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Bird - Clint Eastwood

July 31 2015 Published on #Coups de coeur, #Cinéma

Clint Eastwood a encore réalisé un grand film, en 1988, avec son Bird, biographie assez complète sur le saxophoniste et jazzman Charlie Parker, une légende de ce genre musical avec Duke Ellington, Dizzie Gillespie ou Miles Davies, genre auquel je confesse ne pas connaître grand chose !

Néanmoins, j'en ai appris un peu sur la carrière de ce grand artiste noir, au talent énorme et à la vie mouvementée. Parker était un virtuose dans son art mais hélas il était alcoolique et aussi junkie ! Il souffrait d'ulcères et de problèmes au foie et succomba, précocement, à 34 ans, d'un arrêt cardiaque, le 12 mars 1955.

Charlie Parker a marqué la musique des années 1950, a formé des quintets, s'est produit en Californie et à Hollywood, a parcouru le Sud profond, a fait danser bien des gens, à fait vibrer des cœurs. Il partageait sa vie avec sa femme, Chan Richardson, avec qui il eu trois enfants, dont une fille, malade, qui mourut en bas âge !

Les frasques de cet artiste nuirent quelque peu à sa carrière. L'arrivée du rock'n roll, au milieu des années 50, marqua un déclin du jazz.

Ce film est une prouesse musicale ! Des enregistrements de Charlie Parker - dont certains conservés par son épouse dans un coffre fort - ont été numérisés et réarrangés ! Ceci laissa cependant perplexes les vrais amateurs de jazz. Néanmoins, Bird obtint l'Oscar de la Meilleure Musique.

Entre autres récompenses, le film décrocha aussi le César du Meilleur film étranger en 1989, un Golden Globe de Meilleur Réalisateur pour Clint Eastwood et un autre pour Forest Whitaker qui livre une interprétation magistral de Charlie Parker. Enfin, mentionnons Diane Verona qui reçu aussi une récompense à New York pour son rôle de la femme de l'artiste.

C'est un moment d'anthologie de l'Histoire de la musique moderne que nous livre Clint Eastwood qui n'a pas son pareil pour croquer des tranches de vie pleines de sens !

A bientôt !

Bird - Clint Eastwood
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Le meilleur des illustrations Star Wars

July 30 2015 Published on #Arts, #Star Wars

Depuis quelques années, on voit fleurir sur le marché français des "beaux livres" autour de Star Wars ! Parmi ceux-ci, il y a "Le meilleur des illustrations Star Wars" avec un avant-propos d'Howard Roffman et une introduction de Steven Heller.

Star Wars est devenu rapidement, dès sa sortie en 1977, un phénomène mondial qui a enflammé les imaginaires des artistes des quatre coins du globe ! De plus, l'illustration tient un grand rôle dans cette saga visuelle. Pour preuve, les rêves de George Lucas ont d'abord été mis en images par l'artiste de la firme Boeing, Ralph McQuarrie qui réalisa une demi-douzaine de dessins conceptuels pour proposer le projet aux studios dès sa genèse !

D'autres artistes très célèbres ont contribué au mythe et on retrouve leurs illustrations dans ce recueil - en pleine page - par exemple Drew Struzan qui réalise de nombreuses affiches des films - et aussi de romans - Star Wars ! Citons aussi les frères Hildebrandt qui travaillèrent sur le projet multimédia "Shadows of the Empire" ou encore Dave Dorman. On a pu par ailleurs apprécier le travail de ses trois derniers artistes dans des "Art of".

Les artistes de l'ouvrage sont de toutes les nationalités ! Avec une prédominance d'Anglo-saxons mais on trouve aussi des Japonais tels Tsuyoshi Nagano ou Tsuneo Sanda... Mais aussi le Français Philippe Druillet, collaborateur de Pilote ou Metal Hurlant !

En ce qui concerne la Prélogie, on songe aux croquis et dessins de Doug Chiang !

Un superbe ouvrage pour le plaisir des yeux, édité par Huginn & Muninn à qui on doit déjà d'autres beaux livres sur la saga !

A bientôt !

Le meilleur des illustrations Star Wars
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XIII - Tome 2 : Là où va l'Indien... - Vance & Van Hamme

July 29 2015 Published on #Bande-dessinée, #Coups de coeur

Le tome 2 de la saga XIII semble éclaircir le mystère autour de notre héros amnésique mais en réalité, au final, les choses s'embrouillent encore plus !

Le problème de Steve Rowland - qui pourrait être l'identité réelle de XIII - est qu'il doit faire confiance aux témoignages des autres pour reconstituer son passé ! Il y a bien quelques indices matériels comme une photo ou des empreintes mais difficilement interprétables et susceptibles de falsification !

XIII poursuit sa "quête" et rencontre le général Ben Carrington - accompagné de la belle afro-américaine lieutenant Jones (un autre personnage important de la série !). Le vieux général endurci lui révèle alors un pan de son passé.

XIII s’appellerait en réalité Steve Rowland, fils d'un riche propriétaire terrien et ancien membre des unités commandos SPADS... Et présumé mort en retour de mission !

"Steve" en reste fort perplexe et part retrouver sa "famille" ! Hélas, il se retrouve impliqué au sein d'une machination de second ordre dans le clan Rowland !

A la fin du tome, XIII/Steve Rowland - auquel sa nouvelle identité est loin de plaire (fils de tyran, raciste notoire, militaire violent et assassin !) et qui a retrouvé entre temps Kim Rowland, sa femme supposée qui l'a encore plus embrouillé - est sous le coup d'une condamnation et destiné à être enfermé à perpétuité dans un asile de haute sécurité !

Un nouvel obstacle se dresse donc entre lui et la vérité qui fera l'objet du prochain tome !

Van Hamme complexifie son intrigue et signe de brillants coups de théâtre ! Il joue avec le lecteur et avec les nerfs de celui-ci et laisse le sort de son héros en suspens ! L'intrigue brillante et parsemée d'action savamment dosée est bien mise en valeur par le dessin réaliste de Vance.

Bref, c'est toujours aussi bon et ce n'est que le début !

A bientôt !

XIII - Tome 2 : Là où va l'Indien... - Vance & Van Hamme
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Des Citations à foison - VI

July 29 2015 Published on #Citations

Pour réfléchir et méditer sur la plage, voici une nouvelle fournée de citations !

  • Benjamin Franklin

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre et finira par perdre les deux. »

  • « Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdus. »

  • Henri Ford

« Tant mieux si les gens ne comprennent rien au fonctionnement de notre système bancaire et monétaire parceque s’ils y voyaient clair, je pense qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

  • Alain

« Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherchée. »

  • Proverbe africain

« Quand un vieux meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »

  • Saint Augustin – tome III des Œuvres complètes

« Ne va pas au dehors, cherche en toi-même ; la vérité réside dans l’homme intérieur. »

  • Sutra bouddhiste

« L’homme qui se juge supérieur ou même égal à un autre homme ne comprend pas la réalité. »

  • Antonin Artaud – L’Ombilic des limbes

« La vie est de brûler des questions. Je ne conçois pas d’œuvre comme détachée de la vie. »

  • Musô Soseki

« J’ai jeté cette toute petite chose qu’on appelle « moi » et je suis devenu le monde immense. »

  • Michel Foucault, Surveiller et punir

« La Folie, c’est l’absence d’œuvre. »

Voilà, sur ces pensées profondes de personnes illustres, je vous dis à nouveau "à bientôt" !

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Lucky Luke : Arizona - Morris

July 26 2015 Published on #Bande-dessinée

On continue notre exploration des tout premiers albums de Lucky Luke, le cow-boy solitaire, avec le troisième tome Arizona. Le graphisme définitif du personnage n'est pas encore fixé, demeurant alors tout en rondeurs !

Cet aspect rond est très visible dans le récit "Arizona 1880" où l'influence de Disney est aussi très prégnante ! Là encore Lucky Luke affronte des méchants de seconde main avant de rencontrer ses opposés définitifs : les Dalton, Jesse James ou Billy le Kid ! Cela commence par la traditionnelle attaque de diligence puis le héros affronte trois vilains dans une histoire dont on sera marqué par l'aspect essentiellement visuel - encore une succession de gags et de péripéties - avec des dialogues et des bulles qui se font très rares !

Il y a ensuite une espèce d'interlude qui se compose de deux gags en une page chacun avant d'entamer le récit suivant : "Lucky Luke contre Cigarette Caesar" !

Le bandit Cigarette Caesar s'échappe de prison et Lucky Luke est à ses trousses ! Là encore des gags visuels, avec des cases dynamiques avec surabondance de détails, un héros un peu moins rond, et des rebondissements à la Tex Avery (Lucky Luke omnipotent, sortant d'un cactus, d'un puit, tel un Droopy de base !). Luke suivra le hors-la-loi jusqu'au Mexique, ce qui ajoute une touche d'exotisme ! On remarquera aussi le découpage des cases façon gaufrier !

Bref, les choses n'évoluent pas beaucoup sur les premiers albums ! Gags visuels, personnages ronds, dialogues rares, pages en gaufriers, Morris se cherche encore !

Néanmoins, ces histoires sont très amusantes même si encore simplistes !

Lucky Luke a bercé mes jeunes années quand je compulsais à 8 ans chez mes grands-parents ma collection d'albums Dupuis et Dargaud !

A bientôt !

Lucky Luke : Arizona - Morris
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Farinelli - Gérard Corbiau

July 25 2015 Published on #Cinéma, #Coup de coeur

Farinelli est un film musical de Gérard Corbiau, de 1994, qui raconte la carrière d'un castrat en pleine Europe des Lumières !

Les castrats - et Carlo Broschi alias Farinelli - interprété par Stefano Dionisi, sont capables de fantastiques performances vocales ! Ils peuvent ainsi tenir longtemps la note dans les aigus ! Mais ceci se fait au dépens/ au sacrifice de leurs attributs masculins - afin de conserver leur voix de jeunesse ! Ils exercent paradoxalement un fort potentiel de séduction envers la gente féminin et font s'évanouir ces dames !

Ils s'entourent de même de tout un folklore qui les conduit à devenir des légendes : tenues de scènes extravagantes, maquillage à outrance, décors somptueux. Ils sont apprêtés comme des paons ! Ils expriment d'une certaine façon la part de féminité en chaque homme !

Farinelli, c'est aussi l'histoire et le drame personnel de deux frères très liés, les frères Broschi. Carlo est le castrat et Ricardo - rôle tenu par Enrico Lo Verso - le compositeur. Ils partagent tout ! Le succès et aussi les femmes qui passent dans leur lit ! Et ils pratiquent un libertinage de mœurs, liés par un Pacte !

Farinelli procure des "orgasmes musicaux" à ces dames ! Les femmes sont très influentes à cette époque ! Ce sont les descendantes de celles qui fréquentaient les Cours au siècle précédent et des femmes savantes caricaturées par Molière. Désormais, elles tiennent des Salons et des théâtres, lisent des livres ! Les femmes du film sont jouées par Elsa Zylberstein et Caroline Cellier pour les plus remarquables !

Ce film est aussi l'histoire d'une rivalité de théâtres, celui de Haendel et celui tenu par Margaret (Caroline Cellier) Farinelli va s'opposer à l'illustre compositeur allemand devenu sujet britannique, être d'abord en rivalité puis finalement être ému par sa musique - infiniment supérieure à celle de Ricardo - et l'émouvoir en retour par la beauté de son chant !

Ce sera finalement le "divorce" entre les frères, l'un ayant à l'évidence plus de talent que l'autre. Farinelli est un "monstre" dans beaucoup de sens du terme. Il y aura une rivalité artistique dans ce métrage où il est énormément question de complémentarités et aussi une rivalité pour une femme, Alexandra - jouée par Elsa Zylberstein. Le Pacte est rompu !

Farinelli finit par avoir de plus haute aspirations et veut être plus qu'un "attracteur à femelles" et toucher au divin ! Mais surtout retrouver sa part d'Humanité !

Bref un film assez intéressant et agréable à regarder - avec de beaux numéros musicaux ! A voir séance tenante !

Avec ce billet, j’atteins les 200 critiques de films ou dans ces eaux-là, sur eklablog/overblog ! 200 films cela commence à représenter !

A bientôt !

Farinelli - Gérard Corbiau
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Lanfeust de Troy - Tome 6 : Cixi Impératrice - Arleston & Tarquin

July 25 2015 Published on #Bande-dessinée, #Fantasy

La série de BD franco-belge Lanfeust de Troy se compose de huit volumes et nous en sommes déjà au tome 6 qui se nomme "Cixi Impératrice", album de 1998.

Nos héros, Lanfeust, Nicolède, Hébus et C'ian - sans Cixi retournée en Eckmül - sont toujours à la poursuite du Magohamoth afin de contrer le tyran Thanos ! Ils sont encore au palais du Shah du Darshan au début de ce tome puis prennent un monorail tiré par des cerfs-volants, qui traverse tout le continent, pour se rendre au Palais des Dieux !

Mais en chemin, ils sont attaqués par une meute de trolls blancs et c'est à un cheveu de virer à la catastrophe ! Hébus est désenvouté - provisoirement ! - et Nicolède, blessé à la tête !

Heureusement, le dragon blanc que Lanfeust a invoqué précédemment, Sphax, s'avère être un dieu et conduit nos héros à la Cité de ses congénères après un court périple houleux dans les montagnes où l'équipe affronte une sorte de raie manta des neiges assez vorace !

Arleston s'en donne à coeur joie pour nous fournir une panoplie de dieux hauts en couleurs, dessinés par Tarquin et aux noms imprononçables : dieu du commerce, déesse du plaisir, déesse de la reproduction, dieu des cafards, dieu des trolls etc... Ces dieux craignent que Lanfeust, avec ses pouvoirs potentiellement immenses, ne leur fasse concurrence si il venait à fonder une religion monothéiste. Or le héros leur fait remarquer que si ce n'est pas son but, c'est en revanche celui de Thanos ! Les dieux acceptent donc de l'aider et les héros se dirigent ensuite vers le Nord et le Pôle !

L'album se termine sur un vrai suspens !

Pendant ce temps, Cixi est retournée à Eckmül et deviens la compagne de Thanos. Ces évènements sont par ailleurs détaillés dans la propre série de la jeune femme - en trois tomes - Cixi de Troy - dont il est aussi question ailleurs sur ce blog !

Voilà, une série toujours aussi travaillée, dramatique et comique à la fois, aux nombreuses qualités et au succès mérité et jamais démenti !

A bientôt !

Lanfeust de Troy - Tome 6 : Cixi Impératrice - Arleston & Tarquin
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Percy Jackson : Le voleur de foudre - Chris Columbus

July 24 2015 Published on #Cinéma

Il y a depuis la fin des années 1990 et les années 2000 un renouveau de la littérature jeunesse et pour ados ! Avec en tête la saga des Harry Potter de J.K. Rowling ! Mais il y eut ensuite la saga Twilight, la saga Hunger Games et, ce qui nous intéresse aujourd'hui, les romans Percy Jackson par Rick Riordan !

Tous ces écrits ont été portés à l'écran par la suite par Hollywood ! Chris Columbus a œuvré sur Harry Potter mais aussi sur Percy Jackson : Le voleur de foudre, réalisé en 2010.

Percy Jackson est un ado ordinaire, dyslexique et hyperactif, avec une affinité pour l'eau. Mais il est en réalité un demi-dieu, un enfant de Poséidon.

Voilà que l’Éclair de Zeus a été dérobé ! Une guerre des Olympiens est sur le point d'éclater et Percy fait figure de bouc-émissaire ! Il va devoir sortir de sa cachette, découvrir et assumer son héritage.

Percy est joué par Logan Lerman. Il trouve refuge au "camp des Sangs-mêlés", sorte de Poudlard local et se découvre des alliés en la personne de Grover, un satyre - joué par Brandon T. Jackson et Annabeth, la fille d'Athéna - incarnée par Alexandra Daddario. Il y a aussi des stars séniors tels Sean Bean en Zeus, Pierce Brosnan en Chiron le centaure, Melina Kanakaredes (de la série Les Experts : Manhattan) en Athéna et Uma Thurman en Méduse ! On croise pléthores de héros, de nymphes, de chiens de l'enfer, furies, minotaure et autres !

Percy va devoir démontrer qu'il n'a pas volé l’Éclair et sera manipulé par un autre demi-dieu. Il lui faudra se rendre aux Enfers pour sauver sa mère et passer auparavant par trois épreuves pour trouver trois perles en affrontant Méduse, Hydre de Lerne et Lothophages dans trois endroits mythiques des USA !

La confrontation finale a lieu entre demi-dieux au sommet de l'Empire State Building !

Cela reste un divertissement honnête, un peu manichéen et simpliste, surtout adapté pour un public de jeunes ados ! Il est amusant que dans le film l'entrée des Enfers soit à Hollywood !

Il existe une suite de 2013, Percy Jackson : La Mer des Monstres dont je vous parlerais sans doute une autre fois !

A bientôt !

Percy Jackson : Le voleur de foudre - Chris Columbus
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La conscience et l'inconscient - Notions de philosophie - I

July 23 2015 Published on #Philosophie

L'homme se différencie des choses et des autres êtres vivants en ce sens qu'il est capable de se considérer lui-même, d'établir un rapport de soi à soi et de soi au monde.

Étymologiquement, le mot "conscience" signifie "savoir ensemble". C'est le savoir immédiat que l'homme possède de ses propres pensées, sentiments et actes, de saisir ce qui est en nous et hors de nous. Elle donne lieu à plusieurs catégories de connaissances.

Il y a d'abord la conscience du monde. La conscience n'est pas absolue mais en relation avec le monde. Elle vise en effet des objets, ce que Husserl appelle l'"intentionnalité". Il y a une dualité, conscience de soi en rapport avec quelque chose d'autre.

Il y a enfin la conscience morale, la capacité qu'a l'homme de pouvoir juger ses propres actions en bien comme en mal. Le "mal agir" peut nous faire éprouver de la "mauvaise conscience".

Le philosophe Blaise Pascal énonce que la conscience fait à la fois la grandeur et la misère de l'homme. D'une part, elle le rend responsable de ses actes et lui permet d'accéder à la spiritualité et la moralité, mais d'autre part, elle lui fait prendre conscience de sa petitesse par rapport à l'Univers, de sa misère et de sa finitude.

Cependant, les êtres de conscience peuvent aussi se tromper sur leur condition, émettre de mauvais jugements.

La conscience peut-être remise en doute ! Ce fut le cas par Descartes qui adopte la démarche du "doute méthodique" et qui découvre le caractère absolument certain de l'existence du sujet : "je pense, donc je suis.". La conscience devient alors le socle de la constitution de la vérité. Descartes pense que le je est une "substance pensante", absolument distincte du corps - et on retrouve le dualisme de Platon. Il manque ainsi l'ouverture de la conscience sur le monde !

La conscience est, d'après Husserl, non pas une substance mais une relation via la perception. Elle est toujours prise dans un réseau de significations. Nietzsche dira que le "je" qui pense est un leurre mais qu'il faut plutôt avancer que "ça pense" !

Il n'y a pas de perception sans signification. Pour construire la représentation d'un cube, Husserl montre que la conscience - qui ne perçoit pas toutes les faces du cube - procède à une synthèse temporelle passive et synthétise différents moments perceptifs qui se succèdent.

Mais l'homme n'est jamais maitre de son propre esprit. Freud énoncera deux topiques et présentera l'existence d'un inconscient et qui a été refoulé. C'est une force psychique active, pulsionnelle, résultat d'un conflit intérieur entre des désires cherchant satisfaction (principe de plaisir) et une personnalité qui leur impose une résistance (en fonction aussi du principe de réalité).

L'inconscient s'exprime à travers lapsus, jeux de mots, rêves et symptômes névrotiques.

Freud a postulé que l"on n'était pas maitre dans sa propre maison" !

Voilà pour cette première synthèse sur un thème philosophique !

A bientôt !

PS: Je vous renvoie à mes billets sur Descartes, Nietzsche, Freud et Husserl !

La conscience et l'inconscient - Notions de philosophie - I
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Le potentiel érotique de ma femme - David Foenkinos

July 23 2015 Published on #Littérature XXIème

David Foenkinos dans Le potentiel érotique de ma femme s'intéresse à la psychologie humaine, aux passions, aux fantasmes, aux pulsions et aux névroses... Et il le fait en choisissant le parti de la bouffonnerie !

Hector est un collectionneur ! Il collectionne les piques apéritifs, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les boules de rampe d'escalier et tant d'autres choses inutiles ! Bref, les objets sont d'une importance première pour ce fétichiste !

Mais voila, il perd une compétition de collectionneurs à cause d'un Suédois retors et sombre dans la dépression. Grace à Marcel, il essaie de décrocher de sa lubie envahissante ! Il lâche prise sur cette passion quand il rencontre un être unique, sa future femme Brigitte !

Hélas, Hector va rechuter dans ses travers fétichistes ! Il a une révélation lorsqu'il voit sa femme sur un escabeau en train de laver les vitres... Dès lors, il va collectionner ces moments de "lavage de vitres", ce qui va lui octroyer quelques nouvelles déconvenues !

Un roman léger ! Foenkinos traite tout à la plaisanterie avec un humour constant que pour ma part, j'ai trouvé lourdingue par moment ! Par exemple, avec des situations du style :" il aimait voyager dans des pays étrangers comme l'Afghanistan et l'Irak et même des endroits dangereux comme Toulon." (la phrase n'est pas exactement celle-là !). Cela vous fait rire vous ?

Enfin, on s'habitue à tout et même au style de Foenkinos ! C'est léger mais ça traite de choses plus profondes en réalité comme les névroses ! Le ton comique désamorce l'aspect "pathologie" ! On peut le regretter ? Pas vraiment ! Et puis, si ce genre de roman facile peut attirer des gens à la lecture ?

Voilà, avis très mitigé donc !

A bientôt !

Le potentiel érotique de ma femme - David Foenkinos
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