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Posts with #histoire antique tag

Euthydème - Platon

July 14 2017 Published on #Philosophie, #Histoire Antique

Attardons nous maintenant sur le dialogue de Platon - mettant comme toujours en scène son maître Socrate, le" Père de la Philosophie" - dialogue intitulé Euthydème, nouvelle attaque en règle contre les sophistes ! On connaît les arguments de Platon qui les accuse de travestir la vérité - voire de ne pas la rechercher, de se faire payer pour leur enseignement et surtout pour plaider aussi bien "blanc" que "noir" sans distinction !

Ce dialogue a pour sous-titre De l'Eristique ou encore Le Disputeur dans l'Edition de la Pléiade établie par Léon Robin (Tome I). Il traite du genre réfutatif qui est un genre de discours. Socrate y rencontre deux sophistes "au savoir prodigieux", Euthydème et Dionysodore. Si Socrate/Platon semble faire leur éloge au début du texte, il porte un jugement sévère contre eux dans l'Epilogue du dialogue !

Le texte est construit comme un récit enchâssé où Socrate raconte à son ami Criton, philosophe athénien du Vème siècle avant J.-C. sa conversation avec les deux sophistes alors en présence de Clinias et Ctésippe, échange duquel Criton n'a pu entendre un traître mot, étant trop loin dans la foule !

Je vous avouerais que ce dialogue me pose problèmes n'ayant rien compris aux échange sur le "savoir absolu" possédé "de tout temps" par les deux sophistes (est-ce une allusion à la réminiscence et au Ménon ?) et à la partie sur les pères de tous les hommes ! Platon effectue-t'il là une démonstration de l'absurde du discours des sophistes ? Je n'en suis pas sûr ?

Conformément à un dialogue précédent - encore le Ménon ! - on s'interroge quant à savoir si la vertu s'enseigne, ce que prétendent professer les deux sophistes du texte et même bien plus ! Socrate réfute alors que ceci n'est qu'une question de définition et de justesse des mots ! On sait que Platon a soucis de faire oeuvre d'épistémologie - là encore par apport à la vérité ! - et ce problème du langage s'inscrit dans une problématique de bannir l'herméneutique (ce dont il sera question dans d'autres textes - en particulier La République) - pour la remplacer par la calculabilité ! Mais bon cela dépasse le cadre du dialogue présent ! Et cela prouve en tout cas que l'on peut jeter des passerelles entre les textes du corpus platonicien et la cohérence de l'oeuvre (malgré trois périodes et des revirements dans la pensée qu'il ne faut pas négliger !). Platon est continuités et ruptures !

Le dialogue repose encore une fois sur la dialectique et par moment le discussion s'envenime ! Les deux sophistes s'amusent avec leurs interlocuteurs - en particulier avec Clinias - ce qui les rends antipathique et Socrate doit intervenir pour calmer le jeu ! Il y a toutefois par ce procédé du "clash" une touche humoristique pas toujours présente dans les dialogues de Platon même si il y a souvent l'ironie socratique !

Socrate pose que la recherche du bonheur passe par la possession de bien qui s'acquiert soit par la fabrication, soit par la chasse ! Or fabrication et chasse sont des techniques qui relèvent d'un savoir ! De plus, il n"y a pas que la fabrication qui relève d'une connaissance mais aussi l'utilisation ou comment bien utiliser l'objet produit ! De plus, il y a recours à autrui car la production du pêcheur, de l'agriculteur, du chasseur, passera entre les mains du maître de cuisine !

Les sophistes, eux, prétendent enseigner la vertu et pour cela, ils changent les hommes, transforment les gens mauvais en bonnes personnes - de fait, ils font "périr" les gens - pas au sens physique évidemment mais au niveau de leur personnalité,, ils les changent !

Suivent ensuite dans le dialogue des "prises de bec" particulièrement avec Ctésippe et des digressions dont je n'ai pas saisi toute la teneur - comme évoquées plus haut ! Enfin, le texte est volontiers moqueur à l'égard de sophistes que Platon/Socrate discrédite une fois de plus au profit de la philosophie, l'amour de la sagesse et la seule "méthode" de recherche du Vrai avec la dialectique ! Dans ce teste, Platon se mets en quelque sorte à la place des sophistes !

Je vous dis à bientôt ! Nous parlerons du langage avec le Cratyle - texte dont j'ai entendu parlé la première fois lors de mes études de Lettres modernes !

A bientôt donc !

Euthydème - Platon
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La fin du Moyen-Empire de l'Egypte Antique et la Deuxième Période Intermédiaire

June 11 2017 Published on #Histoire Antique

Nous allons maintenant en finir avec le Moyen-Empire de l'Egypte antique avec ce billet consacré aux avènements de la XIIIème dynastie jusqu'à la XVIIème dynastie !

Certes, nous n'avons pas abordé tous les aspects de cette période - notamment religieux (les dieux, les rites funéraires...) et culturels (l'âge d'or de la littérature égyptienne) ! Mais il est temps de parler de la transition entre la XIIIème dynastie et la XIVème dynastie (Hyksos) et de mentionner la Deuxième Période Intermédiaire où plusieurs dynasties se "chevauchent" et règnent en même temps en différents lieux !

Il semble en effet que les XIVème et XVème dynasties dites "hyksos" apparurent dans le Delta au moment où la XIIIème dynastie s'achevait à Itchatouy. A peu près au même moment, à Thèbes, émergèrent les XVIème et XVIIème dynasties dites "thébaines" ! Cette dernière dynastie finit par conquérir de nouveau l'ensemble du territoire.

Les scribes pharaoniques présentent cette Deuxième Période Intermédiaire comme l'arrivée de "méchants envahisseurs venus du Proche-Orient qui auraient fait usage de violence et de traîtrise pour pénétrer dans le pays" ! Ces envahisseurs disposaient de technologies guerrières nouvelles comme l'usage du fer, d'armes comme le khepesh, une épée à lame recourbée, de chars de combat et d'un nouvelle animal inconnu dans ces régions pour tirer ces chars, le cheval !

Hyksos dérive d'un terme grec, lui même une déformation du terme par lequel les Egyptiens nommaient les gouverneurs orientaux du Delta : heka hasut ! En effet, les XIVème et XVème dynasties (hyksos) occupaient surtout le Delta du Nil et guère au delà ! La Haute-Egypte restait l'apanage des dynasties "thébaines" ! Et plus au sud, on avait encore le royaume Koushite de Nubie ! En réalité, il semble que l'implantation de gens du Proche-Orient ne se soit pas forcément faite à cette époque par la violence mais résulte aussi de processus d'assimilation longs et plus anciens de ces population qui ont progressivement adopté des rites et coutumes égyptiennes !

LA XIIIème dynastie s'étendit de - 1776 à - 1650 avant J.-C. avec une douzaine de pharaons connus comme Ougaf, Hor, Sobekhotep II à V ou encore Sahathor.

Dans le même temps donc, on eu la XIVème dynastie (hyksos)  - de - 1773 à - 1650 avant J.-C. donc - avec des souverains mineurs, contemporains de la XIIIème ou de la XVème dynastie et  dont certains étaient justement des vassaux des rois de la XIIIème dynastie dont la capitale était Itchtaouy.

La XVème dynastie dura entre - 1650 à  - 1550 avant J.-C. mais cette période dynastique est peu documentée. Salitis est le premier souverain hyksos sur les listes. Le plus connu fut Âaouserré Apopi encore désigné d'un nom égyptien, Apophis (à ne pas confondre avec la Apophis, dernier roi de la XVIème dynastie (thébaine) !). Le dernier fut Khamoudy, contemporain du roi Amôsis.

Une quinzaine de roitelets régnèrent sur Thèbes et ses environs formant la XVIème dynastie, entre - 1650 à - 1580 avant J.-C. On connaît mieux les neufs souverains qui formèrent la XVIIème dynastie, réellement thébaine. Cette XVIIème dynastie - de - 1580 à - 1550 avant J.-C. - ne put exister que grâce à la XIIIème dynastie, dernier vestige du pouvoir memphite, installée donc à Itchtaouy et qui faisait office de tampon, isolant la région thébaine de la pression hyksos !

C'est à ce moment qu'apparut le Livre des morts  pour les rites funéraires, mis en place par les centres religieux thébains comme nouveau rituel car les prêtres concernés ne pouvaient plus accéder au textes des rituels précédent, le Livre des Sarcophages, conservés dans les archives memphites et donc inaccessibles ! On ne voulait pas courir le risque de reconstituer un texte fautif de mémoire alors on innova !

La XIIIème dynastie chercha à établir des relations commerciales avec le pays de Koush, la Nubie, Lorsque la XVème dynastie hérita de toute la région Nord, elle hérita aussi de ces relations commerciales et des routes qui passaient pas les oasis.

"La guerre de libération contre les Hyksos" eut ensuite lieu ! Ce furent des escarmouches entrecoupées de périodes de paix entre Hyksos et Thébains. Le conflit opposa particulièrement le roi hyksos Apophis au roi thébain Séqénenré - de la XVIIème dynastie (thébaine) suite à une dispute de voisinage à propos d'hippopotames bruyants.

Séqénenré participa aux combats en personne et reçut de multiples blessures avant de perdre la vie dans une bataille ! Pourtant, les thébains furent victorieux malgré la mort de leur roi ! Kamôsis - son frère ? -  lui succéda.

Avant d'attaquer les Hyksos, Kamôsis assura ses lignes arrières en menant campagne victorieuse contre les Nubiens ! Puis ce fut la victoire contre les troupes d'Apophis qui se retira vers le nord avec le reste de son armée.

Apophis chercha à s"adjoindre des alliés, en l'occurrence les Nubiens. il dépêcha un émissaire-espion avec un message pour le roi nubien mais ce messager fut intercepté par le roi thébain et la missive recopiée plus tard - à titre de propagande ! - sur une stèle royale !

A Kamôsis, succéda Amôsis puis Thoutmôsis - noms faisant références à la lune tandis que les Hyksos furent expulsés du pays qui fut à nouveau unifié par les Thébains. Ce fut l'oeuvre d'Amôsis qui prit la capitale hyksos et poursuivis les anciens envahisseurs jusqu'à la limite de la terre de Canaan, jusqu'aux côtes phéniciennes ! Tel est le récit qu'en fait Ahmès, commandant d'un navire de la flotte thébaine.

Le Nouvel Empire commençait avec le règne d'Amôsis et la XVIIIème dynastie ! Mais ce sera pour le prochain billet de cette série historique...

A bientôt !

La fin du Moyen-Empire de l'Egypte Antique et la Deuxième Période Intermédiaire
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Traité 51 - Sur l'origine des maux - Plotin

April 16 2017 Published on #Philososophie, #Histoire Antique

Nous allons maintenant nous pencher sur ce penseur de l'antiquité tardive qu'est Plotin et dont le disciple Porphyre a rassemblé les textes - pour la postérité - dans six Ennéades !

Dans son Traité 51, Plotin s'interroge sur la nature du mal et l'origine des maux ! Le mal est-il consubstantielle à l'être ou est-il au contraire une absence, un manque, une privation ?

Si le mal s'oppose au Bien, comment nos âmes, en vertu que l'on ne connaît que ce qui nous ressemble, aspirant à la vertu, pourraient-elles connaître le mal ?

Le mal serait l'absence de forme, l'absence de mesure.

Le Bien est le premier principe dont découle l'Intellect - la première des trois hypostases qui sont l'Un, l'Intellect et l'Âme du monde où tout prend origine ! L'âme doit se détourner de la matière et se tourner vers les dieux !

Si le Bien est l'origine, le mal est la fin ! Là ou tout fini ! Le mal, c'est la matière !

Les corps participent à la matière ! Plotin, tenant du néo-platonisme, reprends l'idée de Platon, dans le Phèdre, comme quoi le corps est la "prison" de l'âme !

Les corps participent donc à la matière et ne sont pas le mal premier. La matière jette une ombre sur l'âme et le vice apparaît lorsque l'âme se tourne vers les biens matériels - idée que l'on retrouvera chez Saint Augustin ! Cette ombre c'est le mal second et la matière, c'est le mal premier !

Le mal dans l'âme est un défaut de Bien où cette âme voit l'obscurité.La déficience absolue est le mal premier. Le mal (les vices) agit comme un accident de l'âme.

La matière est ce qui n'a pas de forme. Le mal découle ainsi de la nécessité d'informer le monde  avant ce modelage par les dieux selon les trois hypostases.

Pour se tourner vers le Bien, il faut acquérir la vertu en se séparant du corps - idée qu'on retrouve déjà dans le Phédon ! Le vice est une faiblesse de l'âme. Enfin, le mal est aussi un non-être.

Voilà, maladroitement résumés certains aspects de la complexe pensée/philosophie de Plotin !

A bientôt !

Traité 51 - Sur l'origine des maux - Plotin
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L'invention de l'écriture

November 6 2016 Published on #Histoire Antique

L'invention de l'écriture a lieu vers la fin du IVème millénaire av. JC. à Sumer, en Mésopotamie. C'est un long processus qui correspond à une transformation de la société, à de nouveaux besoins avec une expansion urbaine sans précédent qui engendre une quantité impressionnante de données et de chiffres.

L'écriture est due aussi au développement du commerce qui génère des informations en tout genre. L'administration se mets en place. Il s'agit alors de contrôler les impôts, les entrées et sorties de bien des temples, de fixer des lois. On ne saurait se reposer sur la seule mémoire humaine pour retenir toutes ces infos – besoin de laisser des traces – d'un système qui relaie la mémoire.

Avant l'écriture, il n'y avait que la parole hormis un système de comptabilité utilisé depuis le VIIème millénaire dans tout le Moyen-Orient basé sur un systèmes de jetons de formes et de tailles très différentes (les tokens) – chaque jeton représentait un objet ou une valeur. Ces tokens étaient placés à l'intérieur de petites sphères d'argiles appelées bullae, fermées et scellées avec la marque du vendeur pour assurer la transaction. En cas de doute ou de litige, on brisait la bullae. Pour éviter cela, on finit par imprimer les marques des tokens en les pressant sur l'argile encore molle de la surface des bullae.

L'argile joue ici pour la première fois le rôle d'un support d'un signe écrit. Les encoches pratiquées étaient alors des pictogrammes, l'expression d'une réalité matérielle signifiant uniquement ce qu'elle représente. On se passe du même coup des tokens pour se reposer sur ces pictogrammes, les sphères devinrent plates. Ce qui facilite le maniement, le transport et le stockage. La tablette se dit dub en sumérien et tuppum en akkadien. Ces premières tablettes pourvues d'inscriptions et de signes ayant une valeur pictographique et idéographique apparaissent en 3200 avant J.-C. A ce stade, on ne peut pas encore parler d'écriture.

Mais il demeure évidemment impossible de représenter toute la réalité avec un signe pour chaque chose. Les Sumériens étendirent la signification de certains des signes à des réalités difficiles à représenter. On estime que la constitution de ce corpus dura l'espace d'une génération humaine.

Dans un premier temps, différents pictogrammes furent combinés entre eux pour donner naissance à une nouvelle signification. Ainsi une tête d'homme signifiait « homme » et un triangle « pain », la combinaison des deux signifiait « manger ».

Dans un second temps, il y a évolution graphique de ces signes appelés « idéogrammes ». Ils se transforment en « coins » (sans formes rondes ou cylindriques) qui s'accompagne d'un bouleversement mental conséquent ! L'écriture cunéiforme était née, qui est à base d'incisions en formes de coins. Ceci permet de schématiser les signes.

Dans la même période, quelques décennies ou un siècle plus tard, un système d'écriture hiérographique pictographique se met en place en Égypte – dont la palette de Narmer est l'un des plus anciens documents.

De même, en Chine, au XIIIème siècle, les idéogrammes sont codifiés et un système de glyphes a cours chez les mayas du Yucatan au IVème siècle avant J.C.

Ces quatre écritures ont en commun que chacun de leurs signes avait plusieurs valeurs. Ils traduisaient des mots ou des syllabes et sont ce qu'on appelle des systèmes mixtes. On parle d'écriture que lorsqu'un ensemble de signe forme un système qui ne se content pas de la seule notation des mots mais analyse la langue de façon à faire apparaître des syllabes. Avant l'alphabet, on eut donc des écritures notant exclusivement des mots.

Ce développement de l'écriture apparaît donc avec les cités-états – et les 4 civilisations des grands fleuves, Nil, Tigre et Euphrate, Gange et Fleuve Jaune – et le développement de l'agriculture et du commerce – Il s'agit de dénombrer les récoltes, comptabiliser les impôts et les biens.

Sur les premières tablettes, les signes sont disposés dans des cases puis l'écriture devient horizontale !

En 3000 avant J.C. , on trouve, notamment à Uruk, des tablettes écrites en sumérien dont les signes ont une valeur phonétique. Les signes se mettent à représenter des sons. Les scribes comprirent qu'ils pouvaient utiliser les signes cunéiformes pour former des mots indépendamment de l'objet représenté ! Ainsi le sigle de l'orge, she, fut utilisé pour représenter un mot ayant une syllabe similaire comme she-er-ku : « gâteau de figues ».

Par la suite, des alphabets voient le jour mais qui au départ ne comporte que les consonnes comme certaines formes du cunéiforme ou de l'hébreu. L'écriture alphabétique fut inventée – invention au sens cette fois d'organisation sur un mode inédit de ce qui existait déjà avant – une seule fois par les Cananéens sur la rive orientale de la Méditerranée au cours du premier tiers du IIème millénaire avant J.-C..

L'utilisation de l'écriture est à l'origine l'apanage de l’administration et de l'état !

L'administration possède et forme ainsi son propre corps de fonctionnaire ! « les scribes ». Il s'agit véritablement d'une élite fondée sur a connaissance de l'écriture. Ceux-ci se lancent également dans la classification des choses que permets l'écriture au moyen des mots, travail encyclopédiste avant l'heure.

En Chine, de la même manière, on fonde le corps des fonctionnaires que sont les mandarins.

Les supports utilisés pour l'écriture furent la pierre (gravures), la tablette d'argile, la tablette de cire puis plus tard le papyrus, le parchemin et enfin le papier (invention chinoise). Les textes écrits sur les tablettes d'argiles nous sont parvenus car l'argile durcit à la chaleur et les incendies de dépôts d'archives ont pérenniser ces documents. Les papyrus eux ne se sont pas conservés !

Par la suite, il faut prendre en compte le rôle des échanges commerciaux qui se répandent dans toute la Méditerranée avec notamment les Phéniciens qui fondent des comptoirs (Tyr, Sidon, Carthage) et répandent leur écriture basée sur l'alphabet phénicien.

Ces différents types d'écriture nous sont parvenus par l'archéologie principalement et font l'objet de tentatives de déchiffrements qui n'aboutissent pas toujours ! Ainsi la Pierre de Rosette permit à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes mais les différentes écritures de la Grèce archaïque – minoens et mycénien n'ont pas toutes été élucidées. Le linéaire B fut « décodé » par des cryptologues mais pas le Linéaire A qui l'a précédé !

Après ce développement de l'écriture pour des raisons pratiques, celle-ci va s'émanciper du concret immédiat et permettre la naissance des sciences et des arts littéraires. L'écriture pérennise la parole même si au départ, elle fit parfois figure d'accessoire facultatif comme chez les taôistes ou les touaregs. Elle permets de défier la mort.

A bientôt !

PS : Ceci est une partie - l'introduction ! - d'un exposé que j'ai fait dans le cadre de mes études de philo (Licence L2) ! Le texte intégral augmenté sera disponible sous pue sur mon compte inlibroveritas.

L'invention de l'écriture
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Le Moyen-Empire de l'Egypte antique : La XIIème dynastie

July 19 2016 Published on #Histoire Antique

Nous retrouvons ici notre longue série sur l’Égypte antique ! Je tiens à signaler mes sources : je me base sur l'encyclopédie historique et chronologique, Histoire & Civilisations - qui a par la suite donné naissance à un mensuel du même nom qui en est - en juillet 2016 - aux alentours du 20ème numéro et est de qualité, sérieux concurrent au magazine de référence, l'Histoire !

Mon but est de passer en revue toute l'Histoire mondiale - on abordera ensuite Babylone, la Grèce, Rome, le Moyen-âge etc... - en prenant notre temps - car mes blogs se veulent éclectiques et encyclopédiques !

Reprenons avec la XIIème dynastie de la Première Période intermédiaire et nous en étions restés avec le personnage d'Amménèmés ! Il devint le monarque Amménémès Ier dans des conditions qui nous demeurent obscures. Toutefois, ce fut sans doute en rapport avec le fait que Mentouhotep IV n'avait pas d'héritier et mis au pouvoir une personne de confiance ! Le nouveau monarque appartenait peut-être à une famille héracléopolitaine, ce qui entraîna peut-être une réticence à lui obéir de la part de potentats du Sud et il y eut sans doute des tensions politiques internes ! Avec la XIIème dynastie allait commencer le Moyen-Empire !

Amménémès Ier abandonna Thèbes comme site du pouvoir au profit d'Ichtaouy, à proximité de l'oasis du Fayoum. L'adoption d'un nouveau nom d'Horus, "Celui qui renouvelle la création" suggère le désir de commencer une nouvelle ère ! Son règne dura 30 ans (de -1985 à - 1956), pas de tout repos, et fut assassiné par ses rivaux politiques au sein même du harem royal. Il avait toutefois procédé à des alliances matrimoniales pour calmer les tensions. Ce crime fut décrit dans deux récits dont le fameux Conte de Sinouhé.. Ainsi disparaissait le premier souverain de la XIIème dynastie !

Son héritier, Sésostris Ier, était en train de faire la guerre aux Lybiens lorsqu'il apprit le mort de son père ! Il allait reprendre la politique centralisatrice initiée par son père.

Sésostris Ier allait commencer par remplacer les nomarques favoris des Mentouhotep par des fidèles à la nouvelle dynastie. Il mit aussi en place une politique de propagande et eut recours pour cela à la toute nouvelle tradition artistique qu'était la littérature ! Ses successeurs allaient vivre une période faste dans ce domaine, un âge d'or de la littérature !

On sait par des correspondances entre fonctionnaires qu'à cette époque émerge une classe moyenne relativement importante, basée sur le commerce avec ses objets de luxe ! Mais il y a aussi des tensions familiales !

C'est un moment de calme consolidé par les souverains suivants ! Les Annales d'Amménémès II nous renseignent sur le successeur immédiat de Sésostris Ier et ses trente-quatre ans de règne (de -1911 à - 1877), sur ses campagnes militaires, ses dons à des temples, les d=édifices construits et même les expéditions de chasse !

Le pharaon suivant est Sésostris II (de -1877 à -1870, règne plus court) qui mit en œuvre un système d'irrigation de la région du lac du Fayoum - et est surtout connu pour cela ! C'est en effet une des régions les plus fertiles d’Égypte ! Sous les sept ans de son règne, les campagnes militaires disparaissant complètement au profit des campagnes commerciale tandis que l'usage des Textes de Sarcophages se généralise dans le domaine religieux.

Sous le long règne de son fils et successeur Sésostris III (qui dura 40 ans, de -1870 à - 1831), les campagnes militaire et a présence militaire de l’Égypte à l'étranger reprit de plus belle ! En Nubie et en Palestine notamment Sésostris III est un souverain guerrier par excellence ! Mais il fit aussi des réformes administratives : en effet, le Double Pays passa sous le contrôle d'un seul vizir et d'un trésorier royal unique et la vallée du Nil fut divisée en deux régions administratives. L'équilibre devais alors régner en Égypte car on décida de supprimer la fonction de nomarque ! Pourtant certains, favorables au souverain, restèrent en poste !

Le fils unique de Sésostris III est Amménémès III, et le souverain suivant, de -1831 à - 1786. C'est le moment que les historiens classent comme le point culminant du Moyen-Empire ! Tant sur le plan culturel qu'économique - malgré d'importantes et irrégulières crues du Nil ! Les papyrus d'El-Lahoun témoignent de cette époque !

On sait très peu de chose sur le règne d'Amménémès IV (de -1786 à - 1777) ! Il pourrait avoir été le petit-fils de son prédécesseur ! Des graffitis, nombreux, témoignent d'expéditions à l’étranger sous son règne !

C'est ensuite le règne - de 4 ans (de - 1777 à - 1773) de la femme, veuve ou sœur (ou les deux) d'Amménémès IV, nommée Néferousobek ! Elle fit construire plusieurs édifices à Héracléopolis Magna en tant que première femme à accéder au Trône des Deux-Terres ! L'absence, par la suite, d'un héritier mâle marqua la fin de la XIIème dynastie !

A bientôt !

Le Moyen-Empire de l'Egypte antique : La XIIème dynastie
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Les Politiques - Aristote

April 23 2016 Published on #Philosophie, #Histoire Antique

Nous allons maintenant revenir sur le philosophe Stagirite, Aristote, et une problématique fondamentale en philosophie, celle de la question politique !

Platon avait déjà traité des organisations politiques dans deux ouvrages, à savoir La République et Les Lois. Aristote s'inscrit un peu en opposition par rapport à son maître dont il juge qu'il n'est pas allé assez loin !

Mais la démarche n'est pas la même. Aristote fonda une école, le Lycée, comme Platon avait fondé l'Académie où il enseigna d'ailleurs au Stagirite, le considérant comme son meilleur élève. Parce qu'il avait une foule de disciples, Aristote leur confia des études, un peu à la façon des mémoires et thèses de nos étudiants contemporains ! Ils durent établir des constitutions - au nombre de 158 traités - sur l'organisation des différentes cités grecques ! Ces traités sont tous perdus hormis La constitution d'Athènes, attribuée donc au Pseudo-Aristote. C'est à partir de ces ouvrages que le maître - aidé là encore sans doute par ses élèves - à rédigé Les Politiques, un ouvrage assez hétéroclite et se contredisant parfois - et dont l'ordre des Livres n'est pas certain !

Les Politiques est constitué de 8 Livres qui peuvent aussi se voir comme une prolongation d'un autre traité, L’Éthique à Nicomaque : après l'individu, la cité ! Cet ouvrage sur la polis se veut à la fois comme un traité descriptif - qui dresse une taxonomie des différents types de régimes - et prescriptif !

La Polis est le modèle politique de la Grèce classique - avec l'ethnos ! Aristote ne veut pas donner le régime idéal comme Platon le fait avec sa cité dirigée par le Roi-Philosophe mais il veut en revanche donner le type de cité adaptée pour chaque situation particulière, en fonction de la répartition de la population, du nombre de riches et de pauvres etc...

Mais de fait, la cité, son modèle, décline à l'époque hellénistique, pendant et après Alexandre le Grand. Le but de la cité, son telos - suivant la théorie des 4 causes - est le bonheur commun. Il s'agit d'atteindre l'autarkeia, ou encore l'autarcie. Parce que "l'homme est un animal politique", il s'assemble en familles, qui s'assemblent en villages qui deviennent une cité, une communauté d'hommes tendant vers un but commun !

Aristote distingue 6 types de constitutions : 3 constitutions droites, à savoir monarchie, aristocratie et politeai ou régime constitutionnel et 3 constitutions qui en dévient respectivement : tyrannie, oligarchie et démocratie.

La royauté ou monarchie est le gouvernement du meilleur, du plus vertueux, qui règne sur la cité pour le bien de la cité - à l'inverse du tyran qui règne pour son propre profit. On retrouve là l'idée du père de famille et, selon Aristote, les premières constitutions furent d'abord des monarchies !

L'aristocratie est aussi le gouvernement des meilleurs mais ceux-ci sont plusieurs ! En dérive l'oligarchie où les riches dirigent la cité en vertu du suffrage censitaire.

Puis vient la démocratie qui place la liberté et l'égalité avant tout ! Le risque est de voir le demos (le peuple) se liguer contre les riches sous l'action des démagogues et se transformé en tyrannie !

Dans les livres V et VI, Aristote étudie la manière pour tous ces régimes - dont il a préalablement posé les variantes - d'évoluer, de déchoir et comment les sauvegarder ! Vers quelles formes chaque type est susceptible d'évoluer suivant les circonstances !

Un leitmotiv qui revient souvent sous le calame d'Aristote, est l'idée de juste milieu et de modération. A l'opposé de l'hubris des Grecs !

Voilà, comme toujours, dans cette rubrique "Philosophie", je fais une présentation très succincte ! Je vous renvoie vers le site inlibroveritas - compte "sylvain" - où je devrais mettre prochainement en ligne une mini-dissertation sur "les royautés dans Les Politiques d'Aristote" !

A bientôt !

Les Politiques - Aristote
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La Première Période intermédiaire de l'Egypte antique : La XIème dynastie

April 19 2016 Published on #Histoire Antique

Reprenons là où nous avions arrêté notre propos sur l’Égypte antique !

La XIème dynastie dite thébaine a pour origine Antef le Grand. Pourtant ce n'est pas lui qui est cité comme le premier souverain de cette dynastie sur les listes royales ultérieures ! Le premier souverain authentifié est en réalité son successeur, Mentouhotep Ier qui régna jusqu'en -2125 et fut connu sous le nom de "l'Ancêtre" et d'Horus, Tépi-A.

Le fils et successeur de Mentouhotep fut Antef Ier Sehertaoui, qui est un personnage historique doté de plus de consistance. Sa tombe a été découverte et fouillée. Elle se trouve dans la nécropole d'El-Tarif, au nord de la Vallée des Rois et symbolise un nouveau type de sépulture connue sous le nom de tombe saff.

Ces deux premiers souverains de la XIème dynastie régnèrent une quinzaine d'années (de - 2125 à - 2112 pour Antef Ier). Le troisième, Antef II Ouahânkh, régna lui de - 2112 à - 2063 soit une cinquantaine d'années ! Pendant que les potentats thébains consolidaient le royaume qu'ils étaient en train de créer, au Nord, les monarques héracléopolitains continuaient de régner en tant qu'héritier légitimes de souverains de l'Ancien Empire !

Antef II était le frère d'Antef I. Il ajouta à son nom d'Horus les titres "les deux déesses" et "fils de Rê" pour compléter sa titulature royale qui n'utilisait que deux des cinq noms d'un souverain égyptien.

Le pouvoir héracléopolitain était alors bien supérieur au pouvoir des Thébains ! Ces derniers voulaient changer cet état de fait ! Les limites du royaume de Thèbes sont alors Abydos, au nord (VIIIème nome de Haute-Egypte) et Éléphantine au sud (Ier nome), telles que le raconte la stèle funéraire d'Antef II.

Le pharaon suivant de cette dynastie est Antef III Nakhtnebtepnéfer. Son règne fut court : huit années (-2063 à -2055) ! Le statu quo était préservé entre les royaumes égyptiens. L'équilibre politique fut rompu avec l'arrivée au pouvoir de Mentouhotep II, Nebhépetré, le fils d'Antef III. il régna pendant un demi-siècle. Sous son égide, l'ensemble de la Vallée du Nil fut réunifié. Les monarques d'Assiout se trouvèrent de nouveau face aux armées thébaines !

La période s'achevait par un conflit alors qu'elle avait été relativement calme durant toute la XIème dynastie ! Après la chute de Héracléopolis, les Deux Terres furent rassemblées sous le sceptre d'un seul souverain : Mentouhotep II.

On entrait alors dans le Moyen Empire avec les pharaons de la XIème dynastie de l’Égypte unifiée !

L'une des premières mesures prise par Mentouhotep II fut de remplacer l’administration existante, héritée à la fois d'Héracléopolis et des rois memphites par ses propres structures thébaines. La fonction de vizir perdurait et ses adjoints devinrent "superviseur du sceau" et "superviseur de la maison". Mentouhotep II fonda donc le Moyen Empire lors de sa 21ème année de règne qui dura de -2055 à -2004. Ce pharaon qui avait beaucoup guerroyé fut enterré dans la nécropole de Thèbes dans un complexe funéraire à la fois de tradition memphite et thébaine.

On ne sait presque rien des douze années de règne de son successeur, Mentouhotep III (de -2004 à -1992) sinon qu'il organisa des expéditions pour contrôler le commerce dans le sud.

Le souverain suivant, qui s'appelait Mentouhotep IV, ne régna que sept ans si on en croit le papyrus royal de Turin. On sait peu de choses sur lui sinon qu'il organisa une expédition ambitieuse dans l'Ouad Hammamat pour chercher la pierre de son tombeau. 10000 hommes furent dépêchés sur cette voie de communication importante entre la Vallée du Nil et la Mer Rouge. Le vizir Amménémès allait mener cette expédition en tant qu'homme de confiance du pharaon. Des miracles se produisirent comme une gazelle qui mit bas devant le vizir révélant l'emplacement de la pierre recherchée !

Le vizir Amménémès allait retirer un certain prestige de cette expédition tant et si bien qu'il deviendrait le premier pharaon de la XIIème dynastie !

Mais cela fera l'objet du prochain billet sur le sujet ! A bientôt !

La Première Période intermédiaire de l'Egypte antique : La XIème dynastie
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Qu'est-ce que la philosophie antique ? - Pierre Hadot

October 2 2015 Published on #Philosophie, #Essai, #Histoire Antique

Pierre Hadot est un érudit du XXème siècle, né en 1922 et décédé en 2010, à la fois philosophe, historien et philologue français. C'est un grand connaisseur de la philosophie antique et en particulier du néoplatonisme.

En 1995, il publie Qu'est-ce que la philosophie antique ? - qui revient et s'attarde sur les modes de pensées que sont le Platonisme, l'Aristotélisme, l’Épicurisme, le Stoïcisme mais aussi les Cyniques, Pyrrhon jusqu'à la transition vers le christianisme aux premiers siècles de notre ère !

La thèse principale de l'ouvrage est que la philosophie, dans l'Antiquité, n'étais pas que "discours" - Logos - mais bien plus que cela aussi un mode de vie, une ascèse et ce depuis les sectes pythagoriciennes !

Le discours, selon les écoles philosophiques, oriente le mode de vie ! Ainsi, les épicuriens pratiquaient une sorte d'"examen de conscience". L'interrogation sur la mort était constante et commune à la plupart - sinon toutes ces écoles !

Dans ces institutions, Académie, Lycée, Portique et Jardin, les rapports entre le(s) maître(s) et les élèves étaient très importants, nécessitant une totale confiance. Chez Platon et Aristote, il s'agissait d'agir sur la Cité en formant des hommes politiques tandis que les disciples d’Épicure visaient davantage un rôle de missionnaires auprès des masses, préfigurant le Christianisme !

Ce livre rappelle les principaux "acteurs" de l'époque, et leurs théories, l'Idée du Beau et du Bien, la Vertu, le tétrapharmakon, les choses sur lesquelles on ne peut agir, la recherche du moindre mal, etc... Un chapitre sur la figure du sage !

On détaille ensuite l'époque impériale et l'évolution vers le dogme chrétien. La religion de Jésus sépare le discours du mode de vie ! Le mode de vie se retrouve chez les premières communautés du monachisme tandis que le discours va se perpétrer dans les Universités du Moyen-âge !

Cet ouvrage est assez intéressant et d'une lecture relativement aisé ! Je vous le conseillerais en complément à l'ouvrage de Lucien Jerphagnon : Histoire de la pensée : d'Homère à Jeanne d'Arc - que j'ai par ailleurs chroniqué sur ce blog ! Je vous renvoie aussi à mon billet de généralités sur les "écoles philosophiques de la période hellénistique" !

Je n'ai certainement pas épuisé le sujet ici !

A bientôt !

Qu'est-ce que la philosophie antique ? - Pierre Hadot
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Atalante - Tome 2 : Nautiliaa - Crisse

September 6 2015 Published on #Bande-dessinée, #Histoire Antique

Nous retrouvons le très joli trait de Crisse, également scénariste, dans le tome 2 de la série de BD Atalante, tome intitulé "Nautiliaa" du prénom d'une jeune habitante de l'île de Lemnos qui se languit de son fiancé !

L'Atalante, une humaine élevée par le peuple de la forêt et apparentée de ce fait aux dryades, est en route sur le navire de Jasons et ses Argonautes pour ramener la Toison d'Or ! Ce tome 2 nous présente l'équipage de héros : Pollux, Typhis, Heraklés, Orphée, Hopsos, Calaïs, Zétés, Méléagre, Argos et quelques autres. Le volume nous éclaire également sur le passé et les motivations de Jason par rapport à son oncle usurpateur Pélias ! Je ne connais pas assez la mythologie grecque pour vous dire si tout cela est conforme à la "tradition" mais je pense que c'est globalement le cas avec quelques aménagements !

Notre équipage courageux décide de ne plus "caboter" et de s'aventurer en pleine mer, domaine de Poséidon ! Ce faisant, ils accostent une île - qui semble à première vue abandonnée - et qui est en réalité peuplé uniquement de femmes, les hommes - violents - ayant subis une malédiction du Seigneur des Mers ! Ces femmes cherchent des compagnons pour s'accoupler !

L'Atalante va aider la jeune Nautiliaa qui désire plus que tout délivrer son ancien compagnon de la dite malédiction ! Pour ce faire, nos héroïne devra plonger au plus profonds des eaux et affronter des êtres redoutables mais en disgrâces !

Sans être une BD qui "casse la baraque", ce petit récit - et cette série en général - reste très plaisant ! Le dessin vient hausser l'ensemble, tout en rondeurs - soulignant au passage les formes charmantes de l'Atalante et des femmes de Lemnos ! J'aime assez cette histoire et vous parlerais prochainement des tomes suivants !

A bientôt !

Atalante - Tome 2 : Nautiliaa - Crisse
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La Première Période intermédiaire de l'Egypte antique : Les IXème et Xème dynasties

May 29 2015 Published on #Histoire Antique

Manéthon de Sebennytos, dans son histoire de l’Égypte intitulée Aegyptiaca, cite ensuite, au terme de la lignée de monarques de la VIIIème dynastie, deux dynasties consécutives, la IXème et la Xème. Dans les faits, une seule des deux exista réellement ! L'erreur vient des scribes qui copièrent une liste royale et doublèrent une dynastie.

La lignée qui prit le pouvoir après la VIIIème dynastie est souvent désignée sous le terme "dynastie héracléopolitaine" qui tire son nom de la région où les pharaons semblent-s'être établis, à proximité du lac du Fayoum.

Le fondateur de cette dynastie héracléopolitaine" s'appelait Khéti. Sa dynastie dure environ deux cents ans. Son pouvoir fut réelle jusqu'à la partie méridionale de la Moyenne-Égypte ou les potentats d'Assiout restèrent fidèles aux rois du Nord, y compris lors de l'affrontement final avec les Thébains. Les souverains des nomes plus méridionaux restèrent fidèle à la "Maison de Khéti" mais de manière assez laxiste ! Les autres souverains de cette lignée ne nous sont pas connus hormis le dernier - ou avant-dernier ? - à savoir Merikaré avec sa pyramide Lepsius XXIX située à côté de celle de Téti.

Pour reconstituer cette période héracléopolitaine, les historiens disposent de deux textes égyptiens : Le Paysan éloquent et les Enseignements pour Merikaré. Le premier est le récit des mésaventures d'un paysan qui se rends à Héracléopolis et qui demande justice devant le Pharaon contre un fonctionnaire en tenant un discours très éloquent. Le second texte appartient au genre des sagesses, qui enseigne des façons de faire ou de se comporter en toute occasion. C'est une littérature typique destinée aux Égyptiens de la Haute-Société. Il aurait été transmis par le roi Khéti à son fils Mérikaré.

Les gouverneurs des nomes acquièrent sous cette période de plus en plus de pouvoir ce qui affaiblit d'autant celui des pharaons héracléopolitains ! Bientôt apparait la puissance grandissante de Thèbes qui accède au pouvoir, ce qui n'était pas une évidence sous l'Ancien Empire. En effet, une puissante lignée de la région de Thèbes apparait progressivement sur des inscriptions archéologiques. Cette lignée d'hommes revendiqua la position de "superviseur des prêtres" et celle de "grand seigneur de la Haute-Egypte" ! Ceci dura jusqu'à ce qu'un certain Antef prit tout le pouvoir sur la région !

Antef le Grand (ou l'Ancien), fils d'Ikou, est présenté comme l'ancêtre de la XIème dynastie sur deux autres supports découverts à Karnak. Cependant on ne sait pratiquement rien de lui hormis l'emplacement supposé de sa tombe à El-Tarif.

Nous aborderons cette XIème dynastie et la fin de la Première Période intermédiaire dans un prochain billet !

A bientôt !

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