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James Bond 007 - Goldfinger

December 26 2012

Nous retournons dans le monde des espions avec le troisième volet des aventures de James Bond, c'est-à-dire le film Goldfinger, réalisé par Guy Hamilton et sorti en 1964.

L'agent britannique commence alors à véritablement prendre son essor au cinéma. Par ailleurs, à cette époque, c'est Sean Connery qui tient le rôle. Hamilton (qui réalisera 4 James Bond) est aux commandes, en alternance avec Terence Young.

Vous connaissez sans doute déja la formule des James Bond : espions, belles pépés, gadgets, méchants machiavéliques... Cette combinaison est déja appliquée ici, mais certes pas de façon aussi spectaculaire que dans les années 1980 avec des films tels Moonraker ou Dangereusement vôtre qui mettront plus en avant les cascades et les effets pyrotechniques que l'histoire !

James Bond est ici opposé -une fois n'est pas coutume - à un industriel mégalomaniaque, Auric Goldfinger, qui comme son nom l'indique, est obsédé par le métal jaune. Selon lui, le XXème siècle se doit de voir son génie du crime... et il ne projette rien que moins que de mettre la main sur la réserve d'or de Fort Knox !

Le méchant a bien évidemment son bras droit, ou plutôt Goldfinger est le cerveau et Oddjob, un serviteur coréen qui a une curieuse façon -mortelle - de manier le chapeau melon. Il est un des tueurs à gage emblématiques de la franchise au même titre que Requin ! On peut dire, pour être complet, que le "courant passe" entre lui et 007 !

Les gadgets sont aussi là.. et la voiture ! Cette fois-ci, c'est l'Aston Martin DB5, servie par Q et donc bien évidemment doté de mitraillettes à l'avant, de dissipateur de brouillard et de flaques d'huile et de siège éjectable passager !

Passons maintenant aux James Bond Girls ! Vous avez peut-être en mémoire l'image choc du film : la belle Jill Masterson, punie par Goldfinger pour sa trahison et recouverte de peinture d'or : l'allusion au mythe de Midas et à son toucher est ici évidente ! Sa soeur, Tilly Masterson, connaitra le même destin funeste en voulantla venger. Enfin, il y a Pussy Galore et son Flying Circus, complice du méchant mais qui va sauver la mise à James Bond !

Un film - un James Bond - de l'Age d'Or ! C'est un de mes préférés et une valeur sûre ! On alterne entre séquences spectaculaires (poursuite en voitures, bataille dans Fort Knox) et séquences plus "intimistes" (partie de golf où la duperie et la roublardise de Goldfinger apparait au grand jour)... Il faut signaler aussi qu'avec ce troisième opus, les génériques de la franchise entre dans une nouvelle dimension : on connait tous la chanson du générique, "Goldfinger" interprété par ShirleyBassey. La Bande-Originale du film est signé par un grand du genre, John Barry !

Je vous dis à bientôt et vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année 2012 !

James Bond 007 - Goldfinger
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Le Neveu de Rameau - Denis Diderot

December 23 2012

Ce n'est pas si souvent, sur ce blog, que nous avons l'occasion de voyager au Siècle des Lumières ! C'est pourtant ce que nous allons faire ce matin avec un billet sur un roman philosophique de Diderot : Le Neveu de Rameau !

Diderot emprunte en effet à la veine du roman pour faire passer son message de philosophe. Il adopte plus précisément le registre du dialogue (en vogue depuis Socrate et Platon) pour nous mettre en lumière certaines idées.

Qui dit dialogue dit deux individualité ! Ici il s'agit de "Moi" que l'on peut considérer sans trop d'ambiguité comme étant Diderot et "Lui" qui est le neveu de Rameau du titre. Rameau est en effet un compositeur de l'époque, auteur de six opéras-ballets dont les Indes galantes et de pièces pour clavecins. Il a véritablement eu un neveu !

Cette oeuvre de Diderot, le Neveu de Rameau, a longtemps été perdue, fut d'abord envoyé en Russie après la mort de son auteur puis traduite en allemand par Goethe en 1805 avant d'être repérée dans cette langue par un bibliophile averti et publié en français - enfin - à la fin du XIXème siècle ! Hegel et Michel Foucault s'y sont intéressé, respectivement dans la phénoménologie de l'esprit et l'Histoire de la Folie à l'âge classique !

Le dialogue s'ouvre sur un questionnement : vaut-il mieux être vertueux ou doté de génie ? L'un et l'autre s'excluent-ils ou sont-il au contraire lié entre eux ?

En effet, le neveu apparait bien vite comme un personnage assez fort peu recommandable et tantôt génial, tantôt médiocre... Ne vit-il pas dans l'ombre de son célèbre oncle ?

La conversation va ensuite de digression en digression avec notamment des propos successifs sur l'art, la peinture, le théâtre et - évidemment - la musique et la danse. Diderot fut en effet célèbré pour ses critiques de Salons, les premières du genre - j'entends par Salons, les expositions de peinture de l'Académie des Beaux-arts qui allaient être ensuite popularisés par la critique de Baudelaire, Zola, Huysmans -entre autres - au siècle suivant , le XIXème siècle !

Enfin, ce roman se termine sur une critique de la société où le neveu affirme que chacun - même le Roi - agit en fonction de l'opinion des autres. Diderot réplique alors que seul le philosophe est libre !

Le dialogue -uniquement ponctué par les descriptions des pantomimes du Neveu, se termine lorsque ce dernier prend congés pour les Vêpres !

J'ai aussi particulièrement apprécié les petites piques à l'égard de Voltaire qui ne manquent pas de saveurs !

A bientôt !

Le Neveu de Rameau - Denis Diderot
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Star Wars - La Guerre des Etoiles - Episode IV : Un Nouvel Espoir

December 22 2012 Published on #Cinéma, #Star Wars

Le phénomène Star Wars, qui perdure depuis 35 ans, voit le jour dans l'esprit de son créateur, George Lucas, en réalité dès 1972. Mais il explose sur grand écran lors de sa sortie américaine le 25 mai 1977.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce seul film, tant au niveau de sa conception, des scripts, des dessins conceptuels de Ralph Mac Quarrie, au tournage difficile, de la naissance d'ILM à l'apparition du merchandising, des personnages emblématiques aux fondements mythologiques et historiques. Tous les aspects de ce film qui a lancé le cinéma dans l'ère du pur divertissement et des effets spéciaux pourraient faire l’objet de dizaines de futurs billets.

Ici, je me contenterais de brosser à grands traits la trame générale de l'intrigue et parlerais de mon expérience de cinéphile !

Donc, pour ma part, j'ai vu ce film en famille, à l'âge de 6 ans : c'était à l'été 1978 lors d'une reprise estivale sur la Côte de Nacre. L'image obsédante de ces deux croiseurs, le petit Tantive IV et l'immense Star Destroyer Devastator, qui traversent l'écran au dessus de Tatooïne, sous les tirs de lasers, les impressions de dépaysement devant l'amas de droïdes du Char des Sables Jawa où l'étrange bigarrure des aliens de la Cantina de Mos Eisley me sont longtemps restés en mémoire et ont forgé mon imaginaire d'enfant.

Les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire Galactique, en subtilisant les plans d'une arme secrète redoutable (comme l'indique le générique du début avec son célèbre et typique menu déroulant). Mais la Princesse Leia, modèle pour toutes les petites filles, est capturé dans sa fuite, par Dark Vador, l'âme damnée du tyran.

Leia ne correspond pas tout à fait à la traditionnelle "damoiselle en détresse" : elle est un leader née et manie le blaster !

Par un jeu de dominos, Lucas introduit ses personnages. Les plans de l'Etoile de la Mort, superarme impériale, dérobés par les Rebelles transitent entre les circuits de deux droïdes pour finir entre les mains de Luke Skywalker ("Court-le-ciel"), par un coup du destin (ou guidés par la Force !). Luke est un jeune fermier en quête d'idéal et d'aventures spatiales mais il est bloqué au sol par le pragmatisme de son oncle.

Luke va alors entamer une quête initiatique -qui courra sur toute la Trilogie de 1977 à 1983 - où il découvrira son héritage de Jedi, les anciens protecteurs de la République disparue. La route du jeune homme va croiser celle se son mentor Ben - Obi-Wan Kenobi - héros de la Guerre des Clones, qui dit avoir connu le père du garçon.

Le père de Luke était en effet un héros de guerre dont Obi-Wan prétend qu'il a été tué par Dark Vador, Seigneur des Sith, lorsque ce dernier a trahi l'Ordre Jedi et se tourna vers le côté Obscur de la Force, sorte de fluide unifiant la Galaxie et donnant des aspects religieux à la Saga.

Plus tard, le groupe de Luke, Ben et des deux droïdes finira, par un autre coup du destin, par se lancer dans l'aventure. Leur chemin rencontre alors celui de Han Solo, mauvais garçon, Corellien, porte-flingue et contrebandier au grand coeur et de son copilote poilu, le Wookiee Chewbacca (qui est aussi la conscience du pilote).

D'aventures en aventures, de périls en périls, Luke accomplit la première étape de son destin, délivre la Princesse et détruit l'Etoile Noire contre toute attente !

Un film très spectaculaire pour l'époque, novateur et inventif qui propulse le jeune Lucas, au terme d'un tournage épuisant, lui qui est scénariste, producteur et réalisateur du projet, au rang de personnage majeur du cinéma indépendant - et de toute l'industrie hollywoodienne qu'il va changer. Lucas avait réalisé auparavant le bizarre THX-1138, sorte de récit d'anticipation à la Fahrenheit 451 et avait connu un petit succès commercial et critique déjà avec American Graffiti, virée nostalgique dans l'Amérique des sixties.

Star Wars, titre auquel à été accolé quelques années plus tard, au moment d'une ressortie la mention "Episode IV - A New Hope" (signe d'un plus vaste ensemble allant jusqu'à compter à un moment 12 films, soit 4 trilogies), sort à une époque marquée par le pessimisme dans la société occidentale, à l'image du Watergate, de la Guerre du Viet-Nam qui s'enlise, des deux Krachs pétroliers, de la Guerre Froide en général et de la peur du péril atomique qui s'exprime dans les films catastrophes alors très en vogue !

La Guerre des Etoiles va profiter d'un faisceau de conjonctures et arriver dans les salles au moment opportun ! Toutefois, le phénomène Star Wars, qui va aller en s'amplifiant, ne doit pas tout au hasard... ¨Même si personne à Hollywood n'a encore trouvé la recette du succès garanti !

Signalons que le film a aussi permis de lancer la carrière d'Harrison Ford !

J'aurais l'occasion de vous parler de nouveau de la Trilogie classique et de l'Episode IV dans quelques temps, avec une longue série de billets sur la vie de George Lucas, la mise en place de Lucasfilm et la génèse de ces films mythiques auxquels je voue une passion non démentie depuis tout ce temps !

Il sera par ailleurs temps plus tard de vous parler de la Prélogie et des futurs Episodes VII à IX depuis le rachat récent par Disney. Pour patienter, vous pouvez toujours aller consulter la Rubrique "Star Wars" sur ce même blog, qui parle des romans, comics, jeux vidéo, séries télé, jeux de rôles etc... Tout cela va encore s'étoffer au fil du temps !

A bientôt !

Star Wars - La Guerre des Etoiles - Episode IV : Un Nouvel Espoir
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Le crieur de nuit - Nelly Alard

December 15 2012

Une histoire familiale sur fond de folklore breton, c'est ce que propose Nelly Alard dans Le crieur de nuit. Une histoire brillamment racontée mais somme toute assez banale : celle d'un tyran domestique, un chef de famille qui a terrorisé ses enfants, un être d'une espèce fort répandue dont j'ai personnellement, moi auteur de ce billet, eu le malheur de connaitre un des représentants !

Le début du roman s'ouvre sur le décès du paternel despotique. On assiste à tout le rite des obséques. La narratrice, Sophie, tout au long des chapitres, va revenir sur une enfance et une adolescence de vexations qui ont formé son caractère adulte. Elle a une soeur, Isa, et un frère, Eric qui ont subis les mêmes traitements dans une relation ambivalente, faite d'amour et de haine. Car, comble du paradoxe, il y a parfois une place pour l'amour dans ce genre de relation malsaine. C'est quelque part un drame de l'incommunicabilité qui s'exprime dans ces pages.

Maintenant, me direz-vous, pourquoi Nelly Alard recours-t-elle au folklore breton des morts ? C'est là toute l'habileté de cette écrivaine qui tire des citations d'un ouvrage d'Anatole Le Braz de 1928 et qu'elle explicite dans les dernières pages.

Le crieur de nuit est une sorte de spectre, d'âme torturée et inaccomplie qui vient tourmenter les vivants et doit être exorcisé. C'est donc la figure, ici, du paternel tyrannique, touché à la fin de sa vie par la maladie de Parkinson, qui vient tourmenter la narratrice et qu'elle exorcise dans son récit. A la fin, elle est libérée et tourne les yeux vers le ciel !

A bientôt !

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L'Arbre des possibles - Bernard Werber

December 14 2012

Il est assez étrange que jusqu'à présent je ne vous ai jamais parlé de Bernard Werber. Je l'ai en effet lu abondamment et très tôt. De lui, j'ai lu la trilogie des fourmis, le cycle des anges et des dieux, le cycle de la science, le Papillon des Etoiles, Nos amis les terriens, le miroir de Cassandre et ses recueils de nouvelles.

c'est d'un de ses recueils de nouvelles, l'Arbre des possibles et autres histoires, ouvrage de 2002, dont je vais vous entretenir aujourd'hui !

En parallèle à ses cycles et à ses romans, Werber a l'habitude de s'adonner à l'art de la nouvelle. De même, il tient une Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. Ces nouvelles et cette encyclopédie sont l'occasion pour lui de tester des idées qui pourront peut-être être transformées en roman plus amples.

On voit ainsi que dans L'Arbre des possibles la première nouvelle des vingt que compte le recueil, qui s'intitule "Apprenons à les aimer" donnera lieu à un petit roman et à une pièce de théâtre : Nos amis les humains/ Nos amis les Terriens.

Bernard Werber, auteur à succés, a été très attaqué par une critique élitiste qui lui reproche un style trop facile. Je souscrit à cette observation. Werber n'est pas Flaubert ! Cependant là n'est pas son point fort. A contrario, son mérite repose dans sa capacité à mettre en scène -peu importe comment - des histoires originales et inventives, des univers qui donneront aux lecteurs occasionnels l'envie d'ouvrir un livre !

De quoi est-il question dans l'Arbre des possibles ? D'autant de nouvelles originales et distrayantes ! Par exemple, un homme se découvre la capacité de voir les noms des choses à la place des choses (jusqu'au jour où il se regarde dans un miroir !). Des touristes du futur font un voyage dans le temps au Moyen-âge, touché par la Peste. Des extraterrestres déposent une gigantesque météorite au coeur de Paris... mais dans quel but, sinon cosmétique !? Découvrez aussi la petite annonce que dépose la déesse Nout, d'une beauté inégalable !

Ce sont donc au total vingt nouvelles diverses et variées que vous trouverez dans ce recueil ! Il existe une édition illustrée par Moebius.

Pour terminer, je signale que "l'Arbre des possibles" est aussi un site internet de l'auteur où il tente d'imaginer et de recenser tous les futurs possibles de l'humanité !

Je vous souhaite une bonne lecture et vous dis...

... A bientôt !

L'Arbre des possibles - Bernard Werber
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L'Île de Tatihou - Saint-Vaast-la-Hougue

December 12 2012

Un petit interlude touristique pour changer un peu ! Découvrons les trésors de la Normandie !

J'ai eu l'occasion de visiter Saint-Vaast-la-Hougue, sur la côte est du Cotentin (Manche) à au moins trois reprises dans ma vie : les premières fois à la fin des années 1990 pour observer la faune et la flore locales dans le cadre de mes études de biologie et plus récemment, en 2012, je me suis "aventuré" sur Tatihou !

Bien entendu, rien ne remplacera la visite que vous pourriez faire un jour en ces lieux !

L'île de Tatihou est à la fois un jardin naturel, un site ornithologique, un lieu calme et reposant. Le lieu recèle aussi des témoignages d'Histoire : musée maritime, fortification de Vauban

On accède à l'île grâce à une navette de bateaux qui part du port de Saint-Vaast. Les horaires varient selon la saison. Le mieux est encore de vous renseigner à la Billeterie Tatihou Quai Vauban 50550 Saint-Vaast-la-Hougue (02-33-23-19-92). Il y a possibilité de se restaurer à Saint-Vaast ou, là encore selon les saisons sur l'île elle-même à l'ombre du fort Vauban.

Tatihou témoigne de 300 ans d'évènements militaires et de vocations commerciales, scientifiques et éducatives.

Le musée de Tatihou comprends plusieurs expositions. Lorsque j'y suis allé en 2012, il y avait une histoire du yachting, un panorama des techniques de pêche et de conservation du poisson et une présentation des vestiges archéologiques de La Hougue, les restes d 'un navire de La flotte du Roi-Soleil (1692) retrouvé il y a quelques décennies.

Aux alentours du musée, vous trouverez des jardins floraux agrémentés de plantations d'ici et d'ailleurs. Un lieu propice à la sérennité !

A une extrémité, il y a la tour Vauban, construction du célèbre architecte de Louis XIV (je vous renvoie par ailleurs à mes billets sur "les guerres de Louis XIV !).

Il y a aussi alentours des colonies de goélands et d'aigrettes !

Enfin, signalons qu'à la mi-août, il y a un festival des musiques du large, les "Traversées Tatihou" !

Bonne promenade et à bientôt !

L'Île de Tatihou - Saint-Vaast-la-Hougue
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Vie de Sigmund Freud - I - Les années de formation

December 10 2012

Je vais maintenant commencer une série biographique, qui devrait compter entre 2 et 4 billets sur Freud, le père de la psychanalyse. Je m'appuie pour se faire sur le hors-série du Monde "Une vie, une oeuvre" qui lui a été consacrée en 2010 à l'occasion de son entrée dans le domaine public.

Sigismund Schlomo Freud est né à Freiberg, en Moravie (ancien Empire austro-hongrois, aujourd'hui République tchèque) le 6 mai 1856. Il est l'ainé des enfants issus du troisième mariage de Jacob, négociant en laine et textiles. Quatre ans plus tard, la famille connait des difficultés financières et s'installe à Vienne.

En 1873, Sigismund s'inscrit à la Faculté de médecine sans "prédilection particulière" et fait ses premières publications dans le bulletin de l'Académie des sciences en 1876. Il se fait désormais appeler Sigmund et s'inscrit - et travaillera pendant six ans - à l'institut de physiologie d'Ernst Brücke.

En 1882, il est docteur en médecine et devient praticien à l'hôpital général de Vienne. La même année, le médecin Josef Breuer lui fait découvrir la méthode "cathartique", mélant hypnose et parole pour soigner l'hystérie.

En 1885, Freud est chargé de recherche en neurologie. Il obtient une bourse et part pour Paris. L'épisode des séances du Professeur Charcot à la Salpétrière est bien connu.

L'année suivante, il est de retour à Vienne et il ouvre son propre cabinet. Dans le même temps, il épouse Martha Bernays qu'il a rencontré en 1882. Six enfants naitront : Mathilde, Martin, Olivier, Ernst, Sophie et Anna.

C'est en 1887 qu'il rencontre Wilhelm Fliess, rhino-laryngologiste berlinois passionné par divers théories sur la sexualité. Leur correspondance durera jusqu'à la rupture de 1904.

Freud publie, en 1891, une Contribution à la conception de l'aphasie, un essai ou il insiste sur les causes psychologiques -et non plus seulement neuro-physiologiques - des troubles du langage. Il dédie ce livre à Josef Breuer avec qui il publiera une série d'Etudes sur l'hystérie en 1895.

En mars 1896, Freud utilise pour la première fois le terme "psycho-analyse" inventé par Breuer.

Il débute en 1897 une analyse de soi dite "auto-analyse" puis "analyse originelle". En analysant ses propres rêves, il explore sa relation à sa mère et met le doigt sur le complexe d'Oedipe. Il abandonne la théorie dite "de la séduction".

1899 est l'année de la parution de L'interprétation du rêve (en novembre) mais le livre est daté de 1900 pour l'inscrire dans le nouveau siècle.

A ce stade, Freud est sur le point de poser les premières pièces de la psychanalyse et va rencontrer beaucoup d'opposition. Mais pour le moment, ce sont des années de recherche solitaire, isolement dont il n'aura de cesse de se plaindre.

Je vous dis à un prochain billet !

A bientôt !

Vie de Sigmund Freud - I - Les années de formation
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James Bond 007 - Demain ne meurt jamais

December 7 2012

Le 4ème Pouvoir ! Le pouvoir des Médias !

Pierce Brosnan, la cinquième incarnation de James Bond, reprends, dans Tomorrow never dies, le rôle du célèbre agent britannique, 007, pour la seconde fois.

La menace est cette fois représentée par un magnat des médias, mélange d'un William Randolph Hearst démoniaque et d'un Bill Gates diabolique, le psychopathe ambulant, Eliott Carver, interprété par Jonathan Pryce qui en fait des tonnes ! Cet odieux et néanmoins puissant personnage se prend pour le Jules César de l'info, le Napoléon des Bouquets Numériques et est davantage adepte de la manipulation et de la désinformation que de la révélation de la Vérité !

Son plan machiavélique consiste à dresser l'Empire Britannique et la Chine l'un contre l'autre afin d'"avoir l'exclusivité des droits de diffusion pour cinquante ans". Seulement voila ! James Bond, définitivement débarassé des menaces soviétiques, va contrecarrer ses plans.

Le célèbre espion va, pour cela, remuer le passé en la présence d'un amour de jeunesse, la belle Pâris, aujourd'hui épouse Carver. La belle, interprétée par la délicieuse Teri Hatcher (Lois et Clark, les nouvelles aventures de Superman) va le payer de sa vie des mains d'un terrible "Doktor".

Mais, cette fois-ci, Bond ne va pas être entouré que de femmes comme autant de potentielles victimes. Sa route croise celle d'une espionne chinoise pleine de ressources, la dynamique Wai Lin, jouée par la magnifique Michelle Yeoh.

Les lieux où se déroulent l'action sont cette fois, dans un premier temps, l'Allemagne (et plus précisément la ville de Hambourg) où a lieu une scène de poursuite en voiture dans un parking exigu où 007 n'est "même pas au volant" ! (Regardez la scène et vous comprendrez !)

On se rend évidemment en Asie, dans la Mer de Chine, au Viet-Nam (pour un tournage en Thaïlande), pour cette fois une scène de chute en parachute, de la plongée, une poursuite entre une moto et un hélicoptère et le final sur un "navire furtif".

Un James Bond au final assez classique, si ce n'est que l'acteur Pierce Brosnan prend véritablement ses marques après Goldeneye.

Comme je l'ai signalé, les James Bond girls prennent aussi une nouvelle ampleur !

Un bon film pour des soirées glamour !

A bientôt !

James Bond 007 - Demain ne meurt jamais
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La Colonie de Roanoké (2ème partie)

December 5 2012

Nous avions laissé le gouverneur White de la Colonie de Roanoké au moment où il repartait pour l'Angleterre chercher des vivres !

Le voyage de White va prendre plus longtemps que les 6 mois habituels. En effet, il va rester bloqué en Europe. Une guerre fait rage entre l'Espagne et l'Angleterre et 1588 est l'année de la Grande Armada.

Sir Richard Grenville doit rendre ses bateaux disponibles à la marine anglaise contre la Grande Armada Espagnole. En conséquence, Raleigh et Grenville sont assignés à la flotte et ne peuvent plus se rendre en Virginie. Cependant, la Reine donne la permission d'utiliser deux petits bateaux non réquisitionnés, en avril 1588. Ils sont très peu approvisionnés. De plus, une tempête a lieu. Les deux bateaux reviennent vers les côtes anglaises et les Espagnols font barrage. La Colonie de Roanoké semble condamnée !

Enfin, en août 1588, c'est la défaite de l'Invincible Armada. La bataille anglo-espagnole sur l'Océan Atlantique dure encore quelques années.

En juin 1588, le gouverneur espagnol de Saint-Augustine envoie un bateau régulier au nord pour chercher la colonie anglaise. Les Espagnols vont à Chesapeake Bay, retournent à San Fernando (pour découvrir qu'elle a été prise par les Anglais) et retournent à Saint-Augustine.

Les Espagnoles projettent puis remettent une attaque. La résistance du fort est extrémement faible.

Les historiens ne sont pas sûr que le fort ait été attaqué. Il existe des témoignages oraux mais pas écrits. Cela n 'aura pas d'incidence sur les évènements à venir le 16 mars 1589.

Raleigh transfère l'entreprise virginienne à des négociants londoniens et à White et neuf Lords, mais il garde 1/5ème du minérai, or et argent. Les négociants ne réussisent pas à approvisionner la colonie.

C'est le retour de Raleigh en 1590 qui aide White en intervenant auprès de la Reine.

Le 20 mars 1590, White embarque pour l'Amérique seul et sans vivre sur un des bateaux de Grenville. Il est déposé en août au nord-est de l'Ile de Croatoane. Il rembarque et rédébarque le 15 août à Atturusk. Personne n'a entendu parler de la colonie. Un marin voit de la fumée venant de Roanoké !

White, le matin du 16 août 1590, sur deux esquifs, va sur l'ïle. On aperçoit une nouvelle colonne de fumée. Aujourd'hui, on sait qu'aucun être humain n'était à l'origine de ces feux.

White, le capitaine Spicer et d'autres hommes, vont sur un esquif vers Roanoké. La barque chavire et les marins se noient !

White retourne vers Roanoké, fait le tout de l'île. Il n'y a aucune empreinte hormis celles des indigènes. White trouve trois lettres C R O sur un tronc d'arbre (ce qui ne correspond pas aux instructions). il trouve des maison effondrées et l'emplacement est entouré d'une pallisade de troncs d'arbres en guise de fortifications.

Sur un autre arbre, il est écrit CROATAN mais pas de croix maltaise ou de signes de détresses.

White trouve du fer et des objets lourds recouverts d'herbes. L'endroit a été abandonné depuis plusieurs mois. Les effets personnels que White avait enterrés (lui seul savait où) ont été volés. Livres et cartes déchirés, l'argent et les habits ont disparus.

On pense que le mot CROATAN aurait été gravé par une petite fille. On ne retrouve pas d'ossements (la pratique des scalps viendra plus tard, "cadeau" des Français).

On voit que du fait de la longue absence de White, les choses ont évolué à la Coonie. Plusieurs hypothèses sont possibles : soit toute la population a été massacré par les indiens qui ont fait disparaitre les corps, soit seulement les hommes ont été massacrés et les femmes assimilées, ou bien encore, à court de vivre, les colons se sont mélés aux indiens et ont migré avec eux !

Vers la fin du XVIIIème siècle, Mac Millan découvre les indiens Pembroke qui parlent couramment l'anglais et portent les noms de colons disparus et se prétendent les descendants des colons de Roanoké !

Puis la véritable colonisation va commencer !

A bientôt !

La Colonie de Roanoké (2ème partie)
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