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Star Wars - The Old Republic : Revan - Drew Karpyshyn

June 22 2012 Published on #Star Wars

Nous allons clore - provisoirement - aujourd'hui la série de billets consacrés aux romans de la sous-franchise "Star Wars The Old Republic" avec le troisième roman a être paru dans ce cadre qui est en fait le premier chronologiquement dans l'ordre des évènements qui y sont relatés.

L'auteur est le même que pour Dark Bane : la voie de la destruction et il confirme ici tout le bien que je pense de lui. Comme quoi, ce n'est pas forcément en confiant les rênes de l'univers étendu Star Wars a des pointures de la SF contemporaine, mais à des auteurs un peu plus secondaires mais qui en ont bien assimilé les caractéristiques, que l'on obtient les meilleurs romans Star Wars. Dans les auteurs sur lesquels je suis dubitatif, il y a Barbara Hambly, Greg Bear et même Timothy Zahn (qui a tendance à faire toujours à sa sauce,avec les même personnages : Mara Jade, Talon Kaarde, Thrawn) et dans la seconde catégorie, je classe Luceno et Karpyshyn.

Avant de parler de Revan, il convient de revenir sur un jeu vidéo de 2003 - 2004 : Star Wars Knight of the Old Republic ! On y apprenait comment Revan et Malak, deux Jedi pervertis au Côté Obscur, s’opposaient à la République, après avoir sauvé celle-ci de la menace mandalorienne. Malak trahissait Revan qui était capturé par Bastila Shan, et rendu amnésique, stoppait les plans de conquête de son codisciple.

Dans Star Wars Kotor II - The Sith Lords, Meetra, dite l'Exilée, la disciple de Revan, combattait les derniers Sith alors que l'Ordre Jedi était une première fois pratiquement anéanti !

Enfin, en décembre 2011, sortait le jeu vidéo MMORPG, Star Wars TOR, auquel j'ai déja consacré un billet qui se déroulait cette fois, 300 ans après KOTOR I et II, dans le contexte de la Guerre Froide entre Jedi et l'Empire Sith résurgent pour le contrôle de la galaxie.

Ce que l'on découvre, c'est que l'invasion des Mandaloriens, la conversion de Revan et Malak, tout ceci faisait partie d'un vaste plan de l'Empereur caché dans les Régions Inconnues pour affaiblir la République en vue de la véritable invasion !

Tout d'abord, en lisant Revan, on ne voit pas le lien entre les deux histoires racontées ! D'une part, on suit Revan et sa femme Bastila entre Kotor I et II puis Scourge, un seigneur Sith mineur dans l'Empire Sith. Mais au milieu du livre, les deux intrigues finissent par se rejoindre très habilement. Par la suite, on croise aussi Meetra !

Revan va partir dans les Régions Inconnues pour enquêter sur son passé. Cela,on le savait déja au début de Kotor II mais là on a les détails !

Le point positif du roman est donc son intéraction avec les autres supports. il fait le lien et assure la cohérence alors que tout cela n'était probablement pas planifié au moment du premier Kotor ! On ne verra peut-être jamais un Kotor 3 mais on a ce roman.

Dans le jeu Star Wars TOR, si vous prenez la classe "Chevalier Jedi", votre route croisera celle de Revan et Meetra (sur Taral V) et aussi Scourge !

Bref à lire si vous êtes fan de l'Ancienne République, et de préférence avant de jouer au MMORPG !

A bientôt !

Star Wars - The Old Republic : Revan - Drew Karpyshyn
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No et moi - Delphine de Vigan

June 19 2012 Published on #Coups de coeur

Ce billet sera consacré au magnifique roman de Delphine de Vigan, No et moi, publié en 2007 et prix des libraires en 2009. Le livre a été qualifié de "roman moral" par ailleurs.

Par contre, je ne parlerais pas de la vie de son auteur car je m'octroie le droit d'y revenir dans l'avenir.

No et moi s'étend sur l'amitié qui va s'établir entre Lou Bertignac, 13 ans, jeune surdouée de son état (la narration se fait de son point de vue) et No(lwenn), jeune SDF de 18 ans née d'un viol. Chacune à leur façon, les deux jeunes filles sont rejetées par ce monde "qui est toujours le plus fort" : Lou parcequ'elle possède une "maturité inquiétante" et No parce qu'elle est à la rue, cassée.

Delphine de Vigan traite dans ses romans de sujets graves avec une légèreté et un humour bienvenus. Sans cette tonalité, le récit serait pesant, alors qu'ici on se surprend souvent à sourire à la lecture, tantôt on est pris par l'émotion de ce qui est raconté. L'auteur est une habituée des personnages brisés : jeune anorexique, fils en mal de reconnaissance paternelle, mère bipolaire, pas seulement dans ce roman mais dans toute son oeuvre !

Il y a aussi tout une galerie de personnages secondaires tout aussi bien dessinés : le professeur sévère mais juste, le petit ami rebelle, le père qui supporte tout l'édifice à lui tout seul, les copines de classes sûr d'elles et pour une fois pas érigées en bimbo, la mère bipolaire etc etc.

Par contre, l'intrigue est assez prévisible (même si la fin reste ouverte et que j'attendais aussi une romance entre No et le petit ami de Lou qui n'a pas eu lieu) mais c'est plus le cheminement qui importe, la manière, le style, la tonalité. Comme on peut s'en douter, Lou invite No à vivre avec elle, chez ses parents. Les embuches seront nombreuses et je ne dis rien qui pourrait vous dévoiler le dénouement.

Si les catégories existaient encore sur cette nouvelle version d'overblog, je classerais No et moi dans la catégorie "coup de coeur". J'ai même davantage apprécié ce roman que L'élégance du hérisson, c'est dire !

Enfin, une adaptation au cinéma -que je n'ai pas vue - est sortie en 2010 par Zabou Breitman !

A bientôt !

No et moi - Delphine de Vigan
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La théorie du roman - Georg Lukacs

June 18 2012 Published on #Théories - Etudes littéraires

Bonjour à tous ! Après plus de 300 billets sur l'ancienne version d'over-blog, je reprends la bibliothèque de drizzt en version 2.0 sur cette nouvelle mouture du blogging !

Nous allons nous intéresser aujourd'hui à un ouvrage de sociologie littéraire signé du penseur hongrois de la première moitié du XXème siècle, Georg Lukacs. C'est un de ses écrits de jeunesse, paru en 1920, qui suit L'Ame et les formes et que l'intellectuel précité reniera en partie lorsqu'il adhérera au communisme après la Première Guerre Mondiale.

De quoi est-il question dans ce livre ? Autant vous le dire tout de suite, sa lecture est ardu et plutôt du domaine des universitaires, des étudiants en Lettres. Lukacs se pose la question de l'adéquation entre le personnage et le monde tel qu'il est d'abord mis en jeu dans l'épopée puis dans le roman.

Historiquement à l'épopée homérique de l'Antiquité, succède la Chanson de geste puis le roman de chevalerie. Ensuite, à la Renaissance, Cervantes parodie le roman de chevalerie dans son célèbre Don Quichotte. S'ensuit toute une tradition de roman et de grands auteurs depuis Rabelais jusqu'au romantisme puis au roman moderne.

C'est bien la relation entre l'homme et la société qui est pensé par Lukacs et comme le dit Lucien Goldmann : "le roman est pour Lukacs la principale forme littéraire d'un monde dans lequel l'homme n'est ni chez soi, ni tout à fait étranger".

Ainsi, dans l'épopée, il y a une communauté fondamentale et l'homme parcequ'il est guidé par les dieux ne doute pas de son destin. Le roman, lui, est la forme de la solitude dans la communauté, de "l'espoir sans avenir", bref la "forme littéraire de la maturité virile".

La théorie du roman dresse une typologie des romans suivant l'(in)adéquation de l'âme et du monde : roman d'aventure, de divertissement, d'éducation, Bildungsroman (modèles de Goethe et de Stendhal), roman de la nature de Tolstoï. Flaubert et son Éducation sentimentale sont aussi mis à contribution.

Je n'aurais pas la prétention de reprendre et d'étendre la réflexion sur le livre de Lukacs dans l'espace très restreint de ce blog et de ce billet. D'abord parce que l'ouvrage est très riche, brillant - et je l'ai dit difficile d'accès - et ensuite parce que cela dépasse mes compétences. Cependant, si vous êtes étudiant(e) en lettres et travaillez sur la sociologie du roman, vous ne pouvez pas passer à côté de ce livre (surtout si vos travaux ont aussi quelques rapport avec la pensée marxiste).

Sur ces mots, à bientôt !

La théorie du roman - Georg Lukacs
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Lettres philosophiques - Voltaire

June 3 2012

Voltaire est réputé pour ses "contes philosophiques" mais c'est aussi un essayiste, philosophe des Lumières promoteur de la tolérance en matière de religion et un historien. Il est également un homme de cour et de salon, ce qui le place à l'opposé d'un Rousseau.

Nous allons nous intéresser maintenant aux Lettres philosophiques, un essai initialement publié en Angleterre, d'abord intitulé Letters concerning the english Nation ("By Mr. de Voltaire") et qui relate ce que le philosophe a vu dans ce pays qu'il considère comme très en avance, notamment sur la France.

En 1726, l'année commence mal pour Voltaire. il se fait bastonner par les hommes de main d'un noble auquel il a déplu. Il décide alors de passer en Angleterre - dont il apprend rapidement la langue - et y consacre son temps à préparer La Henriade, poème épique qui veut exalter l'image du roi Henri IV et dénoncer le massacre de la Saint-Barthélémy.

Mais, tout à son travail, Voltaire observe et est fasciné par ce qu'il voit et considère comme un modèle de société.

En effet, à l'époque, l'Angleterre semble bien en avance sur le reste de l'Europe : c'est uen monarchie constitutionnelle qui promouvoit le libre-échange avec Adam Smith, la liberté religieuse avec la prolifération des sectes, l'explication rationnelle du monde plutôt que par la Bible (au moyen de l'expérimentation avec Leibniz et surtout Newton) et les avancées en médecine (vaccination contre la petite vérole).

En Angleterre, Voltaire va aussi découvrir le philosophe John Locke (et le sensualisme) et lire les pièces de William Shakespeare (dont il se souviendra en écrivant Zaïre). Il réfléchit sur la circulation des marchandises, des hommes et des capitaux.

Les Lettres philosophiques sont un recueil de vingt-cinq textes qui ne prend pas, en réalité, la forme épistolaire, relevant plus de l'essai. L'édition anglaise parait en 1733. L'écrivain souhaitait différer la publication française mais est pris de court par son éditeur. La sortie en France provoque un scandale; Voltaire est sous le coup d'une lettre de cachet et doit s'enfuir à Cirey chez Emilie du Chatelet (par ailleurs traductrice de Newton).

Le livre est condamné par le Parlement de Paris et lacéré en place publique. il est considéré comme contraire à la Religion.

Voltaire y soutient le fait que, dans un pays comme l'Angleterre, où il y a plus de deux religions (quakers, anabaptistes, presbytériens etc..), il n'y a donc pas de conflit entre les religions qui seraient dominantes. Le Parlement y a sans doute vu une mise en cause du catholicisme.

Je vous laisse méditer les réflexions de Voltaire.

A bientôt !

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Vie d'Emile Zola - VIII - La fin des Rougon : de "L'Oeuvre" au "Docteur Pascal"

June 2 2012 Published on #Biographies, #Littérature XIXéme

Nous allons maintenant nous attarder sur la période 1886 - 1893 de la vie de l'écrivain Zola, toujours en me basant sur les travaux d'Henri Mitterrand, grand spécialiste de cette personnalité littéraire.

Zola a été accusé, au cours de sa carrière, de "remuer l'égout". Il a aussi été confronté à la censure. C'est le cas au retour d'un voyage au Mont-Dore à l'été 1885 au sujet de l'interdiction de l'adaptation de Germinal au théâtre. Il faudra attendre trois ans pour que la pièce soit finalement jouée au Chapelet et ce sera un échec !

Zola achève L'Oeuvre, roman sur les peintres en février 1886. Ce roman a d'ailleurs déja fait l'objet d'un billet de ma part. Rappelons que Zola a été critique d'art (Mes Salons, Mes Haines), a soutenu les impressionnistes. Dans ce tome des Rougon-Macquart, il lance des passerelles entre les arts, art du roman et art pictural et reprend la figure de son ami Cézanne (en partie) pour composer son personnage de Claude Lantier, peintre génial mais incompris et finalement maudit. Ceci lui vaudra une brouille avec son ami de Provence. De fait, c'est plutôt Cézanne qui croit s'être reconnu dans le personnage mais Lantier est en fait une mosaïque de plusieurs peintres réels.

En mai 1886, Zola voyage en Beauce pour faire le travail préparatoire sur La Terre, achevé en août 1887 : nouvelles polémiques menées entre autre par Anatole France qui parle des "Géorgiques de l'ordure". Zola tient là son roman paysan. Cinq jeunes écrivains de l'entourage de Goncourt signent un manifeste de reniement du naturalisme de Zola. Mais déja Zola s'attaque à son livre suivant : Le Rêve. Il est à quatre romans d'achever son cycle des Rougon-Macquart.

Sa vie personnelle connait une révolution ! Il s'éprend d'une jeune lingère bourguignonne engagée par Alexandrine Zola, en fait sa maitresse en décembre 1888 : Jeanne Rozerot lui donnera deux enfants, Denise (en 1889) et Jacques (en 1891). il se voit alors obliger de mener une double vie avec ses contraintes. Il réussit à se préserver des ragots et à faire accepter cet état de fait à Alexandrine, après une crise douloureuse ! Zola rajeunit, à 50 ans, avec les joies de la paternité !

Bien qu'il ai retrouvé la vitalité de sa jeunesse, La Bête humaine n'en reste pas moins un roman très sombre et très violent.

En décembre 1889, nouveau et dernier déménagement, 21 bis, rue de Bruxelles, près de la place Clichy. Zola prendra sa maison en photo sous tous les angles car il se découvre par ailleurs une véritable passion pour la photographie.

Il pose pour la première fois sa candidature à l'Académie française, le 1er mai 1890 mais il n'y entrera jamais. Par contre, il sera président de la Société des gens de lettres où il va promouvoir activement la protection des droits des écrivains. Rappelons que les premières avancées dans ce domaine furent le fait de Beaumarchais puis de Balzac.

En 1891, il fait paraitre L'Argent. En juin de la même année, on joue Le Rêve à l'Opéra-Comique. Zola se tourne alors vers le théâtre lyrique et écrit des livrets, mis en musique par Alfred Bruneau.

La Débâcle parait en 1892 et la dernière ligne du Docteur Pascal est écrite le 5 mai 1893. Zola célèbre l’achèvement de sa somme romanesque en donnant un grand banquet (voir la récurrence du motif du banquet dans ses romans).

Le 13 juillet 1893, déja Chevalier, il est fait Officier de la Légion d'honneur. En septembre, il est invité au congrès international de la presse à Londres mais échoue encore à l'Académie française.

Mais la carrière de Zola ne s’arrête pas là... C'est ce que nous verrons la prochaine fois !

A bientôt !

Vie d'Emile Zola - VIII - La fin des Rougon : de "L'Oeuvre" au "Docteur Pascal"
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