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Posts with #cinema tag

Sex Trouble - Jay Lowi

July 21 2017 Published on #Cinéma, #Flops

Il va être maintenant question d'un film de second zone, un thriller comme il s'en faisait à la pelle dans les années 1990 - 2000, dans la lignée de Sex Crimes et de Sex Intention.

Mais ne nous le cachons pas plus longtemps le film dont il s'agit ici, Sex Trouble -  aussi dénommé Tangled ! - est un navet de haute volée ! Une vraie escroquerie cinématographique, signée par le réalisateur Jay Lowi en 2002 qui reprends le thème usé jusqu'à la corde du trio amoureux sans rien apporter de neuf et en nous promettant des scènes torrides alors qu'il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat !

La jaquette nous vends le pitch suivant : "Jenny est une étudiante sensuelle et indépendante, et personne ne lui résiste'. La belle est aussi un tantinet manipulatrice et joue avec David, un jeune étudiant naïf ! Débarque alors Alan, le mauvais garçon au passé trouble qui blesse le coeur des filles. La jaquette nous promets encore que "Jenn[y] s'amuse à opposer David et Alan, usant de mensonges et de relations sexuelles" On nous annonce donc un film avec un côté sulfureux voire malsain !

En réalité, quand on visionne le film, cette aspect, c'est la fille, Jenny, qui mène le bal ne nous apparaît pas flagrant ! On a plutôt l'impression qu'elle hésite à s'engager avec Alan et que c'est ce dernier qui fait l'imbécile avec elle, se révèle instable et potentiellement violent ! Elle semble être davantage une "victime" et il ne paraît pas non plus qu'elle veuille séduire ouvertement David ! Le plus manipulateur, dans cette histoire, c'est Alan à première vue, alors qu'à la fin, on s'apercevra que c'était David qui trompait tout son monde !

Jenny tombe véritablement amoureuse d'Alan - ce qui déplaît à David - et le bad-boy Alan va finalement la tromper avec une certaine Elise ! Jenny a ignoré les mises en garde de David qui connaissait déjà Alan et qui n'est pas désintéressé !

Si on n'y croit pas, c'est parce que le scénario se révèle sans surprise, les scènes de sexe sont plates voire inexistantes, le montage mollasson et l'interprétation des acteurs proche du désastre ! ! Jenny est incarnée avec peine à l'écran par Rachael Leigh Cook, David par Shawn Hatoy et Alan par Jonathan Rhys-Meyers qu'on a connu plus inspiré par la suite ! Estella Warren (vue dans La planète des singes fr Tim Burton, à la même période en 2001) joue, elle, Elise Stevens et enfin Lorraine Bracco et Dwayne Hill complètent le casting et sont les deux inspecteurs de police du film.

Le film se construit autour d'une série de flash-backs. En effet, au début du récit - qui est non chronologique donc, la police et les secours ramassent un David paniqué en pleine nature après qu'il ait échapper à Alan lequel a enlevé le jeune homme ainsi que Jenny, en s'introduisant chez les deux colocataires. David est interrogé par les inspecteurs et raconte la nature de la relation du trio ! Mais David est ce qu'on appelle en narratologie un "narrateur non fiable". Et si il mentait ? C'est le cas !

Qu'est-il arrivé à Jenny ? Et à Alan ? On ne peut pas se fier à la déposition de David et pourtant à la fin du film, qui nous montre son véritable rôle dans l'histoire, celui qui tire les ficelles et manipule, trompe son monde et échappe à toute forme de justice ! En soi donc, ce scénario est assez peu crédible et même carrément bancal !

C'est le genre d'histoire vue et revue à Hollywood, plus du genre à alimenter le marché DVD ou des téléfilms !

On ne se méfiera jamais assez de David, le "bon fils" dans ce film !

Bref un film dispensable !

A bientôt !

Sex Trouble - Jay Lowi
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L'Art de DC : L'Aube des Super-héros - Musée d'Art Ludique

July 19 2017 Published on #Comics, #Bande-dessinée, #DC Comics, #Cinéma, #Coups de coeur, #Musées

Lors d'un séjour récent - juillet 2017 - à Paris, j'ai fait un petit tour par le Musée d'Art Ludique. C'est un musée consacré à l'art contemporain dans ses incarnations jeux vidéo, comics, manga ou encore animation.

En 2017, se tient dans ce lieu l'exposition : "L'Art de DC : L'Aube des Super-héros" ! On y retrouve le fameux trio de DC Comics  : Superman, Batman, Wonder Woman et quelques autres, depuis leur genèse dans les années 1930 jusqu'aux récents développement du DCEU au cinéma !

Vous trouverez dans cette expo - qui m'a un peu rappelé, dans le style, "l'Expo Star Wars" d'il y a quelques années qui s'était tenue à la Cité du Cinéma ! - plus de 250 planches originales historiques - de Detective Comics, d'Action Comics, de Superman, de Batman, de World's Finest, etc, jusqu'a des arcs plus récents comme The Dark Knight Returns de Frank Miller ou Kingdoms Comes d'Alex Ross.

Le cinéma est aussi abordé avec près de 280 dessins de recherche ou de magnifiques concept arts, des costumes, des maquettes, des vidéos des cinéastes et des producteurs (Geoff Johns, Christopher Nolan, Zack Snyder...), des dessinateurs de comics (Jim Lee) ou des costumières (Michael Wilkinson, Cindy Hemming).

On a ainsi des documents sur le Superman de 1978 de Richard Donner, le Batman de 1989 et sa suite de  de  1992 par Tim Burton, les suites de 1995 et 1997, le projet de Superman avorté de Tim Burton de 1999 avec Nicholas Cage, le Superman Returns de  2006, la trilogie Batman  de Nolan et les films du DCEU : Man of Steel, Batman vs Superman : L'aube de la justice, Suicide Squad, Wonder Woman et Justice League. Par contre, on ne trouve aucune allusion au film Supergirl ou au film Catwoman  avec Halle Berry, ou encore au film Green Lantern, ce qui n'est pas plus mal vu les échecs artistiques et commerciaux de ces derniers films !

Enfin, il est aussi question des super-héros à la télé ! On retrouve la série d'animation Superman de Richard Fleischer de 1942, le Batman & Robin des années 1960, de Batman : The Animated Series de Bruce Timm de 1992 ou encore la série Wonder Woman des années 1970 avec la pétillante Lynda Carter.

Côté télévision, certains remarqueront  -et regretteront - que ne figure pas Lois & Clark : les nouvelles aventures de Superman, la série Flash des années 1990, les autres séries animées, Teen Titans en tête, Smallville bien évidemment et surtout toutes les séries récentes : Flash, Green Arrow, Legends of Tomorrow, Supergirl  ou Gotham.

On le voit les super-héros "diffusent" dans tous le transmédia, comics, films, séries-télé - citons l'influence dans le domaine plus général de l'art  - influence art-déco etc,...

Un autre reproche que je ferais à l'expo est certes de nous dire que ces héros ont 75 ans d'existence derrière eux et de multiples interprétations mais de ne pas nous expliquer qu'il y a plusieurs Superman, plusieurs Batman bref plusieurs Terre dans un multivers, de ne pas expliquer ce que recoupe l'"Age d'or, "l'Age d'argent",  d'éluder certaines histoires emblématiques comme Crisis on Infinite Earths ou Flashpoint (et là encore de passer sous silence le multivers. J'aurais aussi aimé des plaquettes sur les principaux artistes de comics !

Mais bon, ne boudons pas notre plaisir et rappelons nous que c'est une expo grand public. il m'a fallu 1 heure 30 pour en faire le tour !

Ces super-héros DC constituent des mythologies modernes. Superman possède le profil body-buildé des héros grecs et incarne en même temps la modernité - et aussi les peurs du temps comme la montée du fascisme à l'époque de sa création !

Superman, c'est aussi l'American Way of Life et l'espoir des millions  d'immigrés polonais, italiens, irlandais à Ellis Island. Comme eux, Superman est un réfugié - de la planète Krypton - et à ce titre aussi une figure biblique, un nouveau Moise, récupéré dans un "radeau de sauvetage" ! Superman est le surhomme de Nietzsche, qui repousse ses limites. Il est comme chacun sait une création  - d'abord dans un fanzine - de Jerry Siegel et Joe Shuster puis dans Action Comics #1 en 1938.

Le héros crée par Bob Kane et Bill Finger, Batman, s'inscrit dans la lignée des justiciers masqués comme Zorro ou Fantomas. Il n'a pas de super-pouvoirs comme Superman mais possède une fortune personnelle, une grande intelligence et il s'est entraîné intensément aux sports de combat. Après un traumatisme dans l'enfance, Bruce Wayne décide le crime dans Gotham City qui est le pendant nocturne de la Métropolis de Clark Kent/Superman ! Bruce Wayne/Batman décide en effet d'agir la nuit ! Son monde est beaucoup plus torturé que celui de l'Homme d'Acier et ces personnages - Batman et ses ennemis - flirtent avec la folie.

Il fallait bien une super-héroïne parmi tous ces homes. Wonder Woman est "la meilleure d'entre nous" et permets aux jeunes filles de s'identifier aux protagonistes de ce genre héroïque - encore que Diana Prince soit trop parfaite !? Avec elle, les codes des personnages féminins sont repensés - exit la petite amie - encore qu'elle formera souvent un triangle amoureux avec Superman et Batman !?

Wonder Woman montre que la femme peut s'imposer dans un monde tenu par les hommes et en même temps, son sexe est indifférent pour incarner la justice et la liberté ! Je vous parlerais prochainement du film Wonder Woman de 2017 de Patty Jenkins et du comics de 2010, Wonder Woman : L'origine de J. M. Straczynski.

Cette exposition nous montre la richesse du genre super-héroique ! A quand l'équivalent pour Marvel ! Une richesse à peine effleurée ici !

Je vous invite à lire mes billets passés et à venir sur DC comics et les films avec Warner Bros. Ces héros n'ont cessé d'être réinterprétés - avec un socle commun à chaque réécriture ! Avec The Dark Knight Returns de Frank Miller en 1986, un virage vers plus de réalisme - et plus de noirceur ! - époque oblige : - est amorcé dont on peut voir l'apogée dans la trilogie de Nolan, The Dark Knight, de 2005 à 2012 et les récents développements du DCEU !

Un héritage de 75 ans derrière nous mais et encore de nombreuses décennies devant nous si le réchauffement climatique ne nous tue pas !

A bientôt !

L'Art de DC : L'Aube des Super-héros - Musée d'Art Ludique
L'Art de DC : L'Aube des Super-héros - Musée d'Art Ludique
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Spider-Man : Homecoming - Jon Watts

July 16 2017 Published on #Cinéma, #Marvel

Marvel Studios ne possède hélas pas les droits cinématographiques de tous ses super-héros ! Ainsi, la Fox détient toujours les X-Men, Deadpool et les 4 Fantastiques. Mais, récemment, un accord a été passé avec Sony pour réintégrer Spider-Man dans le MCU !

Dans les années 1990, alors que Marvel était en faillite, la vente des droits pour les écrans de cinéma - et le succès des films ! -  a bien renfloué la Maison des Idées ! L'accord avec Sony est tout bénéfices pour les deux compagnies ! Après une apparition dans Captain America : Civil War, le Tisseur a droit a son propre film : Spider-Man : Homecoming - avec un titre qui insiste bien sur l'aspect "retour au bercail" !

Le réalisateur de ce film sorti à l'été 2017 est Jon Watts et l'interprête d'un Peter Parker âgé de 15 ans dans le récit est Tom Holland ! Disons le tout de suite, ce film est meilleur que les deux films avec Andrew Garfield mais "moins bon " que le Spider-Man 2 de Sam Raimi avec Tobey Maguire ! Par moment, on s'ennuie un peu ! Cependant, l'aspect "super-héros adolescent qui se comporte en ado" - et par-là même se montre très "humain" en commettant des erreurs est sympathique !

Le film est raccord avec le reste du MCU ! Tony Stark est le père de substitution du jeune Parker qui doit se rappeler constamment qu'"un grand pouvoir implique de grandes responsabilités". L'intrigue s'inscrit dans le prolongement de la Bataille de New York contre les Chitauris - vue dans le film de 2012, Avengers - on est juste 8 ans plus tard !

Le vilain du film est un certain Adrian Toomes, de son alias Vulture en VO/ le Vautour en VF ! Il est magistralement interprété par un Michael Keaton qui lui confère de la profondeur et qui passe de DC Comics/ Warner (le Batman de Tim Burton) à l'Univers plus coloré de Marvel ! Adrian Toomes dirige une équipe de récupérateurs - qui à l'image des vautours, dépècent les machineries laissées par les aliens ou encore par Ultron ! Le Vautour a pour but ultime de mettre la main sur la technologie de Tony Stark !

A côté de cela, Peter - qui rêve de rejoindre les Avengers après ses exploits à Berlin ! - fréquente un lycée à Midtown et a pour camarades Ned Leeds, Flash Thompson, Michelle "M.J." Jones et en pince secrètement pour la jolie Liz Allen ! Il est une mode désormais dans les adaptations de comics de changer l'ethnie des personnage ! Ainsi, ici, Liz Allen est jouée par Laura Harrier qui est une actrice noire et Flash Thompson, grand blond aux yeux bleus dans la BD est ici interprété par Tony Revolori qui est plutôt typé hispanique ! Mais au fond, ce n'est pas très dérangeant tant qu'on prends de bons acteurs !

Adrian Toomes prétends agir pour protéger sa fille et vers la fin du film, on a une révélation quant à un secret de notre vilain !

Notre Spider-Man, lui, bénéfice d'un costume ultra-moderne avec mini-drone, I.A. amplificateurs auditifs par exemple, bref toute la technologie de son mentor ! Par contre, son légendaire "sens d'araignée" est absent du film même si il me semble avoir aperçu il y a peu une déclaration du maître d'oeuvre du MCU, Kevin Feige, disant que ce pouvoir de notre Tisseur serait présent dans Avengers : Infinity War !

Un film globalement bon ! Vous adorerez si vous êtes fan du Tisseur en particulier ! sinon, vous risquez d'y trouver quelques longueurs !

Les deux plus à mon avis : l'intégration au MCU, un ensemble plus vaste et le côté "vis ma vie d'adolescent" ! Et aussi en troisième point et quatrième points positifs, le jeu de Michael Keaton et le costume haute-technologie de notre héros !

C'est, mine de rien, déjà le 16ème film du MCU !

A bientôt !

Spider-Man : Homecoming - Jon Watts
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Le Dictateur - Charlie Chaplin

July 15 2017 Published on #Cinéma, #Histoire contemporaine

Charlie Chaplin délaisse son personnage de Charlot, le clochard au grand coeur emblématique pour livrer un film à propos politique mais toujours sous couvert d'humour, en 1940, avant l'entrée en guerre des Etats-Unis donc, Le Dictateur, film en N&B.

Ce n'est guère un mystère que c'est le régime nazi et Adolf Hitler qui sont visés par ce film ! Le petit tyran d'origine autrichienne est la cible de cette satire qui avait pour but d'éveiller les consciences des Nord-Américains sur les crimes passés, présents et à venir des nazis. Le Dictateur deviendra le plus grand succès commercial de Chaplin !

Le film est resté célèbre par la fameuse scène du dictateur jouant avec un globe terrestre dans son bureau et par le discours final, émis par son sosie. Par cette oeuvre, Chaplin voulait aussi avertir du danger mortel encouru par le peuple juif, par l'humanité, et par la démocratie - rappelons qu'Hitler a été porté au pouvoir par la démagogie, par la peur et par le suffrage universel, avec le soutien du peuple, des intellectuels et des industriels en Allemagne !

Bien évidemment, Chaplin reçut des pressions par delà l'Atlantique, l'ordonnant d'abandonner son projet de dénonciation mais il tint bon et livra un chef- d'oeuvre de conscience politique !

L'action du film se passe dans un pays imaginaire nommé la Tomenia, copie conforme de l'Allemagne. Lors de la Première guerre mondiale, un soldat assez maladroit sauve la vie d'un pilote de chasse nommé Schultz ! Après une fuite rocambolesque des deux hpmmes, le soldat est blessé et devient amnésique. Il reste alors de nombreuses années à l'hôpital coupé du monde tandis que la Tomenia devient un régime dictatorial et fasciste, dirigé par Adenoïd Hynkel - en fait Adolf Hitler ! Les juifs sont alors persécutés comme dans la réalité de l'époque !

Notre soldat reprends alors son métier de barbier dans le ghetto juif. il est, en outre, un parfait sosie du dictateur (Chaplin se grimant lui aussi comme Hitler avec la petite moustache et la frange !).

Le barbier - ancien soldat - est alors rafflé et mis en camp de concentration. Mais il retrouve Schultz et s'évade avec lui au moment où la Tomenia envahit l'Österlich !

Par le jeu des circonstances, les soldats confondant le barbier et Hynkel, notre héros se retrouve à la place du dictateur et doit improviser un discours à la radio tandis que le vrai dictateur est arrêté comme fugitif ! Le barbier improvise alors un discours sur la liberté de tous, la tolérance, la démocratie et la paix - fort émouvant !

On retrouve dans ce film Paulette Goddard - qui fut la troisième épouse de Chaplin et une des ses actrices fétiches avant cela !

Des scènes iconiques citées dans les écoles de cinéma, il y en a pléthores dans ce film : l'incendie de la boutique du barbier qui rappelle les pogroms et la Nuit de Cristal, la langue incompréhensible et très agressive du dictateur Hynkel qui rappelle le ton autoritaire d'Hitler dans ses propres discours devant des foules béâtes et soumises à sa vindicte, des références à la Bible, etc,....

Le film sortit sur les écrans français bien évidemment après le conflit, en 1945 - c'est là encore le plus gros succès de Chaplin par chez nous ! Bien évidemment aussi, Hitler fit interdire le film en Allemagne mais s'en procura une copie qu'il se fit projeté en privé à deux reprises - bien que ce fait n'est pas complétement avéré !

En fin de compte, vous aurez compris que nous sommes là face à un chef-d'oeuvre et à un  témoignage historique de premier plan ! On aimerait de nos jours trouver un peu plus de réalisateurs avec des "couilles" comme Chaplin en son temps !

Je dédicace au passage ce billet à mon collègue de travail Jean-Christophe qui ne se démonte pas et me prétends que les nazis étaient de gauche, reprenant des propos de la fachosphère - d'ailleurs mise en avant sur Overblog avec des blogs comme "La Rédaction" - collègue et fachosphère qui pratique la post-vérité en s'appuyant sur des faits comme la politique de nationalisation des usines par Hitler - en réalité, on peut retourner l'argument et dire que les soviétiques étaient de droite si on y réfléchit bien suivant cette logique imparable ! Hitler communiste ? Staline a été responsable de dizaine de millions de morts dans les camps russes, ne lui mettons pas en plus la Shoah sur le dos ! Tout ceci n'est qu'une pathétique tentative pour débarrasser les mots "extrème-droite" de leur relents nauséabonds et dédiaboliser au final le Front National !

Sur ce, à bientôt !

Le Dictateur - Charlie Chaplin
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V pour Vendetta - James McTeigue

July 3 2017 Published on #Cinéma

V pour Vendetta est une coproduction américano-germano-britannique, sortie en 2006, adaptée de l'oeuvre en comics d'Alan Moore et David Lloyd, d'après un scénario des Frères Wachowski - devenues les Soeurs Wachowski depuis !

Il s'agit d'un film au thème grave et au propos quelque peu angoissant qui se déroule dans une société dystopique - un peu à la Orwell ! - où un gouvernement violent et brutal contrôle tout au moyen de la peur à force de répression et de manipulation par des médias eux aussi sous contrôle ! Cette société a pour centre névralgique Londres dans un futur pas si lointain !

V pour Vendetta est donc un miroir de nos sociétés actuelles - qui vivent dans la peur depuis le 11 septembre 2001, depuis le Bataclan, et marquées par la montée des extrémismes ! Le terrorisme est aussi central dans le film à travers le combattant de la liberté se faisant appeler "V" et qui est plus un révolutionnaire qu'un terroriste en vérité !

Au casting, on retrouve la talentueuse Natalie Portman, qui se rase le crâne pour ce film, et qui joue Evey Hammond, la "complice de "V", une fille d'activiste ! "V" dont on ne voit jamais le visage est interprété par Hugo Weaving. L'inspecteur Eric Finch qui va découvrir la vraie nature des événements est joué par Stephen Rea. Stephen Fry interprète Gordon Deitrich, un animateur de talk-show qui va prendre des libertés qu'il paiera cher ! Enfin, John Hurt joue le vociférant Haut Chancelier Adam Sutler !

Il est fait référence à l'épisode historique de la Conspiration des Poudres, le 5 novembre 1605, une tentative ratée par des Catholiques de faire sauter le Parlement anglais ! Faire exploser ce parlement est bel et bien l'objectif final de "V" dans ce film ! Entre temps, il exécute, au nom de sa vengeance les dirigeants de ce régime totalitaire : politiciens corrompus, prêtres pédophiles, journalistes manipulateurs, policiers violents...

Ce film est un délice et du pain béni pour les adeptes des théories du complot ! Certes, il faut veiller à nos liberté mais, même si la situation contemporaine n'est pas rose, on est encore loin du régime décrit dans le film... mais on y vient hélas ! Il faut aussi citer les actions des hackers du groupe Anonymous qui reprennent l'imagerie de ce film !

On apprends dans le film que ce régime dictatorial a été mis en place à la faveur d'une crise épidémique - dont on découvre qu'elle fut orchestrée par des politiciens ! Les minorités, les musulmans, les homosexuels sont stigmatisés dans la société de V pour Vendetta, dans cet état totalitaire, et servent de boucs-émissaires !

Une très belle scène figure dans le film montrant l'histoire tragique d'une lesbienne persécutée ! Un moment très poignant et un message positif sur l'homosexualité, suffisamment rare dans un film hollywoodien à l'époque pour être signalé et loin des clichés !

Allan Moore, déçu des précédentes adaptations de ses oeuvres, From Hell et La Ligue des Gentlemen extraordinaires, a tout de suite pris ses distances avec la production ! Je ne sais pas ce qu'il faut en penser car je n'ai jamais lu le comics qui, à l'époque, était une charge contre le gouvernement de Margaret Thatcher ! Le film réactualise le propos en mentionnant la Guerre en Irak !

V pour Vendetta, le film, a reçu un assez bon accueil critique et a fait de bonnes entrées ! Le scénario est assez bien ficelé, le jeu des acteurs est excellent et la réalisation bien mené ! On n'évite toutefois pas le "happy end" - tout est relatif ! - car on est à Hollywood ! Angoissant toutefois avec ses images de charniers, d'enfants assassinés, de passages à tabac et autres joyeusetés commises par ce régime !

Parmi les références, citons Le comte de Monte-Cristo, 1984 bien sûr et Le Fantôme de l'Opéra !

C'est divertissant mais c'est bien plus que cela, un film à message ! Et qui porte à réfléchir !

A bientôt !

V pour Vendetta - James McTeigue
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Alien 3 - David Fincher

June 10 2017 Published on #Cinéma, #Science-fiction, #Horeur

Tandis qu'en 2017, avec Alien : Covenant et ses futures suites, Ridley Scott se réapproprie sa saga Alien, en 1992, c'est un petit génie venu du monde du vidéoclip qui nous donne Alien 3, qui continue les aventures d'Ellen Ripley - toujours jouée par Sigourney Weaver - contre les Xénomorphes ! Au passage, une figure de la femme forte, dont Rey dans Le Réveil de la Force et Wonder Woman dans le film avec Gal Gadot sont d'autres incarnations - ou encore Margaret Thatcher dans le monde réel à l'époque !

A la fin du deuxième opus, Ripley s'enfuyait dans un vaisseau avec le Caporal Hicks, la jeune Newt et les restes de l'androïde Bishop ! Ce qu'elle ignorait, c'est qu'un facehugger s'est glissé à bord et a pondu un œuf ! L'intrusion de la créature déclenche un court-circuit à bord du Sulaco qui évacue ses capsules de sauvetage qui se crashent sur Fiorina 16, une planète abritant un pénitencier plein de durs-à-cuir !

Ce film détruit les acquis de la fin de Aliens, le retour de James Cameron puisque seule Ripley échappe à la mort lors du crash ! Consciente qu'il y a un xénomorphe en incubation, elle fait autopsier les corps de Newt et Hicks par Clemens, le médecin de la prison - et doit se rendre à l'évidence, ne trouvant rien de suspect dans leurs cadavres, de qui a été contaminé par le facehugger : elle-même en réalité !

Les films Alien sont d'une certaine façon des slashers-movies ! Dans la prison, nous avons des brutes, mais totalement désarmées, n'ayant même pas un couteau - pour se défendre contre l'Alien - on se retrouve un peu dans la situation du premier film loin des capacités militaires des Space Marines  - ou Marines coloniaux ! - du deuxième opus ! Nos bagnards vont alors tenter de piéger l'Alien en sacrifiant certains des leurs !

Mais en fait, il y a deux Aliens, celui qui décime le pénitencier, issu d'un rotweiller - et possédant donc des capacités différentes de ceux incubés dans des humains -  comme la vélocité !  - et celui qui incube dans Ripley ! Celle-ci va se sacrifier pour que la compagnie Weyland-Yutani ne mette pas la main sur la créature et n'en fasse une arme biologique que ces cadres ne pourraient contrôler !

Il faudra attendre Jean-Pierre Jeunet pour "ressusciter" la baroudeuse de l'espace Ripley !

Officiellement, avec les récents développements de cette franchise les films numéros 3 et 4 ne sont plus considérés comme canoniques ! Il y avait déjà des contradictions en 1992 avec des comics publiés deux ans plus tôt par Dark Horse - l'éditeur de Star Wars et Buffy ! - où Newt et Hicks survivaient et où se menait une "guerre pour la Terre" sur la Terre !

Le premier visionnage de cet Alien 3 fut assez éprouvant pour moi à l'époque, en plein été caniculaire ! Dégoûté à l'idée de regarder la scène d'autopsie d'une enfant de 10 ans, je détournais le regard de l'écran et entendre les bruits - hautement suggestifs ! -  de l'opération - couplés à la chaleur dans la salle de cinéma firent que j'eus un léger malaise et du abandonner la séance! Je vis finalement cet Alien 3 quelques années plus tard grâce aux VHS que me prêtait mon oncle Dédé abonné à Canal + ! Et n'en ressentit alors aucune gène car cette scène d'autopsie est moins impressionnante que je l'avais imaginée en réalité !

j'avais aussi lu le roman qui accompagnait ce film - la novélisation ! - quelques années plus tard - par Alan Dean Foster !

La mise en scène de Fincher (Seven, Panic Room, Fight Club... - chroniqués ailleurs sur ce blog !) est très dynamique et colorée - dans les teintes de jaune et de rouge avec beaucoup de noir ! - esthétique de vidéoclip donc ! L'ambiance crasseuse est prégnante aussi ! Nos bagnards deviennent des héros involontaires et se gagnent une forme de rédemption même si très peu -  sur la vingtaine au début ! - survivent à la fin ! David Fincher, ce réalisateur s'approprie véritablement la franchise pour en faire une œuvre personnelle et très différentes des autres opus - assez sombre dans le fond (bien que "colorée" !).

Pourtant, et bien que cela constitue son premier long-métrage, suite à des désaccords avec la production, David Fincher renia son Alien 3 ! Il existe aussi une version longue avec des différences notables !

A bientôt !

Alien 3 - David Fincher
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Suicide Squad - David Ayer

June 5 2017 Published on #Cinéma, #DC Comics

Suicide Squad, film de 2016, écrit et réalisé par David Ayer (le film de tank Fury), est un peu au film de super-héros ce que Les 12 salopards étaient au film de guerre ! En effet, on y recrute une bande de méchants pour accomplir des bonnes oeuvres en utilisant différents moyen de pression contre eux !

A l'origine, la Suicide Squad apparaît dans les comics DC pour la première fois en 1959 dans The Brave and the Bolt #25 puis possède sa propre BD à partir de 1987, Task Force X crée par John Ostrander (vous savez le gars des comics Star Wars !).

Par ailleurs, DC Comics tente de lancer son propre univers partagé au cinéma en concurrence au MCU de Marvel ! L'entreprise débute en 2013 avec le Man of Steel de Zack Snyder qui fut un beau succès ! Puis ça continue en 2018 avec Batman V Superman : L'aube de la justice , et encore Wonder Woman, Justice League en attendant Aquaman, Flash et Cyborg  !

Mais, en 2016, le film Suicide Squad vient s'inscrire dans ce DCEU ! Après la mort de Superman, une responsable nommée Amanda Waller craint une guerre des méta-humains ! Elle décide de recruter des "types aux pouvoirs" !

Il y a d'abord Floyd Lawton/Deadshot - joué par Will Smith toujours aussi charismatique ! Alors un super-vilain certes, un tueur à gages qui ne rate jamais sa cible mais qui a un point faible, sa fille, et une moralité : "jamais de contrat sur les femmes et les enfants" !

Il y a ensuite Harley Quinn, personnage emblématique, compagne déjantée du Joker ! Elle est interprété par la très sexy Margot Robbie ! Emprisonnée elle aussi dans un pénitencier de Louisiane comme les autres membres de la Suicide Squad, le Joker - joué par Jared Leto -  va tenter de la secourir lors de la mission du film - ce qui constitue une péripétie de plus !

Je passe rapidement sur les autres membres de l'équipe : Captain Boomerang, Killer Croc, El Diablo et Slipknot ! Toute cette petite bande sera dirigé par le colonel Rick Flag dont les arrières sont assurées par Katana, la ninja dont le katana aspire les âmes de ses victimes !

Signalons au passage des caméos de Batman - Ben Affleck -  et de Flash qui inscrivent le film bel et bien dans un univers partagé !

Quelle est la menace ? Il s'agit d'une sorcière pluri-millénaires, l'Enchanteresse, qui devait initialement faire partie de la Suicide Squad mais qui double Amanda Waller ! Au passage, cette méchante possède le corps de l'exploratrice; le Dr June Moon, compagne de Flag, laquelle est jouée par la jolie mannequin Cara Delevingne qu'on sera appelé à revoir en 2017 dans le Valérian de Luc Besson !

Voilà ! Nos héros vont se lancer dans une mission périlleuse, en cherchant davantage l'échappatoire que la rédemption, pour beaucoup d'entre eux ! Comme on peut s' en douter, les épreuves vont les souder !

La bande musicale vaut aussi le détour ! Citons pêle-mêle Eminem, des reprises des White Stripes, des Bee Gees ou de Queen ! Le Score enfin est composé par Steven Price !

Je dois dire que j'ai bien aimé ce film même si la critique a été assez dure avec lui ! Sans doute l'attente était trop grande ! Cela reste néanmoins un divertissement plus que passable à mon avis ! Toutefois le box-office de ce film a été plus que satisfaisant !

En tout cas, il y a une scène post-générique - qui annonce Justice League ! - qui vaut le détour à elle-seule !

Voilà ! On n'en a pas fini avec les super-héros - et super-vilains ! - de tout acabit !

A bientôt !

Suicide Squad - David Ayer
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Wild Wild West - Barry Sonnenfeld

June 3 2017 Published on #Cinéma, #Western, #Science-fiction

Avec Wild Wild West, mélange de Western et de SF, et film de 1999, Barry Sonnenfeld tente de récidiver avec la formule à succès de Men In Black en travaillant à nouveau avec Will Smith qui interprête également la chanson phare du film !

Pari raté ! En effet, le film récoltera des Razzie Awards, les Oscars de la médiocrité décernés par les Geeks ! Pourtant le film est amusant, particulièrement pour qui, comme moi, aime le steampunk !

Evidemment, le film souffre la comparaison avec l'original, la série télé Les Mystères de l'Ouest, diffusée de 1965 à 1969, série passablement décalée, culte, et dont je vous parlerais en d'autres temps, avec Ross Martin et Robert Conrad ! De plus, tous les puristes - mais aussi les racistes ! - ont crié au scandale en voyant un James West noir !

Car oui, James West est noir -incarné par Will Smith  - qui joue un agent secret de la Maison Blanche dans une Amérique post-Guerre de Secession ! Il est assisté par l'U.S. Marshal Artemus "Artie" Gordon - joué par Kevin Kline et doivent contrer le savant fou/ génie du crime  docteur Arliss Loveless - joué par Kenneth Branagh et entouré d'un bataillon de beautés de saloon vénéneuses ! Il s'agit de protéger le Président Ulysse S. Grant !

Les inventions de Gordon et la témérité de West ne seront pas de trop pour contrer Loveless et son homme de main, un certain général McGrath, surnommé le "Boucher" qui utilise des "armes de destruction massive" !

On a droit à des poncifs du steampunk et du roman populaire d'aventure et c'est plaisant à défaut de jouissif ! Exercice de style obligé, le méchant piège nos deux héros dans un  mécanisme infernal et leur détaille ses plans machiavéliques par le menu avant des les abandonner à "une morte certaine" ! Le film déborde alors d'effets spéciaux, de scènes d'actions, de moment de comédies. Mais cela reste très formel et sans grande surprise !

Loveless planifie de construire  - et construit ! - une araignée mécanique avec l'aide de savants et d'experts en armement qu'il a enlevés ! Nos héros vont d'ailleurs croiser l'élément charme principal du film, la belle Rita Escobar, fille d'un des savants et jouée par Salma Hayek qui fit dans ces années là le fond de commerce des magazines pour hommes tel FHM (dont je possède d'ailleurs toute la collection de l'édition française !) ! Un peu un rôle de potiche en fait malgré quelques scènes d'action si j'ai bonne mémoire !

Un film oubliable, à la limite pour un samedi après-midi pop-corn ! Il s'agit d'un blockbuster qui n'a pas trop marché  et qui n'ose pas assez - ou alors qui ose trop et mal par rapport à la série de la fin des années 1960 ! Mais on peut innover tout en respectant, Rogue One l'a prouvé !

De manière générale, les films tirés de série-télé sont des exercices casse-gueule ! Oublions vite Chapeau melon et bottes de cuir au cinéma ou les films X-Files ! Pensons aussi à Charlie's Angels ! Seul Mission Impossible, prise en mains par Tom Cruise semble tirer son épingle du jeu !

Pour Wild Wild West, je retiens l'aspect Steampunk pas si fréquent que cela au cinéma (Lea Ligue des Gentlemen extraordinaires...), aspect/ genre dont vous savez que je raffole depuis mon billet sur Château Falkenstein  !

A bientôt !

Wild Wild West - Barry Sonnenfeld
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Vampires - John Carpenter

May 19 2017 Published on #Cinéma, #Fantastique

Le phénomène médiatique qu'est la figure du vampire se porte bien dans les années 1990 et 2000 ! On a eu d'une part la série Buffy contre les Vampires et sa cohorte de fans - dont je fais partie; on a d'autre part, le jeu de rôles Vampires chez White Wolf qui inaugure le storytelling ou "l'Art du Conteur" ! Tout ceci s'inscrit dans un renouveau initié par Ann Rice et son Lestat - voir aussi le film Entretien avec un vampire et la mode vestimentaire gothique teintée de romantisme noir !

John Carpenter est de son côté un réalisateur culte à qui ont doit New York 1997 ou L'Antre de la Folie ! Il est une référence dans le domaine de l'horreur et de la science-fiction !

En 1998, Carpenter nous livre Vampires, une sorte de croisement entre Dracula et les westerns de Sergio Leone ! Vampires est un "film sale", plein de poussière, de sang et de crasse où un chasseur de vampires, Jack Crow, incarné par James Wood, et mandaté par le Vatican, traque des vampires à travers le monde, repérant les "nids" et procédant à des "nettoyages" systématiques de cette "vermine" sans aucun état d'âme !

Les nettoyages des "nids" sont en eux-même des déchaînements de violence ! Toutefois, un puissant vampire, nommé Valek - joué par Thomas Ian Griffith - va échapper à cette purge et se venger ! Entendons-nous bien, les vampires sont ici dépeints comme des créatures sanguinaires et sans pitié - ce qu'ils sont et la tâche de Crow et de son équipe sera difficile et les chasseurs enregistreront des pertes !

La nature "sans pitié" de Valek et des vampires est montrée à travers le sort de Katrina, une pauvre fille - une prostituée ! - jouée par Sheryl Lee, la "Laura Palmer" de Twin Peaks qui est mordue et se transforme impuissante en vampire ! Un des coéquipiers de Jack va s'enticher d'elle et vouloir la sauver mais va être "transformé" à son tour, devenant un ennemi !

Jack parviendra-t-il à contrecarrer le puissant maître vampire ?

Ce film est un western moderne avec des vampires ! C'est clairement l'orientation donnée par Carpenter ! L'autre précepte est que les vampires sont des créatures sauvages et non rêveuse, totalement à l'opposé d'un Twilight !

Le tournage du film eut lieu au Nouveau-Mexique ! La bande originale est de plus composée par Carpenter qui maîtrise cette oeuvre de bout en bout !

Un bon film mais qui lorgne vers la série Z ! L'idée d'associer vampires et western est prometteuse ! Carpenter oriente le mythe du vampire dans une de ces directions possibles - celle de la sauvagerie - qu'on retrouvera en partie chez Joss Whedon (si on mets de côté la part romantique d'Angel pour privilégier Angelus !).

Ce billet constitue par ailleurs le 700ème billet de mes Skyblogs -  toutes catégories confondues !

Prenez vos crucifix, vos pieux et votre eau bénite ! A bientôt !

Vampires - John Carpenter
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Des Hommes et des Dieux - Xavier Beauvois

May 17 2017 Published on #Cinéma, #Chefs d'oeuvre, #Coups de coeur

Lors de la guerre civile algérienne, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine sont lâchement assassinés, décapités sans qu'on ne retrouve jamais les corps durant l'année 1996 ! Une affaire très trouble et pleine de manipulations, de jeux de pouvoirs entre le gouvernement algérien et le GIA (Groupe Islamique Armé).

Le magistral film de Xavier Beauvois, Des Hommes et des Dieux, présenté en 2010, année de sa sortie au Festival de Cannes - dont il remporta le Grand Prix du Jury ! - retrace ce drame en nous montrant le quotidien de ces moines, meilleur moyen de leur rendre hommage !

Le film nous montre huit moines, autour de Frère Christian, interprété tout en sobriété par Lambert Wilson ! Il y a donc Christian, Jean-Pierre, Paul, Célestin, Luc, Michel, Amédée et Christophe ! On voit bien dès le début du film que ces hommes de foi sont parfaitement intégrés à la population locale : ils soigne les femmes et les enfants sans distinction, vendent leur légumes au marché et prient, méditent, étudient les textes sacrés - la Bible évidemment mais aussi le Coran !

A côté des magnifiques paysages de l'Algérie, ce pays alors déchiré entre les terroristes et un gouvernement aux méthodes pas toujours "claires", les moines ont une mission, soutenir les Algériens, en ayant fait voeux de chasteté et de pauvreté ! Est-ce parcequ'ils étaient des modèles - presque des Saints - qu'ils ont été pris pour cible par des barbares ? Quels barbares ? Le GIA ou l'armée ? Ceux qui veulent la guerre entre les religions !

Les populations, désemparées, ne comprennent pas ce déchaînement de violence, ni la montée en puissance des intégristes. Le chef du village rappelle pourtant que dans le Coran, il est écrit : " Celui qui tue un frère va en enfer !" Pour les trappistes, "reconnaître ses faiblesses, c'est accepter celles des autres" !

Très vite, ces intégristes finissent par se montrer ! On assiste au meurtres de Croates et d'Algériens (filles non voilées et imam "modérés"...). La menace se rapproche ! La question de la protection militaire ou celle de la possibilité de quitter le pays vont se poser !

Nos moines ont-ils sous-estimé le danger ? Se plaçaient-ils sous la protection de Dieu ? En réalité, il y avait une part d'acceptation de ce qui ne dépends pas de nous, la volonté de ne pas abandonner les locaux !

Enfin, nos moines vont se mettre progressivement les autorités à dos ! Dans leur discours privé, ils dénoncent un "gouvernement corrompu". Ces événements politiques questionnent les moines ! Lorsque les Intégristes font finalement irruption dans le monastère, Frère Christian leur fait face et leur cite le Coran - et semble avoir gagné un temps sinon leur respect - du moins leur "protection" ! Le chef des extrémistes allant même jusqu'à "s'excuser" ! Par la suite, le médecin parmi les moines, Frère Luc - interprété par Michael Lonsdale, au jeu très juste comme tous les acteurs de ce film ! - va soigner les combattants du GIA comme il a jadis soigné des nazis là encore sans faire de distinction !

Evidemment, cela va déplaire fortement aux autorités tandis que la présence militaire dans la région se renforce ! Ces autorités accusent encore la France des méfaits du colonialisme et les moines représentent la France pour elles ! Un fonctionnaire va même proférer des menaces à peine voilées contre ces moines !

Le chef intégriste qui leur avait donné sa "protection" finit par être abattu ! Dès lors...? Par ailleurs, un des moines, le plus jeune, va douter un temps mais tous décideront de na pas fuir ! La sagesse contre la barbarie et la sérénité contre la fureur !

A l'heure où est sorti le film, en 2010, de nombreux points restaient obscurs et le reste encore en 2017 ! La thèse couramment adise veut qu'une faction du GIA ait été manipulée par les services secrets algériens pour se venger des moines qui soignaient les terroristes, pour discréditer ces terroristes et pour obtenir le soutien de la France ! Une chose est sûr, cette affaire est bien nauséabonde  et des hommes courageux en ont payé le prix fort, leurs vies !

Le film se clôt peu après leur enlèvement ! Sept moines ont été exécutés alors qu'ils sont huit dans le film ! Ce n'est pas une erreur car le Frère Amédée - qui s'est caché sous son lit, a eut la vie sauve par ce moyen et a donc pu témoigner et préserver la mémoire de ses Frères ! Le Frère Jean-Pierre a également échappé au pire mais le Frère Bruno avait pris sa place !

Un film magistral qui a bien mérité son Grand Prix du Jury à Cannes !

Pour terminer, redonnons la distribution ! Les huit moines sont interprétés par Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, Philippe Laudenbach, Jacques Herlin, Loîc Pichon, Xavier Maly, Jean-Marie Frin et Olivier Perrier est Bruno le neuvième moine !

A bientôt !

Des Hommes et des Dieux - Xavier Beauvois
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