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Marvel - Spider-Man - 1962/1963

February 28 2014 Published on #Comics, #Bande-dessinée

En 1962, Stan Lee a contribué au renouveau de la maison éditrice de comics Marvel en lançant coup sur coup Fantastic Four et Incredible Hulk. Cela ne suffit pas à notre auteur prolifique qui veut créer un troisième titre pour étoffer le Marvel Universe. Stan Lee s'inspire alors des insectes et imagine un homme qui peut marcher sur les murs !

Mais le problème reste complet quant il faut trouver un nom au héros ! Insect Man n'est pas très sexy, Mosquito Man est ridicule. Finalement, notre créateur déniche Spider-Man !

Mais le caractère innovant du nouveau héros est qu'il n'est pas un personnage adulte mais un adolescent, timoré qui plus est - de nos jours, on appellerait Peter Parker un geek.

Peter vit chez son oncle Ben et sa tante May. Alors que sa classe visite un laboratoire, il est mordu par une araignée radioactive et développe d'étonnants pouvoirs.

L'adolescent est bientôt grisé par sa nouvelle force et prend de l'assurance mais tout de même une identité secrète. Bricoleur de génie, il se bricole des lances-toiles et un costume et participe à des matchs de catch. Mais il commet une erreur et son cher oncle Ben est abattu par un cambrioleur que Peter a laissé fuir.

Dès lors Spider-Man/Peter Parker comprends que "de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités" !

Spider-Man est une cocréation de Stan Lee et du dessinateur Steve Ditko dont le style convient mieux au nouveau personnage que le style épique de Jack Kirby. Ditko est l’inventeur des lances-toiles et du costume !

Pourtant le personnage a bien failli avorter dans l'oeuf, l'éditeur Martin Goodman trouvant qu'une araignée pourrait faire peur aux enfants. En réalité, spider-Man devint au fil du temps le héros Marvel le plus emblématique !

Spider-Man apparait la première fois - à titre d'essai - dans le dernier et quinzième numéro d'Amazing Fantasy en août 1962 puis a sa propre revue Amazing Spider-Man. De nos jours, Ce titre a dépassé les 700 numéros !

Dans les premiers récits, rassemblés chez l'éditeur Panini en France, dans l'Intégrale 1962 - 1963 (qui a eu une édition spéciale augmentée pour les 50 ans du héros en 2012 !), Spider-Man rencontre ses premiers ennemis de taille : Le Caméléon, le Vautour, Docteur Octopus, le Lézard. Eh oui, Spider-Man, ce sont aussi des méchants hauts en couleurs !

A bientôt !

Marvel - Spider-Man - 1962/1963
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Le Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel

February 28 2014 Published on #Musées, #Histoire contemporaine

Dans le roman de François-Michel Dupont, Mémoire à bout portant, il est question d'un livre piégé. Livres piégés, stylo-pistolet sont autant d'"armes" improvisées et bricolées par la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. On mentionne aussi dans le livre un Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel, bâti autour de la mémoire d'un célèbre maquis qui participa à l'Opération Overlord.

De quoi retourne-t-il ?

Le Maquis de la Résistance Bretonne s'organisa dans le Morbihan autour de Saint-Marcel. Ce groupe a été crée en février 1943 pour recevoir des parachutages d'armes. En mars 1944, il subit le contrecoup de plusieurs arrestations.

Le 5 juin 1944, veille d'Overlord, le colonel Morice, chef départemental F.F.I. ordonne le rassemblement du maquis - 2500 hommes - à la Nouette, une ferme près de Saint-Marcel. Ces Résistants seront d'une précieuse aide pour les parachutages de SAS qui auront lieu par la suite ! Le 18 juin 1944 aura lieu un combat mémorable !

Aujourd'hui, le Musée de la Résistance Bretonne à Saint-Marcel célèbre la mémoire de ces héros autour de collections diverses - c'est dans ce cadre que l'on retrouve les armes improvisés par ces combattants ! Ce Musée a été inauguré le 24 juin 1984.

Les objets sont rassemblés dans six salles complétés par des documents audiovisuels et des maquettes, le tout dans un arrangement muséologique étudié, au total 1500 m2 d'expositions. Le Musée abrite également les collections des parachutistes de la France Libre !

Voilà - je n'ai pas eu l'occasion de visiter ce musée - mais à l'avenir en visiterait certainement d'autres autour des Plages du Débarquement dont on va célébrer cet été 2014 les 70 ans - et ceci rentre dans un projet de site sur Mémoire à bout portant dans le cadre du Salon du Livre de Caen 2014 - Passage de témoins.

A bientôt !

Le Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel
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Le Discours d'un roi - Tom Hooper

February 27 2014 Published on #Coups de coeur, #Cinéma

Le Discours d'un roi est un film britannique de Tom Hooper, drame historique de 2010 qui raconte le calvaire dans les années 1930 d'Albert, duc d'York et fils cadet du roi George V, accablé par un fort bégaiement persistant qui le handicape chaque fois qu'il doit faire un discours !

C'est d'autant plus ennuyeux que la famille royale britannique est présente dans une ère des médias qui s'annonce avec le développement de la TSF.

Albert -"Bertie" - est sobrement et efficacement interprété par Colin Firth dans un jeu d'acteur tout en nuance. Son épouse, Elisabeth Bowes-Lyon (interprétée par Helena Bonham-Carter) le conduit devant un "docteur" orthophoniste un peu spécial - aux méthodes atypiques - qui a soigné des combattants traumatisés après la Grande Guerre et qui va parvenir au bout du compte à "libérer la parole" du roi notamment en révélant ses traumatismes et ses peurs par rapport à sa famille. Ces séances vont se transformer en amitié durable entre "Bertie" et Lionel Logue (interprété par Geoffrey Rush), l'orthophoniste féru de Shakespeare et acteur manqué !

Tout ceci est indissociable du contexte historique : décès de George V, abdication d’Édouard VIII pour raisons sentimentales, arrivée au pouvoir d'Albert - en 1936 - sous le nom de George V, déclaration de Guerre !

Ce film, c'est l'histoire de la figure diminuée d'un homme handicapé qui se réalise et devient un Grand Homme !

Il est inévitable de mettre le discours de George V - affublé d'un bégaiement - en parallèle avec les discours d'Adolf Hitler. Le Führer était un orateur redoutable qui rassembla l'Allemagne derrière sa verve mais dont la parole n'était que porteuse de haine ! Qui se dressera face à cette parole de mort ? De manière inattendue, ce sera le bon George V pour le Royaume-Uni et ses dominions !

Car le discours d'entrée en guerre - et de fin de film -du nouveau roi sera un modèle de diction qui va rassembler les Britanniques derrière lui, leur donner l'élan pour résister et finalement sauver le monde libre de l'abime !

Enfin, plus anecdotique, on aperçoit dans ce film de très jeunes filles qui ne sont autres que la future Reine Elizabeth II - qui prendra la succession en 1952 - et sa soeur Margaret.

Un superbe film - j'ai beaucoup aimé - et d'ailleurs le film a remporté de nombreux prix dont 4 Oscars en 2011 : meilleur acteur pour Colin Firth, meilleur scénario original, meilleur réalisateur, et meilleur film !

A bientôt !

Le Discours d'un roi - Tom Hooper
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Prohibition - Infogrames

February 27 2014 Published on #Jeu vidéo

"Infogrames présente... Prohibition" ! C'est ainsi que commence ce jeu de 1987 - avec cette simple phrase en synthèse vocale et le jeu - cela ne vous étonnera pas - vous place dans la peau - en vue subjectif - d'un affilié d'Eliott Ness chargé de traquer les hommes d'Al Capone dans le Chicago des années 1920 et 1930 !

Vous avez à l'écran des façades d'immeubles, un viseur que vous pouvez déplacer - avec la souris généralement - et un décompte de 2 à 5 secondes en bas de l'écran. Des mafieux apparaissent aux fenêtres, aux portes, sur le trottoir - avec parfois une femme en otage - depuis les plaques d'égouts ou sur les toits et vous devez les dégommer avec votre viseur avant la fin du décompte sous peine de perdre une vie !

Vous avez aussi la possibilité au moment fatidique de vous abriter derrière un mur - pour un temps limité !

Le jeu est dans les teintes grises et rouges. Une musique qui est restée célèbre dans l'esprit des fans de ce jeu, musique lancinante et un peu agaçante à la longue !

Une recette simple qui a été déclinée à foison. Infogrames, l'éditeur a repris calque pour claque le moteur de Prohibition pour un jeu Bob Morane se déroulant dans une base lunaire ! Loriciels a sorti un jeu de Western inaugurant le West Phaser - un vrai pistolet à infra-rouge qui permet plus d'immersion. De même, au début des années 1990, les premières consoles Séga et Nintendo proposaient des pistolets entre autres accessoires pour leurs jeu de tirs !

Il a fallu compter avec des jeux en salle d'arcade sur le même principe du jeu de tir en mode subjectif mais encore plus "bourrin" : Operation Wolf et sa suite Operation Thunderbolt ou encore Cabal !

Rétrospectivement, il est facile de considérer tous ces dinosaures microludiques comme les ancêtres de nos FPS (Fisrt-Person shooter) : Doom, Call of Duty etc...

Moi, pour ma part, quand j'avais 5 ans, je me contentais de "tirer" avec un pistolet en plastique sur l'écran du téléviseur lorsqu'il diffusait des Western. La technologie a rendu possible cette imaginaire de gosse !

Voilà, nous reviendrons prochainement dans cette histoire du jeu vidéo !

A bientôt !

Prohibition - Infogrames
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Le cinéma français sous l'Occupation

February 26 2014 Published on #Cinéma, #Histoire contemporaine

En 1940, à partir de l'Occupation d'une partie de la France par les Allemands - et l'avènement de Vichy, on assiste à une remise en cause du cinéma d’auteur français. Il se produit d'une part, une désorganisation de la production et d'autre part, les grandes figures partent à l’étranger.

Parmi les réalisateurs, Marcel Carné part travailler en zone libre. Et d'une manière générale, les réalisateurs cherchent des compromis pour ne pas tourner à Paris.

On voit aussi l'émergence des critiques du Paris collabo. Les auteurs sont jugés coupables d’avoir démoralisés la jeunesse.

Parmi les auteurs exilés à l'étranger, il y a Jean Renoir et René Clair qui sont partis à Hollywood. Ceci permet une résistance intellectuelle du cinéma exilé.

Fin juin 1940, René Clair quitte la France avec femme et enfant, gagne l'Espagne puis le Portugal et s'embarque pour New York. Le gouvernement de Vichy le déchoit de la nationalité française puis, quelque temps après, annule cette décision. René Clair est bien accueilli à Hollywood, il y tournera quatre films : La Belle ensorceleuse (1940), Ma Femme est une sorcière (1942), C'est arrivé demain (1943) et Dix Petits Indiens (1945). Ce dernier est une adaptation des Dix petits nègres d'Agatha Christie. Il rentre en France en 1946 : Le Silence est d'or (1947), La Beauté du diable (1949) où il revisite le mythe de Faust et dirige Gérard Philipe pour la première fois et Les Belles de nuit (1952).

En 1941 : les Allemands mettent en place la Continentale pour produire du cinéma divertissant et en réalité, abrutir les masses. Ceci doit être la nouvelle Culture nationale « sous protection » du IIIème Reich. En réalité, il y a peu de films pro-allemands, mais des films Pétainistes (sur une thématique : le retour à la terre).

Toutefois, un film antimaçonnerie est tourné : Forces occultes. Il y a aussi exaltation du matriarcat : Le voile bleu.

Mais de manière générale, on est dans une politique de l’évitement, du dénie de la situation présente, par des évitements, par des paraboles avec une évasion dans le merveilleux (le fantastique) et le passé (l’histoire). Mais il faut aussi donner des raisons d’espérer.

Cocteau et Guitry ont épousé ce mouvement d’évitement. Parmi les films dans cette lignée, on a aussi La Symphonie fantastique (1942) de Christian Jacq (vie de Berlioz) ou Pontcarral, général d’Empire (1942) de Jean Delannoy. Également, « à la mode », on fait des adaptations de Balzac. Et dans le genre du cinéma fantastique, on a, par exemple, La main du diable (avec le motif de Gérard de Nerval). C’est un fantastique avec des touches assez sombres.

Bien évidemment, on n’importe plus de films américains. Alors, le cinéma français copie les films Hollywoodiens : romans à suspens, apparitions de genres à l’américain. Dans cette optique, Henry De Coin et Henry Georges Clouzot font des films policiers.

Parmi l’œuvre de Clouzot de cette époque, on a Le dernier des six, Les inconnus dans la maison, une adaptation de Simenon et un film interdit à la libération ! On a aussi L’assassin habite au 21 et Le Corbeau, tout aussi interdit à la libération, une « galerie de monstres » influencée par l’expressionnisme allemand.

Pendant ce temps, Jean Grémillon réalise Le ciel est à vous où il montre la France laborieuse.

A cette époque, il est difficile d’identifier les camps politiques tant les cinéastes brouillent les cartes.

Citons aussi Marcel Carné qui réalise Les Visiteurs du soir (1942) qui constitue un discours politique improbable et la reconstitution d’une utopie cinématographique… Mais aussi Les enfants du paradis, hommage au théâtre avec un tournage en 1944 et le premier film sorti à la libération, en 1946. La revanche se fait dans l’art, la représentation. Carné et Prévert veulent retrouver la richesse du roman balzacien. Ces cinéastes posent la représentation comme utopie perdue.

Des jeunes cinéastes font leurs armes à cette période : Clouzot, Becker et Robert Bresson.

Ainsi Bresson réalise Les Anges du péché (1943), dialogué par Jean Giraudoux. C’est un cinéma de l’enfermement, avec une esthétique claustrophobe Mais c’est un cinéma plus novateur que celui de Carné. Bresson réalise aussi Les Dames du Bois de Boulogne (1945) d’après Diderot et dialogué par Cocteau.

Claude Autant-Lara réalise Le Mariage de Chiffon (1942), Lettres d'amour (1942) et Douce (1943). On voit l’apparition d’un nouveau réalisme.

En conclusion, s’il existe un relatif contrôle des Allemands et de Vichy, les cinéastes font de la résistance formelle (non politique) pour contourner les problèmes de censure et de finances.

Il n’y a pas de concurrence américaine : une utopie cinématographie par rapport à la difficulté du temps. Dans ce contexte, de nouveaux auteurs apparaissent. Ils compteront par la suite !

Voilà, réaliser des films peut paraitre futile alors que d’autres se battent les armes à la main mais le cinéma – et la propagande sont aussi des armes ! Revoyez mon billet sur 49ème parallèle pour vous en convaincre du côté américain !

Je vous renvoie aussi à mon billet sur la BD de Mangin – Abymes Tome 2 – sur Clouzot, BD qui prend des libertés avec la vérité historique !

Enfin, je signale que ce billet provient de mes notes d’un cours de 2007 qui m’a été prodigué par Noël Herpe !

A bientôt !

Le cinéma français sous l'Occupation
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Rivalités et alliances géopolitiques à l'aube de la Première Guerre mondiale

February 26 2014 Published on #Histoire contemporaine

L'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, l'héritier du trône austro-hongrois, et son épouse, le 28 juin 1914, par un activiste serbe va mener au terrible conflit que fut la Grande Guerre.

Pourtant, c'est bien une situation particulière qui va conduire à cet enchainement implacable, le jeu des alliances entre nations et les rivalités diverses qui ont cours depuis la fin du XIXème siècle.

En 1870 - 1871, Bismarck faisait naitre la nation allemande sur la défaite française. Napoléon III avait perdu à Sedan. La IIIème République allait perdre l'Alsace et la Lorraine et les français ne voudront plus dès lors que récupérer les provinces perdues.

C'est évidemment l'un des faits les plus connus de cette époque concernant les causes de la Grande Guerre mais ce n'est pas le seul !

Bismarck est conscient de cette esprit revanchard et ne va cesser de vouloir isoler la France. En 1873 est signé l'"Entente des Trois Empereurs" entre Allemagne, Russie et Autriche -Hongrie.

Cependant, la France va réussir à sortir de son "isolement". Entre 1891 et 1894, la France et la Russie établissent un rapprochement puis concluent une Alliance.

La Russie est encore un pays agricole mais son industrie se développe et elle a besoin de capitaux : les célèbres emprunts russes !

De plus, la Russie et l'Autriche-Hongrie sont en rivalités à propos des Balkans où la Russie soutient les Serbes (Slaves orthodoxes) et l'Autriche-Hongrie appuie les Croates (chrétiens). L'Allemagne soutenant l'Autriche-Hongrie, la Russie ne peut guère demeurer dans l'"Entente des Trois Empereurs" !

En 1882, L'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie concluent la "Triplice". Mais là encore des dissensions entre l'Autriche-Hongrie et l'Italie pour les "terres irrédentes" va faire céder cette alliance !

Guillaume II, le Kaiser, monte sur le trône à 29 ans en 1888. Deux ans plus tard, en 1890, il se sépare de Bismarck. Personnage caractériel, souffrant de handicap, peu diplomate, il va se lancer dans une politique tournée vers les colonies. L'impérialisme allemand voit le jour ! C'est la WeltPolitik du Kaiser !

La société allemande est une société verrouillée par sa noblesse guerrière, les Junkers, qui défendent leurs intérêts économiques. La population allemande est en pleine explosion démographique et son industrie, sa recherche , sont florissantes (en chimie, en industrie lourde...) mais la nation manque de matières premières et de débouchés. Dès lors, le Kaiser lorgne vers les Empires coloniaux britanniques et français - les deux plus importants en ampleur !

Sur le plan international, il va y avoir des "Crises". Tout d'abord, l'incident de Fachoda, près du Nil, entre Français et Anglais se résous pacifiquement. Il y a ensuite deux incidents entre Français et Allemands à propos du Maroc, en 1905 et 1911 - qui provoque la cession, dans le deuxième évènement, de terres coloniales françaises du Congo aux Allemands.

Guillaume II et l'Amiral Tirpitz veulent développer le tonnage de la marine allemande, ce que les Anglais voient d'un très mauvais œil ! C'est pourquoi, la France et l'Angleterre se rapprochent en 1904 dans l'"Entente Cordiale". On a donc deux blocs : France, Angleterre et Russie, dans la "Triple Entente " et l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie dans la "Triple Alliance" !

Voilà comment s'est constitué le système d'alliances tandis que le "climat " se réchauffe en Europe ! Un "point chaud" demeure les Balkans où auront lieu deux guerres balkaniques en 1912 - 1913.

J'aurais l'occasion d'expliciter tous ces points dans le futur !

A bientôt !

Rivalités et alliances géopolitiques à l'aube de la Première Guerre mondiale
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Quelques considérations sur les origines de l'art

February 25 2014 Published on #Arts

Ces temps-ci, afin de compléter mes connaissances sur le cinéma, je me suis lancé dans la lecture du livre d'André Bazin, Qu'est-ce que le cinéma ? dans la collection 7èmeART chez l'éditeur cerf-Colet ! C'est un recueil d'articles.

Je pense être en mesure de produire au fil du temps une série de billets sur les aspects évoqués dans ces articles, billets qui viendront astucieusement s'intercaler aussi dans mes "Chroniques cinéphiliques" !

Je commence aujourd'hui en partant sur le premier article du livre qui s'intitule "Ontologie de l'Image Photographique" que je mêle à des réflexions personnelles, d'autres lectures (notamment les derniers livres de Roland Barthes sur la photographie) et les cours que j'ai suivis l'année dernière à la fac sur les relations entre les Lettres et les Arts.

L'Art au début de son histoire était d'influence religieuse. Il n'était pas à proprement parlé figuratif ou représentatif et était en réalité bien plus que cela. La "représentation" artistique n'en était pas une et ne se substituait pas son image à la réalité mais était la réalité !

Je m'explique ! Le bison que les peintres-shamans de la Grotte de Lascaux peignaient sur les murs n'étaient pas une représentation de l'animal mais l'animal et le peindre percé de flèches était supposé procurer une chasse victorieuse. Dans les faits, c'est probablement encore plus compliqué que cela - comme on est avant l'écriture, il est difficile de se faire une idée. On est à l'époque de la pensée magique avant la pensée mythique !

Les Égyptiens vouaient un rapport particulier à la Mort. Elle était au centre de leur préoccupation et la Religion permet du moins l'interrogation sur la Finitude. Les habitants de la région du Nil embaumaient leurs morts et pratiquaient la momification sur les notables. Mais il pouvait arriver que la dépouille soit corrompue physiquement. Une statuette était alors utilisée et placée dans la tombe pour servir de corps de rechange pour l'âme du défunt. La statuette, l’œuvre d'art, ne sert donc pas à des fins contemplative mais à des fins religieuse. Elle n'est pas une image de la réalité, elle est la réalité !

L'image photographique - comme le montre André Bazin - est une forme d'embaumement. Une façon de figer le temps par delà la Mort. Dans la photographie, on "prend" du réel. La Nature devient Art et il n'y a pas comme dans la peinture, ce "style", cette "subjectivité" de l'artiste - encore que cela peut se discuter !

La photographie et le cinéma sont des procédés techniques tout autant qu'artistiques. Le cinéma est aussi un langage et possède sa grammaire.

En peinture, l'image a d'abord servi à des fins religieuses et non à représenter l'Homme. Puis avec le Quattrocento est venu la représentation en "Perspective". On prend de la profondeur de champs !

La révolution suivante est la photographie qui reproduit mécaniquement la réalité ! Dès lors, la peinture de déplace vers l'art non-figuratif puis l'abstraction. Ce sont les évolutions du début du XXème siècle, fauvisme, cubisme, surréalisme en peinture... puis Art Abstrait...

Pour ceux que l'introduction de la perspective en peinture intéresse, je vous revois au billet que j'ai fait en juillet 2012 sur Myrkos, la BD de Kraehn et Miguel !

Désolé pour le caractère un peu décousu des propos ci-dessus mais ces précisions sont tout de même de bons compléments à divers de mes billets !

A bientôt !

Quelques considérations sur les origines de l'art
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49e Parallèle - Michael Powell

February 24 2014 Published on #Cinéma, #Coups de coeur

Le 49è Parallèle est la ligne imaginaire qui forme la frontière entre les USA et le Canada. Mais c'est aussi un film de 1941 de Michael Powell, à l’origine un film de propagande qui tient à la fois du film de guerre et du road-movie. Il obtint l'Oscar en 1941 du meilleur scénario !

Un sous-marin allemand coule des navires dans le Nord de l'Atlantique, près des côtes canadiennes. Traqué, l'équipage du U-37 décide de lancer son bâtiment dans la Baie de l'Hudson. Puis, alors qu'on s'approche d'un avant-poste de la "Compagnie de l'Hudson", le commandant décide d'envoyer un lieutenant, Hirth (interprété par l'inflexible Eric Portman), et cinq hommes à terre chercher des vivres et du carburant. Mais voilà, entre-temps l'U-Boat est coulé par l'aviation alliée. Nos nazis sont donc coincés au milieu de nulle part !

De là, ils vont commencer un périple, un road-movie, à travers l'immensité de ces régions propices à la contemplation, perdant un à un les membres de leur groupe, soit tués, soit capturés.

C'est surtout l'occasion pour le réalisateur de montrer le "choc des cultures" entre les barbares nazis endoctrinés et différentes communautés ou personnalités des démocraties.

Il y a quatre types de rencontre !

D'abord, alors que le groupe est encore au complet, nos nazis croisent un trappeur québécois, Johnny et lui font miroiter un "Québec libre" grâce à Hitler. Mais l'aventurier (joué par la légende Laurence Olivier) n'est pas dupe longtemps et le paie de sa vie !

Puis nos barbares visitent une petite communauté Huttérite, des chrétiens ayant fuit la famine et les persécutions en Europe il y a des siècles, et là encore la propagande nazie tombe à plat face à leurs libertés et leurs esprits ouverts. C'est aussi l'occasion de rencontrer l'immaculée et virginale Anna, une jeune fille de 16 ans, innocente et au visage lumineux (interprétée par Glynis John).

La rencontre suivant se fait avec un anthropologue qui étudie les indiens d'Amérique du Nord, féru de Picasso, de Matisse et de Thomas Mann, brillant et pacifique, en qui nos nazis ne voient - avec leur courte vue - qu'un dégénéré couard. C'est pourtant ce Philip Armstrong Scott (interprété par Leslie Howard), démocrate "lâche" et désarmé qui maitrisera l'avant -dernier nazi du groupe pourtant muni d'un pistolet !

La dernière rencontre a lieu dans un train de marchandise entre Hirth et un soldat allié "un peu arrangeant avec le règlement militaire" alors que le convoi s'apprète à franchir les Chutes du Niagara !

Ultime ironie, Hirth, le dernier nazi se voit relegué au rang de marchandise, même pas considéré comme un être humain - et rejeté par les douanes.

Le film se clôt ainsi.

J'ai oublié de préciser que c'était un film en Noir & Blanc dont, pour ma part, j'ai vu une version en VO et ai passé un bon moment. Le cinéma de nos jours produit des blockbusters franchisés remplis d'effets spéciaux mais j'ai là une fois de plus la preuve qu'on trouve aussi de petites perles en remontant plus anciennement dans l'Histoire du 7ème Art !

A bientôt !

PS : Ah si ! La musique du générique est peut-être un peu trop lyrique et grandiloquente à mon goût !

49e Parallèle - Michael Powell
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La réalisation d'un dessin animé

February 23 2014 Published on #Cinéma, #Sciences

Bien avant ce blog, je m'étais déjà lancé dans une aventure éditoriale, lorsqu'à 10 ans, en Sixième, avec un copain, Thomas, je lançais une feuille de chou dans mon collège, laquelle s'intitulait "Jeunes Magazine " et qui compta quatre numéros et un hors-série Jeux !

Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ? Parce qu’il y avait déja des articles - pas des billets - et que l'un d'eux, une rubrique récurrente, s'appelait "La réalisation d'un dessin animé". J'avais alors puisé les informations dans un magazine envoyé par la Poste : "Image par Image".

Je vais donc vous parler de la manière de réaliser un dessin-animé - très rapidement - et la boucle est bouclée ! - et ajouterais quelques compléments historiques et considérations sur le numérique !

Toute création de dessin animé - comme pour toute œuvre cinématographique - commence par la conception d'un scénario - qui conduit à un synopsis. Le synopsis décrit l'action, son enchainement dans un séquencier, les épisodes, les personnages. Comme les séries télé, les dessins animés actuels s'organisent en saisons. Le séquencier se doit d'être très précis et explicite le décor de l'action, les plans de "caméra" et les dialogues.

On crée ensuite toute une série de model-sheets qui sont autant de feuilles de références sur les personnages, les accessoires, les véhicules, les décors, etc... Pour chaque personnage, on élabore des model-sheets en pied, sur son visage, sur son habillement, la taille des personnages les uns par rapport aux autres.

Le story-board est le développement visuel du séquencier puisqu'il revient sur chaque plan et le montre en images. C'est véritablement sur le story-board que l'on peut enfin voir les instructions de "caméra" et de cadrage.... avec toujours dialogues, séquence musicale, durée etc...

On procède au timing, ce qui permet l'enregistrement des voix (doublage) et cette enregistrement est ensuite calé sur l'ouverture des bouches et le "24 images par seconde". On procède d'abord par un enregistrement témoin - qui devient souvent définitif - et qui servira aux doubleurs à se caler sur le timing.

A ce stade, on dispose donc d'un story-board et d'un enregistrement sonore témoin. Les deux seront reliés par l'animatique qui permet de corriger le minutage.

On élabore ensuite les feuilles d'exposition qui contiennent les informations du story-board et la synchronisation des lèvres plus des indications de cadrage, de mouvements de caméra et d'effets spéciaux.

Avec un logiciel de lip-sync, plus besoin de dessiner tous les mouvements de la bouche !

Le layout de référence constitue ensuite la véritable bible du dessin animé qui permet de bien cadrer chaque plan et de différencier le fond du décor du premier plan. Il y a trois layout. Le layout de décor qui contient tous les décors fixes, le layout de cadrage et le layout d'animation qui contient des positions intermédiaires des personnages.

La production démarre véritablement au moment où l'on fait les premiers dessins définitifs. C'est à la fois un travail d'animation et de prises de vue.

Les décors sont réalisés à partir du layout de décors, soit sur papier, support cartonné ou toile avec généralement de la gouache ou de la peinture acrylique, rarement de la peinture à l'huile, quelquefois des crayons de couleurs aquarellables.

Pour chaque séquence de l'animation, on réalise un dessin du début, un dessin de fin et deux dessins intermédiaires. Ce sont des dessinateurs intermédiaires qui remplissent les "vides".. Les dessins obtenus sont scannés ou photocopiés pour vérifier le timing et la sycnhronisation des dialogues au cours du pencil-test ou line-test. Si celui-ci est concluant, on réalise les dessins qui manquent encore à la scène.

Enfin, les animateurs clés remettent leurs dessins aux metteurs-au-net qui reprennent ces dessins sur de nouvelles feuilles en corrigeant les détails, en les peaufinant d'après les model-sheets si besoin.

Les prémices du dessin animé se trouvent sans conteste dans les pantomimes lumineuses d'Emile Reynaud projetées au musée Grevin à partir du 28 octobre 1892, grâce à son théâtre optique, système artisanal très proche du cinématographe.

Les premiers dessins animés de Walt Disney, eux, datent de l'entre-deux guerres et ne mettent pas en scène Mickey Mouse mais Oswald le lapin chanceux dans 26 productions pour Universal. Ensuite, ce seront les Silly symphonies !

Les français s'illustrent aussi dans le genre du dessin animé - dès les années 1980 avec Jean Chalopin où les films de René Laloux tel Gandahar avec Caza à la fin des années 1980.

Evidemment, l'informatique change la donne et permet l'animation 3D - c'est l'ère Pixar ! L'ordinateur simplifie les tâches, l'organisation et la division du travail mais demande de nouvelles compétences sans négliger l'animation traditionnelle.

Un type particulier d'animation - en quelque sorte en 3D avant l'ordinateur ! - la pâte à modeler - avec Wallace et Gromit de Nick Park.

Sans compter la déferlante japonaise et de l'anime ! Depuis Goldorak, Albator et Candy puis Akira et le légendaire Miyazaki !

Ici, j'ai déjà eu l'occasion de vous parler d'animation et de dessin animé à travers The Clone Wars, Bleach ou Les Chevaliers du Zodiaque ! Et je continuerais !

A bientôt !

La réalisation d'un dessin animé
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Stargate Atlantis - Saison 2

February 22 2014 Published on #Série télé

Partons pour un nouveau voyage vers une galaxie lointaine, très lointaine, non pas celle de Star Wars mais la Galaxie de Pégase où opère les équipes du Docteur Weir et du Colonel Sheppard depuis la Cité légendaire d'Atlantis !

Nous les avions laissé sur un cliffhanger haletant au terme de la Saison 1 et dans la mouise puisque la Cité des Anciens subissait un assaut d'une flotte Wraith. Cette Saison 2 commence sur les chapeaux de roue avec l'arrivée du Dédale, depuis la Terre, en renfort. Jusqu'à ce que nos héros trouvent une voie de sortie plus radicale et définitive à cette crise.

L'intrigue - comme dans toute série actuelle - après s'être posée dans la Saison 1, se diversifient et se complexifient. On apprend ainsi qu'il y a une guerre civile - et donc plusieurs clans - chez les Wraiths. Il y a aussi des dissensions chez les Atlantes comme par exemple cette équipe formée par le lieutenant Ford frappée d'une "maladie" Wraith.

L'intrigue Genii évolue elle aussi avec pas moins d'un coup d'état.

Comme dans pratiquement tous les épisodes de la franchise, nos héros se retrouvent toujours dans des situations impossibles dont ils se sortent d’extrême justesse !

Et le docteur Beckett a un rôle plus important cette saison puisqu'il est question d'un "vaccin" contre les Wraiths !

Il y aussi de nouveaux personnages dont le body-buildé et énergique Jason Momoa, qui interprète Ronon Dex, chassé par les Wraiths et devenu chasseur de Wraiths ! Jason Momoa qu'on a revu depuis dans la Saison 1 de Game of Thrones dans le rôle de Khal Drago ! Et aussi au cinéma dans un très pathétique Conan ! N'est-il donc destiné qu'à jouer des rôles de brutes épaisses ?

Les points négatifs maintenant car je suis très critique vis-à-vis de cette série qui a très mal vieillie en très peu de temps !

Pourquoi diable, les habitants de Pégase parlent-il tous l'anglais (en VO) ou le français (en VF) ? Nos héros débarquent sur des planètes à des centaines d'années-lumières et posent leurs fesses sur des tabourets dans des auberges autochtones comme si de rien n'était ? On serait plus dépaysé en allant faire un tour au fin fond de la France ! Le problème de la langue s'explique très bien dans des franchises comme Star Trek par des traducteurs universels ! Mais là !? On prends vraiment les spectateurs pour des crétins !

Le personnage de Mac Kay est censé tenir du ressort comique : le savant génial imbu de lui-même et insupportable ! Or moi, je le trouve réellement insupportable et il ne me fait aucunement rire !

Enfin, la coupe rasta de Ronon Dex/ Jason Momoa qui fait qu'un ami à moi à qui j'ai montré la série un jour l'a surnommé aussitôt "rastaman" !

Bref une série qui reste divertissante si on est pas trop regardant mais bien en deçà de standards actuels portés par des séries comme Game of Thrones, Walking Dead ou Breaking Bad !

A bientôt !

Stargate Atlantis - Saison 2
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