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Brève histoire de l'anthropologie - Florence Weber

March 26 2017 Published on #Sociologie, #Essai

Florence Weber nous livre un passionnant essai qui retrace une Brève histoire de l'anthropologie en à peu près 300 pages ! On va donc suivre l'évolution d'une discipline popularisée par Claude Levi-Strauss !

Avec le voyage, dès la Renaissance - et même avant - naît le goût de découvrir la culture des autres - ainsi que le besoin de témoigner sur soi ! Longtemps l'Europe a fait preuve d'ethnocentrisme vis-à-vis des "peuples primitifs" mais les choses changent ! On distingue classiquement dans la discipline anthropologique, une approche par familiarisation - où l'ethnologue veut se rapprocher de ses sujets d'études et une approche par distanciation où le savant est un "indigène" qui tente de prendre du recul !

On peut remonter jusqu'à l'Antiquité pour trouver les premiers témoignages érudits sur d'autres cultures ! C'est ainsi le cas d'Hérodote et de son Enquête  - qui s'intéresse aux Perses et aux Scythes. Déjà on note l'importance des échanges, des marchands et des espions et interprètes !

Les échanges entre peuples se poursuivent notamment au Moyen-Âge avec l'expansion de l'Islam et la conquête Mongole ! Peu à peu la science qui n'est pas encore "anthropologique" s'émancipe des textes religieux, en Europe surtout avec le Christianisme mais aussi en Terre d'Islam où on doit à des savants tels que Ibn Khaldûn de brillantes Sommes ! C'est aussi durant cette période que parait le récit de Marco Polo !

1492 est un tournant avec la Découverte de l'Amérique (l'Ile d'Hispaniola en réalité !) par Christophe Colomb ! Un véritable choc de civilisations va se produire et les indiens vont être décimés par les Conquistadors Espagnols de Cortés ! Des hommes tels que Sepulveda considère ces indigènes - en outre souvent/parfois ? cannibales  - comme des sous-hommes et les exterminent ! D'autres, les missionnaires - ou des écrivains comme Montaigne ! - prennent leur défense ! Ces drames dans le Nouveau-Monde se produisent tandis que l'Europe est déchirée par les Guerres de Religions !

Florence Weber analyse ensuite le siècle des Lumières qui voit l'apparition des Cabinets de Curiosités et des "Manuels de Voyage" ! De grandes expéditions d'exploration sont montées et l'ethnologie n'est pas distincte des sciences de la Nature ! Ce mouvement se poursuit au XVIIIème siècle avec l'exploration du Pacifique puis de l'Afrique Centrale au XIXème siècle !

Mais pour revenir à la constitution des Sciences humaines et au siècle des Lumières, l'explorateur de terrain est en rivalité ouverte avec le "philosophe en chambre" qui spécule avec son seul esprit ! Ceci sera un frein aux découvertes ! Dans le même chapitre, il est aussi question de la Légende du Capitaine Cook et de sa mort des mains des Indigènes sur fond de culte païen !

Au XIXème siècle se pose la question de l'Européanocentrisme, dans une atmosphère coloniale ! On se tourne vers les "peuples primitifs" mais avec condescendance et la question de savoir si l'Européen est supérieur à l'Africain, l'Asiatique se pose ! La notion de "race" apparaît et est vite décrédibilisée scientifiquement mais sera récupérée au XXème siècle notamment par les nazis mais aussi les racistes de tous poils ! Dans cette même période, l'anthropologie se structure, des musées et des collections ethnographiques se constituent ! Les sous-disciplines de l'anthropologie apparaissent: anthropologie physique, science préhistorique, étude des langues et des cultures, anthropologie sociale...

C'est au XIXème siècle aussi que les Etats-Unis étudient les Amérindiens et les Russes explorent la Sibérie ! Après la découverte de l'Amérique, puis du Pacifique, c'est au tour de l'Afrique - hors-côtes - qui est exploré ! Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne deviennent les grands lieux de la discipline !

C'est au tout début du XXème siècle que sont établies les premières chaires d'anthropologie ! Le livre de Florence Weber cite les précurseurs, Boas, Morgan, Tylor, Malinowski,.. Les méthodes s'affinent et on se passe progressivement des interprêtes pour s'immerger directement ! Dans le même temps, Emile Durkheim fonde la sociologie en reprenant un terme d'Auguste Comte !

Au XXème siècle également, les méthodes changent ! On pratique désormais l'immersion participante et l'"enquête directe" !

L'anthropologie n'est évidemment pas sans rapport avec la politique et ceci est particulièrement clair depuis la Seconde Guerre mondiale ! Comme dans toutes les disciplines, un certain nombre d'intellectuels vont se compromettre avec Vichy et les nazis, d'autres comme Germaine Tillon ou l'historien Marc Bloch entrer dans la Résistance - avec aussi le fameux Réseau du Musée de l'Homme ! Enfin, d'autres savants - comme claude Lévi-Strauss - parce que Juifs - vont trouver refuge aux Etats-Unis !

C'est durant ce conflit qui fit plus de 60 millions de victimes que les concepts de races font resurgir ! Le problème n'est pas tant la race que le racisme ! En effet, la race est peut-être une réalité biologique mais ce qui est plus problématique c'est d'assimiler et de confondre la génétique, le physiologique avec le fait culturel  - pour ensuite établir des "hiérarchies de races" ! Claude Lévi-Strauss dans Race et Histoire a dissocier race et culture ! Dans la même période, le nazisme instrumentalisa de même les études sur le folklore qui s'en trouvèrent de fait disqualifier !

Lévi-Strauss revint en France en 1947 avec une grande quantité de matériaux anthropologiques , fruit de ses travaux des années 1930 au Brésil ! Mais avec lui la théorie passe au premier plan et élude un peu la manière et la façon dont les enquêtes ont été menées ! Il est en effet un partisan du Structuralisme. De plus, comme Michel Leiris, il est très critique de la civilisation occidentale !

Après la guerre, ce fut le temps de la Guerre Froide et de la Décolonisation ! Les anthropologues souhaitaient éviter de prendre position pour juste fournir des données qui éclaireraient les débats. Mais avec une nouvelle génération, ce n'est plus possible ! La Guerre d'Algérie et la Guerre du Viet-Nam vont rebattre les cartes de la discipline !

Plus récemment, le politique ne quitte pas la discipline ! Génocide du Rwanda basé sur une catégorisation en ethnie artificielle, guerres soviétiques en Afghanistan puis le 11 septembre 2001 et les guerres impérialistes qui s'en suivirent avec des anthropologues embarqués avec les militaires !

De nos jours, les anthropologues occidentaux étudient aussi l'Occident, les campagnes, les banlieues avec les mêmes méthodes que pour les peuples d'Amazonie ! De même, les subaltern studies voient des indigènes étudier leurs propres cultures !

Voilà ! Un ouvrage très complet qui relate l'Histoire d'une science complexe et délicate à mettre en oeuvre ! On y croise Durkheim, Lévi-Strauss et Bourdieu ! Indispensable si vous faites des études de sociologie !

A bientôt !

Brève histoire de l'anthropologie - Florence Weber
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Le Grand Hospice Occidental - Edward Limonov

February 24 2017 Published on #Essai, #Coups de coeur

Edward Limonov est un Russe vivant en partie en France et un personnage controversé évoluant à la fois dans la littérature et la politique ! Je ne vais pas revenir sur son parcours de vie et vous renvoie à l'article que j'avais fait précédemment sur le roman Limonov par Emmanuel Carrère qui montrait déjà que le personnage était ambigü et difficile à cerner ! Et pas forcément bien vu !

Je vais vous parler maintenant de son livre de1993, Le Grand Hospice Occidental - qui est un essai voire un pamphlet à charge contre la civilisation occidentale ! L'auteur y file la métaphore de nos sociétés (France, Etats-Unis...) considérées comme des hospices où sont parqués des Malades bourrés de sédatifs que sont la télévision, le confort moderne, la productivité, etc... Ou encore la comparaison avec des bestiaux dans une ferme industrielle !

Ce que Limonov semble regretter, c'est la castration d'un "homme viril" - transformé en citoyen docile et de ce fait privé en réalité de libertés ! L'essayiste introduit son propos avec 1984 de George Orwell et pose que Big Brother est une absurdité conceptuelle car on préfère désormais à la violence physique une sorte de violence et de consensus mous qui "endort" les individus !

Pour continuer sur la métaphore médicale, on a a côté de cela les Agités - comme Che Guevara, la Bande à Badeer ou Khadafi ! - que l'Hospice s'échine à faire taire voire à supprimer le plus souvent et puis on a les Victimes qui sont mises en avant en modèles anti-virils !

Bref, c'est une critique en règle de notre quotidien ! Alors certes, on pourra trouver le propos outrancier, déceler des incohérences éventuellement, arguer du fait discutable que si nos sociétés sont si nulles que cela, pourquoi y a-t'il autant d'immigration ? - Mais en réalité, les propos de Limonov ont un fond de crédibilité et moi, j'entends très bien ce qu'il veut dire ! Plus problématiques, les passages où il est à deux doigts de faire l'apologie de dictatures, de Charles Manson, du Terrorisme, de la corrida - pas la panacée !... Mais là encore il faut se garder de conclusions hâtives et lire entre les lignes pour éviter les contresens malheureux !

Un chapitre sur la télévision et son pouvoir d'abrutissement - et donc de contrôle aux mains de l'Etat ! - des foules et des masses ! Les choses n'ont pas tellement changées entre 1993 et 2017 - et ont même empirées ! Constat pertinent aussi lorsque Limonov pose qu'on ne cherche pas moins à infantiliser l'homme qu'à le castrer !

Et on trouve aussi une dénonciation de la course indéfinie au progrès - ce qui est une absurdité - et à la destruction de la planète (l'arraisonnement de Heidegger !). Un propos écologiste donc où les Verts semblent trouver grâce aux yeux de Limonov ! Pour lui, le vrai problème, ce n'est pas l'Islam ! En passant, l'auteur dénonce la propagande étatique concernant le bloc de l'Est, le Terrorisme, etc...

Pour Limonov, nous vivons aussi dans un monde où la publicité remplace l'économie ! Il n'y a qu'à voir la campagne présidentielle français depuis 2002  - et même avant ! - jusqu'à 2017 où il faut être avant tout un bon "communicant", un "bon produit marketing" plutôt que d'avoir des idées et des propositions ! Le pamphlétaire regrette aussi que le peuple - le démos - ne soit constitué que d'individus soumis au bourrage de crâne et incapable de se faire une opinion propre - le mimétisme des Moutons de Panurge !

L'agressivité fait partie inhérente de l'homme et la réprimer ne peut que mener à l'"explosion interne", ne cesse d'asséner Limonov ! L'auteur défends une sorte de surhomme et même si il ne cote pas Nietzsche, pose que nous sommes entrés dans le nihilisme !

Bref, un essai très intéressant par un personnage, Limonov, dont on comprends qu'il ait pu fasciner Emmanuel Carrère !

A lire donc !

A bientôt !

Le Grand Hospice Occidental - Edward Limonov
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10 jours dans un asile - Nellie Bly

October 17 2016 Published on #Essai

Il va être question cette fois-ci d'institutions psychiatriques à la fin du XIXème siècle et d'une journaliste de légende, Nellie Bly, engagée en 1887 au journal New York World de Joseph Pulitzer.

Tout d'abord, je me suis toujours intéressé à tout ce qui touchait à la psychiatrie, sans doute parce que j'ai fait une grave dépression durant les années 1990 qui m'a valut d'être interné plusieurs semaines ! Je me console en pensant qu'Aristote disait que la mélancolie accompagne le génie !

Enfin, parce qu'aujourd'hui, le journalisme à la Nellie Bly est mort et enterré ! Comment en douter quand on voit ces "journaleux abrutis" tourner en boucle tout un week-end sur les conneries de Cyril Hanouna alors qu'ils ne lâchent pas un mot sur des négociations entre USA et Russie sur la Syrie ou sur le début de la Bataille de Mossoul ! Il reste bien des gens comme Florence Aubenas mais ils sont rares !

Nous allons parler de 10 jours dans un asile - Un reportage de Nellie Bly !

Nellie Bly décide de se faire interner dans un asile de fou, passant de l’hôpital Bellevue au centre de Blackwell's Island en simulant la démence dans une pension de famille ! Elle passera au total une dizaine de jours et neuf nuits dans cette "antichambre de l'Enfer" puis, libérée, par son patron, elle dénoncera les mauvais traitements dont sont victimes les patientes - ce qui conduira à une légère amélioration de leur condition !

Ce qui frappe au premier abord, c'est que les médecins et surtout les infirmières paraissent  plus fous que les "folles" ! N'importe qui pouvait à cette époque se retrouver entre ces murs ! Il suffisait qu'une femme déplaise à son mari en le trompant, qu'une autre se trouve affaiblie par une maladie organique ou la pauvreté ou encore qu'une domestique outragée se rebelle un peu trop fort contre ses patrons, et des policiers pouvaient vous conduire devant un juge qui vous faisait interner !

A l’Hôpital de Blackwell's Island, les malades - quand elles le sont réellement ! - subissent des mauvais traitements qui pour le coup, si elles ne le sont pas déjà ! - les rendraient folles pour de bon ! Nourriture infecte, locaux vétustes et sordides envahis par le froid, mauvais traitements donc, manque d'empathie voire cruauté et sadisme des infirmières, incompétence et esprits bornés des médecins, saleté, misère intellectuelle, ce n'est guère la joie de vivre en ces lieux !

Nellie Bly - qui se fait appelée Nellie Brown pour son enquête - sera confrontée aux docteurs Dent et Ingram, aux infirmières dérangées Miss Grupe et Miss Grady ! Elle dresse le portrait plein de sympathie pour les patientes de Miss Neville et Miss Maynard et de beaucoup d'autres ! Mais on peut craindre que toutes ces "vies volées" aient subit un sort funeste !

Voilà telle était l'était de la santé mentale au début du XXème siècle !

Dans les années 1950, le sociologue de la Seconde École de Chicago Erving Goffman réalise lui aussi une enquête en "immersion participante " dans un hôpital de Columbia qui donna lieu à son livre "Asiles" publié dans les années 1960 ! Les choses avaient certes évolué mais la cruauté du système demeurait !

Pour vous en convaincre, regardez les films Vol au-dessus d'un Nid de Coucou, Family Life  ou encore Une Vie Volée !

L'excellent livre/reportage est publié chez un petit éditeur, les Éditions du sous-sol et fait partie d'un projet éditorial visant à faire connaître l'ensemble de ses écrits ! Il est accompagné dans le même fascicule de "Dans la peau d'une domestique" et de "Nellie Bly, esclave moderne" qui prennent aussi partie pour des causes !

A bientôt !

10 jours dans un asile - Nellie Bly
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L'Âge d'homme - Michel Leiris

September 4 2016 Published on #Biographies, #Littérature XXème, #Essai

L'Âge d'homme est un récit autobiographique de Michel Leiris, rédigé entre 1930 et 1935 et publié en 1939 ! Dédicacé à Georges Bataille "qui est à l'origine de ce livre", L'Âge d'homme est l’œuvre majeure de son auteur !

Leiris est né en 1901 au sein d'une famille bourgeoise du XVIème arrondissement de Paris. Poussé par sa famille vers des études de chimie, le jeune homme se sent plus attiré par le milieu des lettres et de l'art et fréquente Max Jacob, André Masson et Picasso ainsi que les Surréalistes ! L'Opéra exerce aussi une certaine fascination sur lui, comme en témoigne son autobiographie pré-citée ! Il fut aussi diplômé de philosophie et s'intéressa au Jazz !

De 1929 à 1935, Leiris suit une psychanalyse sous la conduite d'Adrien Borel. Il ressent le besoin, pour la parachever, ou en constater l'échec, d'écrire une autobiographie: L'Âge d'homme. Cette première œuvre est ensuite prolongée par les quatre tomes de La Règle du Jeu, rédigés de 1948 à 1976.

Leiris est officiellement recruté, en 1931, avec l'appui de Georges Henri Rivière, directeur du Musée d'ethnographie du Trocadéro, par Marcel Griaule en tant qu’homme de lettres et étudiant en ethnologie faisant fonction de secrétaire archiviste de la Mission ethnographique, la "Mission Dakar-Djibouti". N'ayant pourtant pas de formation d'ethnologue mais s'intéressant au marxisme, il tient le journal de bord de cette mission, mais qui est surtout son propre journal de route, publié sous le titre de L'Afrique fantôme, dont la tonalité est de plus en plus personnelle et intime.

Je ne reviendrais pas sur cette "Mission Dakar-Djibouti" dont Michel Onfray a récemment montré qu'elle avait été pour Griaule et Leiris l'occasion de spolier sans vergogne, ni scrupules le patrimoine culturel des Africains !

Revenons maintenant à L'Âge d'homme ! C'est un récit dans lequel Leiris se livre sans rien nous cacher, un confession qui se défie du pudique ! Il y évoque des scènes fondatrices de son être : l'opération des amygdales, sa vie sexuelle, ses rapports avec sa famille etc... Dans une logique psychanalytique - tout en sachant que la psychanalyse à mis du temps à être reconnue en France durant la période de l'entre-deux guerres !

La liberté de ton dont use Leiris n'est pas sans rappeler l'absence de censure du discours analytique à laquelle le patient se prête durant la cure : l’Âge d’homme révèle ainsi les obsessions de l'auteur, morbides et sexuelles, avec une lucidité qui n'exclut pas l'autodérision.

Le texte se focalise surtout sur l'enfance et la jeunesse de l'auteur et se termine au moment où il pense avoir atteint l'"Âge d'homme", c'est à dire le moment de la naissance de sa vocation littéraire ! Leiris compare en outre ses expériences de vie précoces avec les figures mythologiques de Judith et Lucrèce !

Fin 1945 enfin, Leiris revient sur cette œuvre dans un court texte, De la littérature considérée comme une tauromachie, où il compare sa prise de risque dans la description autobiographique de son intimité à celle d'un torero lors d'une corrida. Pour ma part, n'étant pas adepte de la corrida, je reste assez insensible à cet éloge de la virilité !

J'ai, pour ma part étudié ce texte dans le cadre de mon cursus de Lettres dans un module sur "la famille en littérature" !

A bientôt !

L'Âge d'homme - Michel Leiris
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Le miroir aux alouettes - Michel Onfray

May 25 2016 Published on #Essai, #Philosophie, #Coups de coeur

J'adore décidément Michel Onfray et la lecture de l'un de ses derniers livres, Le miroir aux alouettes est une vraie libération ! L'auteur réponds aux attaques nauséabondes et fallacieuses qui ont été faites sur sa personne - notamment de jouer le jeu du Front National - et livre son analyse sur le système politique français ouvertement acquis au libéralisme le plus effréné !

Que ce soit clair, Onfray ne roule pas pour le FN ! Et son livre ne saurait se réduire à un banal "Tous pourris !" populiste qui amènerait à voter pour le parti de Marine Le Pen tout aussi critiquable sinon plus ! Le philosophie dont il est question ici se revendique d'un héritage libertaire - ce n'est pas nouveau !- et d'une partie des écrits de Proudhon, un anarchiste sans crédo !

Onfray est bel et bien un penseur libre et indépendant sur lequel une grande partie de la presse aux ordres du système s'évertue à taper afin de le rendre inaudible, ce qui est dommageable car ce sel miroir aux alouettes est des plus instructif et salutaire ! Précisons que le penseur de l'Orne ne donne nullement dans l’auto-apitoiement mais demeure acerbe et ironique !

Dans le premier chapitre, il revient sur les termes "nazi", "résistant" , "antisémite" utilisés à tout va de nos jours et dont le sens s'en trouve dévoyé ! Petite mise au point préalable donc !

Puis Onfray s'attarde sur le terrain de la philosophie ! Doit-elle rester pour un cercle d'élus ou être dispensée à tout un chacun, à l'instar d'un Socrate qui interpellait tout le monde sur l'agora ? Quel doit être le rôle de la télévision ? Onfray gardera à ce stade sa critique des médias subventionnés et des journalistes pour plus tard !

Ensuite, le philosophe analyse la diabolisation du Front National, ogre crée par François Mitterrand - selon Onfray et beaucoup d'autres, thèse à laquelle je souscris ! Diaboliser les Le Pen permet à la Gauche et à la Droite de se faire (ré)élire en jouant sur la peur plutôt qu'en combattant ce parti de la Droite radicale avec des idées et une vraie politique de gauche, dit Onfray !

Dans le chapitre suivant, Onfray fait l'éloge de De Gaulle, "homme de gauche porté par la droite" contre Mitterrand le machiavélien, "homme de droite porté par la gauche" ! Pour notre auteur, De Gaulle était un grand homme anti-libéral et personne ne lui arrive à la cheville ! Comme toujours Onfray argumente, analyse et je ne voudrais pas déflorer ici cette argumentation ! C'est amplement documenté et construit comme tous les chapitres de cet ouvrage !

Puis, c'est au tour de l'Europe de passer sous le scalpel d'Onfray ! Cette Europe libérale dont le peuple ne veut plus et qu'on lui a pourtant imposé ! Notre écrivain démonte les manipulations des hommes d’État pour nous faire consentir à Maastricht en 1992 et les suites de cette triste affaire !

C'est ensuite le tour de "la machine à fabriquer des abrutis", à savoir la télévision selon la formule de Patrick Le Lay ou les radios et journaux à la solde du pouvoir, formatant la pensée dominante et le politiquement correct ! Ici, Onfray démonte un certains nombre de critiques - disons plutôt d'injures ! - qui ont été lancées contre lui et dont on voit bien qu'elles ne tiennent pas la route et ressortent de la malhonnêteté intellectuelle !

Enfin, le chapitre inévitable sur la religion et en particulier l'Islam sur lequel, selon Onfray, on ne peut rien dire sans être taxé d'islamophobe ! L'essayiste souligne qu'on peut faire dire tout et son contraire aux sourates du Coran et que l'Islam est pour certains une religion de paix et pour d'autres une religion de guerre, branche soufiste par exemple contre branches salafiste et wahabite !

Pour finir complément, Onfray réaffirme ses affinités avec Proudhon, cite l'image du colibri et du feu de forêt - "chacun fait sa part", rappelle l'aventure de l'Université Populaire de Caen et de l'Université du Goût - et les innombrables bâtons qu'on lui a mis dans les roues - qui sont depuis 2002 des succès dont la presse évite de parler ! Il finit sur une allusion à La Boétie et la servitude volontaire !

J'avais un peu peur en ouvrant ce livre de tomber sur un "brûlot haineux et revanchard" - certes Onfray remets les pendules à l'heure plus qu'il ne règle véritablement ses comptes - mais je ne suis pas tombé sur l'image d'un Michel Onfray qu'en donne une certaine presse partisane qui ferait bien de réviser sa déontologie et de faire un travail de "généalogie" et véritablement d'explication des faits de société !

A lire absolument et toutes affaires cessantes !

A bientôt !

Le miroir aux alouettes - Michel Onfray
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Discours à la nation allemande - Johann Gottlieb Fichte

May 11 2016 Published on #Philosophie, #Essai

Johann Gottlieb Fichte est un philosophe allemand du XIXème siècle surtout connu pour être un des fondateurs de l'idéalisme allemand. Sa pensée est influencée par celle des Lumières françaises - Rousseau en particulier - et par Emmanuel Kant ! Fichte commença à se faire connaître en écrivant un essai si brillant qu'on pensa d'abord que Kant en était l'auteur !

Mais nous allons ici parler essentiellement de philosophie morale et politique ! Au début du XIXème siècle, Napoléon Bonaparte se proclama Empereur, et acheva la Révolution française ! Il mit fin au Saint Empire Romain Germanique en envahissant les États Allemands !

Au lendemain de la défaire de Iéna, Fichte tint un ensemble de 14 conférences à Berlin, en décembre 1807. Ce sont les Discours à la nation allemande.

Fichte est parfois considéré comme un penseur obscur ! Je vais essayer ici de synthétiser sa pensée dans ces conférences, autour de la langue et de l'éducation !

Historiquement, le nationalisme - et la nation - est définit - au XVIIIème siècle - comme l'obéissance à des lois communes, puis à partir du XIXème siècle, cela devient une construction historique autour d'une origine et d'un destin communs - que l'on songe pour les Français à Vercingétorix où à Jeanne d'Arc ! C'est le "roman national" !

Fichte apparut d'abord comme un républicain, attaché au législatif et aux Lumières puis ensuite, dans une deuxième période comme un nationaliste ! Il y a de nombreux malentendus autour de sa pensée !

1807 : L'Allemagne - qui n'existera réellement - politiquement - qu'en 1871 avec Bismarck - est sous tutelle des armées napoléoniennes ! Il n'y a pas d’État allemand mais il y a bien un "esprit allemand" qui vise à l'universalité !

Fichte parle notamment de la langue allemande - qui est une langue vivante - par opposition au latin et même au français ! C'est à dire que c'est une langue symbolique, qui n'est pas figée, qui n'est pas une langue de "dictionnaire" et donc montrant une certaine souplesse capable de forger de nouveaux concepts et de s'adapter au réel ! De plus, c'est, contrairement au français - et c'est pour cela que la langue de Molière est une langue morte pour Fichte - elle n'est pas réservée à l'usage des élites mais parlée par tout le peuple !

A partir de cette langue vivante, on va pourvoir forger une pensée vivante - la philosophie et le législatif notamment ! Fichte propose ensuite une éducation nationale basée sur l'intuition qui est une introduction à la vie de l'esprit et serait une éducation pour tous !

Il s'agit chez Fichte d'élever ses concitoyens allemands ! Il s'agit véritablement d'une pensée prépolitique car si Fichte propose de créer l’État Allemand, il ne propose pas de textes de loi mais bien de transformer les hommes !

Voilà, j'estime que c'est l'essentiel de ce qu'il faut retenir sur ce texte ! Fichte insiste beaucoup sur l'éducation - presque la moitié des discours y sont consacrés ! Il est aussi question de religion et de la figure de Luther qui est un trait si particulier de l'Allemagne !

Voilà, j'espère avoir éclairer ceux qui s'intéressent un peu à la philosophie de cette période dans le prolongement des Lumières et du romantisme !

A bientôt !

Discours à la nation allemande - Johann Gottlieb Fichte
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La République - Platon

December 10 2015 Published on #Philosophie, #Essai

Nous allons maintenant nous attaquer à un "gros morceau", La République du philosophe Platon dont Whitehead disait que la "philosophie occidentale ne consistait qu'à placer des notes de bas de pages dans les œuvres de Platon" ! Je vais essayer d'éclairer certains points sans évidemment être exhaustif car des dizaines de billets touffus n'y suffiraient pas !

La République se présente sous la forme d'un dialogue mettant en scène Socrate et est constitué de 10 Livres et porte le sous-titre "De la Justice". C'est à la fois un traité politique et un traité d'éducation.

Il s'agit d'une part de déterminer ce qu'est la Justice, d'autre part de constituer la cité idéale, juste et de définir qui doit la diriger. Ce rôle revient aux Gardiens - qui peuvent être aussi des Gardiennes - les Philosophes-Rois qui consacreront toute leur vie à l'étude - notamment de la dialectique - afin de mettre en œuvre cette cité idéale d’après l'Idée de Bien. Le philosophe est dans la contemplation mais aussi dans l'action. Cette cité se bâtira donc sur le savoir mais aussi la philia, l'amitié !

Platon/Socrate veut sculpter l'âme des jeunes gens qui est comme un morceau de cire. Il s'agit d'introduire une troisième voie éducative, entre l'éducation classique (Homère, Hésiode) et celle des sophistes. Cette formation qui dure 50 ans commence par la musique, la grammaire, la poésie et la gymnastique. On apprendra aussi aux jeunes à "contempler" la guerre afin de se désensibiliser et de prendre leurs responsabilités. L'enseignement des mathématiques - afin de cerner les régularités dans le mouvement, l'unité dans la multiplicité - sera aussi prodigué. Après une première sélection des futurs Gardiens, les études se poursuivront jusqu'à 30 ans, suivies de 5 ans d'enseignement de la dialectique - qui permet de remonter vers les Idées et la Cité en parole - puis 15 ans aux responsabilités de la cité à divers postes.

Se pose aussi le problème de la corruption. Platon distingue cinq types de cités qui correspondent à autant de disposition de l'âme. il établit une étude du mouvement et de la corruption. La cité serait comme une toupie dont les Gardiens sont l'axe et le peuple la périphérie. De plus, il y a différente tendances dans l'âme humaine : la partie désirante qu'il convient de contrebalancer avec le thymos (le courage) aiguillé par la raison.

Les désirs sont comme un élan. Ils peuvent orienter vers le savoir (désir d'apprendre - et non curiosité -voir Le Banquet) mais aussi déstabiliser l'individu et la cité. De la Cité idéale, on passe à la timocratie, puis à l'oligarchie, à la démocratie et enfin au despotisme. Le tyran est "l'enfant-roi" de l'oligarque, celui qui a des désirs démesurés - de même que la cité "enfle" par désir du luxe. Il n'a pas d'ami et se croit libre. Platon, par ailleurs, a tenté d'appliquer son modèle de cité chez Denys de Syracuse.

Le morceau d'anthologie de La République, c'est bien entendu ce passage du Livre VII - à destination notamment des Classes de Terminales, à savoir l'Allégorie de la Caverne ! Des hommes sont enchaînés et ne voient que des ombres sur un mur. L'un d'eux est libéré et remonte vers la Lumière (le Soleil/ le Bien) puis il redescend dans la Caverne où personne ne l'écoute et où il risque d'être mis à mort ! Cet homme éclairé, c'est le philosophe ! Il y a d'autres allégories dans ce texte, l'image de la lyre, de la ligne, la hiérarchie Idées/Formes, concepts mathématiques, objets concrets et imitations.

Ce texte est effectivement d'une très grande richesse ! Il permet notamment de s'interroger sur le pouvoir des images et des idoles, l'opinion. il est aussi question de la communauté des biens et des femmes - certains y ont vu un texte communiste, d'autres une réflexion sur la démocratie. Un texte à questionner à l'heure où des jeunes décérébrés se font embrigadés par des fanatiques religieux et commettent des attentats. Ce texte a aussi eu une grande postérité du côté des utopistes, Thélème chez Rabelais ou chez Thomas More...

A bientôt !

La République - Platon
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Qu'est-ce que la philosophie antique ? - Pierre Hadot

October 2 2015 Published on #Philosophie, #Essai, #Histoire Antique

Pierre Hadot est un érudit du XXème siècle, né en 1922 et décédé en 2010, à la fois philosophe, historien et philologue français. C'est un grand connaisseur de la philosophie antique et en particulier du néoplatonisme.

En 1995, il publie Qu'est-ce que la philosophie antique ? - qui revient et s'attarde sur les modes de pensées que sont le Platonisme, l'Aristotélisme, l’Épicurisme, le Stoïcisme mais aussi les Cyniques, Pyrrhon jusqu'à la transition vers le christianisme aux premiers siècles de notre ère !

La thèse principale de l'ouvrage est que la philosophie, dans l'Antiquité, n'étais pas que "discours" - Logos - mais bien plus que cela aussi un mode de vie, une ascèse et ce depuis les sectes pythagoriciennes !

Le discours, selon les écoles philosophiques, oriente le mode de vie ! Ainsi, les épicuriens pratiquaient une sorte d'"examen de conscience". L'interrogation sur la mort était constante et commune à la plupart - sinon toutes ces écoles !

Dans ces institutions, Académie, Lycée, Portique et Jardin, les rapports entre le(s) maître(s) et les élèves étaient très importants, nécessitant une totale confiance. Chez Platon et Aristote, il s'agissait d'agir sur la Cité en formant des hommes politiques tandis que les disciples d’Épicure visaient davantage un rôle de missionnaires auprès des masses, préfigurant le Christianisme !

Ce livre rappelle les principaux "acteurs" de l'époque, et leurs théories, l'Idée du Beau et du Bien, la Vertu, le tétrapharmakon, les choses sur lesquelles on ne peut agir, la recherche du moindre mal, etc... Un chapitre sur la figure du sage !

On détaille ensuite l'époque impériale et l'évolution vers le dogme chrétien. La religion de Jésus sépare le discours du mode de vie ! Le mode de vie se retrouve chez les premières communautés du monachisme tandis que le discours va se perpétrer dans les Universités du Moyen-âge !

Cet ouvrage est assez intéressant et d'une lecture relativement aisé ! Je vous le conseillerais en complément à l'ouvrage de Lucien Jerphagnon : Histoire de la pensée : d'Homère à Jeanne d'Arc - que j'ai par ailleurs chroniqué sur ce blog ! Je vous renvoie aussi à mon billet de généralités sur les "écoles philosophiques de la période hellénistique" !

Je n'ai certainement pas épuisé le sujet ici !

A bientôt !

Qu'est-ce que la philosophie antique ? - Pierre Hadot
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Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes - Jean-Jacques Rousseau

September 23 2015 Published on #Philosophie, #Essai

Le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes est un essai de Jean-Jacques Rousseau, commencé en 1753 et publié en 1755 en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon : "Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes ?".

Dans ce texte fort brillant, le philosophe suisse expose sa conception de l’État de Nature et son approche de la perfectibilité humaine. Contrairement à Hobbes pour qui "l'homme est un loup pour l'homme", Rousseau défend l'idée d'un homme primitif bon par nature. C'est la société qui va le corrompre.

Rousseau déploie sa conception du passage de l'homme sauvage de l'état de nature à l'homme civilisé de l'état social. A l'opposé des animaux, l'homme sauvage a la possibilité de se perfectionner. Dans l'état de nature, l'homme n'est pas asservi et fait preuve de pitié. Mais face aux contraintes extérieures, il est forcé de s'associer.

A un moment donné et indéterminé, un homme plante une clôture et décrète "ceci est à moi !". La plus petite unité de la future société naît alors : la famille. Puis les familles - conséquences de la naissance de la propriété, se rapprochent et forment des tribus. Dès lors, le besoin de "reconnaissance", de considération se fait sentir : le meilleur danseur, le meilleur conteur...

Les hommes se spécialisent quand apparaissent l’agriculture et la métallurgie, fruits des capacités d'observations de la nature par les hommes - du fait des possibilités de leur intellect. La langage joue un rôle important et l'étude du développement de ce langage n'est pas une mince affaire ! Les hommes se spécialisant, les inégalités apparaissent ! Le plus fort fabrique plus de biens, en fonction de l'inégalité de ses capacités naturelles. Il en découle alors un deuxième type d'inégalité qui elle n'est plus naturelle !

Pour protéger sa propriété, l'homme établit des lois et se mets sous les ordres et la protection d'un magistrat, d'un roi. De légitimes, ces gouvernements deviennent arbitraires en fonction du nombre de dirigeants : un roi et c'est la monarchie, plusieurs dirigeants et c'est l'aristocratie, tous, c'est la démocratie !

Voilà, je zappe volontairement de nombreux points et simplifie beaucoup ! J'aurais l'occasion de revenir sur Rousseau dans une dissertation dans le cadre de mes études, plus fouillée et peut-être publiée un jour quelque part en ligne !(?)

J'avoue une préférence pour Rousseau sur Voltaire à l'instar de ma bonne amie Ophélie R. ! Dédicace à toi miss !

A bientôt !

Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes - Jean-Jacques Rousseau
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Petit éloge de la lecture - Pef

September 16 2015 Published on #Essai, #Littérature XXIème

L'éditeur Gallimard publie, depuis quelques années déjà, une petite collection de Folio à 2 euros intitulée "Petits éloges". C'est Pef, auteur-illustrateur principalement pour la jeunesse, de son vrai nom Pierre Elie Ferrier, qui signe le Petit éloge de la lecture !

J'ai été moyennement séduit par cet ouvrage ! Je pensais qu'il multiplierait les références érudites, les expériences de lectures mais non... Il y a bien quelques titres de part et d'autres mais cela est noyé sous une certaine forme de lyrisme...

Ce petit éloge de la lecture est plus une "expérience de lecture" en elle-même qu'une entreprise - de critique - métatextuelle ! Après tout, Pef s'adresse au Grand Public et pas à des universitaires !

Le fond de l'ouvrage - sous sa forme poétique - relate les déplacements de l'auteur, d'un salon du livre à une conférence en bibliothèque publique et ce faisant des voyages - en train essentiellement. Il y a là un rapprochement à faire avec la lecture qui est aussi "initiation au voyage" et "déplacement hors de soi" !

La deuxième thématique est celle de l'enfance et du retour à cet âge de la vie - notamment par l'évocation du Voyage à dos de baleine, livre lu par le gamin Pef !

La troisième thématique que je dégagerais - mais il y en a sans doute d'autres - est celle de la rêverie, autre forme de voyage - intérieur ! Elle suppose l'imaginaire. D'ailleurs, Pef se laisse embarquer dans un dialogue avec L'homme au casque d'or, tableau de Rembrandt, dont la présence dans ce livre est pour moi une énigme !

Ce petit opus ne manque pas de qualités mais moi, il ne m'a pas parlé ! J'en ai sans doute fait une lecture trop survolante en réalité ! Néanmoins, il pourra plaire à d'autres lecteurs plus réceptifs !

A bientôt !

Petit éloge de la lecture - Pef
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