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Sous le soleil de Satan - Maurice Pialat

September 13 2017 Published on #Cinéma

La Palme d'Or à Cannes en 1987 qui fut décerné à Maurice Pialat pour son film Sous le soleil de Satan déclencha bien des polémiques, le "milieu du cinéma" plébiscitant davantage Les Ailes du Désir de Wim Wenders pour la récompense suprême !

Mais Pialat l'emporta sous les sifflets et fit savoir à ceux qui le conspuaient qu'il avait les mêmes sentiments pour eux !  Yves Montand, le président du jury d'alors - qui avait voté pour Pialat à l'unanimité, justifia son choix par la recherche d'un cinéma exigeant, d'une oeuvre pas d'un abord facile mais qui précisément portait le 7ème Art à un autre niveau, plus élevé ! Comme les "films de Godard ou de Resnais" !

De quoi s'agit-il dans ce film adapté d'un roman de Georges Bernanos de 1926 ? Le propos est élevé et carrément métaphysique ! Donissan est un jeune prêtre - interprété par Gérard Depardieu - qui voit le Mal au quotidien à travers les confessions de ses ouailles ! Par ailleurs médiocre élève au séminaire, s'infligeant des séances de mortification, il est en proie au doute et s'en confesse à l'abbé Menou-Segrais - joué par Maurice Pialat lui-même ! Depardieu incarne un homme d'église avec un jeu d'acteur tout en sobriété ! Le jeu des acteurs est par ailleurs excellent dans un film tout en discours - peut-être trop verbeux ?

Parallèlement, on suit Germaine Malhorty -  dite Mouchette !  - interprétée par Sandrine Bonnaire, une jeune fille de 16 ans, fils d'un gros brasseur de cette région du Nord, qui cherche à échapper à son père et à sa famille, oscille entre mythomanie et chantage au suicide et multiplie les amants dont le marquis de Cardignan, un noble ruiné, et le député Gallet, un médecin marié. Une fille sans repères, qui se cherche et a tout de la pécheresse !

Mouchette va commettre un meurtre en assassinant d'un coup de fusil, à moitié par accident son amant le marquis ! Elle se confie à Gallet qui ne la croit pas, la pense à demie-folle et lui rappelle que l'enquête a conclut à un suicide ! Mouchette va alors vivre dans le désespoir et la culpabilité

Bien évidemment, la route de Donissan va croiser celle de Mouchette ! Se rendant à un rendez-vous, dans une autre paroisse, à travers la campagne, Donissan n'arrive jamais à destination, rencontre un inquiétant personnage qui n'est autre que Satan - un peu à la manière de Jésus dans le désert pour cet abbé en voie vers la sainteté ! Le Diable propose à Donissan de se connaître lui-même - et quelques autres vérités sur le monde et les hommes ! Mais le jeune abbé résiste ! Plus loin, le prédicateur rencontre Mouchette et dans un moment de quasi-omnisciente que lui a conféré Satan, voit "claire en son âme à travers son corps" ! Il a alors la vision de son crime et ressens sa culpabilité et se décide à l'aider ! Mais il n'en a pas le temps car quelques heures plus tard, Germaine se saisit d'un rasoir et s'ouvre la carotide !

Ce film - je n'ai pas lui le roman de Bernanos - est donc aussi un film sur la liberté et le déterminisme, sur la grâce et le Péché originel ! Ce sont des thèmes sous-jacents !

Donissan est alors nommé curé d'un autre hameau et est alors considéré comme un saint homme ! Un paysan vient alors le chercher pour veiller son jeune fils tout juste décédé d'une méningite fulgurante ! Donissan, investit d'une mission et d'un pouvoir divin, ressuscite alors l'enfant puis meurs quelques heures plus tard dans le confessionnal de sa paroisse !

Un film plutôt désespérant et démoralisant ! Donissan a en effet la vision que le monde n'est que désespoir et que Satan a gagné et "a le monde entre ses mains" ! Donissan, pourtant saint, n'hésite donc pas à blasphémer !

Un film très profond donc, pas d'un abord facile - on décroche parfois ! - mais une œuvre qui a de ce fait un riche contenu ! A voir ne serait-ce que parce qu'il a obtenu la Palme d'Or !

L'édition DVD chez Gaumont contient deux disques avec de nombreux bonus !

A bientôt !

Sous le soleil de Satan - Maurice Pialat
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1492 : Christophe Colomb - Ridley Scott

September 11 2017 Published on #Cinéma

Ridley Scott s'est aventuré plusieurs fois dans le genre film historique, lui, le réalisateur éclectique ! On a ainsi eu Gladiator - un péplum - puis Kingdom of Heaven - sur les croisades... Tout ceci avec des succès variés !

En 1992, on fêtait les 500 ans de la Découverte du Continent américain et pour marquer le coup, Scott a sorti cette année-là son film 1492 : Christophe Colomb avec Gérard Depardieu au sommet de sa gloire, dans le rôle de l'explorateur !

L'accueil du film fut mitigé ! Compte tenu des attentes, on pourrait presque parler de flop ! On eut a redire sur la véracité historique du film ! Je ne vous parlerais pas ici de la découverte du Nouveau-Monde en elle-même et ferais un billet dédié un autre jour ! Attardons nous sur le métrage de Ridley Scott !

Résumons tout de même l'"intrigue" ! En 1492, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille termine la Reconquista contre les Musulmans. Auréolés de gloire, les souverains donnent alors leur accord à Christophe Colomb pour ouvrir une nouvelle route maritime vers les Indes vers l'Ouest ! Colomb découvre alors plusieurs île dont Hispaniola (aujourd'hui Haïti et la République dominicaine !).  A son deuxième voyage, l'explorateur génois fonde sur cette île, deux ans plus tard, en 1494, la ville de La Isabela mais les choses vont se dégrader et tous les hommes de Colomb vont périr en raison de l'hostilité du site et des indigènes !

Le film dispose de grands moyens : reconstitution des deux caravelles et de la nef de Colomb, la Santa Maria, des décors, des costumes, musique de Vangelis.

Le scénario est de Roselyne Bosch qui a travaillé dessus de longues années avant de rencontrer le réalisateur. Ridley Scott a été choisi parmi Francis Ford Coppola, Roland Joffé et Oliver Stone qui ont tous été approchés !

C'était un vieux rêve de Scott de réaliser ce film et il a exigé Depardieu comme acteur principal, le Français alors auréolé du succès de Cyrano de Bergerac de Rappeneau et qui tentait alors une carrière aux USA ! On retrouve aussi Sigourney Weaver, la Ripley de Alien, dans le rôle d'Isabelle de Castille !

Dans ce film, Depardieu joue un Colomb "utopiste et halluciné". Le film fut tourné dans la jungle Costa Ricaine en 16 semaines ! C'est une coproduction entièrement européenne !

Mon ressenti personnel est que ce film est certes intéressant et instructif mais avec des longueurs qui le rendent un chouyat ennuyeux par moments ! Le film dure presque deux heures et demi, ce qui est peut-être un peu trop long ! C'est un peu grandiloquent aussi à l'image de la musique de Vangelis !

A bientôt !

1492 : Christophe Colomb - Ridley Scott
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Full Metal Jacket - Stanley Kubrick

September 2 2017 Published on #Cinéma, #Coups de coeur

A l'origine, Stanley Kubrick vient du monde de la photographie, en bel autodidacte, et chacun de ses films en ressortira avec une esthétique particulière et des plans saisissants comme le monolithe noir ou le fœtus spatial de 2001, l'Odyssée de l'Espace pour ne citer qu'un seul exemple !

Mais Kubrick se sont aussi des thématiques marquantes et des scénarios travaillés dans une oeuvre qui a plusieurs niveaux de lectures ! Le réalisateur est un artiste engagé et, de nationalité américaine, a critiqué sa nation et le fiasco que fut la Guerre du Viet-Nam qui a dévoilé toute la barbarie humaine !

Dans Full Metal Jacket, chef d'oeuvre de 1987 - soit avec le recul de douze ans après la fin du conflit, Kubrick montre l'absurdité de la guerre qui brise les individus ! On pense tout de suite, dans la première partie du film, aux classes du soldat "Grosse Baleine" - interprété par Vincent d'Onofrio, magistral ici bien avant New York : section criminelle  ou Daredevil - qui maltraité et brimé par son instructeur finit par commettre un massacre avant de se suicider ! Ce qui illustre le besoin de déshumaniser le guerrier pour en faire une machine à tuer avant de l'envoyer au combat !

A la distribution, on a ensuite Matthew Modine qui interprête James T. Davis dit "Joker" ("Guignol" en VF), le narrateur du film qui arbore à la fois un casque avec inscrit "Born to Kill" ("Né pour tuer") dessus et ainsi qu'un badge avec le symbole de la paix dessus montrant la dualité de l'homme !

La guerre entraîne donc des troubles psychologiques chez les soldats - et de nombreux vétérans américains jusqu'aux conflits les plus récents portent encore ce que l'on appelle des "symptômes post-traumatiques" (voir aussi le premier film Rambo). Elle porte aussi les massacres de populations innocentes !...

Dans ce film, on ne voit que très peu de viet-congs hormis à la fin du récit, un sniper qui va faire des dégâts ! La surprise est totale chez le soldat et chez le spectateur lorsqu'il découvre que ce sniper est en fait une jeune fille ! La guerre se fait donc aussi au prix de l'innocence !

Un film très militant et engagé donc, dans la veine des Né un 4 juillet ou Platoon d'Oliver Stone. Mais pour Kubrick, il ne s'agit pas tant de réaliser un film anti-guerre que de montrer à quoi ressemble vraiment la guerre ! Et c'est édifiant et affolant à la fois !

Je ne saurais donc que vous conseiller de visionner ce film qui est un classique et un incontournable du cinéma mondial !

Pour la petite histoire, le "full metal jacket" est un type de munitions standard utilisée par les polices du monde entier !

A bientôt !

Full Metal Jacket - Stanley Kubrick
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Retour vers le Futur 2 - Robert Zemeckis

August 26 2017 Published on #Cinéma, #Nostalgie

La trilogie Retour vers le Futur constitue un sommet de la culture geek des années 1980 au même titre que Star Wars, Indiana Jones, Ghostbusters ou Gremlins ! Devant le succès du premier opus des aventures de Doc et Marty, sorti en 1985, ce ne fut pas une suite mais deux qui furent mises en chantier pour une sortie en 1989 et 1990 !

Le premier film jouait à fond sur la nostalgie des fifties et jouait sur le "paradoxe du grand-père" ! Sauf qu'ici, Marty, pas violent de nature, ne tuait pas son ancêtre mais manquait d'empêcher le mariage de ses parents !

Retour vers le Futur 2 nous propulse avec une De Lorean qui cette fois se déplace dans les airs en 2015 ! En 1989, c'était en effet le futur même si depuis nous avons passé ce cap ! Notre jeune héros découvre la société de "demain" avec ses hoverboards, ses baskets Nike auto-laçantes, ses films en 3D, et donc ses voitures volantes ! Force est de constater que nombre de ses prédictions ne se sont pas réalisées !

Néanmoins, nombre de ces objets futuristes sont devenus cultes à l'instar de Nike qui a réellement produit la fameuse paire de chaussure en série limitée ou de l'Almanach des sports 1950 - 2000 !

C'est parce que Doc et Marty se montrent imprudents que Biff Tannen vole la De Lorean et apporte l'almanach des sports dans les années 1960 à lui-même ! On obtient ainsi une ligne temporelle modifiée avec un Biff milliardaire et dictatorial !

Marty et Doc - toujours interprétés par Michael J. Fox et Christopher Lloyd - , remontent le temps à nouveau dans les années 1950, précisément en 1955 au moment du Bal de fin d'année du premier film. On retrouve ainsi les événements précédents et l'intrigue se complique !

Un film très amusant et très divertissant ! On pourra s'amuser à faire des théories sur le voyage dans le temps à condition de ne pas trop se prendre la tête avec les paradoxes temporels dont cette trilogie ne manque pas ! Un film culte dont on parle encore 30 ans après, preuve du talent visionnaire de Robert Zemeckis le réalisateur !

A bientôt !

PS : Pour infos, ce billet constitue mon 1900ème article sur Overblog et eklablog ! Le temps passe et les écrits s'accumulent !

Retour vers le Futur 2 - Robert Zemeckis
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La soupe aux choux - Jean Girault

August 19 2017 Published on #Cinéma, #Comédie

La soupe aux choux, comédie de Jean Girault matinée de Science-Fiction, sort sur les écrans en 1981 et est l'un des derniers films de Louis de Funès ! Il y passe en quelque sorte le "relais" à un jeune acteur comme Jacques Villeret qui connaitra l'apothéose comique dans les années 1990 avec Le Dîner de cons !

Ce film illustre aussi le hiatus qui existe souvent entre le public et la critique ! En effet, le film fut éreinté par les professionnels mais obtint néanmoins un petit succès commercial en salles !

C'est l'histoire d'un extra-terrestre à visage humain, particulièrement loufoque et surnommé par les Terriens qu'il rencontre, "la Denrée" ! Il est incarné par Jacques Villeret dans un rôle qui s'ébauche au fur et à mesure du film, le personnage ne s'exprimant au départ que par onomatopées ! 

Louis de Funès et Jean Carmet incarnent deux braves vieillards de nos campagnes, respectivement "le Glaude" et  "le Bombé" - dont l'un des passes-temps consiste en des concours de pets sous la lune  - ce film ne fait pas toujours dans la finesse ! Débarque un jour l'extraterrestre dans sa soucoupe volante !

Très vite, remis de leur surprise, les deux vieux sympathisent avec l'alien qui se révèle particulièrement débonnaire ! La fraternisation se fait autour de la "soupe aux choux", le mets local, dont "le Glaude" remets un plein bidon à "la Denrée"  qui peut alors repartir vers sa planète !*

S'ensuivent quelques péripéties ! "La Denrée" veut remercier "le Glaude" en ressuscitant pas clonage sa femme défunte mais dans une version jeune d'elle -même ! C'est alors le "choc des générations" entre le vieux mari et son épouse, la Francine - jouée par Christine Dejoux connue alors pour sa parodie de Simone Garnier dans le sketch "Le Schmilblick" de Coluche !

La soupe aux choux  est tiré d'un roman homonyme de René Fallet ! Le film est aussi connu pour sa bande sonore, une mélodie folk d'inspiration auvergnate ! Le tournage s'est déroulé en Seine-et-Marne pour recréer le petit hameau des deux "héros", les "Gourdiflots". C'est au final un film sur l'acceptation de l'étranger, la fraternisation et l'amitié !

Si le film a bien marché, c'est aussi en raison d'une bonne campagne marketing  - je me rappelle qu'on avait distribué des autocollants La soupe aux choux dans mon école primaire à Paris ! c'est un succès depuis à chaque rediffusion télévisuelle !

A bientôt !

La soupe aux choux - Jean Girault
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Arac Attack - Les monstres à huit pattes - Ellory Elkayem

August 18 2017 Published on #Cinéma, #Horreur

Il y a au cinéma un certain nombre d'animaux qui provoquent la répulsion ! Le cas des requins est bien connu depuis Les Dents de la Mer ou Peur Bleue et autres improbables Sharknado !  Les serpents n'ont pas meilleure presse avec Des serpents dans l'avion ! ou Anaconda. Les alligators ont fait frissonner les foules dans Lake Placid ! Mais la palme revient aux araignées, ces petites bêtes capables de s'immiscer partout, dans des films comme Arachophobia ou encore Arac Attack - Les monstres à huit pattes dont il va être question ici !

Précisons tout de suite qu'en réalité, l'espèce la plus nuisible pour la planète est certainement l'homme qui tue plus de requins, par exemple, que le requin ne mange d'hommes, surfeurs, etc... Et pour l'homme à proprement parlé, l'espèce la plus dangereuse est le moustique qui véhicule le paludisme !

N'oublions pas que nous vivons actuellement la Sixième Extinction !

Bref, passées ces considérations, revenons à Arac Attack - Les monstres à huit pattes qui est en réalité une comédie d'horreur, sortie sur les écrans en 2002 - et dont le titre anglais est Eight Legged Freaks. C'est un certain Ellory Elkayem, Néo-Zélandais,  qui est à la réalisation et qui est spécialisé dans les films d'horreur à petits budgets qui alimentaient nos vidéo-clubs dans les années 1990 - 2000 et maintenant les plateformes V.O.D. qui leur ont succédé !

Des araignées, il y en a de toutes les tailles dans ce film ! De la taille d'un poing, toujours à l'affût dans vos placards et combles, à la taille d'un homme voire celle d'un camion ! Toutes ces horreurs déboulent sur la petite ville de Prosperity, paisible cité minière située en Arizona ! Les humains vont devenir leur quatre heures !

Comment de tels abominations ont-elles pu voir le jour ? A cause de l'homme évidemment qui paient ici le prix de son inconscience ! Des bidons de produits chimiques se sont déversés et nos bestioles, au contact des substances, grossissent à vue d'oeil !

Niveau casting, pas d'acteurs vraiment marquants dans cette série Z ! On a le duo David Arquette et Kari Wuhrer qui incarnent respectivement Chris McCormick et le sheriff Samantha Parker ! Si, une présence notable cependant, une jeune Scarlett Johansson, au début de la carrière, qui joue Ashley Parker, la fille du sheriff !

Ce film est véritablement  un film pop-corn, de ceux auquels des magazines comme Mad Movies consacre des articles ! A l'origine de ce film, il y a le court-métrage Larger than Life  du même Ellory Elkayem, datant de 1997, durant 13 minutes et figurant une araignée géante qui dévore les humains !

Dean Devlin, producteur d'Independance Day, Stargate, la porte des étoiles  et Godzilla est aussi producteur de ce Eight Legged Freaks !

A bientôt !

Arac Attack - Les monstres à huit pattes - Ellory Elkayem
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Resident Evil : Chapitre final - Paul W.S. Anderson

August 15 2017 Published on #Cinéma

Après s'être fait attendre, le chapitre conclusif de la saga au cinéma des Resident Evil, d'après le jeu vidéo de survival-horror à succès, débarque enfin au cinéma en 2016 ! Il s'agit de Resident Evil : Chapitre final, toujours réalisé par Paul W.S. Anderson avec en star du film sa compagne à la ville, Milla Jovovich !

Enfin, dire que l'attente était énorme serait peut-être exagéré car après un Resident Evil, premier du nom, en 2002 (eh oui presque 15 ans !) très inventif, les suites avaient déçu car de qualité de plus en plus à la baisse ! Resident Evil : Retribution, en 2012, le précédent film, se terminait par le siège des derniers humains par les zombies à Washington !

Ce Chapitre final prends place quelques temps plus tard et les événements de Washington sont passés sous silence et l'on sait juste qu'il s'agissait d'un piège du perfide et retors Albert Wesker avec son physique de personnage de jeux vidéo !

Ce sixième et dernier film brille surtout par son action ! Tel un jeu vidéo ! En effet, le scénario est basique et le film est globalement décevant ! Il y avait tant de possibilités scénaristiques avec une apocalypse zombie ! La série The Walking Dead - dont je commenterais bientôt la Saison 7 ! - est là pour le prouver ! Ici, on reste dans la série Z ! Certes c'est distrayant mais frustrant ! Enfin, le film est un peu moins décevant que les films qui l'ont "immédiatement" précédés, les opus 4 et 5 en particulier !

Le récit se termine là où il avait commencé, à savoir à Racoon City au site souterrain d'Umbrella Corporation, le Hive ! Guidée par l'I.A. qu'est la Reine Rouge, Alice tente le tout pour le tout pour sauver les derniers rares bastions d'humanité ! Elle a connaissance de l'existence d'un anti-virus qui neutraliserait le virus T et toutes les créatures qu'il a engendré une fois diffusé dans l'air ! Mais le temps est compté !

On en apprends un peu pus plus sur le projet sinistre d'Umbrella qui est ni plus ni moins, Holy Bible à l'appui, de causer un nouveau "Déluge" pour éviter réchauffement climatique, fondamentalisme religieux, surpopulation, qui mèneraient de toute façon l'Humanité à sa perte à moyen terme ! C'est ainsi que le Dr Alexander Roland Isaacs a prévu de "nettoyer" la planète pour ensuite la repeupler avec les cadres d'Umbrella ! On peut dire qu'il y a grandement réussi ! Au passage, ce film est une occasion de retrouver Iain Glen, qui joue le Dr Isaacs et qui est plus connu pour son rôle de Jorah Mormont dans Game of Thrones 'dont là aussi je vous parlerais bientôt de la Saison 7 !)

Enfin, on en découvre aussi un peu plus sur les origines d'Alice qui sans surprise est un clone ! Oui mais de qui ?

Il est dommage que les personnages des alliés d'Alice des précédents films aient été zappés au passage ! On ne retrouve en effet que Claire Redfield - toujours jouée par Ali Larter (vue aussi dans la série Heroes !).

Contre toute attente - ou est-ce finalement si surprenant au contraire ?, le film se conclut par un happy ending mais qui est tout relatif ! Seuls moins de 5000 humains ont survécu ! Heureusement  pour la franchise, l'anti-virus mettre quelques années à se répandre sur toute la planète, ce qui laisse augurer d'un éventuel spin-off à cette série de films - je crois d'ailleurs en avoir entendu parler et c'est dans les cartons  - quoique ce sixième film n'a pas trop marché et n'a globalement pas eu de bonnes critiques, de quoi décourager les ardeurs de producteurs (?).

A voir et à vite oublier ! On préférera l'oeuvre zombiesque de Robert Kirkman mentionnée plus haut !

A bientôt !

Resident Evil : Chapitre final - Paul W.S. Anderson
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Tchao Pantin - Claude Berri

August 8 2017 Published on #Cinéma, #Chefs-d'oeuvre, #Coups de coeur

Que reste-t'il de Coluche aujourd'hui, en 2017, trente-et-un ans après sa mort brutale et tragique fauché à moto par un poids lourd (je vous fais grâce des théories du complot !) ? Un grand nombre de sketchs comiques - devenus cultes ! - diffusés et rediffusés en boucle sur le service public - au point qu'on les connaît par coeur ! -, des comédies au cinéma, des émissions quotidiennes pour Canal +, une passion pour la moto et les Restos du Coeur !

Aujourd'hui que penserait -il de l'incurie de nos hommes politiques ? Peut-être cela le laisserait-il complétement désabusé, voire dépressif, à l'image du personnage de Lambert qu'il interprète avec brio dans Tchao Pantin, film de Claude Berri, sorti en 1983 et qui vaudra à Coluche le César du Meilleur Acteur en 1984 ! C'est une adaptation d'un roman d'Alain Page.

Le coup de génie de Tchao Pantin est d'utiliser Coluche à contre-emploi ! Coluche le comique s'efface et Michel Colucci va sans doute chercher dans la part obscure de lui-même et de sa vie pour ce rôle de composition !

De quoi retourne-t'il ? Lambert est un pompiste de nuit, alcoolique et dépressif qui croise la route de Youseff Bensoussan - joué par Richard Anconina, un jeune dealer juif arabe qui ne va pas tarder à s'attirer des problèmes  ! Les deux hommes s'"apprivoisent" et finissent par se lier d'amitié, Lambert prenant un peu le jeune sous son aile ! Mais Youseff est assassiné et le pompiste décide de le venger avec l'aide de Lola - jouée par Agnès Soral -, la petite amie du dealer ! Agnès Soral qui confessa plus tard que le tournage de Tchao Pantin fut une souffrance pour Coluche !

C'est un film tragique, amer et sans concessions, qui dépeint un univers sombre et lui aussi sans compromis. Les personnages, Youseff et Lambert sont vite rattrapés par la réalité ! Et paradoxalement, c'est le meurtre du jeune homme - et la vendetta qu'il va mener ! - qui vont tirer Lambert de sa léthargie ! On en apprends un peu plus au passage sur le passé de ce personnage tourmenté qui s'est réfugié dans l'alcool et les médicaments !

Le film a eu un vif succès tant critique qu'au niveau des entrées en salles ! Il fut multirécompensé aux Césars l'année suivant sa sortie, cinq statuettes : Meilleur Acteur, Meilleur Second Rôle Masculin/ Meilleur Espoir pour Anconina, Meilleur Photographie et Meilleur Son !

Tchao Pantin est un peu aussi la chronique de nos banlieues, faite de vies brisées, de magouilles pour survivre, de petits truands sans envergure mais aussi d'âmes généreuses dans l'adversité !

Vous l'aurez compris, ce film - loin de L'Inspecteur La Bavure, de Banzai !  ou de La Vengeance du Serpent à Plumes (qui sont néanmoins d'excellentes comédies voire des classiques !) - constitue le summum de la carrière cinématographique de Coluche dans un genre où on ne l'attendait pas et où il a surpris - pour le meilleur ! - tout le monde !

Tu nous manques, Michel Colucci !

A bientôt !

Tchao Pantin - Claude Berri
Tchao Pantin - Claude Berri
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Wonder Woman - Patty Jenkins

August 5 2017 Published on #Cinéma, #DC Comics, #Comics, #Coups de coeur

Avant de visionner Wonder Woman, film de la réalisatrice Patty Jenkins, sur les écrans en 2017, et de faire ce billet, j'avais entendu beaucoup de bien de ce long-métrage ! Alors oui, c'est peut-être le meilleur film du DCEU qui mets en avant une super-héroïne qui est un modèle pour toutes les petites filles !

Diana de Themiscyra est une jeune princesse qui vit sur l'Île des Amazones. Sa mère n'est autre que la Reine des Amazones, Hippolyte qui cache à Diana qu'elle est une enfant très particulière !

Gal Gadot, actrice israélienne à la plastique irréprochable et au fort charisme, incarne cette archétype de la perfection qu'est Wonder Woman ! L'héroïne représente les valeurs de courage, de liberté, bref de vertu et a une vision du monde un peu manichéenne ! Tout ceci va changer lorsque l'espion américain affilié aux Britanniques, Steve Trevor, crashe son biplan à proximité de l'île paradisiaque ! Les Allemands débarquent dans la foulée et un combat a lieu !

Diana va alors suivre Trevor dans le monde moderne en proie à la Grande Guerre de 14 - 18. Elle pense que c'est Arès, le dieu de la Guerre le responsable, qui sous les traits du général Ludendorff, aidé de la chimiste Isabel Maru, le "Docteur Poison", mets au point un puissant gaz létal pour empêcher la signature de l'Armistice !

Evidemment, notre Wonder Woman qui débarque dans un Londres tout en grisaille, qui détonne avec Themiscyra, contraste elle même avec les moeurs locales ! Elle va vite se rendre compte de l'horreur de la guerre mais ne reniera pas pour autant ses idéaux bien au contraire !

Avec Steve Trevor et quelques autres, Diana se rends sur le front ! Elle traverse le No Man's Land dans une scène épique puis va affronter Ludendorff ! Mais et c'est le climax du film, le général allemand n'est pas Arès. Le dieu de la guerre se cache sous une autre identité puis, se révélant, il fait savoir à Diana de qui elle est la fille et qu'elle le rôle qu'elle doit jouer ! La Princesse découvre, comme le lui explique Steve, son premier amour, que le mal est au coeur de l'homme et qu'il n'a pas besoin d'être corrompu ! Ares lui va-t'il réussir a corrompre Diana ? Non car celle-ci croit en l'humanité et en l'amour !

Voilà ! Encore un film avec une morale, certes édifiante, mais résolument optimiste ! Une Origin Story qui a bien des qualités, tant scénaristiques que visuels, qu'au niveau de l'interprétation et des personnages ! La chorégraphie des combats vaut le coup d'oeil aussi - tout en ralentis et accélérés !

Steve Trevor, dont je vous laisse découvrir le destin, est interprété par Chris Pine.

Enfin, il y a eu quelques polémiques stériles concernant des préséances-test réservées uniquement aux femmes, ou encore le film s'est vu boycotté au Liban et en Tunisie, sous prétexte de Gal Gadot, son actrice principale, a fait des déclaration en soutien à l'armée israélienne ! Cela ne devrait pas entrer en ligne de compte dans la réception d'un film !

En conclusion, Wonder Woman mérite bien sa réputation de bon film ! La Warner Bros. veut d'ailleurs le faire nommer aux Oscars !

Et mine de rien, le DCEU prends ses marques !

A bientôt !

Wonder Woman - Patty Jenkins
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Conan le Barbare - John Milius

August 2 2017 Published on #Cinéma, #Heroic-Fantasy

Robert E. Howard est un des auteurs connus pour ses contributions aux magazines pulps dans les années 1920 - 1930, tout comme Lovecraft. Il est aussi le créateur du personnage du guerrier Cimmérien, Conan le Barbare (et non "Connard le Barbant"), combattant farouche qui vit des aventures épiques dans un monde antédiluvien !

L'adaptation de tels figures littéraires au cinéma n'est pas sans poser de difficultés - comme on l'a vu récemment pour Cyrano de Bergerac ! Conan allait aussi s'incarner sur grand écran dans la peau d'un tout nouvel acteur, ex champion du monde de culturisme, d'origine autrichienne et venu chercher le "rêve américain", Arnold Schwarzenegger - qui a fait bien du chemin depuis et dont c'est ici le premier coup d'éclat au cinéma !

Conan le Barbare est un film réalisé par John Milius et sorti en salles en 1982. C'est en fait un récit d'inspiration libre des écrits de Robert E. Howard.

Le jeune Conan voit sa vie basculer lorsque ses parents sont assassinés par une secte adorant les serpents. Plus tard, devenu un combattant redoutable, tout en muscles, Conan le Barbare affronte Thulsa Doom, le maître de la secte - incarné par James Earl Jones.

Avec Conan, Robert E. Howard fonde le genre de l'héroic-fantasy. On n'est certes pas ici dans le même style que Le Seigneur des Anneaux - qui appartient aussi à l'héroic-fantasy, mais plus dans un sous-genre, la Sword-Fantasy avec ses combats à l'épée et ses sorciers maléfiques !

Conan aura des alliés dans ce film ! La figure du voleur est représentée par Subotaï, compagnon de Conan et il y a aussi son amour, Valéria, une guerrière qui fera un sacrifice ! Il y a évidemment une princesse à sauver !

Conan le Barbare  est donc aussi un exercice de style qui (re)pose les codes du genre !

Le projet de film a été initié par le producteur et éditeur Edward Summer et Edward R. Pressman. L'influence de l'illustrateur Frank Frazetta se fait aussi ressentir. Oliver Stone va aussi travailler sur le scénario mais il sera difficile de trouver un réalisateur, Ridley Scott et Alan Parker déclinant l'offre ! C'est finalement John Milius (réalisateur de L'Aube Rouge) qui hérite du poste ! Sous l'égide de Dino de Laurentiis !

Ce film s'inscrit aussi dans le renouveau pour les films d'aventures héroïques initié par Star Wars en 1977 !

Conan est une sorte de surhomme nietzschéen ! L'interprétation monolithique de Schwarzenegger a divisé les critiques de l'époque ! Le film obtient un assez bon succès à sa sortie. Conan le Destructeur, une suite, sort en 1984. Le projet d'un troisième film, The Legend of Conan est relancé en 2012.  Je passe rapidement sur le film Kalimdor avec Red Sonja et sur le remake avec Jason Momoa qui a connu un beau flop !

Voilà un classique du film pop-corn !

A bientôt !

Conan le Barbare - John Milius
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