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Vie d'Albert Camus - I - L'enfant d'Alger

October 31 2013 Published on #Biographies

Cette année, en 2013, nous célébrons le centenaire de la naissance d'Albert Camus ! Je vais lui consacrer une série de billets sur "bibliothèque-éclectique". Les premières années du jeune Albert ont fait l'objet à la fin de sa vie du roman inachevé Le premier homme dont j'ai déjà parlé ici. Je vais y revenir plus en détails !

Albert Camus nait à Mondovi, près de Bône (aujourd'hui Annaba), en Algérie française, le 7 novembre 1913. Catherine, sa mère, ressent les premières contractions dans une carriole et son père s'inquiète - l'accouchement est imminent en cette nuit pluvieuse !

Ce père, Lucien Camus, Albert ne le connaitra guère. Il est caviste pour un négociant agricole et mobilisé durant la Grande Guerre. Son épouse reçoit un avis de décès un jour d'octobre 1914 : le père est mort !

Veuve, sans argent, Catherine s'installe à Alger, rue de Lyon au coeur du quartier populaire de Belcourt avec Albert, 1 an à peine et son frère ainé, Lucien, 5 ans. Là, ils cohabitent à six avec la tyrannique mais aimante grand-mère maternelle et les oncles Joseph et Etienne qui initieront les deux enfants de leur soeur aux joies de la pêche sur la plage de l'Arsenal. Ce sont des années de pauvreté pour la famille, là encore racontées dans Le premier homme.

Albert trouve refuge dans la rue et règne en maître sur les alentours avec les gamins du quartier : poursuites, bagarres et interminables parties de pêche... Le dimanche, le rituel du cinéma avec la grand-mère pour laquelle Albert doit lire les sous-titres des films muets.

En septembre 1923, Albert entre à l'école primaire de la rue Aumerat où il a pour instituteur Louis Germain -auquel il dédiera ses Écrits de Suède après son Prix Nobel en 1957. Comme le père d'Albert, Germain est un ancien combattant de la Première Guerre Mondiale et un père de substitution qui saura déceler les capacités intellectuelles du jeune Camus. Exigeant, l'instituteur sait comment émerveiller ses élèves : lecture des Croix de bois de Roland Dorgelès, séances de lanterne magique... Germain va aider son élève Albert Camus à préparer le concours pour obtenir une bourse, concours que le gamin réussit !

Albert se rend alors au lycée Bugeaud dans le centre d'Alger.Là,il prend conscience de la pauvreté de sa famille et, à ce moment de sa vie, vit mal la comparaison. Il suit sans difficultés les cours aussi bien ne Lettres qu'en sciences. Il dévore les classiques de la littérature : Verne, Balzac, Dumas et se fait une réputation de goal au football. Il conserve néanmoins une attitude de chahuteur et est souvent collé !

En décembre 1930, sa vie bascule : Il attrape la tuberculose mais à droit à des soins gratuits du fait qu'il est pupille de la nation. il en réchappe donc. Mais interdit de lycée, il est coincé à la maison et en profite pour lire André Gide et Epictète. Après sa guérison, c'est l'oncle Gustave Acault et la tante Gaby, bouchers dans le rue Michelet qui l'hébergent afin que, encore convalescent, il ait sa propre chambre. Acault accueille Albert et lui ouvre sa magnifique bibliothèque. L'adolescent ne le déçoit pas : il arrive premier à la composition de philosophie et obtient le bac avec mention Assez Bien

Devenu un jeune dandy, Albert passe en Hypokhâgne et a un nouveau mentor ; son prof de philosophie, Jean Grenier. Albert se rend compte qu'il est davantage attiré par la littérature que par la philosophie. Il écrit des poèmes, consacre un essai à Verlaine, s’intéresse de près à Dostoïevski qui deviendra son écrivain fétiche. Grenier lui fait découvrir La Condition humaine d'André Malraux qui vient d’obtenir le prix Goncourt. Albert écrit aussi sur la musique dodécaphonique de Schonbert, Berg et Webern et se lance dans une analyse des rapports de Schopenhauer et Nietzsche à la musique.

Albert Camus passe des heures à discuter à la terrasse des cafés avec ses amis Jean de Maisonseul, André Bélamich, Claude de Fréminville et Max-Pol Fouchet. A ce dernier, il va enlever la mystérieuse Simone Hié qu'il épouse en 1934, malgré le désaccord de l'oncle et la tante.

Ayant achevé sa licence de philosophie à la faculté d'Alger, Albert prépare son diplôme d'études supérieures sur les rapports entre néoplatonisme et doctrine chrétienne, avec la volonté de passer l'agrégation. Malheureusement, il échoue deux fois à la visite médicale du concours et doit renoncer à la carrière professorale. A tout juste 24 ans, Albert Camus a déjà publié des essais prometteurs mais attends encore son premier succès littéraire !

A bientôt !

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Histoire de la Cosmologie - L'Ere de la Relativité

October 30 2013 Published on #Sciences

Le XXème siècle voit encore croitre le cadre dans lequel on pense l'Univers. C'est le moment où Einstein pense et formule ses théories de la Relativité, Relativité restreinte en 1905 et Relativité générale en 1915.

La Grande Avancée est que l'on découvre que l'Univers a une Histoire ! Certes, il en a déjà une dès l'Antiquité mais pensée selon les récits d'Hésiode ou de la Genèse - donc d'un point de vue théologique.

Certes, Einstein n'allait pas dans ce sens ! Lui pensait un Univers Stationnaire mais ses équations démontraient pourtant le contraire ! C'est ainsi qu'il introduit la Constante Cosmologique pour compenser la contraction de l'Univers du fait de la gravitation avec une valeur qui pousse à son accroissement et donc équilibre le tout. Il le regretta pas la suite. Cependant, ironie de l'Histoire, l'Univers s'accroit plus vite que prévu du fait de l’Énergie Noire - donc la Constante Cosmologique pourrait se référer à l’Énergie Noire !

Mais revenons au début du XXème siècle, avant toutes ces théories ! A l'époque, les étoiles stimulent les imaginations et des vocations se sont sans doute créer lors de la projection, en 1902, du Voyage dans la Lune de Méliès : les aventures du professeur Barbenfouillis et de ses acolytes livrant une version féérique du cosmos !

Puis, comme on l'a dit, Einstein et De Sitter établissent le modèle de la Relativité générale dès 1915 tandis que le monde s'entretue dans la Première Guerre Mondiale. Ces théories sont confirmées par la preuve qu'apporte Arthur Eddington lors d'une éclipse solaire : la gravitation déforme l'Espace-Temps et la masse d'une étoile dévie la lumière !

L'Histoire de l'Univers se forme à partir de l'"atome primitif". C'est en, effet à partir de là que le chanoine Georges Lemaitre imagine un univers "évolutif", dès 1927.

En 1929, Edwin Hubble observe la fuite des galaxies, preuve d'un Univers en expansion !

Cependant, des philosophes restent attachés à la Terre et en 1934, Edmund Husserl, dans La Terre ne se meut pas, contre la doctrine copernicienne affirme que la Terre doit être considéré comme le sol originaire de notre ancrage corporel.

Côté scientifique, les théories continuent à s'affiner et en 1948, le Russe Georges Gamow prédit l'existence d'un rayonnement "fossile" - issu d'un lointain passé de l'Univers. Ce n'est qu'en 1965 que Penzias et Wilson découvrent accidentellement un bruit de fond en réparant une antenne Bell. Ils observent en fait le rayonnement fossile prédit par Gamow, vers 3°K. ils publient un article et obtiennent un Prix Nobel - contrairement à Gamow décédé entre temps d'une cirrhose du foie !

Cette origine de l'Univers est nommée dès 1950 par Fred Hoyle, lors d'une émission radiophonique à la BBC, "Big Bang" en la dénonçant car celui-ci défendait un Univers stationnaire.

Dans le champs de la philosophie, on continue de constater cet éloignement de la Terre et l'homme comme un simple -point de l'Espace-Temps - la perte de son enracinement premier dans la Terre. Hannah Arendt, dans Condition de l'homme en 1958, considère que cette distance théorique nous confère un pouvoir technique qui "risque même de mettre en danger le processus naturel de la vie". Que l'on songe aux dérives de la Raison - et de la Science /du progrès - et à ses perversions avec la planification de la Shoah et des génocides et Hiroshima et Nagasaki !

Je ne parlerais pas dans ce billet de la conquête spatiale, de la rivalité dans ce domaine entre USA et URSS (Spoutnik, Gagarine, le programme Apollo, MIR, les navettes etc...). Cependant, en posant le pied sur la Lune, l'homme rejoint Méliès et relève un temps la tête !

De l'Univers infini, on passe dans la deuxième moitié du siècle au multivers ! Ainsi en 1956, Hugh Everett, dans sa thèse à Princeton (le campus d'Einstein à partir des années 1930 et sa fuite d'Allemagne), évoque un multivers d'origine quantique. Cependant Relativité et physique quantique restent par ailleurs toujours inconciliables et Einstein qui pensait que "Dieu ne joue pas aux dès" contre l'avis de Niels Bohr, ne parviendra jamais à la théorie du Tout unissant les 4 forces fondamentales !

Sommes-nous seuls dans l'Univers ? Les années 1950 voient pulluler les films hollywoodiens d'invasions extraterrestres - issus de la littérature de SF - en vérité allusion à la menace bien réelle elle d'invasion soviétique - et dans ce cadre, en 1961, Frank Drake établit une équation permettant d'estimer le nombre de civilisations extraterrestres avec lesquelles nous pourrions entrer en contact !

L'Univers n'en finit pas de faire rêver en même temps que son infinité peut nous angoisser. L'imaginaire de l'homme est alors entre Star Trek et Alien !

A bientôt !

PS : Il y aurait encore beaucoup à détailler sur de nombreux points évoqués ici. J'aurais sans doute l'occasion d'y revenir dans l'avenir !

Histoire de la Cosmologie - L'Ere de la Relativité
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Sur les terres d'Horus - Tome 2 : Meresankh ou le choix de Seth

October 30 2013 Published on #Bande-dessinée

Isabelle Dethan, scénariste et illustratrice, nous ramène dans son pays de prédilection, l’Égypte Ancienne où nous suivons la suite du récit du périple de Meresankh et Imeni !

Le couple est à la recherche d'Ossum, dédiée au dieu Seth, au sud du pays, près de la forteresse frontière de Bouhen. Là un culte dangereux sévit, pratique le sacrifice des populations et n'a en réalité qu'un dieu, l'Or qui est extrait des mines.

Heureusement, Imeni est la meilleure Ombre du royaume. Ce ne sera pas de trop pour déjouer les assassins qui sont envoyés à leur rencontre.

Ce deuxième tome lève un peu plus le voile sur la secte qui est - temporairement ? - défaite par les armées de Pharaon. On découvre ceux qui la dirigent : Sethi et Nephthys, un frère et une soeur dépravés.

Le Prince Khaem, au service de Pharaon, nourrit des sentiments pour Meresankh mais il a un rival en Imeni. Aussi envoie-t'il le couple dans le sud pour soumettre les deux êtres au jugement des dieux. De fait, la BD produit un rebondissement final assez inattendu qui scelle l'affaire. Le dénouement, justement, est ouvert et je me demande quelle direction va prendre le tome 3 : nouvelle intrigue ou prolongation de la précédente ?

Une bonne BD toujours aussi documentée et précise. C'est avec plaisir que je me mets en quête de la suite !

A bientôt !

Sur les terres d'Horus - Tome 2 : Meresankh ou le choix de Seth
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Le jardin botanique de Caen

October 30 2013 Published on #Nature

Toute ville, au milieu de ses bruits et de son agitation, possède des aires de calme. C'est le cas du Jardin botanique de Caen, près du centre-ville, derrière et en bas de l'Université, par lequel on accède par trois entrées : rue du XXème siècle, place Blot et rue Marescot.

L'entrée est gratuite, dès 8 heures du matin et l'horaire de fermeture est variable en général aux alentours de 18 heures. Des visites peuvent être organisées à la demande pour les groupes.

Quelle est l'histoire de cet espace ? Je vais ma laisser guider par la petite brochure éditée en 2013 par la municipalité de Caen. En voici les points essentiels :

En 1689, Jean-Baptiste Callard de la Ducquerie, professeur à la faculté de médecine rassemble quelques dizaines de plantes rares dans son jardin personnel à destination des étudiants. On connait l'impact des plantes et de l'herboristerie dans la confection de remèdes - comme de poisons - depuis la nuit des temps !

Le successeur du savant, François Marescot, loue un terrain près du jardin actuel et réunit près de 600 plantes ! La collection prend de l'ampleur ! Ensuite, Noel-Sébastien Blot, son chef de culture qui prend la main augmente encore les collections qui comptent alors 3500 espèces de plantes différentes !

En 1803, dans les temps qui succèdent à la Révolution, le jardin botanique devient municipal. En 1829, il s'étend sur 3,5 hectares sur une dénivellation de 18 mètres en raison de la présence d'une carrière de pierre - la fameuse pierre de Normandie !

En 1863, on modernise avec une orangerie et deux serres attenantes. Au dessus de l'orangerie, se trouve un étage avec la galerie scientifique qui abrite des collections botaniques, zoologiques et minéralogiques. En 1880, naissent les spet premières "serres-chapelles " avec des collections exotiques.

En 1891, en pleine période d'exaltation de la science et du progrès, l'institut botanique et la serre expérimentale sont édifiés. Là, le savant botaniste, Noël Bernard va rendre possible la culture et la commercialisation des orchidées dès le XXème siècle en découvrant le phénomène d'association de la plante - l’orchidée - avec un champignon.

En 1944, Caen est durement touchée par les bombardements. L'université a pris feu et le jardin est touché ! L'orangerie est détruite et les "serres-chapelles" durement touchées. Une totale restauration s'impose.

En 1947, Louis Boulet, directeur du service des jardin, entreprend, avec l'aide de la ville, la restauration du jardin, la reconstruction partielle des bâtiments et la réintroduction de plantes.

En 1988, une grande serre remplace les serres-chapelles et présente des scènes végétales en reconstituant leurs milieux d'origine.

Aujourd'hui, le jardin est le lieu de rendez-vous des étudiants, des scolaires, des amoureux, des cinéastes amateurs et des promeneurs solitaires. En été prenez donc un livre et allez vous asseoir à l'ombre de ses bancs !

Le jardin botanique de Caen
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La Reconstruction - Eugène Green

October 28 2013 Published on #Littérature XXIème

Avec La Reconstruction d'Eugène Green, on se trouve devant un roman qui aborde les thématiques de la mémoire, de la famille, des relations père-fils, de la manière dont la Grande Histoire influe sur la petite.

C'est un roman assez bref mais dense en réflexions. Eugène Green fait le récit de la tentative de Jérôme Lafargue, un prof de Lettres de la Sorbonne de se réapproprier son passé et celui du fils d'un vieil ami d'il y a 30 ans, fils qui lui en a fait la demande.

en effet, Johann Launer, fils de Wenzel Launer que Lafargue a connu lors d'un séjour à Munich en 1968, s'interroge sur sa parenté. Jérôme Lafargue va alors interroger ses souvenirs et finira par être "visité" par la conscience de Wenzel pour bâtir une fiction - une reconstruction - de ce qui est à l'origine de cette histoire : une substitution d'identité pendant la Seconde Guerre Mondiale à Prague sous la botte nazie !

C'est donc un roman sur la mémoire que nous livre Eugène Green - et sur la parole à l'instar du personnage centrale, Lafargue, qui rédige un journal intime de manière quotidienne. Je crois moi-même à la puissance des mots pour "fixer" le temps et rédige moi-même un journal intime, des carnets de réflexions et autres comme autant d'étapes de ma vie. La démarche de Lafargue procède de cette même logique !

La famille est aussi au coeur du récit et particulièrement les relations entre les pères et les fils : entre Jérôme et son père, entre le père de Jérôme et le père de celui-ci, entre Jérôme et son fils et entre Wenzel et ses fils !

Il est question de générations et seul petit bémol de ce roman, Jérôme Lafargue me fait parfois - de manière anecdotique il est vrai - l'impression d'être un réactionnaire : critique des "mémères qui nourrissent les pigeons", des Mac Do et de la malbouffe, des RMIstes qui "se prélassent", des nouveaux enseignements universitaires etc. Il me fait un peu l'impression, du haut de ses 55 ans, d'un vieux grincheux ! Mais bon, cela reste un détail mais on a parfois l'impression que l'auteur se lâche sur des trucs qui l'agace au quotidien !

Enfin, il est question - à côté de la reconstruction d'un passé familiale - de la reconstruction de l'Europe sur les ruines de la Guerre : la Grande et la petite histoire !

Un roman agréable du fait qu'il nourrit une réflexion assez intéressante - mais j'attends de lire d'autres textes d'Eugène Green pour me faire une idée de ce que "vaut " cet écrivain. Pour le moment, ce premier contact me plait bien ! A confirmer !

A bientôt !

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Mission Impossible 4 : Protocole Fantôme

October 28 2013 Published on #Cinéma

Si Jim Phelps était la figure emblématique des séries télé Mission Impossible et Mission Impossible : Vingt ans après, Ethan Hunt, (interprété par Tom Cruise - que je déteste à la ville !) est le héros des quatre opus cinématographiques de la licence.

Le passage de flambeau s'est en effet effectué à l'occasion d'un film de Brian de Palma, sorti en 1996, de manière assez inélégante et improbable, Jim Phelps étant le traitre du film !

Cette fois-ci c'est Brad Bird qui réalise Mission Impossible 4 : Protocole Fantôme, sous le houlette du studio Bad Robot et J.J. Abrams.

Le schéma est toujours le même ! Il y a une mission initiale qui tourne au fiasco total - par suite d'une trahison - ici on dérobe des codes nucléaires du fait d'une assassin jouée par Lea Seydoux, l'actrice montante de la Vie d'Adèle - puis l'équipe est désavouée et Ethan Hunt doit résoudre des casse-têtes de logistique avec les moyens du bord !

Les missions suivantes sont toujours des mises en place de stratagèmes impossibles - comme les missions - et sont toujours réussies sur le fil du rasoir !

Dans ce volet 4, Hunt doit arrêter Cobalt, une espèce de cinglé qui veut déclencher l'hiver nucléaire en espérant que cela revigorera la civilisation ! Taré je vous dis !

Hunt recrute trois comparses, Jane, Benji et Brandt. Ce dernier est joué par Jeremy Renner, vu dans Les démineurs et surtout Avengers dans l'optique d'une possible passation de flambeau dans l'éventualité d'un MI5 !

Les films MI contiennent leur lot d'action et de gadget à l'instar d'un James Bond mais en raison des stratagèmes mis en place, ils sont plus "cérébraux" si j'ose dire !

Le film contient aussi son lot d'exotisme puisque l'on nous promène à Moscou (en réalité tourné à Prague), Dubai et Mumbai (en réalité Vancouver).

Voici une recette filmique extrêmement efficace et qui commence à être bien rôdée ! Au point de nous faire oublier Peter Graves ?

A bientôt !

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La découverte de l'électromagnétisme

October 27 2013 Published on #Sciences

Le XIXème siècle, moment de grandes découvertes, peut être qualifier de "Siècle de l'électricité". Mais en réalité, les phénomènes électrostatiques sont connus depuis l'Antiquité !

L'étymologie du mot électricité provient du mot grec de l'ambre, elektron. L'invention de la boussole, en Chine, remonte à la dynastie Han, deux siècles environs avant J.C.

Mais ce n'est qu'au XIXème siècle - dans sa deuxième moitié, que l'on maitrisera vraiment la Fée Electricité à l'origine de la Seconde Révolution industrielle, après celle de la vapeur.

La théorie avance avec le Français Charles-Augustin Coulomb (1736 - 1806) qui donne le coup d'envoi et énonce le principe suivant : "l'attraction ou la répulsion entre deux charges électriques est directement proportionnelle au produit de ces charges et inversement proportionnelle au carré de la distance". Il y a là un air de famille avec le travail de Newton sur la gravitation !

En 1800, en observant la raie, poisson qui produit de l'électricité, Alessandro Volta a idée de la pile électrique. Dès lors qu'on peut produire et stocker de l'électricité, de nouvelles expériences peuvent se dérouler ! La technique de l'électrolyse et ses applications industrielles sont dès lors possibles !

C'est alors que l'on découvre que l'électricité et le magnétisme ont partie liée ! Le passage d'un courant, tel que démontré par le Danois Hans Christian Oersted (1777 - 1851), fait dévier l'aiguille d'une boussole.

Ceci stimule les travaux d'André-Marie Ampère (1775 - 1836) qui montre que deux courant électriques peuvent interagir entre eux par le biais de forces de nature magnétique. Il établit de nouvelles formules mathématiques à l'instar de Coulomb avant lui.

Mais les forces électromagnétiques dépendent non seulement de la distance mais aussi de la vitesse et de l'accélération. Dès qu'elles se mettent en mouvement, les particules ont plus de mal à être mise en équations. On va s'éloigner des similitudes avec les théories de Newton sur la gravitation !

En effet, les savants s'appliquent à englober la dynamique des charges dans une théorie unique avec la gravitation. L'Anglais Michael Faraday (1791 - 1867) va se pencher sur ces problèmes. Le cas de Faraday est exceptionnel car il grandit dans des conditions de pauvreté qui à priori lui barre la voie scientifique. Mais, relieur de métier, il apprend la physique et la chimie en lisant les livres qu'il relie ! Ce savant va explorer l'induction électromagnétique à l'origine de nos centrales nucléaires, thermiques, hydroélectriques ou éoliennes ! Le principe de base est qu'un aimant au voisinage d'un câble y fait circuler un courant électrique ! Faraday parvient ainsi à générer un courant au moyen d'un aimant ! Il établit par ailleurs la très importante notion de champ ou "lignes de forces" !

James Clerck Maxwell est né à Édimbourg en 1831, l'année ou Faraday ébauche ses "lignes de force". Contrairement à Faraday, sa famille est apparentée à la noblesse et il a étudié aux université d’Édimbourg et de Cambridge et dirige le prestigieux laboratoire Cavendish. Il va prendre très au sérieux les idées de Faraday. Il précise la géométrie des lignes de champ en se servant de limailles de fer. Maxwell va réaliser une synthè_se des travaux de Coulomb, Faraday et Oersted, bref rédige le précis mathématique qui rendra possible la réalisation de moteurs, magnétophones, appareils électroménagers, téléphone, téléviseurs et radios !

Bref tout un parcours d'effervescence intellectuelle !

A bientôt !

La découverte de l'électromagnétisme
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J'apprends - Brigitte Giraud

October 27 2013 Published on #Littérature XXIème

J'apprends est le récit de l'enfance et de la préadolescence, à la première personne, de Nadia, une enfant née de la Guerre d'Algérie, vivant dans la vallée du Rhône quelque part entre les années 1960 et 1970.

Ce roman, assez authentique, est s'organise en trois chapitres et se compose de petits paragraphes. On voit l'itinéraire de Nadia depuis l'école primaire jusqu'au collège.

Bien entendu dans ce style d'exercice, il y a la découverte du monde des adultes, du passé familial entre son père, "celle qui n'est pas [sa] mère", sa soeur et son demi-frère. Mais aussi la découverte du corps -ici notamment à travers la pratique de la gymnastique - et des garçons.

Le texte est ponctué de références contextuelles et culturelles qui l'ancre dans une époque : Mike Brandt, Claude François, Michel Polnareff etc... Et aussi les milles petites expériences du quotidien dans lesquels bon nombres de lecteurs se reconnaitront -pas seulement ceux ayant vécu dans les années 1970, pas seulement les pieds-noirs ni les enfants des cités. Paradoxe, ce livre très placé dans un contexte est universel !

Reste le coeur du roman : l'école ! Là encore le texte est agrémenté de poésies, de faits que l'on apprends à l'école (les carolingiens, la table de multiplication, la conjugaison...). L'ensemble est très vivant !

Un chapitre marquant est celui où l'enfant découvre la cruauté des adultes à l'image de cette institutrice qui inflige un supplice à une élève qui ne connait pas sa leçon - et cela résonne en moi avec une expérience personnel d'une institutrice dérangée mentalement qui passait son temps, lors de mon année de CP, à frapper tous les élèves au visage à coup de cahier,même les bons élèves mais bon "il ne faut pas croire tous ce que les enfants racontent !".

L'école a bien changé depuis ces années-là aujourd'hui le moindre geste déplacé sur un enfant fait presque la une des médias ! Et que diraient mes parents qui eux avaient droits aux coups de règles sur les doigts et aux bonnets d'ânes ! Mais je m'égare !

Bref, vous l'aurez compris, j'ai assez aimé ce livre de 2005 de Brigitte Giraud - le trouve malheureusement pour cette raison trop court - et aurait bien aimé avoir aussi les années lycée de Nadia !

Je dédie ce billet à ma nièce Marie, 6 ans, à l'étranger, qui entre dans l'équivalent du CP cette année et va découvrir l'univers des mots !

A bientôt !

J'apprends - Brigitte Giraud
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Vie de Ian Fleming - I - Les années de formation

October 26 2013 Published on #Biographies

J'ai déjà eu l'occasion de faire plusieurs billets sur les films de James Bond. Mais le célèbre agent britannique est avant tout une création littéraire de Ian Fleming dont je vais vous conter l'existence dans trois articles ! La carrière militaire de l'homme a en effet fortement influencé son œuvre !

Ian Lancaster, né le 28 mai 1908, est le deuxième fils de Valentine Fleming et d'Evelyn Sainte- Croix Rose, dans une famille de banquiers prospères. Le futur créateur de 007 passe ses neuf premières années choyé dans la propriété familiale d'Ipsden. Il montre une vigueur physique indéniable, est plutôt grand mais gâté, se comporte comme une forte tête ! Son caractère difficile empire encore avec la mort de son père sur le front français le 20 mai 1917.

Elevé par sa mère veuve et riche, Ian est envoyé au prestigieux collège Eton, près de Londres mais dans l'ombre de son frère ainé, il a du mal à trouver sa place. Il se compose alors un rôle de dandy aux allures cynique qui plait beaucoup aux jeunes filles ! Il remporte aussi des jeux sportifs ! Mais ses bulletins demeurent mauvais...

Préoccupée, sa mère l'envoie alors dans l'académie militaire de Sandhurst en 1926 puis à l'école Tennerhof dans le Tyrol l'année suivante ; cours renforcés d'Allemand, lectures des classiques, stages de ski sont au programme. Il est sans pitié avec les jeunes Autrichiennes !

Fleming s'inscrit à l'université de Munich en 1928 puis en 1929 à l'université de Genève. Il occupe alors un poste temporaire au bureau de coopération intellectuelle de la SDN, rencontre Albert Einstein et Carl Jung. Par la suite, il échoue lamentablement à l'examen des Affaires étrangères mais trouve un emploi de journaliste dans l'Agence Reuters, en 1931, qui l'envoie en reportage à Moscou deux ans plus tard assister au procès de six ingénieurs anglais arrêtés par le Gépéou. Ce voyage va énormément le marquer et à son retour, il est incité par le sous-secrétaire permanent aux Affaires étrangères à raconter cette expérience. Il a acquis là en effet une connaissance précieuse de l'URSS et le président de Reuters en est fortement impressionné !

Ensuite, Fleming part pour l'Extrême-Orient. Mais malgré cela, il présente plus tard sa démission car on lui a proposé une situation dans une banque d'affaires. Ian Fleming préfère alors se la "couler douce" dans la banque Cull & Co puis dans une agence de change. On est loin de la vie aventureuse de 007 !

Pourtant, la Guerre qui se profile va tout changer !

A bientôt !

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1Q84 - Livre 3 - Haruki Murakami

October 26 2013 Published on #Littérature XXIème, #Littérature étrangère

Et voilà, l'histoire de Tengo et Aomamé, des Précurseurs et des Little People se termine avec ce livre 3 de 1Q84 ! Une fois de plus, Murakami nous livre un récit où la romance, la réflexion et le fantastique sont étroitement mêlés !

Mais je ne pense pas qu'on puisse parler de récit fantastique à propos de 1Q84 ! Un récit fantastique advient lorsqu'il y a toujours une possibilité entre une explication surnaturelle et une explication rationnelle. Or ici, il n'y a pas vraiment d’ambiguïté, il y a bien deux lunes dans le ciel et des petits bonshommes de 5 centimètres qui sortent de la bouche des cadavres ! Je parlerais plutôt donc de "merveilleux" ! Avec une touche de culture shinto et japonaise !

L'intertexte, très riche, est aussi à chercher du côté de Shakespeare, d'Alice au pays des merveilles ou de la légende d'Orphée aux enfers !

Le centre de l'histoire est bien un récit sur la solitude de deux êtres qui cherchent à se rejoindre et y parviendront dans un autre monde !

Mais ne vous attendez pas à ce que toutes les énigmes soient résolues. Il subsistent quelques questions non élucidées - pas mal en fait ! Ce n'est pas ce qui importe ! Murakami aurait très bien pu livrer un tome 4 à son histoire !On lui reproche souvent un style trop détaillé mais je remarque qu'il a aussi l'avantage de toujours bien "récapituler" à intervalles réguliers les questionnements de ses personnages. Le récit est raconté à la troisième personne - toutefois, on pénètre bien dans l'esprit des protagonistes - même si ils ne disent pas "je".

De toute façon, un récit à la première personne serait problématique car on change successivement de point de vue : Tengo, Aomamé auxquels se joint dans ce dernier Livre le point de vue d'Ushikawa.

Voilà, une très bonne lecture tant sur le fond que sur la forme mais une lecture de longue haleine, trois tomes massifs -mais dont on ne décroche pas avant la fin !

A bientôt !

PS : Je dédie ce billet à Barbara C.

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