des Chevaliers Dragons - Tomes 8 à 10 - Ange
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Veuf - Jean-Louis Fournier

December 11 2011

Si vous êtes des habitués de ce blog, vous savez déjà que j'ai eu l'occasion d'aborder Jean-Louis Fournier à propos de son très médiatique Où on va, papa ? ou il parlait avec humour (un humour qui ne se moque pas) et tendresse de ses deux enfants lourdement handicapés. Peut-être est-ce parce qu'il fut un ami de Pierre Desproges que l'auteur sus-cité a choisi d'aborder la vie avec une légèreté -feinte ? - qui permet dans une certaine mesure de dédramatiser, du moins d'apaiser un peu l'âme.

Le 12 novembre 2010, la vie de Jean-Louis Fournier est traversée par un nouveau drame : sa femme Sylvie décède subitement d'un arrêt cardiaque !

Ne nous y trompons pas, ce livre -qui reprend la structure en petits paragraphes de Où on va, papa ? est véritablement ce qu'il convient d'appeler un acte d'amour.

Certes, on y ressent comme un sentiment de culpabilité de l'auteur, sentiment qui refuse de se nommer, mais que ressentent tous les "survivants" qui ont perdu un proche. Ce livre est aussi un livre humaniste. Comme le dit si bien Jean-Louis Fournier, reprenant une citation d'un grand esprit - Pascal ou Spinoza ou un autre, je ne sais plus ? - "on ne reconnaît le bonheur qu'au bruit qu'il fait en partant." Rien à redire, c'est profond et une vérité universelle !

Le témoignage est donc fortement ambivalent : à la fois traversé - allégé ? - par un humour doux-amer combiné à une écriture avec des pointes poétiques et à la fois emprunt de mélancolie et de tristesse (Quoi d'étonnant à cela !?).

Par cette ouvrage, Jean-Louis Fournier parvient, comme il l'écrit lui-même, à "réanimer" sa bien-aimée.

Enfin, je terminerais en disant que certaines anecdotes cocasses (les prospectus, l'abonnement téléphonique..) ne sont que quelques exemples de l'absurdité de la situation. Après tout, cet ouvrage n'est-il pas aussi une tentative pour donner du sens !

A lire absolument !

A bientôt !

J'adresse enfin mon affection chaleureuse à ma tante Françoise, mon oncle Didier, mémé Ginette et Marius qui a un moment ou un autre se sont retrouvés dans l'inconfortable situation décrite par l'auteur.

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La Beat Generation

December 9 2011

La Beat Generation est un mouvement littéraire et artistique né aux Etats-Unis dans les années 1950, initié par Jack Kerouac.

L'oeuvre maitresse de Kerouac reste le roman On the road (traduit en Sur la route en VF) qui se présente initialement sous la forme d'un seul rouleau de 30 mètres de long.

La Beat Generation se veut représentative du mode de vie adoptée par une certaine jeunesse américaine des années 50. Jack Kerouac regroupe autour de lui un petit cercle d'amis dont Williams Burroughs et Allen Ginsberg.

Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la société américaine connait une forte période de croissance. Le citoyen américain tombe alors dans le matérialisme en accumulant biens et richesses à profusion (pavillon de banlieue avec garage, un voir deux voitures). La Beat Generation est un mouvement contestataire qui prône, contre ce matérialisme, un retour à la richesse spirituelle.

Mais en réalité, davantage qu'une contestation active, ce groupe d'amis milite en faveur d'un désengagement, d'un retrait volontaire, à l'image de la société des exclus.

"Beat" est un terme venu du ghetto de Harlem qui signifie "battu, à bout de souffle, éreinté".

Le mot "Beatnik" apparait le 2 avril 1955 sous la plume de Herb Caen dans le San Francisco Chronicles. C'est un terme péjoratif calqué sur le terme russe "Spoutnik".

La Beat Generation a également inspiré la musique et le cinéma. Dans ce second domaine, on citera les films Easy Rider (qui, à l'image de Sur la route, raconte la fuite vers les grands espaces américains et la soif de liberté) avec Peter Fonda et Dennis Hopper et The Graduate (Le Lauréat) où un Dustin Hoffman s'interroge sur son avenir et le sens de sa vie.

Enfin, ajoutons pour conclure que la Beat Generation inspira Mai 68 en France et le mouvement hippie.

A bientôt !

La Beat Generation
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