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Demain tout commence - Hugo Gélin

January 29 2017 Published on #Cinéma

Je me suis fait un ciné avec des connaissances et nous sommes allés voir le dernier film avec Omar Sy, Demain tout commence, comédie dramatique de Hugo Gélin, sorti fin 2016.

Omar Sy déploie à nouveau tout son talent d'acteur, en particulier sa gouaille, sa tchatche, sa bonhomie et sa bonne humeur ! Je craignais qu'il ne fasse que du Omar Sy et "tue" un peu le personnage qui deviendrait transparent ! Mais en réalité, il est aussi à l'aise dans les scènes plus dramatiques et sert bien Samuel Abelli.

Samuel Abelli est une espèce d'adulte resté en enfance qui mène une vie insouciante sur les plages du sud. Ceci va être bouleversé le jour où Kristin Stuart, une Anglaise - jouée par Clémence Poésy - débarque avec un bébé de 3 mois fruit d'un "coup d'un soir dans une calanque" et repart seule sans demander son reste ! Paumée, la mère confie à Samuel, le père supposé, le soin d'élever la petite Gloria !

Sam décide alors de retrouver la génitrice, part pour Londres mais se rends vite à l'évidence qu'elle a disparu ! Pendant 8 années, il va donc élever, seul, Gloria et se montrera un père modèle voire presque un "pote" ! Il va même jusqu'à inventer un passé d'espionne internationale à Kristin ! Dès lors, la gamine idéalise sa maman !

Enfin Sam a fait la rencontre d'un Français expatrié à Londres, homosexuel assumé et producteur de films, le truculent Bernie - joué par Antoine Bertrand qui devient un second père pour Gloria (mais sans se mettre en couple avec Samuel !) et un ami pour Samuel a qui il a offert un poste de cascadeur sur une série du style 24 heures chrono !

Mais finalement, la mère revient et la suite est assez prévisible ! Les retrouvailles se passent bien mais rapidement, Kristin veut rattraper le temps perdu et récupérer sa fille ! Procès ! Et tout ce qui s'ensuit !

Des clichés donc  certes mais aussi deux gros rebondissements sur la fin que je n'avais pas vu venir ! Demain tout commence n'est pas Trois hommes et un couffin, ni Kramer contre Kramer et c'est au final un film drôle et touchant à la fois !

J'ai donc, pour ma part, passé une excellente après-midi devant ce film et vous le recommande si vous aimez les comédies à la française pas trop lourdingues !

La petite actrice, Gloria Colston, est épatante aussi !

A bientôt !

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The Walking Dead - Saison 4

January 29 2017 Published on #Série télé, #Coups de coeur

L'Apocalypse Zombie continue dans la Saison 4 de The Walking Dead où on retrouve l'adjoint du shérif, Rick Grimes - interprété brillamment par Andrew Lincoln - qui tente de faire au mieux pour sa communauté de survivants ! Hélas, les menaces - anciennes ou nouvelles ! - planent toujours !

Dans ce monde dévasté, les plus à redouter ne sont pas les Rôdeurs (les Zombies dans le vocabulaire de la série !) mais encore les autres humains survivants ! En effet, toutes les barrières constituées par les lois ont sauté et des actions impensables en tant normal ont cours !

La Saison 4 peut grosso-modo se découpe en trois parties sur les 16 épisodes que compte la dite Saison !

Le premier quart concerne une épidémie qui touche la prison où se sont barricadés nos héros ! En effet, précédemment, les survivants que nous suivons ont trouvé refuge en ce lieu qu'ils ont débarrassé des Rôdeurs ! De plus la menace du Gouverneur, ce sociopathe qui dirigeait la communauté de Woodbury semble écarté ! Rick a d'ailleurs recueilli les rescapés de cette petite ville dans la prison !

Donc un virus se déclare et beaucoup succombent ! On suit Glenn, Maggie, Beth, Hershel, Carol, Tyreese, Sasha, Bob, Michonne, Daryl, Carl et Rick ! Chacun se mobilise pour endiguer l'épidémie ! Pourtant la vie semblait déjà bien réglée !

Dans le second quart de la série, on retrouve le Gouverneur qui erre sur les routes ! Il est toujours joué par l'acteur britannique David Morrissey qui sait donner de la profondeur et jouer sur l'ambiguité de son personnage ! Il est recueilli et se reconstruit chez une petite famille, les Chambler, constituée de Lily, Tara et Mika et il décide de les protéger ! Bien vite, il reprends la tête d'une communauté armée et fonce déloger Rick et les siens de la prison disposant même pour cela d'un char d'assaut !

Mais tout cela vire au fiasco et la prison devient une ruine inoccupable ! Nos survivants préférés se dispersent donc en 5 ou 6 groupes dont on suit les péripéties ! Rick et Carl récupèrent dans une maison abandonnée rejoints par Michonne, Daryl marche un temps avec Beth puis rejoins un groupe de maraudeurs patibulaires, Glenn et Maggie se cherchent chacun de leur côté et Carol et Tyreese doivent gérer les enfants dont une gamine très perturbée !

De nouveaux personnages font leur apparition. Tara Chambler, choquée par les événements de la prison, se joint à Glenn tandis qu'Abraham, un militaire, sa compagne Rosita doivent escorter le "savant" Eugène à Washington pour sauver le monde !

Par une astuce scénaristique habile, tout ce beau monde se retrouve au Terminus au bout des lignes de chemins de fer, lieu qui se présente comme un sanctuaire mais est en réalité bien pire que cela ! Mais ça, ce sera pour la Saison 5 !

The Walking Dead est une série qui se bonifie au fil des Saisons ! On s'éloigne souvent toutefois de la trame du comics de Kirkman ! C'est particulier dans le domaine du transmedia d'avoir des récits avec des différences selon les supports ! On a ainsi Walking Dead la série-télé et le comics, Game of Throne, la série-télé et les romans ou encore très connu Star Wars et son Univers officiel et son Univers "Légendes" !

A bientôt si on survit jusque là aux Rôdeurs !

The Walking Dead - Saison 4
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Warcraft II : Tides of Darkness - Blizzard Entertainment

January 28 2017 Published on #Jeu vidéo, #Coups de coeur, #Heroic-Fantasy

Bien avant World of Warcraft, l'univers d'Azeroth vit le jour dans une série de jeux vidéo particulièrement novateurs, les premiers Real-Time Strategy Games (ou RTS) avec Warcraft : Orcs & Humans, sorti fin 1994 et son successeur, Warcraft II : Tides of Darkness, édité en 1995 !

Le jeu de Blizzard allait directement concurrencer l'autre pionnier du genre, à savoir Command & Conquer des Studios Westwood ! Et donner lieu à des add-ons, des extensions et une suite ! Bien avant de lancer véritablement cet univers médiéval-fantastique avec le célèbre MMORPG !

Pour ma part, j'ai découvert ce jeu dans une boutique de jeux de rôles qui avait ouverte à cette époque - 1996 - dans ma bonne ville de Caen et où le patron passait plus son temps à jouer dans la dite boutique à Warcraft II qu'à vendre ses produits - d'où évidemment son dépôt de bilan ! Puis, j'y jouais lorsque j'eut mon premier PC en 1997 !

Les Orcs venus de Draenor ont décidé d'envahir le Royaume d'Azeroth ! Suite à la Première Guerre, dans l'opus I, les Humains ont vu la destruction de la forteresse de Stormwind et se réfugient au Nord ! Menés par Anduin Lothar, les réfugiés arrivent dans le Royaume de Lordaeron et les Humains vont former une Alliance avec les Elfes et les Nains pour contrer les Orcs ! Rien que de très classique dans la trame narrative en fait !

Le jeu retrace les différentes batailles de la Deuxième Guerre ! Venons-en maintenant à la prise en main du jeu !

Il y a deux campagnes, la campagne des Humains et celle des Orcs ! Vous bâtissez des bâtiments sur la carte et envoyez vos paysans ou péons ramasser des ressources, or et bois, et lorsque vous en avez assez, vous pouvez construire d'autres bâtiments et unités, notamment des guerriers de différents types ! Ensuite, vous élaborez votre garnison avec différents upgrades, organisez la défense - en plaçant des tourelles notamment  ! Puis lorsque vous vous estimez suffisamment puissant, vous pouvez lancer l'assaut sur l'ennemi !

Vous disposez d'unités terrestres, navales et aériennes - et qui gagnent en puissance ! Attention, à bien gérer vos ressources car elles ne sont pas illimitées !

Il est possible - et c'est le grand point fort du jeu ! - de jouer en réseau ou par internet contre des adversaires humains (ou contre là encore l'I.A.) ! C'est en quelques sortes, avec l'extension, fin des années 1990, d'internet, le début des jeux en réseaux et de l'e-sport !

Ce jeu a connu un succès phénoménal et a permis le développement de la suite et d'une franchise ! Il y eut une extension, Warcraft II : Beyond the Dark Portal (dont je vous parlerais peut-être une autre fois !?) et une transposition du principe du jeu - le RTS ! - dans l'espace, dès 1998, à savoir le soft Starcraft ! Warcraft II  a souvent été mis en concurrence avec Total Annihilation pour le titre de meilleur jeu de l'année !

Moi-même, ai beaucoup joué à ce succès de Blizzard !

Zog Zog !

A bientôt !

Warcraft II : Tides of Darkness - Blizzard Entertainment
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Atelier Cuisine - Saison 2 - Séance 4

January 18 2017 Published on #Cuisine

C'est confortablement installé dans ma nouvelle chaise de bureau que je rédige ce nouveau billet sur un Atelier Cuisine ! Déjà la Séance 4 de cette Saison 2 spécial Epiphanie !

Un Atelier Cuisine encore une fois encadré par Marie avec comme participants, moi, François - qui remplace Luc, Damien, Chrystelle et Sylvie !

Au menu, salade de concombres à la crème façon polonaise, escalopes de poulet à la Normande et galette des rois à la frangipane !

Je vous donne ici toutes les recettes hormis celle des escalopes normandes - que je garde sans doute pour une autre fois !?

Concombre à la crème (Pologne)

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de cuisson : 0 minutes

Ingrédients (pour 4 personnes) : - 2 concombres
- 20 cl de crème liquide
- 1 cuillère à soupe de vinaigre d'alcool
- ciboulette
- sel et poivre

Préparation de la recette :

Peler et couper le concombre en rondelles, puis le faire dégorger.

Mettre les rondelles de concombre dans un plat, ajouter la crème, le vinaigre, du sel et du poivre, autant de ciboulette que vous le désirez.

Comme vous voyez, c'est assez simple !
 
Le dessert maintenant !
 
Galette des rois à la frangipane
 

Temps de préparation : 10 minutes

Temps de cuisson : 20 minutes

Ingrédients (pour 6 personnes) : - 2 pâtes feuilletées
- 140 g de poudre d'amandes
- 100 g de sucre fin
- 2 oeufs
- 75 g de beurre mou
- 1 jaune d'oeuf
- 1 fève
 
Préparation de la recette :

Placer une pâte feuilletée dans un moule à tarte, piquer la pâte avec une fourchette.
Dans un saladier, mélanger la poudre d'amandes, le sucre, les 2 oeufs et le beurre mou.

Placer la pâte obtenue dans le moule à tarte et y cacher la fève.

Recouvrir avec la 2ème pâte feuilletée, en collant bien les bords.
Faire des dessins sur le couvercle et badigeonner avec le jaune d'oeuf.

Enfourner pendant 20 à 30 min à 200°C (thermostat 6-7); vérifier régulièrement la cuisson !

C'est moi même et ma collègue Sylvie qui avons réalisé la galette et c'est Damien qui a eu la fève !

A raison d'un groupe de cinq personnes et 5 euros par personne, nous avons pu réaliser ce repas pas cher et très bon !

Rendez-vous dans un mois pour le prochain Atelier Cuisine - Spécial Chandeleur ! - où nous ferons donc des crêpes et des galettes !

A bientôt !

Atelier Cuisine - Saison 2 - Séance 4
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Phédon - Platon

January 16 2017 Published on #Philosophie

"Philosopher, c'est apprendre à mourir", écrivait Montaigne dans ses Essais qui puisait aux sources de l'antiquité ! Dès les débuts de la philosophie, on s'est interrogé sur la mort et il existe, chez les philosophes antiques, une dialectique entre préoccupation de la mort - que l'on prépare - et soucis de soi !

Dans le dialogue socratique du Phédon, composé par Platon, la mort est au coeur du propos ! Il est question du procès de Socrate et de la sentence - l'empoisonnement à la cigue - qui s'ensuivit ! Socrate accepta le jugement des Athéniens et s'éteignit au milieu de ses amis. Echécrate demande à Phédon de lui raconter les derniers instants de Socrate avant son trépas et, dans ce dialogue éponyme, ceci est prétexte à une réflexion sur la mort !

Quelle est l'attitude du philosophe face à la mort ? Le philosophe, pose Socrate, est celui qui pense à la mort constamment - a lors il serait ridicule pour lui de "faire marche arrière" lors des derniers instants ! Socrate ne prône toutefois pas le suicide car ceci aurait été un motif de condamnation de plus, accusé de corrompre la jeunesse. Il va donner une définition de la mort et procède comme à son habitude par la maïeutique.

La mort est ce qui délie l'âme du corps ! Cette âme rejoint ensuite la demeure des dieux et contemple la vérité ! Car on le sait, "le corps est la prison de l'âme" et parce que l'homme est attaché aux biens matériels, luxe, plaisir et donc empêché par son corps, son âme ne peut accéder aux vérités ! La mort nous rendrait donc plus libre !

On retrouve ici la théorie des idées ! L'âme non liée au corps contemplerait les idées pures. Il y  a aussi un jeu de contraire. Socrate avance que la mort étant le contraire de la vie et la mort survenant au terme de la vie, alors la vie pourrait survenir à partir de la mort ! Sorte de réincarnation ou métempsycose ? Influences orientales ?

Le thème de la réminiscence est à nouveau exposé ! A nouveau ou pour le première fois ? Car le Phédon vient avant le Phèdre mais après le Menon - et je ne connais pas toute l'oeuvre de Platon - deux tomes en Pléiades - loin de là !

Le dualisme est au coeur du discours : âme/corps, Bien/Mal, immortelle (divin)/mortel, invisible/visible. C'est une constante dans l'oeuvre !

Le Phédon est en fait un récit enchâssé ! Phédon nous raconte les dernières heures de Socrate et sa discussion avec ses amis,  notamment Simmias et Cébès.

Simmias utilise une métaphore avec la lyre où lorsque la lyre (le corps) est cassé, l'harmonie (l'âme) disparaît. Ce à quoi Socrate réplique que l'harmonie ne peut avoir aucun effet en retour, ni agir sur les cordes tandis que l'âme peut agir sur le corps - contre un certain déterminisme biologique (très en vogue au XXIème siècle !) ! Bref, l'âme ne peut être comparée à une harmonie et l'analogie est fausse !

Cébès utilise l'argument que si l'âme survit au corps - et donc vient "animer" un autre corps, on ne sait pas combien il y a de "cycles" et si la vrai mort n'est pas celle de l'âme ! Socrate utilise à nouveau la théorie des contraires pour le réfuter. Et il évoque au passage les Idées comme explication du monde, on explique ainsi les nombres paires par l'Idée de Dualité.

Socrate établit qu'il convient de se purifier par la philosophie avant de mourir puis fournit une eschatologie, sur le devenir des âmes, guidées par leur Démon - pas au sens du Christianisme ! - ou qui sans guide, errent dans les cimetières, encore attachées aux réalités matérielles  (on se croirait dans Ghost Whisperer !) Socrate mentionne aussi la géographie de l'au-delà, la Terre Supérieure et le Tartare où coulent divers fleuves qui font circuler les âmes suivant leur passif !

Puis, c'est le moment poignant, le récit de Socrate buvant le bol de cigue et demandant qu'on "sacrifie un coq à Asclépios" !

Un dialogue très riche - comme toujours avec Platon - et d'une grande complexité voire difficile ! Je n'ai d'ailleurs pas saisi toutes les subtilités à vrai dire !

A bientôt !

Phédon - Platon
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Le Dernier Samuraï - Edward Zwick

January 14 2017 Published on #Cinéma

Le Dernier Samourai est un film de guerre, réalisé par Edward Zwick et sorti en 2003. Il s'agit du récit de la fin d'un monde, au Japon, celui de la tradition des Samouraïs !

En effet, entre 1868 et 1912, le Japon connaît ce que l'on a appelé l'Ere Meiji - qui est une sorte de modernisation du pays - qui sort alors de son isolement ! Le film retrace cette période et s'inspire librement de la révolte du Samouraï Takamori Saïgo, appelée Rébellion de Satsuma, en 1877. Saïgo, qui pourtant une dizaine d'années auparavant, avait été l'un des instigateurs de la rénovation Meiji, se bats ici pour protéger les anciennes traditions !

Mais, comme un film avec uniquement des asiatiques ne serait pas "vendeur" en Occident, on a le point de vue d'un Américain, le capitaine Nathan Algren, inspiré de l'histoire de l'officier français Jules Brunet et incarné par Tom Cruise.

Nathan Algren a pour mission, en tant que vétéran des guerres indiennes, de former les recrues de l'armée japonaise aux techniques et équipement de guerre modernes. Il est engagé par Omura, un conseiller de l'Empereur Meiji. L'Empereur souhaite se débarrasser d'un ancien officier, le Samouraï Katsumoto. Celui-ci est interprété par Ken Watanabe !

Mais le Samouraï prends l'initiative, attaque le camp où se trouve Algren et le capture. Nathan va alors découvrir le mode de vie ancestral des Samouraï et s'y attacher. Finalement, il va changer de camp et combattra aux côtés de Katsumoto.

C'est donc évidemment, puisqu'il est question de Samouraï, un film sur l'honneur et l'engagement. Les choses vont mal tournées pour les tenants des anciennes traditions car on  n'empêche par la marche de l'Histoire ! Est-ce un progrès ? Je vous laisse relire Hegel !

Mais Algren va survivre et remettre le sabre de Katsumoto, tombé au combat, à l'Empereur qui va alors réviser son jugement et désavoué Omura !

De très belles batailles dans ce film, bien chorégraphiées ! Le choc des civilisations ! Le tout accompagné par la musique de Hans Zimmer.

Le film a obtenu de bonnes critiques et a connu un vif succès commercial !

Si vous aimez les films qui s'inspirent de l'Histoire et /ou le monde du Japon...

A bientôt !

Le Dernier Samuraï - Edward Zwick
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Les rites d'interaction - Erving Goffman

January 12 2017 Published on #Essais, #Sociologie

En sociologie, il y a tout un "courant", qu'on appelle l'"interactionnisme symbolique", qui étudie les interactions entre les individus, une sorte de "psychologie sociale" telle que l'a théorisée Herbert George Mead et avant lui le philosophe allemand Georg Simmel !

Erving Goffman (1922 - 1982) est un sociologue américain qui étudie ces interactions, de même que les institutions et leurs fonctionnements, comme les asiles, les prisons, les casernes... Il est un représentant important de la deuxième Ecole de Chicago. D'origine canadienne, il effectua d'abord ses études à Toronto puis obtint son doctorat à Chicago pour un travail sur la vie locale dans les Îles Shetland. Pour réaliser cette première étude, il s'immergea dans les moeurs du pays suivant la méthode de l'"immersion participante", qui caractérises ses travaux.

Les rites d'interaction est un ouvrage de 1974, qui regroupe 5 études de tailles différentes. Goffman, une fois de plus, s'intéresse aux interactions, à ce qui se passe lorsque plusieurs personnes sont en présence et communiquent !

Notre sociologue conçoit par ailleurs la vie et la société comme une scène de théâtre où nous jouons des rôles suivant nos intérêts ! Dans le présent ouvrage, il va montrer tout d'abord qu'il s'agit pour les "acteurs" de ne pas "perdre la face" et analyse les différentes stratégies et phases du processus d'interaction.

Je ne ferais que résumer très vaguement les thèses de ce livre et de les citer - car le propos est complexe ! Ce billet n'est en fait qu'une sommaire introduction aux propos goffmaniens ! Notre auteur analyse les façons dont l'interaction peut se transformer en agression, ainsi que les modalités pour "sauver la face", la figuration, différentes configurations. Le propos lorgne un peu vers la psychologie pourtant on reste dans le cadre de la sociologie !

Dans la deuxième étude, Goffman pose les concepts de tenue et de déférence. Il y est question du statut des interactants, de l'opinion qu'on se fait d'autrui (jugement) et du respect qu'on leur doit ! On évoque aussi le cadre des rapports hiérarchiques. Goffman prends des exemples dans le milieu hospitalier notamment psychiatrique - à relier avec son autre ouvrage Asiles que j'ai aussi lu ! Il est aussi question de relations symétriques et asymétriques...

Par la suite, Goffman se penche sur la question de l'embarras et du détachement !

Puis dans la dernière étude, il part de la théorie des jeux - pile ou face - et ses enjeux qu'il extrapole à d'autres situations sociales - pour amener la notion d'"action" - une situation où on prends des risques et où on affirme notre libre-arbitre ! Il revient sur la sociologie des casinos.

C'est certes théorique mais avec de nombreux exemples, pris dans la vie de tous les jours, dans son expérience, dans des articles de journaux, dans la littérature - car tout est matière pour le sociologue !

Voilà, je m'excuse encore une fois d'être très vague mais reviendrais plus en détail dans l'avenir sur ces concepts et notions car suivant aussi un parcours d'études de sociologie - avec ma philo ! - j'aurais l'occasion d'en reparler seulement, ce blog n'est aujourd'hui pas le lieu pour cela !

Allez faire un tour sur mon compte inlibroveritas - nom Sylvain RICHARD !

A bientôt !

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Deadpool - Tim Miller

January 8 2017 Published on #Cinéma, #Marvel, #Comics, #Coups de coeur

Deadpool est un personnage de super-héros de l'Univers Marvel, un mercenaire au pouvoir autoguérisseur ! A l'origine, c'est une création de Rob Liefeld et de Fabian Nicieza, en 1997 ! C'est donc un ajout récent à cet Univers Marvel !

En 2016, Tim Miller donne une incarnation cinéma à ce super-héros avec le film Deadpool ! Un anti-héros !Le film est assez fidèle au comic en ce sens qu'il est déjanté, irrévérencieux et très violent ! Mais côté violence, on est dans l'outrancier et le Grand Guignol qui désamorce un peu le côté gore ! C'est encore une origin story !

Deadpool, c'est Wade Wilson, un mercenaire qui loue ses services et tombe un jour amoureux de Vanessa Carlysle - jouée par la belle Lorena Baccarin. Ah oui, Wade Wilson, c'est Ryan Reynolds dans un rôle culotté ! Au summum du bonheur, il découvre qu'il a un cancer incurable ! Il se fait alors recruter par le programme Arme X qui propose de le guérir mais qui veut en fait, en lui donnant un super-pouvoir, en faire un esclave, un tueur à sa solde !

Le méchant du film, c'est Francis alias Ajax - un savant fou aux super-réflexes ! Il est interprété par Ed Skrein. Wade parvient à lui échapper et va se mettre ensuite à sa poursuite car le traitement qu'il lui a administré, si il lui a donné l'invulnérabilité, l'a défiguré !

Ce film ne fait pas partie du MCU de Marvel Studios mais est une sous-franchise de la franchise X-Men qui appartient - encore ! - à la Twentieth Century Fox ! Toutefois, on notera un clin d'oeil vers le MCU avec l'apparition d'un héliporteur du Shield - certes en piteuse état ! - pour la baston finale !

Des X-Men, il y en a deux dans ce film - à savoir Colossus et la jeune élève Negasonic Teenage Warhead !

Ce film a la particularité d'avoir un héros qui brise le "quatrième mur" - en interpellant directement le spectateur - et qui pratique de nombreuses mises en abyme !

La bande musicale est aussi intéressante avec Salt-N-Pepa, DMX et le regretté George Michael !

Ralentis, gags visuels, le film est également prenant sur le plan visuel justement et la réalisation est assez pêchue même si elle est le fait d'un "con trop payé" précise le générique de début dans le même ton que le reste du film !

Et évidemment, on a l'inévitable caméo de Stan Lee ! Et la scène post-générique habituelle ! Cela joue avec les codes du film de super-héros !

On attends le tome 2 !

A bientôt !

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La septième fonction du langage - Laurent Binet

January 8 2017 Published on #Littérature XXIème

Voici un roman de Laurent Binet, La septième fonction du langage, sur lequel je suis assez dubitatif ! En effet, les premières pages sont assez prenantes et c'est amusant de retrouver Roland Barthes, Michel Foucault et Jacques Derrida dans des situations incongrues et improbables ! Mais passés les 100 premières pages, on se rends vite compte qu'on est dans un roman "commercial" et peut-être racoleur en un certain sens, façon Da Vinci Code ou encore Le Palimpseste d'Archimède ! Puis l'intérêt remonte ensuite sur la fin malgré certaines incohérences et facilités !

Fauché par une camionnette de blanchissage alors qu'il se rends au Collège de France, le 25 février 1980, le roman pose l'hypothèse que cet accident est en fait un complot visant à récupérer la "Septième fonction du langage" ! En effet, Roman Jakobson, formaliste russe, a établit qu'il y avait 6 fonctions du langage ! Mais voilà qu'il y en aurait une autre, une septième, la fonction performative décrite par Austin et Searle, qui permettrait de mettre le monde à ses pieds !

Le roman joue avec la mode du drop name qui consiste à utiliser des personnes réelles dans une fiction - et nos philosophes du post-structuralisme en prennent pour leur grade car ils sont en effet présentés au mieux comme des carriéristes au pire comme des imposteurs ou des assassins ! Julia Kristeva passe pour une criminelle tandis qu'Hélène Cixous se fait peloter la poitrine et entremettre par un des héros principaux ! Une comédie des bouffons !

Et puis qu'est-ce que c'est que cette volonté des romanciers contemporains d'inclure automatiquement des "scènes de baise" qui tombent comme un cheveux sur la soupe dans leurs oeuvres ? Je ne sais pas c'est le nouvel exercice de style ou quoi - le passage obligé ? On s'en fout de savoir que le héros "Simon pénètre la vulve de Bianca avec sa grosse queue" ! Il existe une littérature pornographique dont c'est le métier alors pitié laissez-lui son domaine d'attribution ! De plus vous savez que je suis plutôt friant d'érotisme et de X donc à la base cela ne me choque pas !

La septième fonction qui est présentée ici et sera finalement utilisée par Mitterrand - car vous l'avez compris le cadre temporel de l'action sont les années 1980 et 1981 - est ce qu'à Hollywood on appelle un Mac Guffin, c'est à dire un objet autour duquel toute l'action est organisée, un objet de convoitise !

Le commissaire Bayard et le sémiologue de Vincennes Simon Hertzog vont donc se trimballer de Paris à l'Etat de New York en passant pas Bologne et Venise, croiser notamment Umberto Eco auquel ils vont donner l'idée du Roman de la Rose. On croisera des Bulgares aux parapluies empoisonnés, et des Japonais. On aura une explication pour le meurtre d'Althusser sur sa femme  mais on comprendra qu'il s'agit d'une fiction quand un autre philosophe y meurt 20 ans avant son décès véritable dans notre monde réel !

D'ailleurs, il y a une belle mise en abymes, lorsque le héros Simon se demande si il est un héros de roman !

De plus, c'est un roman assez érudit ce qui n'est pas pour me déplaire ! On découvre une société secrète, le Logos Club, avec ses grades, où se livrent des duels de rhétorique à l'ancienne !

Le livre a obtenu le Prix Interalliés !

Voilà, je vous dis bonne lecture et vous souhaite une bonne année 2017 !

A bientôt !

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Marvel's Daredevil - Netflix - Saison 1

January 6 2017 Published on #Série télé, #Marvel, #Coups de coeur

D'ordinaire, je ne raffole pas des super-héros urbains ! Je n'aime pas trop Batman chez DC et idem pour ses équivalents chez Marvel ! Pourtant, j'ai adoré cette Saison 1 du Daredevil de chez Netflix !

J'ai déjà eu l'occasion de faire un billet sur l'épisode de cette série ! C'est en gros l'histoire de deux gamins de Hell's Kitchen, un quartier pauvre et mal famé de New York, qui ont grandis et cherchent chacun à améliorer le sort de leur communauté mais par des moyens différents ! L'un a choisi la Loi, c'est l'avocat aveugle Matt Murdock - joué par Charlie Cox - et l'autre a choisi le Crime Organisé, c'est le Caïd, Wilson Fisk ! Vincent D'Onofrio livre une prestation époustouflante et EST vraiment le personnage du comic !

La série présente des personnages tout en nuances et bien écrits ! La question de la limite entre le Bien et le Mal se pose constamment dans ces épisodes - ce qui est légal et ce qui ne l'est pas ! Matt Murdock est la nuit, le "démon de Hell's Kitchen, un justicier masqué qui tente de faire tomber l'Empire de Fisk !

Cet Empire de Fisk a de nombreuses ramifications ! On y trouve des Russes, des Japonais et des Chinois ! Daredevil va faire le ménage mais les méchants porteront aussi des coups rudes à nos héros ! Une série véritablement adulte qui peut plaire aussi à ceux qui préfère le genre policier au genre super-héroïque !

Parmi les personnages, on a "Foggy" Nelson, l'associé - joué par Elden Henson, Karen Page - interprétée par Deborah Ann Woll... Vondie Curtis-Hall est le journaliste investigateur Ben Urich et Ayelet Zurer est Vanessa, la future Madame Fisk !

La Saison s'apparente à une partie d'échecs ! Fisk veut raser Hell's Kitchen pour reconstruire et Daredevil - qui ne s'appelle pas encore ainsi dans cette Saison 1 - démantèle ses trafics ! La tâche n'est pas aisée entre les avocats et les flics corrompus !

Evidemment, c'est assez violent ! Des cadavres sont sortis des placards !

Voilà, je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue - ne pas spoiler ! Disons qu'il y a pas mal de rebondissements intéressants et jamais tirés par les cheveux ! Comme je l'ai déjà dit la réalisation et l'interprétation sont TOP !

Cette Saison 1 compte 13 épisodes !

La Saison 2 devrait se révéler encore plus passionnante - je ne l'ai pas encore vue ! - avec l'arrivée du Punisher et d'Elektra !

Quelques petites allusions au MCU du Grand Ecran mais très diluées et subtiles ! Les séries Marvel ne sont pas encore vraiment connectées au reste de ce vaste univers !

A voir donc !

A bientôt !

Marvel's Daredevil - Netflix - Saison 1
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