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Sillage - Tome 15 : Chasse gardée - Morvan & Buchet

November 30 2014 Published on #Bande-dessinée

Je vous avais déjà commis un billet de présentation générale sur la série de BD Sillage il y a fort longtemps - je vais maintenant m'attarder sur quelques tomes en commençant par les derniers parus.

Pour rappel, Navis, la seule humaine du convoi Sillage, était une agent de la Constituante, le gouvernement central en place mais s'était vue associée à des terroristes et embrigadée dans une affaire de corruption qui lui avait valu de se retrouver congédiée. Dans le tome 14, elle avait démasqué d'horribles "vendeurs de planètes" et défait un redoutable tueur qui n'était pas sans rappeler l'Alien de Ridley Scott !

Dans ce tome 15, "Chasse gardée", toujours scénarisé par Morvan et dessiné par Buchet, la jeune héroïne, accompagné de Bobo et de son robot, cherche des contrats de mercenaire et obéit toujours à son éthique.

Elle est engagé finalement par un propriétaire pour débarrasser une planète de sa faune dangereuse afin de construire un complexe immobilier. Le récit est conçu in media res et appelle un flash-back. Une fois de plus, dans les récits de Sillage, tout n'est pas comme il parait au premier abord et Navis va passer du stade de chasseur à celui de proie. Ne manquant pas de ressources, gageons qu'elle saura tirer son épingle du jeu !

Un récit somme toute classique - qui fait lentement évoluer une intrigue générale autour des -rares - compatriotes humains de Navis. Avec une révélation finale qui vaut son pesant de cacahuètes ! L'Alien du tome précédent - ou plutôt un de ses congénères - fait sa réapparition. Le dessin de Buchet est toujours aussi méticuleux, fin, soigné et précis ! Une bonne série de SF - qui ne s’essouffle que très légèrement !

A lire !

A bientôt !

Sillage - Tome 15 : Chasse gardée - Morvan & Buchet
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Rob Roy - Michael Caton-Jones

November 29 2014 Published on #Cinéma

Michael Caton-Jones avait déjà réalisé, en 1990, Memphis Belle - chroniqué sur ce blog ! En 1995, il réalise un autre film historique, ayant lieu cette fois en Écosse, dans les Highlands, au XVIIIème siècle. Il s'agit de Rob Roy avec dans les rôles principaux Liam Neeson - auréolé de sa performance dans La Liste de Schindler -, Jessica Lange et Tim Roth.

L’Écosse vit des heures sombres ! Sous le joug des Anglais, les histoires de succession font l'air du temps tandis que la population meurt de faim et que beaucoup émigrent aux États-Unis !

Robert Mac Gregor - dit Rob Roy - est au service du Duc de Montrose, un Anglais. C'est un homme d'honneur, faisant partie d'un Clan -qui va se trouver en butte à des nobles félons dont Archibald Cunningham, l'intendant de Montrose. Ce dernier va escroquer le Duc en lui volant une somme d'argent - et en tuant le coursier, un ami de Rob Roy.

De là, Rob Roy a une dette envers Montrose et refuse de fournir un faux témoignage dans une affaire politique ! Il sera alors traqué par Archie, sa femme violée, son bétail tué et sa maison brûlée !

C'est donc une histoire classique de vendetta - avec quelques lenteurs - et qui se révèle assez manichéen. Dans le même registre, on pense à The Patriot, de Roland Emmerich, avec Mel Gibson, se déroulant aussi au XVIIIème siècle et où les Anglais ont aussi le mauvais rôle !

Mac Gregor va soulever son clan et entrer dans la légende en s'opposant à une aristocratie félonne et corrompue !

A bientôt !

Rob Roy - Michael Caton-Jones
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Claude Levi-Strauss, le "pape du Structuralisme"

November 26 2014 Published on #Philosophie

Claude Levi-Strauss est une figure emblématique marquant de la vie intellectuelle de tout le XXème siècle. Anthropologue et ethnologue, il s'inspira des théories de Ferdinand de Saussure et Roman Jakobson sur les "structures" en linguistique et les appliqua à l'anthropologie et l'ethnologie, utilisant les "structures" dans ces disciplines - les sciences humaines - et fondant le Structuralisme.

Né, Gustave Claude Lévi en 1908, à Bruxelles, Claude Levi-Strauss montre très tôt une précocité intellectuelle et une vive curiosité ! Il est un touche-à-tout, autodidacte et observe la vie parisienne dans les ateliers de son père, portraitiste, mis au chômage par la photographie.

Diplômé en Droit, Lettres et Philosophie, Claude Lévi-Strauss lit des récits ethnographiques et a envie de voyager. Sa lecture de Robert H. Lowie (1920) est une révélation et le jeune homme décide d'aller étudier les populations sur le terrain. Mais la discipline est encore peu développée en France.

Lévi-Strauss se rapproche de Lucien Lévy-Bruhl qui dirige alors l'Institut d'ethnologie, fondé en 1925. Il part alors pour le Brésil en 1935 et devient professeur de sociologie à l'université de Sâo Paulo. Il découvre alors le Mato Grosso et l'Amazonie. C'est lors des rencontres avec les indigènes qu'il élabore ses théories sur les liens de parentés.

De retour en France en août 1939, la guerre éclate. Juif, Lévi-Strauss est menacé ! A l'hiver 1939, il est mobilisé derrière la Ligne Maginot et s'ennuie ferme ! En 1941, il parvient à rejoindre New York et rencontre André Breton et ses surréalistes ainsi que le linguiste Roman Jakobson, rencontre décisive.

De nouveau de retour en France, il publie en 1949, sa thèse, Les Structures élémentaires de la parenté qui pose la problématique de l'interdit de l'inceste qui - pour résumer rapidement - relève d'abord d'un système de don (inspiration venue de Marcel Mauss) et de formation d'alliance que de préoccupations biologiques et psychologiques !

L'ethnologie manque encore de reconnaissance néanmoins Claude Lévi-Strauss devient sous-directeur du Musée de l'Homme en 1948. Dans le même temps, il est nommé directeur d'études à l’École pratique des hautes études.

En 1955, il sort sous forme de récit autobiographique son roman Tristes tropiques et on lui reconnait des qualités littéraires qui lui gagnent enfin la célébrité auprès du grand public ! Il ne s'agit pas vraiment d'un roman mais le livre se lit comme tel !

En 1958, il est élu professeur au Collège de France à la Chaire d'Anthropologie sociale et il crée son propre laboratoire.Il fonde en 1961 avec Emile Benveniste et Pierre Gourou la revue L'Homme qui s'ouvre aux multiples courants de l'ethnologie et de l'anthropologie, et cherche à favoriser l'approche interdisciplinaire.

De 1950 à 1970, le professeur recherche, derrière le chaos des rites et des coutumes, les "principes structuraux" qui les ordonnent. Il deviendra lui-même un mythe. C'est à cette période qu'il publie les quatre tomes des Mythologiques dont Le cru et le cuit - sur les peuples amérindiens.

Claude Lévi-Strauss est élu à l'Académie Française en 1973 puis prend sa retraite en 1982, quitte le Collège de France où sa collaboratrice Françoise Héritier lui succède.Il publie alors moins? Parait encore Regarder écouter lire en 1993 sur ses goûts culturels propres, voyage au Japon.

Centenaire, il est l'un des rares auteurs à être publié de son vivant en "Bibliothèque de la Pléiade". Il décède en 2009 et laisse derrière lui une somme immense de travaux !

J'aurais l'occasion de revenir sur son œuvre -plus en "détails".

A bientôt !

Claude Levi-Strauss, le "pape du Structuralisme"
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Les Quatre Cents Coups - François Truffaut

November 25 2014 Published on #Cinéma

Les Quatre Cents Coups est le premier film de François Truffaut qui l'a révélé et a lancé la Nouvelle Vague.

Le film, en N&B et sorti en 1959, raconte les jeunes années d'Antoine Doinel, un jeune garçon de 12 ans qui vit une enfance difficile : il commets des bêtises à l'école, des écarts de conduite, vole et ment à ses parents même si la plupart du temps, il se montre d'une bonne volonté maladroite.

Dans le rôle d'Antoine, on découvre un très jeune Jean-Pierre Léaud. Claire Maurier, la mère et Albert Rémy le beau-père, ainsi que Jeanne Moreau et Jean-Claude Brialy en passants, font parties du casting.

La vie d'Antoine Doinel sera le sujet d'autres films tels Baisers volés, Domicile conjugal et L'Amour en fuite.Quant aux Quatre Cents Coups - qui donna naissance à une expression pour "faire toutes les bêtises" - il se vit récompensé de plusieurs prix dont le Prix de la Mise en Scène à Cannes en 1959 et lança donc Truffaut et la Nouvelle Vague. L'un des aspects de cette Nouvelle Vague est le décor réel, en extérieurs, contrairement à l'usage du décor reconstitué en studio qui était la règle auparavant.

Le film a souvent été qualifié d'autobiographique mais Truffaut récusa ce fait qui lui valut un drame familial.

Une des séquences les plus connus de l’œuvre est le long traveling de fin où Antoine s'enfuit du camp de redressement où l'on placé ses parents suite au vol d'une machine à écrire. Cette séquence - filmée à Villers-sur-Mer - est inspiré du film Rashömon d'Akira Kurosawa, film ayant impressionné Truffaut. Le film se termine enfin par un regard caméra d'Antoine.

Un film un peu désuet aujourd'hui - qui montre une école et des instituteurs et élèves d'un autre temps avec tableaux noirs et craies. Néanmoins le film a été classé par les Britanniques comme l'un des 5 films qu'il faut avoir vu avant 14 ans (j'en ai 42 !).

A bientôt !

Les Quatre Cents Coups - François Truffaut
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La Jeunesse de Blueberry : La Solution Pinkerton - Corteggiani & Blanc-Dumont

November 23 2014 Published on #Bande-dessinée

On retrouve une fois de plus le lieutenant Blueberry dans ce tome 10 de La Jeunesse de Blueberry - qui décrit toujours les affres de la Guerre de Secession et dans lequel le dessinateur Michel Blanc-Dumont succède à Wilson !

L'intrigue reprends à l'été 1864 autour d'Atlanta, ville sudiste clé, cernée par les troupes du général Sherman et défendue par le commandant John Bell Hood. Mike a perdu ses compagnons d'aventures peu de temps après leur expédition précédente (dans Le Prix du Sang) et va se voir confier une nouvelle mission : escorter une délégation du Parti de la Paix - très actif en 1863 et 1864 - pour précisément négocier la paix.

En réalité, la délégation comporte une certaine Eleonore Mitchell qui est une fausse militante pacifique, séductrice et vraie bêcheuse, en réalité un agent de l'Agence Pinkerton chargée d'assassiner le Général Hood ! Mais les sudistes ont leurs propres espions et ont conçu une parade !

Mike Blueberry et la dangereuse espionne sont finalement capturés et notre héros a la désagréable surprise de voir que le maléfique Bowman a survécu à leur précédente rencontre - coup de théâtre alors qu'on croyait le vilain mort. Mike retrouve aussi Grayson et quelques autres de ses compagnons dans un camp d'internement et doit passer un accord avec Hood - en échange de leurs vies - pour fournir aux assiégés des têtes de bétails ! Ce sera l'objet de l'aventure du tome 11 : La Piste des Maudits - qui promet encore de bons rebondissements !

C'est avec plaisir que je constate qu'il y a une vraie continuité scénaristique entre les différents tomes de La Jeunesse de Blueberry. Le dessin de Blanc-Dumont est très éloigné de celui de Giraud, moins "nerveux" et - comment dire - plus net mais aussi plus classique et académique !

Un album de 1998 pour une série Spin-off des aventures de Blueberry qui possède ses propres qualités !

La version "collection Hachette" comprend de plus un intéressant dossier en fin de volume !

A bientôt !

La Jeunesse de Blueberry : La Solution Pinkerton - Corteggiani & Blanc-Dumont
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The Big Lebowski - Joel & Ethan Coen

November 23 2014 Published on #Cinéma

On trouve peu de films qui soient des comédies et qui louchent à la fois vers le polar. The Big Lebowski fait néanmoins partie de cette catégorie, oeuvre de 1998 et coproduction américano-hispanique de Joel Coen secondé par son frère Ethan.

Cette comédie donc s'attarde sur les mésaventures d'un certain Lebowski, paresseux de profession - qui se fait appeler le "Duc" et est un véritable pied-nickelés embarqué dans tous les coups foireux ! Interprété à l'écran par Jeff Bridges, ce lascar, passionné de bowling et fumeur de joints, n'en est pas moins un type attachant !

Un jour des brutes débarquent dans le taudis du "Duc" et pissent sur son tapis, le prenant pour son homonyme, un autre Lebowski, millionnaire de son état. L'anti -héros décide alors d'aller voir ce magnat de la Côte Ouest des USA pour ce dédommager. Ce faisant, il croise la sulfureuse - et notoirement vulgaire et peu farouche - Bunny Lebowski, la femme du maitre des lieux, nymphomane de surcroit ! On reconnaitra là un clin d’œil à la figure de la Femme Fatale des films noirs !

Commence alors un imbroglio impossible où se croisent - au coeur d'un pseudo-kidnapping - une bande d'Allemands kidnappeurs, un producteur de porno, un jeune cancre, un détective privé; des copains impossibles, une fille artiste et féministe etc... Lebowski se trouve pris au centre de tous ses quiproquos et rivalités et risque bien d'y laisser ses orteils, ses testicules et sa voiture !

Notre bonhomme peut "compter" sur ses potes, Donny et surtout Walter - interprété par John Goodman qui possède un vrai potentiel comique et dont on applaudira la performance - un juif converti, traumatisé par le Viet-Nam, psychorigide, obsessionnel et gaffeur mais ami fidèle !

A noter aussi la présence de Julianne Moore dans le rôle de Maude Lebowski, une artiste excentrique.

Pastichant le film noir, doté d'une bande sonore d'exception, The Big Lebowski est entré au panthéon des films cultes, peut-être le "dernier film culte du XXème siècle et le premier du XXIème siècle".

Pour toutes ses qualités, ce film est donc à consommer sans modération !

A bientôt !

The Big Lebowski - Joel & Ethan Coen
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Charlie et la chocolaterie - Tim Burton

November 23 2014 Published on #Cinéma

Charlie et la chocolaterie est un film de 2005 de l'américain Tim Burton, deuxième adaptation au cinéma du roman pour enfant de Roald Dahl publié en 1964, la première adaptation étant signée Mel Stuart avec Gene Wilder. Le roman est très apprécié des enfants britanniques !

Le film de Burton repose sur l'imagerie onirico-fantastico-burlesque habituelle du réalisateur et a aussi comme fondation la prestation de son acteur fétiche, Johnny Deep, ici très à l'aise. C'est une sorte de conte moderne et gourmand et une "leçon" sur le rôle de l'éducation et des parents.

Charlie Bucket est le seul enfant d'une famille pauvre, lequel n'a rien de particulier hormis une bonne étoile et un comportement adéquat en toute situation. A l'opposé de sa maisonnette délabrée, en haut de la colline, se trouve l'imposante fabrique de chocolat de Willy Wonka, "magicien" du chocolat, excentrique, mystérieux et aussi un peu inquiétant. Or ce que personne ne sait c'est que le bonhomme a décidé de léguer sa chocolaterie.

Il dispose pour cela cinq "Golden Tickets" dans des tablettes de chocolat et les cinq enfants chanceux auront la chance de visiter l'usine, véritable "Wonderland" d'Alice. Mais voilà, hormis Charlie, les cinq mômes se révèlent de véritables petits enfants gâtés pourris : Augustus, l'obèse odieux représentant la gourmandise, Veruca, la gamine capricieuse symbole de la luxure, Violette, la peste de compétition incarnant l'envie et Mike, le petit génie prétentieux ne cachant pas sa colère !

Ces quatre morveux verront de désagréables et très loufoques mésaventures leur arriver ! Ils seront mis hors courses à la succession ! Et chaque "élimination" est scandée par une chanson de la tribu des Oompas-Loompas.

Notre Willy Wonka a une fêlure liée à son enfance : il s'est séparé de son père, orthodontiste, ennemi des bonbons - incarné par Christopher Lee, sobre et efficace - paternel qui en secret a garder une admiration pour le son fils Willy. On a droit en finale à une touchante scène de retrouvaille !

Pour peu qu'on se prête au jeu de la fantaisie, ce film devrait plaire ! L'esthétique burtonienne se déploie ici à fond ! La chocolaterie donne lieu à des scènes mettant en jeu des décors et des idées étonnante, présentes dans le roman mais auquel Burton donne aspect visuel ! Et il y a une morale qui n'est pas gnian-gnian !

Un bon divertissement pour la famille !

Attention à la crise de foie/foi avec tout ce chocolat !

A bientôt !

Charlie et la chocolaterie - Tim Burton
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Star Wars -Tout sur l'Attaque des Clones

November 22 2014 Published on #Star Wars

Star Wars - Episode II :The Visual Guide de DK Publishing - en Français : Star Wars -Episode II : Tout sur l'Attaque des Clones - chez Nathan est un guide qui mêle photos, légendes et blocs de texte autour du 2ème opus, celui de 2002, de Star Wars.

DK Publishing a publié quantité de guides de ce genre, sous cette présentation, pour Star Wars avec les Episodes I, II, III et la Trilogie Classique (plus un recueil les regroupant tous), sur Star Wars Lego, sur les séries The Clone Wars et Rebels, sur les véhicules ou les lieux des différents épisodes. Mais la maison d'édition a aussi publié des livres de ce format sur l'Histoire de la Philosophie.

Ce livre est une mine d'or d'infos et un régal pour les yeux. Je ne reviendrais pas sur l'intrigue de l'Episode II - qui voit l'émergence du mouvement Séparatiste et le déclenchement de la Guerre des Clones. Les pages se présentent sous forme de double-pages avec un thème à chaque fois : les Jedi, les Sénateurs, Anakin Skywalker, les Clones etc... Des objets ont été spécialement conçus pour ce guide !

On a donc droit aux évolutions des personnages principaux : Anakin et Padmé se rapprochent tandis que le péril croit autour d'eux, Obi-Wan, Yoda, Mace Windu, les différents Jedi et les techniques de combat au sabre-laser sont là aussi !

Un large chapitre est consacré à Jango Fett et aux Clones car la Guerre est au centre de cet épisode ! Puis les nouvelles machines de guerre Séparatistes sont introduites !

L'intrigue de la Prélogie est éminemment plus complexe, moins manichéenne et plus politique que celle de la Trilogie Classique et ce genre de livre aide à poser les protagonistes et les enjeux. Sidious et son nouvel apprenti, le Comte Dooku, œuvrent en cachette ! A chaque nouvel opus, la Saga se complexifie !

Ce livre trouvera sa place auprès de ses compagnons des autres Épisodes dans votre bibliothèque !

Que la Force soit avec vous !

A bientôt !

Star Wars -Tout sur l'Attaque des Clones
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Stormfall : Age of War - Plarium

November 19 2014 Published on #Jeu vidéo

Stormfall : Age of War est un jeu de 2014, de la société Plarium, disponible via Facebook. C'est un jeu de gestion/stratégie d'Heroic-Fantasy multijoueurs en ligne de type "Pay to Win".

Vous dirigez un château que vous améliorez en gérant trois types de ressources :or, fer et nourritures, fournies respectivement par des maisons, des mines et des fermes que vous construisez aussi au fur et à mesure.

Puis peu à peu, vous bâtissez de nouveaux bâtiments ! Grange(s) et entrepôt(s) pour stocker vos ressources, caserne militaire pour constituer des troupes, marché pour gérer vos caravanes et échanger des parchemins, or, fer et nourriture avec d'autres joueurs, ambassade, crypte pour recruter des zombies, Nid d'aigle pour observer les environs, Infirmerie pour "ressusciter" vos pertes, Marché Noir, catacombes pour "planquer" des troupes, salle des ombres pour recruter des espions, maison de l'Unité pour recruter des amis et bénéficier de bonus, Autel de Weor, Maison des Seigneurs, Temple de Guerre, Maison des parchemins, Sanctuaire aux Éclats, fortifications etc...

Le jeu offre de nombreuses possibilités rien que dans la phase gestion de votre fief ! Vous recrutez peu à peu des troupes, d'abord, simples piquiers, archers, nains, paladins... Vous débloquez des parchemins qui vous donnent accès à des "technologies" puis obtenez de nouvelles troupes, cavaliers, chevaliers, barbares, sorciers, golems, griffons, vouivres, démons, dragons etc... Parmi les types d'unités, on a infanterie, cavalerie, unités occultes, bestiaire et unités légendaires - avec "Attaque" et "Défense" ! Elles consomment de la nourriture et ont donc un coût d'entretien !

Il y aussi les cristaux que vous pouvez combiner en pierres plus puissantes pour avoir de meilleurs bonus de défense par exemple !

Ensuite, il y aussi les "quêtes quotidiennes" qui vous donnent aussi de l'XP ! En gagnant des points d'Expérience (XP), vous montez en niveau ! Actuellement, mon fief "Winterfell" est niveau 48 !

Et puis, il y a les sapphires que vous pouvez acheter par Carte de Crédit pour progresser plus vite selon le principe des jeux "Pay to Win". Avec, vous pouvez accélérer vos constructions,acheter des artisans, des troupes, des cristaux, des ressources, activer un statut de Paragon... La liste est longue ! Mais avec de la patience, il est aussi possible de jouer sans débourser un centime d'euro !

Le jeu est multijoueur et vous pouvez nouer des alliances, faire des échanges, prêter des troupes, rejoindre une guilde, participer à des raids ou des sièges sur d'autres châteaux d'autres joueurs ! Vous pouvez aussi attaquer des camps orques pour récupérer des bonus, des XP, participer à des quêtes, des classements ! Je n'ai pas encore trop exploré cet aspect du jeu car en suis encore à me renforcer.

La limite de niveau ? Je ne sais pas ! J'ai déjà vu des joueurs au niveau 130 ! Le niveau moyen est autour de 60 semble-t-il !

Essayez si cela vous chante !

A bientôt !

Stormfall : Age of War - Plarium
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La Gazette de Théophraste Renaudot

November 19 2014 Published on #Histoire moderne

L'imprimerie - mise au point en Europe au XVème siècle par Gutenberg - a permis le développement et la diversification de la presse. Pourtant, dès le XIVème siècle, il existait des feuilles manuscrites en circulation !

Il faut toutefois apporter quelques nuances ! Gutenberg a été précédé par les Chinois au IXème siècle qui utilisaient toutefois un système différent. L'inventeur allemand utilisa de nouveaux caractères en fonte et des presses comme celles utilisées pour le vin.

Deuxième précision : le développement d'un service de poste - et le Royaume de France fut précurseur dans ce domaine - a permis aussi le développement de l'écrit !

Enfin, la Renaissance et la soif de connaissances, la Réforme et ses Placards, l'Ordonnance de Villers-Cotterets de François Ier, l'instauration des Privilèges royaux pour publier des écrits allaient conduire au développement d'une certaine presse - sous contrôle - dont La Gazette de Théophraste Renaudot fait figure de précurseur !

Tous ces préliminaires posés, entrons dans le vif du sujet ! On connait le prix Renaudot - crée en 1925 - qui a été attribué en 2014 à Charlotte de Foenkinos, énième roman sur la Shoah. Mais ce que l'on sait moins, c'est que Théophraste Renaudot fut l'instigateur de La Gazette dont le premier numéro a été publié sans doute le 30 mai 1631 (et pas daté !).

De format 23*15 cm, ce journal comporte 4 pages qui passent rapidement à 8 puis quelquefois à 12. Il est d'abord tiré à 300 exemplaires, puis 800 voire à 1200. Son dernier numéro parait le 30 septembre 1915, signe d'une longévité exceptionnelle !

Avant la Gazette, il y eut les Nouvelles ordinaires de divers endroits de Louis Vendosme, publié à Paris à partir de janvier 1631. Mais ce premier journal est interdit en novembre de la même année et intégré dans La Gazette.

Renaudot est né en 1586 à Loudun (département de la Vienne). Il a fait des études de médecine à Montpellier puis voyage : Allemagne, Italie, Provinces-Unies...

En 1612, il s'installe dans sa ville natale et publie un "Traité des pauvres" puis ouvre un Bureau d'adresses, lieu destiné à offrir du travail aux pauvres.

Quelques années plus tot, Renaudot a fait la connaissance de Richelieu à Poitiers et ouvre grâce au Cardinal, en 1629, Rue de Calandre, dans l'île de la Cité à Paris, son Bureau d'adresses. Il se diversifie et crée aussi une agence de renseignements qui propose offres et demandes d'emplois, propositions de ventes ou d'achats, listes de voyages à frais partagés, déclarations diverses. C'est un véritable service de petites annonces qu'il mets alors en place !

C'est donc en 1631 - dans la suite logique de cette démarche - qu'il crée La Gazette et installe bureau et imprimerie Rue Calandre. Il édite ensuite La Feuille du bureau d'adresses, lance des conférences, réflexions sur des thèmes non politiques et en 1637, obtient un brevet pour une salle des ventes, un mont de piété et un autre brevet pour un dispensaire de soins gratuits.

En 1639, il reprends Le Mercure de France.

Homme entreprenant, Renaudot ne s'est pas fait que des amis et, à la mort de Richelieu en 1642, il perd son protecteur. Il poursuit néanmoins la parution de La Gazette jusqu'à son décès en 1653.

A ses débuts, La Gazette propose à ses lecteurs des nouvelles du Royaume et de l'étranger, des documents officiels. En contrepartie de privilèges, elle est un peu l'organe officieux du pouvoir. Louis XIII et Richelieu en sont même des contributeurs/rédacteurs anonymes ! Des nouvelles, mises bout à bout, rangées par ordre chronologiques y sont publiées. Il y a aussi des éditions spéciales pour des évènements importants. Le pouvoir utilise alors un peu plus cette presse pour sa propagande !

En 1632, avec La Feuille du bureau d'adresses, ce sont les petites annonces et les réclames qui apparaissent dans La Gazette et paraissent chaque samedi à partir de 1633 !

Au cours de ces deux cent quatre-vingt-cinq années, le titre du journal change, sa périodicité aussi ! Il devient, à partir du 1er juin 1762, La Gazette de France (deux fois par semaine), puis en 1792, La Gazette nationale de France (publié chaque soir !).

C'est donc une aventure éditoriale qui a compté dans l'Histoire de la Presse - pas seulement française !

Source : Michel Pellaton; Un oeil sur... La presse écrite; pemf

Voir aussi : mon billet sur Une histoire de l'Edition à l'époque contemporaine par Elisabeth Parinet

A bientôt !

La Gazette de Théophraste Renaudot
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