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Jupiter Ascending - Les Wachowski

February 28 2015 Published on #Cinéma, #Science-fiction, #Coups de coeur

Les Wachowsky, Lana et Andy, sont de retour en 2015 avec une grosse production 3D Jupiter Ascending ou Jupiter : Le Destin de l'Univers, sorte de Space Opéra à grand spectacle !

Jupiter Jones est une émigrée russe qui gagne sa vie en nettoyant des toilettes ! Mais un jour sa vie bascule. Un ancien chasseur militaire interplanétaire, croisement entre humain et loup, lui sauve la vie alors qu'elle se retrouve menacée par des aliens improbables ! Jupiter bascule alors dans un "autre univers", découvre qu'elle est la réincarnation d'une Reine, dirigeante de la Corporation Galactique Abrasax qui a ensemencé la Terre il y a 100000 ans !

Eh oui ! Les Wachowski renouent ici avec leurs thèmes phares déjà abordés dans Matrix ! Tout d'abord, il y a la thématique de l"Élu - ici une Élue en l’occurrence - que rien ne prédisposait - et qui doit sauver l'Humanité ! Ensuite l'idée de cycles ou réincarnations dans Jupiter Ascending comme il y eut plusieurs Matrices dans l'autre œuvre des Wachowski ! Puis l'idée de "Moisson" où les humains utilisés comme Matière Première ! Enfin, le concept d'une autre réalité derrière la réalité, d'un niveau "supérieur" d'où l'"Ascension" de Jupiter - au propre - dans les Étoiles - comme au figuré - son statut social !

Les méchants du film sont les Abrasax : deux frères et une soeur ! Il y a Balem (Eddie Redmayne), Kalique (Tuppence Middleton) et Titus (Douglas Booth). Ils sont quasi tous malveillants et se régénèrent grâce aux "Moissons" ! La Corporation gère les planètes - dont la Terre - comme des ressources en "Nectar" et Balem résume sa politique par "vivre pour consommer" et "générer du profit" ! L'ultralibéralisme galactique en quelque sorte !

Il faut évidement compléter cette mention du casting en citant les acteurs principaux ! Mila Kunis (Le Livre d'Eli, Black Swan - Elle est décidément magnifique de beauté cette fille !) est Jupiter Jones. Channing Tatum est Caine Wise, le soldat lupus... Il y a aussi James D'Arcy qui joue le père de Mila et que l'on peut voir en ce moment dans la série Agent Carter et l'acteur de Game of Thrones, Sean Bean, qui interprète un policier galactique.

Un film spectaculaire, fastueux et éblouissant ! Qui a pourtant reçu de nombreuses critiques négatives !? Le problème est que le public est de plus en plus blasé des effets spéciaux numériques ou autres - ce qui est soupçonné désormais de cacher une absence de scénario - et la surabondance d'explosions peut vite devenir fatigante ! Moi, en tout cas, j'ai apprécié ce spectacle, une bonne après-midi dans le cinéma de ma commune, et je le classe en "Coup de Cœur" !

Le film possède sa propre mythologie, sa propre signature esthétique et visuelle - c'est indéniable ! Haute technologie façon cyberpunk, sauriens belliqueux, vaisseaux antiques, villes et planètes qui font passer Coruscant de Star Wars pour un petit hameau, et plein d'autres choses !

A voir pour tous les férus de SF qui trouveront là un bon divertissement à défaut du film SF de l'année !

A bientôt !

Jupiter Ascending - Les Wachowski
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The Affair - Episode pilote

February 28 2015 Published on #Série télé, #Coups de coeur

The Affair est une série télé américaine diffusée depuis octobre 2014 sur la chaine Showtime et encore inédite en VF. Elle est l’œuvre de Sarah Treem et Hagai Levi. La première saison compte 10 épisodes et nous allons nous intéresser ici à l'épisode pilote intitulé "Au commencement" !

La série raconte la relation extraconjugale entre Noah Solloway, un professeur et Alison Lockhart, une serveuse. C'est une série d'une grande profondeur psychologique et avec des acteurs et actrices à l'interprétation remarquable - voire bluffante pour Ruth Wilson qui interprète Alison d'ailleurs récompensée pour cela du Golden Globe 2015 de la meilleure actrice dans une série dramatique !

Noah Solloway est donc un professeur (joué par Dominic West), marié à Helen (jouée par Maura Tierney - Abby Lockhart dans la série Urgences) et père de 4 enfants. Il a un beau-père richissime et qui est un écrivain célèbre, Bruce Butler, alors que lui-même vient d'écrire difficilement son premier roman.

Alison Lockhart est une serveuse sur le lieu de vacances des Solloway, là où se trouve la résidence du beau-père. Elle est âgée de 31 ans et mariée à Cole Lockhart (Joshua Jackson), un surfeur. Elle vit un drame et ne se remets pas de la mort de son fils de 6 ans deux ans plus tôt !

Le premier épisode est encore auréolé de mystère. Apparemment, Noah et Alison sont interrogés séparément par ce qui semble être un policier - quelques années plus tard ? Mais à ce stade, rien n'est sûr ! Est-ce cela l'Affaire du titre ? Une affaire judiciaire ou simplement une affaire extraconjugale ? Ils sont de plus interrogés à tour de rôle et là surprise, la narration est subjective. On revit les évènements mais ceux-ci diffèrent selon celui qui les raconte. Dans la version de Noah, Alison parait beaucoup plus entreprenante et son drame personnel est totalement occulté alors que dans la version d'Alison, c'est Noah qui semble prendre davantage l'initiative ! La vérité est sans doute à mi-chemin !

Cette série m'a été recommandée par Jean-Philippe, un bibliothécaire de ma connaissance qui a des goûts sûrs. Étant moi-même très ouvert d'esprit et même si à priori, The Affair "ne fait pas parti du genre de séries que je regarde" - préférant Buffy, Stargate, Game of Thrones et autres Walking Dead, découvrir ce petit bijou de série dramatique fut pour moi une bonne surprise ! Très bonne même ! Les critiques ne s'y sont pas trompés qui lui ont décerné un autre Golden Globe en dehors de celui mentionné plus haut, celui de la Meilleure série dramatique en 2015 !

The Affair passe en France depuis peu sur Canal + Séries en VO sous-titrée. C'est une série pour adultes pas seulement à cause des scènes de sexe - il faudrait être vraiment pudibond pour s'offenser de cela de nos jours ! - mais plutôt par la profondeur de son analyse de l'âme humaine !

A voir absolument !

A bientôt !

The Affair - Episode pilote
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Picasso ou la Révolution Picturale - Généralités

February 27 2015 Published on #Arts

Pablo Picasso nait en 1881 à Malaga - En Espagne - et décède - à 91 ans - en 1973 à Mougins, en France. Il passe sa jeunesse en Espagne d'un père artiste-peintre néanmoins il demeurera la majeure partie de sa vie en France.

Le petit Pablo n'est pas un enfant particulièrement précoce.... En effet, il savait à peine lire à 10 ans. Mais il s'exerce au dessin, et, dans ce domaine, il se révèle être un prodige !

A Barcelone, en 1896, il est reçu à l'école de la Llotja - où enseigne son père - ayant réalisé en un jour le projet d'admission qui prend généralement trois mois aux élèves ! Cette même année, il peint L'Enfant de chœur et Science et Charité. Il partage alors un atelier qu'il loue Rue de la Plata avec son ami Manuel Pallarès.

En septembre 1897, Pablo Picasso intègre l'académie royale de San Fernando à Madrid mais la quitte vite, ne s'y plaisant pas. Il retourne alors à Barcelone - en 1900 - et y expose pour la première fois à 19 ans - à Els Quatre Gats, un cabaret de la bohème - et par la suite part pour Paris où il s'installe dans le quartier Montmartre, là aussi quartier de la bohème et des artistes.

Picasso va alors traverser différentes "périodes" : "période bleue" de 1901 à 1904 puis "période rose" de 1904 à 1906.

Puis c'est la création du cubisme en 1907 - avec son comparse Georges Braque. Picasso a - entre 1907 et 1909 - subit des influences africaines qu'on retrouvera notamment dans Les Demoiselles d'Avignon.

Dans le cubisme, tous les objets sont une recherche sur la géométrie et les formes - où les objets se retrouvent fractionnés, réduits en petits carrés.

Durant l'année 1912, l'artiste espagnol réalise ses premiers collages et assemblages.

La Guerre 14-18 met fin à sa vie de bohème parisienne ! Il trouve un nouveau souffle grâce à sa rencontre avec Jean Cocteau qui le conduit en Italie. C'est la fin du cubisme pour Picasso. A la fin de la Grande Guerre, il expose avec Matisse, se marie avec la danseuse russe Olga Khokhlova avec comme témoins Cocteau, Max Jacob et Apollinaire.

Picasso aborde sa période surréaliste en 1925. On le voit le peintre évolue en fonction de sa vie et de ses drames. La période surréaliste mériterait un billet à elle seule !

A la suite du bombardement de Guernica lors de la Guerre Civile Espagnole, le 26 avril 1937, Picasso peint son célèbre tableau éponyme, torturé, et dénonce la guerre et ses horreurs !

On ne s'appesantira pas sur la fin de la vie de Picasso - l'artiste fera l'objet d'autres articles plus détaillés ! On peut toutefois dire qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale sa peinture se fait plus optimiste comme l'atteste le tableau La Joie de vivre. Le 5 octobre 1944, Picasso adhère au parti communiste et demeure un artiste engagé !

Cet article est le fruit de la collaboration entre Yves et Syric dans le cadre d'un échange entre leurs blogs respectifs !

Pour Yves : http://milletableaux.eklablog.com/ (où vous pourrez voir un "futur Picasso en herbe" !)

et

Pour Syric : http://biblio-drizztversion2.overblog.com/

et

http://bibliotheque-eclectique.eklablog.com/

A bientôt !

Picasso ou la Révolution Picturale - Généralités
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Kill Bill - Volume 1 - Quentin Tarantino

February 27 2015 Published on #Cinéma

Kill Bill - Volume 1 est un film américain de Quentin Tarantino, sorti en 2003, qui fait partie d'une duologie avec Kill Bill - Volume 2.

L'histoire est celle d'une escadre de tueurs professionnels redoutables - The Deadly Viper Assassination Squad ! Or voilà qu'un jour, l'un des assassins décide de quitter le groupe et de convoler en justes noces ! Seulement voilà, le reste de l'équipe débarque au mariage et assassine tout le monde laissant la Mariée (Uma Thurman)- The Bride en VO - pour morte !

Le film alterne règlements de compte et flash-backs et raconte la vengeance de The Bride bien décidée à venger son enfant à naitre et qui va éliminer un à un le reste du squad ! C'est violent, volontairement outrancier et plein de références à la pop-culture, au western spaghetti, au cinéma japonais et au film de samouraïs !

La scène d'ouverture montre The Bride dans un quartier pavillonnaire, prête à en découdre avec Vernita Green (Vivica A. Fox). C'est une entreprise de démontage en règle de la "petite vie rangée" de la classe moyenne américaine où les apparences sont trompeuses !

Puis The Bride s'envole pour Okinawa, pour récupérer un sabre légendaire du non-moins légendaire Hattori Hanzo (Sonny Chiba) qui doit lui permettre d'accomplir la suite de sa vendetta personnelle ! Elle part ensuite pour Tokyo, se rends dans un restaurant et élimine une armée de Yakuza au service d'O'Ren Ishii (Lucy Liu), sa deuxième cible. Elle combat donc les Crazy 88 et l'écolière garde du corps d'O'Ren, la cruelle et perfide Gogo Yubari (Chiaki Kuriyama, vue précédemment dans Battle Royale). Un duel a ensuite lieu dans un jardin japonais ! Ces scène sont anthologiques et à la limite du gore mais désamorcé justement par le caractère exagéré et parodique ! Ca tranche les membres, les bras et les jambes !

Mais la vengeance de The Bride - dans sa tenue jaune emblématique - ne s’arrêtera pas là et continuera dans le Volume 2 ou notre héroïne affrontera Bill - le fameux Bill qu'il faut tuer du titre - le chef du groupe, joué par la légende de Kung-Fu, David Carradine !

Ce film n'est certes pas tendre, mais constitue un bon défouloir dans l'esprit des autres films de Tarantino ! Avec une BO détonante ! A voir pour sa culture générale !

A bientôt !

Kill Bill - Volume 1 - Quentin Tarantino
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Trolls de Troy - Tome 4 : Le Feu occulte - Arleston & Mourier

February 22 2015 Published on #Bande-dessinée

Les quatre premiers albums de la série Trolls de Troy - par Arleston et Mourier - constituent une tétralogie où trois héros trolls, Tétram, Waha et Pröfy doivent réunir des ingrédients - le Scalp du Vénérable et le feu du volcan Salaston pour qu'un vieux sorcier troll puisse concocter un remède à un enchantement qui contraint des milliers de leurs semblables à construire un canal dans les Monts de Confluence !

Dans ce tome 4 - " Le Feu Occulte", nos trolls récupèrent les flammes du volcan et retournent voir le vieil ermite. Ce sont encore quelques péripéties - avec des dragons - tandis que le peuple troll endure le pire sur le chantier !

Mais bien vite, l'enchantement est rompu et les trolls se livrent au carnage ! Rysta Fuquatou, le Vénérable s'en tire de justesse et tout se termine pour le mieux.

Le ton de la série donne toujours dans l'humour. Par ailleurs, on ne peut qu'être ébahi par les nombreuses références qui émaillent le récit ! Références évidentes à Astérix - séance de baffes et de coups de poings - mais aussi au conte du XVIIIème siècle - adapté par Disney en 1933 - Les Trois Petits Cochons - qui ici finit différemment avec la maison de pierre soufflée comme le reste, signifiant qu'on peut s'attendre à tout dans Trolls de Troy. Référence aussi à Gulliver et les lilliputiens de Jonathan Swift - lorsque Pröfy éteint un feu en urinant dessus, référence aux Schtroumpfs de Peyo, référence enfin au film de Luc Besson - Le Cinquième Elément - avec les hôtesses de l'air habillées court et tout de bleu !

C'est toujours aussi réjouissant et jubilatoire ! Les récits suivants - pour ce que j'en sais - sont des one-shots, des histoires en un album - dont je vous parlerais dans le futur !

A bientôt !

Trolls de Troy - Tome 4 : Le Feu occulte - Arleston & Mourier
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Retour vers l'enfer - Ted Kotcheff

February 21 2015 Published on #Cinéma

Le Vietnam a été un véritable traumatisme, en pleine Guerre Froide, pour toute une génération d'Américains. Les artistes - et en particulier les réalisateurs - n'en finissent pas d'exorciser cette période - même si depuis le 11 septembre a relégué ces évènements en arrière plan !

Parmi les œuvres cinématographiques qui traitent de ce conflit des années 1960 et 1970, il y a Oliver Stone, qui traite la chose de manière éminemment politique - et puis, il y a toute une série de films, disons plus "musclés" qui abordent aussi le sujet ! On pense évidemment aux premiers Rambo - dont l'opus initial est signé Ted Kotcheff, le même qui donne Retour vers l'enfer - Uncommon Valor, sorti en 1983.

L'incipit du film parle de 25000 Américains "portés disparus " (ou MIA - "Missing in Action") après le retrait des USA en 1973, les Accords de Paix de Paris et la fin de la guerre en 1975 qui se solde par l'unification du Vietnam sous l'égide du Nord.

Retour vers l'enfer parle de la mission que s'est assignée le Colonel Jason Rhodes (interprété par Gene Hackman) pour retrouver des soldats disparus, prisonniers au Laos, dont son fils Frank. Il recrute cinq vétérans du conflit qui ont tous la particularité d'être traumatisés, trouvant refuge dans le repli sur soi et autour de passions qu'ils pratiquent de manière obsessionnelle (la sculpture sur métal, le bike-cross, l'astronomie, la drogue...)

Ce film traîne un goût de revanche ! On a perdu en 1973 mais on va leur mettre la pâté ! Le combat n'étant plus justifié trouve une nouvelle légitimité : "sauver nos petits gars" !

On verse un peu dans "l'Agence tout risque" au niveau du déroulement du récit : recrutement (convaincre les réticents), entrainement et mission sur le terrain. Esprit de corps de rigueur !

Parmi les cinq soldats réquisitionnés, il y a le pilote, le médecin, le radio, l'expert en explosifs ! Tout ce beau monde a pour nom : "Plastique", "Cirrhose", "Major Johnson", "Wilkes" et "Charts". Au casting, on retrouve Fred Ward et un jeune Patrick Swayze !

L'action se déroule en 1983. Après leur entrainement dans une réplique du camp ennemi financée par un homme d'affaire qui recherche aussi son fils, les héros embarquent pour leur base arrière en Thaïlande et font les derniers préparatifs de leur opération Commando ! Mais cela déplait aux gouvernements et la CIA leur mets des bâtons dans les roues ! Mais le Colonel Rhodes, issu d'une famille de militaires depuis Gettysburg, ne s'en laisse pas compter et l'attaque a bien lieu !

Hélas, les choses ne se déroulent pas comme planifiées et tous n'en reviendront pas ! Certains feront le sacrifice héroïque de leur vie pour sauver leurs infortunés camarades !

Je trouve au final un film daté, très moyen et plein de clichés éculés, du cinéma "m'as-tu-vu" à regarder au second degré !

Point positif, la musique est signée James Horner, responsable de nombres de BO renommées !

Garde à vous !

A bientôt !

Retour vers l'enfer - Ted Kotcheff
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Le magnétisme des solstices - Michel Onfray

February 21 2015 Published on #Philosophie, #Essai

Michel Onfray, après plus d'une soixantaine d'ouvrages, signe un nouveau livre, Le magnétisme des solstices, qui est en quelque sorte son journal de bord, le journal d'un philosophe, contenant comptes-rendus de lectures, de rencontres et souvenirs. C'est en fait le volume 5 du "Journal Hédoniste" !

Onfray est issu d'un milieu modeste, fils d'un ouvrier agricole, natif d'Argentan dans l'Orne, il veut mettre la philosophie à la portée de tous - contre la caste autoreproductrice des universitaires pédants -pour générer autant de microrésistances face aux microfascismes de notre époque, caractérisée par le nihilisme, le capitalisme, l'ultralibéralisme et l'abrutissement par les médias de masse. Ce philosophe veut réellement provoquer des prises de conscience avec son Université Populaire - crée en 2002, à Caen - où il enseigne une Contre-Histoire de la Philosophie.

Selon lui, la philosophie officielle et dominante est celle de l'idéalisme et du spiritualisme, sur ce point, je lui donne raison ! - depuis le monde des Idées de Platon jusqu'à la Phénoménologie, la Psychanalyse, Sartre et le Structuralisme en passant par les Pères de l’Église, Augustin, la scolastique du Moyen-Âge, Descartes, Kant, Hegel et Heidegger. C'est un corpus qui prône la haine de soi et du corps, invente des fables et des "arrières-mondes" (selon l'expression de Nietzsche) et la promesse - factice ?! - d'une vie après la mort !

A l'opposée, il y a une philosophie escamotée par les vainqueurs du combat idéologique qui va de Démocrite, Épicure, Lucrèce à Nietzsche en passant par les gnostiques, Montaigne, les libertins baroques, le curé Meslier, les Ultras des Lumière, jusqu'à Kierkegaard et Camus. Une philosophie matérialiste qui promeut l'hédonisme, l'"ici et maintenant" et la sculpture de soi.

Michel Onfray se rallie davantage au corpus des perdants de cette lutte d'influence et regrette le formatage idéologique des esprits par la religion et en particulier le Christianisme.

Dans Le magnétisme des solstices, il retrace notamment le parcours qui mène de l'animisme au paganisme, au panthéisme, au monothéisme, au fidéisme, au déisme et enfin à l'athéisme. Il mets aussi en avant quelques figures de l'hédonisme et de la voie matérialiste (Démocrite, D'Alembert...) et milite pour certains artistes contemporains porteurs de sens (depuis les Impressionnistes, Kandinsky, Alphonse Allais, Bartabas, Bettina Rheims, Win Delvoye, Holbein, Philippe Ramette), présente les conséquences des deux voies philosophiques précitées par exemple dans deux modes d'architecture, critique Freud et Marx, évoque la condition animale et la nature...

Il y a en tout 38 articles dans cet essai et je ne m'attarderais pas sur chacun d'entre eux. C'est un livre très dense et riche en matériaux, rédigé dans le style virulent de Michel Onfray, livre que je vous recommande fortement !

Philosophiquement votre !

A bientôt !

Le magnétisme des solstices - Michel Onfray
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Marvel's Agent Carter - Saison 1

February 19 2015 Published on #Série télé, #Marvel

Durant la pause hivernale de la série Marvel's Agents of Shield - et sa Saison 2 - la chaine ABC et la filiale télévision de Marvel Studios nous proposent la première Saison de l'autre série Agent Carter - qui compte 8 épisodes !

Peggy Carter, interprétée par Hayley Atwell, est un personnage introduit dans le film Captain America - First Avenger. Elle vient de perdre son unique amour Steve Rogers et, après la guerre - la Seconde Guerre mondiale - travaille pour le SSR (Strategic Scientific Reserve), une agence secrète de Renseignements américaines, précurseur du SHIELD. Mais, seule femme parmi les agents en service, elle est vite reléguée à des tâches subalternes comme servir le café ou taper à la machine. Une affaire va se présenter qui va lui permettre de montrer son talent d'espionne de choc !

Howard Stark (Dominic Cooper) est accusé de trahison. En réalité, on a percé son coffre et volé ses inventions - des armes redoutables ! Le SSR est lancé sur sa trace. L'inventeur milliardaire contacte alors Peggy et lui demande de prouver son innocence. Elle sera dès lors secondée par Edwin Jarvis (James D'Arcy), le majordome zélé !

Chaque saison d'Agent Carter - si la série est reconduite - se focalisera sur une seule affaire. Qui a volé les armes de Stark ? Il semble que les Russes soient dans le coup où plus précisément une organisation subversive, le Léviathan.

La série est bien sympathique, pleine d'action, de rebondissements et d'humour. Peggy Carter tourne en quelque sorte avec brio la gente masculine ! Elle va mener son enquête de son côté tandis que le SSR essuie des pertes !

On découvre des éléments des comics comme les Howling Commandos - avec Dum Dum Dugan - lors d'une escapade en URSS où on découvre aussi la Chambre Rouge, l'"école" où les Veuves Noires telle Natacha Romanov sont formées, soient des tueuses surentrainées ! Il y a aussi le terrible Docteur Ivchenko, un redoutable psychiatre hypnotiseur qui joue un double jeu. Au casting aussi, Chad Michael Murray dans le rôle de l'agent Thomson.

Si cette série n'est pas LA série qui change le paysage audiovisuel, c'est néanmoins une bonne petite surprise, une série pleine de charme comme son actrice principale !

Les séries Marvel se diversifient et le MCU s'en trouve complexifié ! Je ne peux qu'acquiescer !

A bientôt !

Marvel's Agent Carter - Saison 1
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Gauntlet II - Atari Games

February 16 2015 Published on #Jeu vidéo, #Coups de coeur

Gauntlet II - suite de Gauntlet - est un jeu vidéo sorti en 1986, dans un univers d'héroic-fantasy, réalisé par Atari Games, disponible sous forme de borne d'arcade et de logiciel pour les ordinateurs de l'époque, Atari et Amiga en tête. C'est en quelque sorte l'ancêtre des jeux de type "Hack 'n slash" type Diablo mais avec une vue de dessus en 2D.

Vous pouvez jouer à ce jeu avec 4 joueurs en simultanée. Vous avez le choix entre 4 classes : Guerrier, Mage, Elfe et Walkyrie. Chaque joueur se différencie aussi par une couleur : Bleu, Rouge, Vert ou Jaune. Chaque classe a ses aptitudes : plus de force et de puissance de frappe pour le Guerrier, tirs plus rapide pour l'Elfe, magie plus dévastatrice pour le mage mais moins de résistance et classe assez équilibrée pour la Walkyrie.

Les héros se promènent dans des labyrinthes vues de dessus, affrontent des hordes de monstres sortant de générateurs qu'il faut détruire : orques, barbares, crapauds, fantômes etc... Ils ont un capital de points de vie à gérer et doivent trouver la sortie de chaque niveau. Ils ramassent des objets magiques - et maudits parfois ! - des potions de vie et autres.

Les murs sont indestructibles mais pas toujours ! Il y a des murs mobiles, des téléporteurs, des champs de force qui immobilisent les joueurs quelques secondes ! Les tirs des héros peuvent ricocher sur les murs voire détruire les potions par accident !

Parmi les ennemis les redoutables, il y a le chevalier de la mort qui est quasi indestructible et ne peut être détruit que par magie ou qui disparait après vous avoir "pompé" un quota de points de vie. Autre ennemi, une espèce d'amibe qui lorsqu'elle vous touche attire tous les monstres sur vous en priorité, inconvénient que vous pouvez refiler aux autres joueurs en les touchant ! Ennemi le plus féroce - mais rare ! - le Dragon, très endurant et crachant du feu mais fournissant de belles récompenses une fois occis !

Autre point fort du jeu, la musique et les voix ! La musique est lancinante et un peu répétitive. La synthèse vocale était une curiosité à l'époque et une rareté ! Vous aurez droit à des "Red Warrior is hit !" et autres "Blue Wizard is about to die !", un tantinet stressant !

A ce jeu, on ne peut pas gagner et le but est de coopérer pour aller le plus loin possible dans les niveaux générés aléatoirement ! Ca reste addictif mais un peu dépassé à l'heure actuelle !

A bientôt !

Gauntlet II - Atari Games
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Lucky Luke : La Mine d'or de Dick Digger - Morris

February 16 2015 Published on #Bande-dessinée

J'avais déjà réalisé un billet général sur Morris - Maurice de Bévère - et son héros emblématique, Lucky Luke. Je vais désormais revenir sur chacun de la presque centaine d'albums et en profiter pour détailler la vie de ce grand monsieur ! En quelque sorte, comme je procède pour Franquin...

La Mine d'or de Dick Digger est l'aventure inaugurale des périples du "Lonesome Cow-boy". Elle est parue d'abord dans le Journal de Spirou de 1947 puis en album Dupuis en 1949. L'album regroupe deux histoires : La Mine d'or de Dick Digger et Le Sosie de Lucky Luke.

Le dessin est encore à se chercher et évoluera - personnages plus ronds qui deviendront plus effilés, Morris ne s'étant pas affranchi d'un style à l'américaine façon Disney. Côté scénario, comme pour les premiers albums de Tintin, de Spirou ou des Schtroumpfs, le récit est encore prétexte à une succession de gags - essentiellement visuels comme en témoigne la rareté des bulles.

Dans La Mine d'or de Dick Digger, deux canailles spolient un vieux chercheur d'or qui vient de découvrir un filon. Lucky Luke s'en mêle et rétablit les droits du bonhomme !

Dans Le Sosie de Lucky Luke, le héros affronte son sosie, Mad Jim, qui est maléfique et finit par le tuer au cours d'un duel dans un saloon.

La publication des premières aventures de Lucky Luke en albums ne se fait pas dans un ordre chronologique car ces deux histoires sont respectivement les deuxième et troisième récits. Morris donne naissance à un mythe en réalisant Arizona 1880 dans les pages de L'Almanach Spirou 1947, paru fin 1946. Notre auteur est en effet passionné de western et de films américains. Vient ensuite La Mine d'or de Dick Digger en 24 planches avec un décalage dans la numérotation des planches.

Morris est né en 1923 et est entré à l'âge de 24 ans à la CBA, la compagnie belge d'actualités où il a réalisé quelques courts dessins animés en qualité de traçeur. Là,il rencontre d'autres débutants prometteurs : André Franquin, Eddy Paape et Pierre Culliford alias Peyo.

Morris subit les influences américaines dans ses premiers travaux. Ainsi, le découpage de ses cases ressemble fort à celui des strips, et la page est souvent construite en gaufrier.

Les personnages secondaires - hormis Jolly Jumper fort peu dissert à ce stade - n'apparaissent pas encore ! Donc pas de Dalton, de Rantanplan ou autres Calamity Jane !

Enfin, dernière anecdote, Morris était aussi un caricaturiste doué et Eddy Paape, André Franquin et Will apparaissent dans ces premiers récits. Le papa de Lucky Luke partira d'ailleurs aux USA avec ces deux derniers en 1948 mais de cela on reparlera une autre fois !

A bientôt !

Lucky Luke : La Mine d'or de Dick Digger - Morris
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