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Ménexène - Platon

June 30 2017 Published on #Philosophie

Tout comme dans le Gorgias, dans le Ménexène, un texte qui lui est contemporain, Platon s'attaque à la rhétorique. Ce texte a été écrit vers -387 avant J.-C. car il fait référence à la Paix d'Antalcidas.

Ce dialogue est sous-titré L'Oraison funèbre et nous retrace les événements des Guerres Médiques et de la Guerre du Péloponnèse pour consacrer la grandeur de la Grèce et en particulier d'Athènes et des grands hommes qui sont morts à la guerre pour la cité !

En outre, comme dans La République et le Critias, Platon critique une certaine vision anthropomorphiques de dieux querelleurs qui ne leur fait pas honneur !

Court texte - une vingtaine de page, Ménexène est un dialogue qui tourne surtout autour de l'oraison funèbre proclamé par la maîtresse en rhétorique et en musique de Socrate, une certaine Aspasie, une hétaire, c'est à dire une femme éduquée et de haut rang social et amante de Périclès. Ce texte dans le texte forme l'essentiel du dialogue. Cette oeuvre complète les points concernant les aspects politiques et judiciaires de la rhétorique évoqués dans le Gorgias !

Par ailleurs, les épitaphioi, centraux dans ce texte, éloquence d'apparat selon Socrate, sont des discours en l'honneur des soldats morts à la guerre ! Le philosophe dénonce la vacuité de ce genre en se livrant à un pastiche de celui-ci ! Aspasie, femme et étrangère, n'aurait en théorie pas du prononcer d'épitaphioi ! Pastiche enfin car le discours de Socrate est volontairement truffé d'erreurs et d'approximations !

Ce que Platon dénonce ici, c'est un usage futile de l'éloquence qui ne sert pas à établir la vérité !

Je vous dis à bientôt pour la présentation d'un autre dialogue de Platon !

Ménexène - Platon
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Lucky Luke : Billy the Kid - Morris & Goscinny

June 29 2017 Published on #Bande-dessinée

Morris est toujours au dessin et Goscinny au scénario de la trente- troisième histoire de la série Lucky Luke dans un album de 1962 - après prépublication dans le journal Spirou - intitulé "Billy the Kid" !

Goscinny nous introduit ici à une autre légende de l'Ouest, une figure de despérado supplémentaire - après les Dalton et avant Calamity Jane et Jesse James ! Il s'agit de Billy the Kid !

Notre terreur "règne" sur une petite bourgade américaine, la petite ville de Fort Weakling, ayant tout ascendant sur ses habitants ! Billy the Kid est dépeint comme une menace mais aussi, à travers le regard de Lucky Luke, comme un "sale gosse" !

Lucky Luke va se pointer dans la ville et tenir tête à Billy le plus naturellement du monde, allant jusqu'à le ridiculiser ! Ceux qui sont ridicules aussi, ce sont les habitants terrorisés de Fort Weakling ! Aucun n'ose témoigner contre la petite crapule, et lui font même des courbettes ! On atteint ici des sommets de lâcheté dans le portrait savoureux que donne Goscinny de ces citoyens du Far-West !

Josh Belly, propriétaire du journal local et le seul qui n'a pas peur du Kid, recrute Luke pour qu'il le débarrasse du sale gamin ! Mais notre héros ne trouve personne pour témoigner contre le bandit ! Ni les passagers de la diligence, ni un pauvre épicier terrifié ! Mais Luke a un plan !

Lucky Luke va alors feindre de se transformer en despérado à son tour et monter des mises en scènes de braquages - tout dans l'exagération  ! Les habitants doivent se rendre à l'évidence : Lucky Luke est pire que Billy the Kid !

L'inattendu se produit ! Les citoyens de Fort Weakling se tournent vers la petite racaille pour les protéger de Luke ! A son corps défendant, Billy devient un sauveur ce qui le conduit à "craquer" en pleine rue lors d'un duel ! Dès lors, Luke peut lui asséner une bonne fessée en sale môme gâté qu'il est !

Au bout du compte, les habitants de la ville surmontent leurs peurs et témoignent - sans haine et sans peur ! - contre Billy ! A l'avenir, ils ne craindront plus aucun bandit et recouvriront de goudron et de plumes le moindre détrousseur qui aurait la mauvaise idée de se pointer ! Luke peut alors quitter la ville et chantonner son "poor lonesome cow-boy" !

Un album excellent ! Le comique de Goscinny tourne à plein régime ! Billy the Kid fera son retour dans quelques albums - mais d'ici là le duo d'artistes nous a préparé quelques histoires savoureuses ! Il en sera question ici sur ce blog dans un proche avenir !

A bientôt !

Lucky Luke : Billy the Kid - Morris & Goscinny
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Gorgias - Platon

June 28 2017 Published on #Philosophie

Le Gorgias est un dialogue de Platon fort riche, sous-titré De la Rhétorique qui s'interroge précisément sur la valeur de cet art - la Rhétorique ou encore "art oratoire" comme le nomme Gorgias, du point de vue politique et moral ! En d'autres termes, quel est l'objet de la rhétorique et peut-elle améliorer les hommes ?

Dans ce dialogue, Socrate fait face à trois interlocuteurs ! Il y a Gorgias, un Sophiste qui vit de la rhétorique, Polos, un rhéteur sicilien, sectateur de Gorgias et enfin Calliclès, hôte de Gorgias et récemment engagé en politique !

Comme de bien entendu, la dialectique a cours entre deux points de vue ! D'un côté, Gorgias considère que "l'art de bien parler" - très utile pour convaincre en politique ! - est le meilleur de tous les arts ! A contrario, Socrate, pas convaincu par cette opinion et très critique, considère la rhétorique comme un art du mensonge là où le philosophe, avec la dialectique, cherche la vérité !

Dans un premier temps, Socrate échange avec Gorgias lui-même qui se présente comme "orateur et maître de rhétorique". Le père de la philosophie, pour accéder comme toujours à l'essence des choses, demande à Gorgias une définition précise de son art - ce qui mets celui-ci dans l'embarras.

Selon Gorgias, l'orateur apporte une conviction sur ce qui est juste et injuste porté par les discours de ce rhéteur ! La rhétorique est donc l'art du discours sur le juste et l'injuste ! Socrate pointe alors que l'orateur "fait croire" qu'une chose est juste ou injuste mais ne le démontre pas véritablement ! Cela reste très superficiel ! C'est un art de la persuasion et non de la conviction rationnelle étayée par des preuves logiques et cohérentes. Cette conviction rationnelle - cette démarche ! - est à contrario le coeur de la philosophie - comme la pratique Socrate !

Puis Socrate veut savoir si la rhétorique porte sur un "savoir précis". Est-ce alors un art ou un savoir-faire technique, différence qu'on retrouve entre la médecine (art) et la cuisine (savoir-faire) qui porte toutes les deux sur le soin du corps. La rhétorique est alors, pour Socrate, inutile car elle n'apporte pas un savoir précis : les arts sont supérieurs aux savoirs-faire !

Enfin, la rhétorique peut être dangereuse car elle permets de manipuler les individus, voire les foules ! c'est un semblant de vérité qui peut fausser la vertu de l'homme !

La rhétorique est-elle limitée au juste à à l'injuste ou peut-elle tout traiter ? En termes de bien ou de mal, de beau ou de laid...? Le dialogue est toujours axé sur le polémos - autrement dit c'est une lutte et dans notre texte, Gorgias finit par prendre les propos et questions de Socrate pour des attaques personnelles et se vexe ! La rhétorique serait donc aussi "abattre l'adversaire par un beau discours" ! Au final, Gorgias perds du terrain et ne parvient pas à donner une définition précise de la rhétorique !

C'est alors que Polos prends le relais pour défendre Gorgias ! Ce second intervenant insiste lui aussi sur la toute-puissance de la rhétorique si divine. Pour Polos, l'orateur est libre de faire ce qu'il lui chante ! Il peut décider du sort des hommes, à droit de vie ou de mort - d'où la  dangerosité ! A quoi Socrate réplique que l'orateur n'est pas libre car il ne fait pas ce qu'il veut mais ce qu'il lui plait. Et comme "nul ne fait le mal volontairement", si l'orateur est mauvais, ce n'est pas sa volonté qui résulte d'un choix libre, rationnel et réfléchi, mais c'est l'effet de l'envie qui le guide. C'est la passion qui est la source de l'irrationalité de l'homme !

Pour finir, Socrate échange avec Calliclès à propos de la vie bonne, des grands orateurs et de l'action politique possiblement mise en oeuvre à travers l'art oratoire. Calliclès est dès lors un adversaire d'une autre trempe et celui qui donne le plus de "fil à retordre" à Socrate ! Le troisième intervenant possède en effet pour lui fierté ainsi que l'assurance - acquise par la vie politique ! - qui a manqué à Gorgias et Polos ! Calliclès mets en pratique la rhétorique en politique !

Les deux hommes ont des visions radicalement différentes du monde et s'opposent sur la justice, le pouvoir et le bonheur. Le bon est-il lié à l'utile ? Périclès et Thémistocle, de célèbres orateurs athéniens ont -ils rendus les hommes de leur cité meilleurs ? Ou pire selon Socrate !? C'est à ce moment du dialogue que l'on rencontre la maxime devenue célèbre qu'"il vaut mieux subir l'injustice que de la commettre" selon que l'on se place du point de vue de la morale ou de la peine ! Et aussi, qu'"il vaut mieux être puni de sa peine que d'avoir l'impunité" et Socrate se référant au cas du tyran macédonien Archélaos !

A ce stade du dialogue, on a une réflexion politique sur l'attitude à adopter dans une cité par rapport au tyran - ou comment se prémunir de l'injustice - un préambule aux réflexions plus poussées de La République, dialogue de maturité !

Enfin, le texte se termine véritablement par un mythe - eschatologique - comme en raffole Platon, prologue là au Phédon, à savoir le jugement des morts par les trois juges des enfers, Rhadamanthe, Eaque et Minos qui pour délivrer leur sentence, évaluent les âmes nues ! Socrate constate que les rois, en possibilité d'exercer l'injustice avec plus de conséquences, sont les plus grands fautifs pour ne pas utiliser le terme chrétien anachronique ici de pêcheur !

Avec le Gorgias, on entre dans "les choses sérieuses" et le "plat de résistance" ! La philosophie de Platon est décidément très riche et d'une difficulté abyssale ! Je n'ai pas la prétention de maîtriser cette oeuvre si pléthorique au terme de ces lectures estivales se voulant pourtant exhaustives !

C'est pourquoi, dans l'avenir, j'analyserais aussi des essais de commentateurs de Platon dont certains célèbres !

Et comme disait si justement Whitehead, "la plus sûre description d'ensemble de la tradition philosophique européenne est qu'elle consiste en une série d'annotations à Platon."

A bientôt !

Gorgias - Platon
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Cataclysme - Episode 3

June 26 2017 Published on #Nouvelles

Retrouvons nous une dernière fois avec la fin de la nouvelle opposant deux races aliens dans un conflit qui va influer sur l'histoire géologique de la Terre !

Cataclysme - Episode 3

Tiss’harl était plongé dans sa méditation. Si par malheur le Sommet échouait, les combats entre la flotte Saurienne et la flotte des Gris iraient en s’intensifiant. Déjà Tss’enk profitait des préparatifs des débats pour amasser plus de vaisseaux derrière la ceinture d’astéroïdes. Des sondes n’avaient noté aucun mouvement des destroyers des Gris qui semblaient dans l’expectative.

Si la bataille se rapprochait, il y aurait inévitablement un bombardement planétaire. La défense anti-aérienne de Sol III était très rudimentaire. Le conflit contre le Peuple-Serpent était retombé depuis longtemps et il n’y avait plus de police locale à part les douaniers qui veillaient à ce que la Fleur de Nectar ne quitte pas la juridiction de la planète. Le seul soutien militaire venait des autres systèmes de l’Imperium. Il n’y avait pas d’autres ennemis dans les systèmes proches capables de rivaliser. L’empereur n’avait pas demandé à ce que l’on explore les autres planètes du système, pourtant on n’ignorait pas qu’il y avait deux formes de vie sur Mars, une sur Vénus et même une cachée sur Pluton. Mais on ignorait tout de ces races.

Peut-être ces races inconnues deviendraient t’elles des ennemis potentiels un jour ? Qu’elles se jetteraient tels des charognards sur les restes de Sol III. Des espions Sauriens avaient intercepté des communications des Gris autour de Pluton après qu’un de leurs vaisseaux éclaireur, qui comptait 20 membres d’équipage se fut pris une torpille et se fut écrasé sur l’astre froid Les Gris avaient envoyé une mission de sauvetage mais on n’avait retrouvé aucun survivant, des corps de Gris du vaisseau torpillé avaient été emportés par quelques indigènes, à d’autres ils manquaient des organes vitaux. Si les Sauriens de Sol III survivaient à ce conflit, ils auraient sans doute à mater d’autres protagonistes locaux. Si des races inférieures s’emparaient de technologie des Gris, ce serait un problème pour tout le monde.

 

Le Consul ouvrit un tiroir de son grand bureau d’ébène qui était à ses proportions. Il en sorti une statuette de 15 centimètres de haut que des douaniers avaient saisi il y a 2000 ans. Il s’agissait d’une représentation de Yig qui contenait une cache pour dissimuler des graines de Fleur de Nectar. Quels liens existaient-ils donc entre les Fleurs et ce Peuple-Serpent presque en extinction, mourant quelque part sous la terre. La chose n’était pas claire. Les Pteridraconis, administrateur de Sol III, ne régnaient, et les Sauriens avec eux que sur un tiers de la planète. Là aussi, il devait y avoir d’autres races qui se terraient sur la planète même dans des endroits reculées, attendant leur heure pour s’établir. Et que dire de ces petits animaux appelés mammifères, si appréciés des Gris. Étaient-ils amenés à supplanter le reptile, qu’il fut Serpent ou Saurien ?

 

Tiss’harl cacha la statuette dans son tiroir qu’il ferma à clé. C’était un objet qu’il était dangereux de posséder, même pour un Consul Planétaire. Mais le grand Ptéridraconis savait que si la surface était bombardée, on ne pourrait pas procéder à une évacuation par l’espace de toute la population. Il faudrait qu’eux aussi se réfugier à leur tour dans les catacombes, l’endroit le plus propice semblant être les Terres Froides du Nord-Est. Il faudrait au préalable en chasser le Peuple-Serpent mais il était connu que ceux-ci n’y étaient pas nombreux, préférant les régions de l’Équateur, plus favorables à leur métabolisme. Une fois dans les Catacombes, les Ptéridraconis entreraient à leur tour en sommeil.

***

Le Sommet dura 60 jours de Sol III. On ne parvint à aucun accord. Au contraire, les choses s’envenimèrent. Les Sauriens s’étaient montré intransigeant et les Gris semblaient préparer quelque chose.

Les flottes ne tardèrent pas à se mettre en mouvement. Les combats reprirent.

 

Autour de Mars et en orbite de Vénus, des vaisseaux de guerre s’affrontèrent à nouveau.

 

Le ciel de Mars renfermait toutes les nuances de rouge que contenait la palette chromatique, étalé en un crescendo progressif et subtil de nuances.

 

Eo se tenait avec son père près du Canal de la Renaissance où il péchait la Truite de Fer avec sa flûte harmonique. Les deux personnages cessèrent toute activité quand ils virent les deux bâtiments de guerre traverser le ciel, au dessus de la troposphère.

 

Mars abritait depuis quelques centaines de milliers d’années deux civilisations qui n’échangeaient guère entre elles mais au moins, hormis quelques incidents, ne se combattaient pas.

 

La plus ancienne de ces civilisations était le peuple auquel appartenait Eo et sa famille. C’étaient de grands êtres humanoïdes, très portés faire la spiritualité, doté de pouvoirs psychiques, exprimant un art fait de masques rituels. Ils avaient bâtit les grands et nombreux canaux qui parcouraient la planète du des pôles où ils drainaient l’eau jusqu’à l’Équateur. Depuis 3000 ans, ils maîtrisaient un moyen de transports appelé «  Chariots à Vents ».

 

L’autre race n’était pas humanoïde. C’étaient des êtres à grosse tête – en fait leur corps était une immense tête - et dotés de tentacules. Ils vivaient reclus sur les pentes envahies d’herbe rouge et à l’intérieur de quelques grands volcans dans l’hémisphère sud. Ils n’avaient que crainte pour les autres Martiens et les évitaient au possible. Ils utilisaient l’énergie des volcans pour bâtir de gigantesques forges où ils manipulaient les métaux. Ils avaient commencé depuis 400 ans à bâtir quelques machines utilitaires.

 

Des représentants de cette deuxième race se traînèrent sur les pentes du Mont Olympus pour observer le combat entre les deux mastodontes des étoiles.

 

Le vaisseau des Sauriens, gravement touché -ses propulseurs de sustension hors service- finit par s’abîmer dans l’atmosphère. Il s’écrasa à grand fracas en déplaçant des nuages de poussière rouge en grande quantité près d’un volcan éteint où vivait une communauté de technicien de la race à grosse tête. Ceux-ci, trop en avance sur leur temps, s’étaient vu banni du reste de leur peuple.

Lorsque le déluge de débris fut retombé, dans les semaines qui suivirent, les techniciens à grosse tête en disgrâce, surpassant leur appréciant s’approchèrent de l’appareil abattu des Sauriens. Tout l’équipage était mort.

Les grosses têtes furent fascinées par le niveau technologique de l’épave. Plusieurs équipements étaient intacts dont les armes et des véhicules d’assaut dans les soutes. Les savants virent tout de suite l’intérêt que pouvait avoir cette découverte. En quelques semaines, ils désossèrent totalement l’immense appareil dont il ne demeura pas une plaque de tôle, ni un boulot sur place.

Dans les siècles qui suivirent, cette communauté de banni devait revenir en grâce en fournissant un rayon capable de délivrer un feu ardent et des engins de guerre. Il s’ensuivit une guerre civile entre les grosses têtes et quelques incidents supplémentaires avec les humanoïdes de Mars.

 

Au bout du compte, des millions d’années supplémentaires s’écoulant, les humanoïdes de Mars développèrent davantage leur spiritualité et maintinrent confiné les vues belliqueuses des êtres à grosses têtes grâce à leurs pouvoirs mentaux qui eux aussi s’étaient développés. Usant de leurs capacités, ils usèrent d’un art de l’illusion et demeurèrent cachés à la vue de l’autre race.

Les Grosses Têtes finirent par envisager de s’en prendre aux Humanoïdes Martiens mais furent pris de dépit lorsqu’ils comprirent que les gigantesques cités blanches de ceux-ci avaient disparu de leur champ de perception. Ils devaient bâtir un autre plan, se tournant vers Sol III, maintenant baptisé Terre, étudiant l’espèce qui avait remplacé les Sauriens, à savoir cet étrange bipède qui constitue l’Humanité. Les Grosses têtes firent profil bas quand l’Atlantide imposa son rayonnement à tout le Système Solaire- malgré un unique incident à cette époque- redirigèrent leur loupe à l’aube de la Révolution Industrielle. Mais ceci est une autre histoire que le célèbre H.G.Wells a déjà racontée avec brio.

 

En orbite de Vénus, la ligne de combat des vaisseaux Sauriens fut bientôt rompue par une habile et audacieuse manœuvre du commandant Gris. Les Reptiles avaient l’avantage du nombre mais les navires Gris étaient mieux armés. Leur technologie avait des millénaires d’avance.

 

Depuis la surface, sous les couches de nuages de l’atmosphère dense de Vénus, les habitants de ce monde, dont les cités étaient abritées sous des champs de force qui d’ordinaire les protégeaient des vents à 400 km/h. –mais qui en cette circonstance les tenaient à l’écart des retombés de débris de la bataille- les Vénusiens éthérés scrutaient l’issue des événements en orbite grâce à leurs télescope à infrarouge. C’était un peuple très isolationniste. Toutefois, ils n’aimaient pas le Peuple Sauriens et souhaitait la victoire des forces des Gris.

 

Mais, ces batailles au dessus de Mars, de vénus, dans la ceinture d’astéroïde n’était qu’une diversion. Une flotte de six vaisseaux de guerre de gros tonnage remorquait depuis l’espace profond, à l’aide de rayon tracteurs surpuissants, une énorme masse, un gigantesque astéroïde. Les Gris envisageait de le lancer contre Sol III pour que le corps céleste percute la planète. Cela aurait pour conséquence de déclencher un hiver nucléaire et anéantirait la Colonie de Ptéridraconis. C’était certes une mesure extrême. Les Gris s’étaient longuement concertés sur la marche à suivre. Mais cela sauverait les vie de nombreux équipages de leur nation, déjà au bord de l’éclatement après des décennies de guerres et de conflits locaux.

 

L’astéroide embrassa tout le ciel de la planète, consumant l’oxygène. Des quantités phénoménales de terre et de poussière furent retournées par l’impact. Des étendues de forêts et de jungles à l’échelle de continents furent incinérées ainsi que la faune et les Pteridraconis L’Empire Saurien ne se remit jamais de cette déroute et ceci devait annoncer le début de la fin.

 

Toutefois quelques centaines –sur une population de plusieurs millions – de Ptéridraconis survécurent sur Sol III. Ils hibernèrent sous la Terre dans ce qui est actuellement la Mongolie des hommes. Un jour leur réveil viendrait Alors ils réclameraient leurs droits sur ces terres !

 

***

 

Voilà ! Ainsi se termine cette nouvelle qui fut un de mes premiers textes écrits entre 2003 et 2005 - comme vous le voyez, il comporte pas mal de défaut et c'est pour cela que je ne le publierais jamais en recueil !

 

Un recueil par contre, vous pouvez en acquérir d'ores et déjà un de moi aux Editions EdiLivre (c'est de l'autoédition) ! Cela s'appelle "Territoires de l'Imaginaire - Volume 1'" et il vous en coûtera 14 euros pour un exemplaire papier et 1,99 euros en pdf !

 

Si vous appréciez mon travail sur ce blog, n'hésitez pas à me donner un coup de pouce ! Acheter d'abord en pdf si vous voulez "soupeser" l'ouvrage  - qui fait 160 pages et contient une dizaine de textes -  puis si vous êtes conquis, portez vous acheteur de la version matérielle - et laissez des commentaires sur le site EdiLivre !

 

Au moins un autre recueil est dans mes cartons - si le premier marche et espère bientôt me remettre à produire des nouvelles !

 

C'est classé en "roman d'aventures" !

 

Le lien :

https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/839791/s/territoires-de-l-imaginaire-volume-1-sylvain-richard/category/1566/#.WVF2XNali1E

 

A bientôt !

Cataclysme - Episode 3
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Sylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier & Jean-Louis Pesch

June 24 2017 Published on #Bande-dessinée

Sylvain et Sylvette est une série de BD "à l'ancienne" puisque cela déjà, dans les années 1950, ma Maman, qui approche aujourd'hui des 70 ans, se faisait offrir ces albums à l'italienne par ma grand-mère !

Sylvain et Sylvette, les héros éponymes de la série, sont deux enfants qui vivent en autarcie dans une chaumière au cœur de la forêt. Leur mode de vie est rustique, agricole et forestier comme en témoigne leurs tenues, inspirées du monde rural de la fin du XIXème siècle, constituées d'un bonnet, chemise et pantalon de travail rapiécé pour Sylvain, bas en laine et jupe avec tablier pour Sylvette, et les inévitables sabots ! Ils vivent en réalité comme un frère et une sœur et veillent sur toute une ménagerie qu'ils protègent !

Mais revenons aux origines ! Cette série voit le jour en 1941, sous le crayon de Maurice Cuvillier et est reprise à sa mort en 1956 par Jean-Louis Pesch qui, jusqu'en 1980, travaille avec le scénariste et dessinateur Claude Dubois, sur 94 titres !

La ménagerie de Sylvain et Sylvette est vaste et ne cessera de s'agrandir : Gris-Gris, l'âne, Barbichette, la chèvre, Cui-cui, l'oiseau, Raton, le rat blanc, Poulette, la poule, Moustachu, le chat; Mignonne, l'agneau, Coin-Coin, le canard, Cloé, la tortue, Sidonie, l'oie, Alfred, le chien et Olga, la corneille.

Pour troubler la sérénité de nos héros et de leurs animaux, on peut compter sur les Compères, quatre animaux sauvages, bêtes et méchants, vivant dans une grotte et qui ne rêvent que de "boulotter" les animaux de Sylvain et Sylvette ou leur voler leurs provisions ! Il y a le renard, l'ours, le loup et le sanglier !

A côté de cela, il y a toute une ribambelle d'autres personnages, amis et autres, Bastien, un autre ours, cousin du premier, Basile, son fils et donc le neveu, M. Tartalo, un vieux savant, l'ami Jean-Claude un jeune citadin, Monsieur Grégoire, un photographe animalier et plein d'autres "acteurs" de cette fresque animalière et rurale ! Les personnages, ce n'est pas ce qui manque dans cet univers de BD !

Concernant les albums, on compte une demi-douzaine de "séries" !

La première série, les albums Fleurette à l'italienne, réalisée par Maurice Cuvillier et rééditée par les Editions du Triomphe, compte 84 albums. Puis Cuvillier passe le relais à Jean-Louis Pesch et Claude Dubois aux alentours des albums N°25 et 27, N°31 et 32 puis à partir du N°37 ! Au départ, les Compères constituent un danger réel !

Il y a ensuite les "Nouvelles Aventures de Sylvain et Sylvette" qui compte 10 albums puis la Nouvelle Série Fleurette (97 albums) et la Deuxième Série Fleurette (30 albums) - moment où moi-même enfant, découvrais ces héros !

Il y a aussi la collection Séribis, écrite par Jean-Louis Pesch seul à partir de 1973 qui compte elle 61 albums !

Sans compter des rééditions, des albums pour tout-petits - aux Editions P'tit Louis et quelques romans plus récents à partir de 2015 !

Voilà un univers qui plaira aux plus petits, aux amoureux de la nature et de la simplicité et aux adultes nostalgiques !

A bientôt !

Sylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier & Jean-Louis Pesch
Sylvain et Sylvette - Maurice Cuvillier & Jean-Louis Pesch
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Star Wars : TIE Fighter - LucasArts

June 22 2017 Published on #Jeu vidéo, #Star Wars

Devant le succès de son jeu vidéo Star Wars : X-Wing, le studio LucasArts décide de lui donner une "suite" en 1994. Ce sera le hit TIE Fighter, un jeu de combat spatial, crée en sous-traitance pat Totally Games.

TIE Fighter reprends la recette de X-Wing tout en l'améliorant ! Mais la grande nouveauté, c'est que cette fois, vous êtes du côté des méchants, un pilote de TIE Fighter, ces boites de conserves volantes dépourvues en principe de boucliers et d'hyperpropulseurs !

Vous allez donc évoluer au sein de la Marine Impériale et servirez l'Empereur pour faire régner l'ordre dans la Galaxie ! Vous affronterez des Rebelles mais aussi des amiraux impériaux sur le point de déserter comme l'amiral Harkov vendu à l'ennemi !

Les objectifs sont variés autant qu'ils peuvent l'être : détruire un objectif, protéger un convoi, faire une reconnaissance ! Vous ne piloterez pas que le chasseur TIE de base mais aussi des bombardiers TIE, des TIE Intercepteurs, des torpilleurs d'assaut et même les derniers modèles, le TIE Advanced ou le TIE Defender !

Il y a plusieurs campagnes et une grande partie de l'intrigue tourne autour de la trahison d'un autre amiral pour son propre compte, l'amiral Zaarin qui vole les prototypes de TIE Defender ! On retrouve aussi un autre personnage de l'Univers Etendu, l'amiral Thrawn et vous volerez sous les ordres de ce grand tacticien de génie !

Le jeu n'est pas trop difficile et avec de la persévérance, vous en viendrez à bout !

Sans compter qu'au cours de votre carrière, en réussissant des missions spéciales, vous aurez la possibilité de gravir les échelons d'un Ordre secret de pilotes dévoués à l'Empire !

Enfin, le jeu reprends la bande son de la Trilogie Originale et le système iMuse mixe ces musiques durant les phases de vol !

A bientôt !

Star Wars : TIE Fighter - LucasArts
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Euthyphron - Platon

June 18 2017 Published on #Philosophie

Euthyphron  est un des "Premiers Dialogues" de Platon ou texte de jeunesse qui a pour objet la Piété !

Au début du texte, Socrate croise Euthyphron, un devin, alors qu'il se rendent tous les deux, au Portique royal, à leurs procès et actions en justice respectives.

En effet, un certain Mélétos, un jeune opportuniste accuse Socrate de corrompre la jeunesse et en par delà de prêcher de faux dieux, allusion au Daimon de Socrate qui l'empêche de commettre certaines actions !

Euthyphron, de son côté, attente un procès à son propre père car celui-ci a tué - par négligence - un esclave qui avait lui même égorgé un domestique. Socrate profite du savoir d'Euthyphron, non sans une certaine moquerie, pour savoir précisément ce qu'est la Piété / et l'Impiété dont on l'accuse - et si dénoncer son père est un acte pieux comme l'annonce le devin ?

On est donc là en présence d'une nouvelle tentative de définition qui procédera en plusieurs temps !

Pour Euthyphron, commettre un acte pieux, c'est d'abord dénoncer toute personne ayant commis une faute ! Mais les dieux eux-même ne commettent -il pas des fautes comme Zeus envers son père Cronos ?

La Piété serait alors "ce qui est cher au dieux" ! Là encore, les dieux ne sont pas d'accord entre eux, certains aiment certaines choses qui déplaît à d'autres. Les mêmes choses seraient alors pieuses et impies !

Le devin corrige en avançant que ce qui est pieux, c'est ce qui plaît à tous les dieux ! Se pose alors un autre problème, est-ce parce qu'une chose est pieuse qu'elle est aimée des dieux ou parce qu'elle est aimée des dieux qu'elle est pieuse ? C'est en effet parce qu'il est pieux que les dieux aiment le pieux et non parce que les dieux l'aiment que le pieux est pieux !

La piété n'est donc pas ce qui est cher aux dieux, ce n'est pas son essence mais seulement  un accident !

La piété est une partie de la justice en réalité, toutes les choses justes ne sont pas pieuses mais toutes les choses pieuses sont justes ! La piété est cette partie de la justice qui concerne les soins aux dieux, les sacrifices et les prières/demandes mais pas pour améliorer les dieux comme le soin aux chevaux améliore les chevaux ! Les dieux produisent quelque chose mais quoi ?

Euthyphron est bien embarrassé et le dialogue tourne en rond puisque le devin revient à sa première définition, la piété consiste à dire et faire ce qui est agréable aux dieux ! Socrate estime alors qu'il faut tout reprendre au début mais son interlocuteur, ne voulant pas se ridiculiser à nouveau prends la tangente et congés de Socrate ce qui laisse le dialogue inabouti ! Ce n'est pas la première fois qu'un dialogue de Socrate/Platon se termine ainsi en "queue de poisson" !

Ce dialogue est en quelque sorte un préambule à l'Apologie de Socrate, le procès en lui-même et défend le mode de vie philosophique par rapport au mode de vie non-philosophique qui prétends défendre la Piété sans savoir même ce que c'est !

Ce dialogue doit être vu comme un début de réflexion sur la Piété !

A bientôt !

Euthyphron - Platon
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Marvel - Les Agents du Shield - Saison 4

June 17 2017 Published on #Série télé, #Marvel, #Coups de coeur

L'heure est venue de vous livrer ma chronique sur la Saison 4 de Marvel's Agents of Shield ! Une série qui après des débuts fastidieux a trouvé son rythme de croisière et construit sa propre mythologie - un peu à l'écart du MCU, comme un objet flottant en apesanteur en totale liberté - voire, selon les propos des animateurs de la chaine YouTube Cult'N'Click n'allant nulle part! Je ne suis pas d'accord car même si on n'a pas là ce qui se fait de mieux actuellement en matière de série-télé, Les Agents du Shield est tout de même bien sympa !

On retrouve donc Phil Coulson (Clark Gregg), Daisy Johnson (Chloe Bennet), Melinda May (Ming-Na Wen), Léo Fitz (Ian De Caestecker), Jemma Simmons (Elizabeth Henstridge), Mack (Henry Simmons) et Yo-Yo (Natalia Cordova-Buckley) dans cette quatrième saison 2016 - 2017, en 22 épisodes, et s'articulant en trois temps !

L'intrigue débute après les Accords de Sokovie, au moment où, après l'éradication - définitive ? - d'Hydra, le Shield a retrouvé pignon sur rue. Un nouveau directeur est nommé, supposément un Inhumain, le très Patriote Jeffrey Mace (Jason O'Mara). L'agence traque Quake - notre Daisy Johnson qui se reproche la mort de Lincoln Campbell à la fin de la Saison 3 et opère clandestinement à pourchasser les Watchdogs, ces activistes anti-Inhumains !

De son côté, Fitz trouve une figure de père de substitution chez le savant transhumaniste Holden Radcliffe (John Hannah) et travaille à de nouveaux programme, notamment d'intelligence artificielle !

La première partie de la Saison comporte 8 épisodes et se nomme "Ghost Rider" ! Le personnage du cavalier fantôme est en effet revenu chez Marvel Television et cette fois, c'est Gabriel Luna qui l'incarne dans sa version Robbie Reyes ! Ghost Rider et les Agents du Shield font s'associer pour se mettre sur la piste de savants "fantomatiques" qui ont passé un pacte avec un livre maudit surpuissant, le Darkhold !

La seconde partie se nomme "LMD" - avec 7 épisodes ! Radcliffe est très tenté de s'accaparer le Darkhold ! Il va pour cela avoir l'aide de A.I.D.A, un Life Model Decoy ou LMD, un androïde qui imite à la perfection l'être humain ! Aida est interprétée par Mallory Jansen qui aura plusieurs "incarnations" et "identités" dans cette saison, l'actrice jouant même plusieurs personnages différents ! Pour parvenir à ses fins, Radcliffe substituera nos héros - ou une partie d'entre eux ! - avec des Life Decoy ! On a également affaire à un Russe assez retors !

La troisième et dernière partie s'intitule "Agents of Hydra"  - 7 épisodes  ! - et se passe dans un monde virtuel, une simulation informatique où Hydra a gagné ! Aida et Radcliffe ont conçu ce "programme" à l'aide du Darkhold en voulant "réparer" les plus gros regrets de nos héros qui ont, dans ce cadre - "Le Cadre" - des vies radicalement différentes ayant subis un lavage de cerveau !

Cette dernière partie est la plus intéressante ! Il s'agira pour nos Agents de s'échapper de ce monde - encore faut-il qu'il soient conscients de sa facticité ! Et Madame Hydra et un Léopold Fitz devenu le diabolique "Docteur", ne vont pas leur faciliter la tâche !

Enfin, le dernier épisode est en quelque sorte une synthèse de ce qui a précédé, comme un aboutissement puisque c'est finalement Ghost Rider qui réglera son compte à Aida ! Je ne vous spoile pas trop en disant cela car c'était assez prévisible ! A la toute fin, le statut du Shield est encore sur le point de changé et les toutes dernières images, montrant Coulson devant un champ d'astéroïdes sont très énigmatiques !

A noter aussi, une série de courts Webisodes, "Slingshot" autour du personnage de Yo-Yo, l'Inhumaine ultra-véloce !

A bientôt !

Marvel - Les Agents du Shield - Saison 4
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Dark Vador - Tome 4 : En bout de course

June 16 2017 Published on #Star Wars, #Bande-dessinée, #Comics, #Marvel

La série Dark Vador, scénarisée par Kieron Gillen et illustrée par Salvador Larroca, s'achève au bout de 25 issues aux USA et donne 4 albums - plus l'album "Vador : Abattu" - en VF !

Dans le tome 4, intitulé "En bout de course", tous les intrigues se résolvent et atteignent leur terme ! Après la destruction de la première Etoile de la Mort, Dark Vador est en disgrâce auprès de l'Empereur ! Il a de plus appris que Palpatine lui a menti et qu'il a un fils qui n'est autre que Luke Skywalker, le pilote qui a détruit la super-arme ! Pour revenir au sommet, Vador va donc accumuler les ressources et les avantages cachés au cours de sombres machinations dignes de son maître !

Vador commence par s'allouer les service du docteur Aphra, une aventurière et archéologue, qui va être son "homme de main", accompagnée de ses deux droïdes assassins, Triple -zéro et BT-1 Le sombre Seigneur des Sith mène son enquête sur son fils et son épouse défunte, détourne des fonds et se construit une armée de droïdes !

Mais Vador doit rester prudent car il est placé sous l'autorité de l'arrogant général Tagge, sous la surveillance de l'officier Tanoth et doit de plus affronter un rival, Cylo-V et ses guerriers cybernétisés. Cylo est une sorte de savant fou versé dans le transhumanisme !

Précédemment, Vador a commencer à parvenir à ses fins, a éliminé quelques cyborgs et regagner un peu d'autorité ! Tout cela était bien sur une manoeuvre de l'Empereur pour amener Cylo à se découvrir et à faire un faux pas pour que Vador puisse l'abattre ! Dans ce tome 4, le savant passe à l'attaque et prends même le contrôle du nouveau Super-Destroyer Stellaire, l'Exécuteur, encore amarré dans son chantier.

Mais Vador vainc enfin ceux qui voulaient le renverser ! Il affronte la flotte de "baleines volantes" de son ennemi, défait même un rancor "augmenté" et sort victorieux ! Il revient dans l'"estime" de Palpatine qui n'a jamais été dupe et apprécie l'esprit retors dont a fait preuve son disciple !

Ce comics, c'est donc l'ascension nouvelle de Vador après un échec cuisant ! Vador se débarrasse en outre de Tagge, de Tanoth et pense avoir en outre évacuer le problème Aphra ! En réalité, l'aventurière a survécu et reviendra dans de nouvelles aventures toujours scénarisées par Kieron Gillen !

Une BD qui forme un tout cohérent - pensé avec un début, un milieu et une fin, là où l'autre série ongoing Star Wars de Marvel semble parfois un peu "errer" ! Un excellent ensemble qui sera prochainement publié - fin 2017 je crois ? - en Intégrale !

Enfin, ce tome 4 rassemble aussi une courte histoire sur Triple-zéro et BT-1 ainsi qu'un épilogue, "Coda" sur la légende de Vador auprès des Hommes des Sables !

Malgré un dessin souvent contestable de Larroca, un excellent investissement ! Vador est prêt pour que "l'Empire contre-attaque" !

Au passage, ceci, si on tient compte de tous les billets recensés dans cette catégorie - à supposer que je n'en ai oublié aucun (ce qui m'étonnerait pas ailleurs !), est le 300ème billet "Bande-dessinée" sur Overblog !

A bientôt !

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Lysis - Platon

June 15 2017 Published on #Philosophie

Lysis - ou De l'Amitié - est un dialogue du jeune Platon dont on dit qu'il aurait été écrit du vivant de Socrate. En réalité, il a plus vraisemblablement été écrit plus tardivement car des éléments du système platonicien sont déjà en place ! C'est essentiellement un monologue de Socrate  qui sait captiver son auditoire !

Le texte porte sur les relations d'amitié  - alors teintées en Grèce de pédérastie, ces relations passionnelles et charnelles entre un homme mur et un homme plus jeune qu'il "initiait" et prenait sous son aile. Il est aussi question de la philia, concept pris dans son acception grecque.

Hippothalès éprouve un fort désir amoureux pour son camarade Lysis et va même jusqu'à lui composer des poèmes. Socrate lui dit alors que mettre l'amoureux sur un piédestal n'est pas forcément la meilleur façon de procéder car ainsi l'objet du désir peut vous prendre de haut !

Socrate tente ensuite de définir, dans une relation de philia, qui est l'ami, "celui qui aime, celui qui est aimé ou les deux" ? Il avoue ensuite son espérance de rencontrer un jour un véritable ami, ce qu'il n'a jamais connu. Concernant le problème évoqué à l'instant, Socrate, évinçant le cas de l'amour réciproque, avoue son embarras en énonçant que le terme "ami" ne s'applique à aucun des trois cas envisagés ! Ce qui est très problématique en réalité !

De même, on peut s'interroger de savoir si l'amitié s'établit entre personnes "semblables" ou "opposées" (complémentaire). Un être accompli ne saurait rechercher l'amitié car rien ne lui manque et il se suffit à lui-même !

Ensuite, Socrate pose que l'amitié est le rapport d'un être imparfait - ni bon, ni mauvais - à un être bon - et que le mal ne saurait aimer le bien. Ce qui découle du cheminement de Socrate est que la recherche de l'amitié et du bien comme objet d'amitié provient d'une fuite par rapport au mal.

Au bout du compte, l'objet d'amitié n'est pas aimé pour lui même mais pour autre chose et ainsi de suite dans une récession à l'infini ! A l'infini ? Presque ! Car le moteur premier est l'aversion pour le mal. Toutefois l'amitié subsisterait malgré la disparition du mal car les désirs qui ne s'appuient pas sur la crainte du mal perdureraient et donc l'amitié !

Ce dialogue est très important car il propose en effet une première ébauche de la théorie des Idées - derrière l'amitié, se cache l'Idée de Bien.

A bientôt !

Lysis - Platon
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