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Posts with #litterature xviieme tag

La Place Royale - Pierre Corneille

December 25 2016 Published on #Littérature XVIIème, #Théâtre

La Place Royale ou l'amoureux extravagant est une comédie en cinq actes de Pierre Corneille composée en 1634.

Il est question de rupture amoureuse, et, à travers ce motif, l'auteur Corneille aborde les thèmes de l'amour et de la liberté. La pièce connu un grand succès au moment de sa sortie. Elle fait bien évidemment partie des classiques du théâtre français !

Pour ma part, j'ai toujours eu une préférence pour Pierre Corneille que pour Jean Racine que je trouve trop sinistre et grandiloquent ! Sa Phèdre m'a barbé comme pas possible en classe de Première S !

Alidor est l'amant d'Angélique. Celle-ci est aussi la maitresse de Doraste qui est amoureux d'elle. Alidor a un ami, Cléandre. il faut aussi compter avec Phylis la sœur de Doraste dont Lysis est transi. Enfin, comme dans toute bonne comédie de cette période, on a les domestiques, Polymas et Lycante, respectivement au service d'Alidor et de Doraste ! Les personnages sont en place, quelle est l'intrigue ?

Alidor et Angélique s'aiment réciproquement mais Alidor est néanmoins embarrassé/ incommodé de cet amour - il tient à sa liberté ! Le mariage est perçu comme une catastrophe pour lui, des chaines ! Alidor va essayer de jeter son amante dans les bras de son ami Cléandre, en rédigeant une fausse lettre d'infidélité !

Mais Angélique va plutôt se rapprocher de Doraste alors Alidor, vraiment "extravagant" va tenter de la séduire à nouveau ! Il lui donne un rendez-vous et va essayer de la faire enlever par Cléandre. Le plan échoue car il y a erreur et c'est Phylis qui est enlevée ! Angélique se rends finalement compte de la duperie d'Alidor et décide de rentrer au couvent !

Une pièce pleine de péripéties et assez rocambolesque au final !

La pièce se déroule dans le quartier de la Place Royale qui était - si je ne m'abuse ! - le quartier des libraires et des courtisans, plein d'activités où il fallait être vu !

Une bonne petite pièce assez "classique" ! Malheureusement qu'on n'étudie plus guère qu'à l'école - et encore à l'Université ! Il faut redonner le goût de la lecture et des classiques à nos jeunes - et pas seulement du Harry Potter - car ces pièces ont des thématiques universelles ! Ici Alidor veut "larguer sa meuf" au fond !

A bientôt !

La Place Royale - Pierre Corneille
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Turcaret - Lesage

May 7 2016 Published on #Théâtre, #Littérature XVIIème

Turcaret ou le Financier est une comédie en cinq actes en prose d'Alain-René Lesage, représentée pour la première fois à la Comédie Française le 14 février 1709.

Lesage se montre ici le digne héritier de Molière. Sa comédie rappelle par bien des égards le Tartuffe de Jean-Baptiste Poquelin !

La pièce tourne autour d'une jeune veuve dépensière, la Baronne ! Pour régler ses dettes nombreuses, elle va se servir de M. Turcaret, son amoureux transi, qui lui a fait une promesse de mariage. Or le monsieur est déjà marié en cachette ! La veuve profite donc de l'argent de son financier et donne ces sommes au Chevalier qu'elle aime lequel les débourses dans les jeux d'argent sans compter !

Au final, Turcaret est ruiné et la veuve et le Chevalier sont trompés ! Les seuls à tirer leur épingle du jeu sont deux serviteurs, Frontin et Lisette, qui ont mis de l'argent de côté !

C'est donc en quelque sorte une pièce sur la tempérance et la modération ! Turcaret est aussi une satire âpre et vigoureuse de la platitude naturelle et des vices d’emprunt du parvenu de la fortune, dépourvu d’éducation.

On pense qu'avec cette pièce, Lesage aurait voulu se venger de quelques financiers dont il était débiteur ! Turcaret, avant même sa sortie, déclencha, comme Tartuffe, des réactions vives d'hostilité ! Les financiers usèrent de toutes les ficelles pour faire interdire la pièce allant même jusqu'à proposer de l'argent à son auteur ! Finalement, le dauphin, fils de Louis XIV trancha et exigea qu'on joue la pièce !

Le financier Turcaret est en effet dépeint de manière fort négative avec toute sa laideur morale et sa bassesse ! Cette pièce, c'est aussi celle des "trompeurs trompés" ! Le serviteur, seul, s'en sort à l'image d'un Scapin ! Ce monde ignoble et odieux a un fort potentiel comique !

On a reproché à Lesage un tableau fort déplaisant ! Mais il ne faut pas oublier que le genre comédie a un rôle d'édification ! Turcaret est ainsi une "comédie de mœurs" !

Voilà, le théâtre est un genre qui mérite toute votre attention et celui du XVIIème est au sommet (Corneille et Racine dans le genre tragique et évidemment Molière pour la comédie !) !

"Au théâtre ce soir..."

A bientôt !

Turcaret - Lesage
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La Princesse de Clèves - Madame de Lafayette

September 3 2014 Published on #Littérature XVIIème

La Princesse de Clèves est un roman publié anonymement en 1678, écrit par Madame de Lafayette. Il n'était en effet pas bien vu à l'époque classique, pour les nobles, à fortiori pour une femme, de se livrer à ce "genre futile" qu'était le roman, les genres nobles étant réservés au théâtre !

Pourquoi vous parler de ce roman - qui tient plutôt de la nouvelle - une des premières en France après L'Heptameron de Marguerite de Navarre au siècle précédent -recueil lui-même inspiré du Décameron de l'italien Boccace !? Mais l'innovation de La Princesse de Clèves est qu'elle inaugure le genre "nouvelle psychologique" !

L'intrigue de ce roman se déroule à la cour d'Henri II de Navarre et relate - avec un soucis de vraisemblance et une construction rigoureuse - l'évolution de Mademoiselle de Chartres, une jeune fille de seize ans, éduquée dans des principes moraux strictes par sa mère, épouse Monsieur de Clèves - mais lors d'un bal à la cour, elle tombe en coup de foudre pour M. de Nemours, "coup de foudre" réciproque au "premier regard" !

La jeune femme a une vision de l'amour - qu'elle a connu par des récits fait par des proches au cours du roman, récits insérés, - qui reste très pessimiste. Parce qu'elle place son idéal très haut, la Princesse de Clèves pense que l'amour ne peut durer toujours !

La grande énigme du roman - qui a fait couler tant d'encre au Mercure Galant, journal de l'époque - est le refus final de la jeune femme de s'unir à Nemours, une fois le mari décédé ! Est-ce par fidélité à la mémoire de son mari ? Ne serait-ce pas plutôt de peur que Nemours ne l'aime plus un jour ? Il y a de cela et elle décide de se cloitrer dans un couvent ! La morale jnaséniste a des émules à cette époque classique !

Voilà, un roman qui a fait polémique il y a quelques années, dans l'actualité, certains jugeant que ce genre de littérature n'intéresserait pas sa boulangère ! Même si l'essentiel de la vie n'est pas dans la culture livresque - mais encore moins dans une Rolex à 50000 euros ! - cet ouvrage de Madame de Lafayette est très important et encore actuel si l'on se refère à des ouvrages de Marie Darrieussecq ou à des films contemporains, transposition de cette intrigue à nos banlieues ! Alors l'utilité de la culture classique ? Je ne me pose même pas la question tant ce sont des débats de nains !

A bientôt !

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Les Provinciales - Blaise Pascal

June 10 2010 Published on #Littérature XVIIème

Les Provinciales ou Les Lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial de ses amis et aux RR. PP. Jésuites sur le sujet de la morale et de la politique de ces pères est un ensemble de dix-huit lettres publiées anonymement en 1656 et au début de 1657 pour prendre la défense d'Antoine Arnauld jugé par la faculté de théologie, à savoir la Sorbonne.

En effet, dans une lettre de 1655, Arnauld défend les jansénistes de l'accusation d'hérésie. Les adversaires -les jésuites et les thomistes (les dominicains qui suivent les préceptes de Saint-Thomas) et le P. Annat, jésuite et confesseur du roi - attaquent à travers Jansénius, la théologie de la grâce de Saint Augustin.

Le christianisme est une religion du salut. Jésus, par sa crucifixion et sa ressurection, a racheté le péché originel. Tout homme qui croira sera sauvé. Pour être sanctifié, il faut recevoir la grâce de Dieu mais selon certains, par exemple le moine Pélage, l'homme peut se racheter par ses seules actions. La grâce s'oppose à la notion de libre-arbitre. Les jésuites pensent que les actions des hommes suffisent, les calvinistes (protestants) penchent pour la grâce à laquelle ils ajoutent la prédestination (peu importent les actes, c'est Dieu qui décident d'accorder la grâce et pas à tout le monde).

Les jésuites et les autorités judiciaires ne découvriront jamais qui est l'auteur des Provinciales du vivant de l'auteur. De fait, c'est Blaise Pascal aidé d'amis qui collationnaient les références citées dans ces lettres missives.

Blaise Pascal est né en 1623 et meurt en 1662. C'est à la foi un philosophe (on lui doit Les Pensées -écrites après Les Provinciales). C'est aussi un homme de science, génie précoce, auteur de traités scientifiques (dont un sur les cônes à 16 ans), prônant l'intuition en mathématiques et l'expérimentation en physique, inventeur d'une machine à calculer la Pascaline (voir l'article "Histoire de l'informatique" sur historia-drizzt).

Dans Les Provinciales, Pascal pratique la satire à l'encontre des jésuites dont il critique la théologie morale ou casuistique qu'il juge trop laxiste car elle semble pouvoir s'adapter à toutes les situations, complaisante pour rassembler large !

L'auteur épistolaire piège un jésuite en l'attirant dans une maieutique (un questionnement) ou cette casuistique complaisante est mise à jour, provoquant les sourires du lecteur complice !

Les lettres sont une oeuvre qui évolue avec les péripéties judiciaires et après une lettre 11 sur le rire classique et le rire religieux, les lettres suivantes sont directement adressées aux jésuites.

En conclusion, sur la morale relachée des jésuites, Pascal l'emporte mais pas sur le problème de la grâce. Par la suite, il tentera de convertir les libertins et Les Pensées seront -entre autre- une revanche sur l'échec des Provinciales.

Il faut retenir que ces dix-huit lettres sont un combat. Une minorité -celle de Port-Royal, bastion du jansénisme - essaie de préserver sa liberté de conscience contre un pouvoir qui écrase.

A bientôt !

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Les Fourberies de Scapin - Molière

November 17 2008 Published on #Théâtre, #Littérature XVIIème

Les Fourberies de Scapin est une comédie en trois actes de Molière, crée au théâtre du Palais-Royal le 24 mai 1671. L'une des influences de l'auteur a toujours été la comédie italienne, la commedia dell'arte tout en outrances et en exagérations ! Ceci se ressent fortement dans les tribulations du valet Scapin !

Car en effet, Scapin est un valet ! Ce type de personnage est une sorte de modèle générique à l'époque et dans ce cas de figure, le serviteur se montre souvent plus malin que son maître qu'il mène en bateau ! Molière se moque ainsi du bourgeois ! Parmi les caractéristiques du valet, il y a aussi le fait que celui-ci prend souvent le parti des jeunes amants contre les envieux, les bougons, les grincheux, les avares... On a tous ces cas de figure dans cette pièce !

Boileau a reproché à la pièce son côté populaire et Fénelon l'exagération des caractères !

L'intrigue de la pièce est par ailleurs reprise du Phormion de Terence ! L'auteur latin est le modèle de la "grande comédie" mais comme je l'ai dit on est plus proche ici des Italiens, reproche que Boileau fera dans son Art poétique.

Alors que leurs pères sont partis en voyage, Octave, fils d’Argante et Léandre, fils de Géronte, se sont épris l’un de Hyacinthe, jeune fille pauvre et de naissance inconnue qu’il vient d’épouser, le second de la « jeune Égyptienne » Zerbinette.

Mais Octave craint le retour et la réaction de son père et implore l'aide de Scapin, valet de Léandre. "Habile ouvrier de ressorts et d’intrigues", Scapin ne parvient pourtant pas à fléchir le vieillard Argante !

Argante répète à Géronte la nouvelle qu’il tient d’une indiscrétion de Scapin : Léandre a commis une grave erreur. Aussi le jeune homme, fort mal accueilli par son père, corrige vertement le valet pour sa trahison. Mais il quitte bientôt son ressentiment pour le supplier de lui venir en aide : il lui faut payer une rançon pour Zerbinette s’il ne veut pas la voir enlevée par les Égyptiens.

Scapin use alors de stratagèmes habiles pour extorquer la somme d'argent aux deux vieillards ! Mais il entends aussi se venger de Géronte qui lui a fait une mauvaise publicité auprès de Léandre. Le valet retors imagine alors un prétendu frère de Hyacinte à la poursuite de Géronte, lequel frère veut attenter à la vie du vieillard parce qu'il a voulu empêcher le mariage ! On a alors droit au fameux "épisode du sac" où Scapin "cache" Géronte dans un sac et lui donne de violents coups tout en feignant de le protéger de spadassins ! La fourberie de Scapin est éventée, et Géronte lui aurait fait payer cher ce tour pendable, si par une diversion opportune une double reconnaissance n'eût révélé en Hyacinthe la fille perdue de Géronte, et en Zerbinette celle d’Argante.

La pièce se termine sur Scapin qui feint d'être à l'agonie et obtient le pardon des vieillards !

Une pièce qui est un classique et qui est par exemple connue par des répliques telles "Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?". Cette sentence ultra-célèbre provient de cette comédie !

Il est rare que l'on n'étudie pas cette pièce au collège de nos jours ! Ce fut mon cas dans les années 1980 en classe de Quatrième - puis plus tard de manière plus savante à l'Université !

A bientôt !

Les Fourberies de Scapin - Molière
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Les Contes de Charles Perrault

October 16 2008 Published on #Littérature XVIIème

Les Contes de Charles Perrault sont aussi connus que les Fables de La Fontaine et sont un étendard de ce que la littérature du Siècle des Classiques offre de mieux ! Ils sont surtout connus des enfants notamment autrefois par les récits des nourrices ou désormais par les films de Disney !

Ces histoires semblent bien anodines en apparence, mettant en scène des princesses, des orphelines, des bêtes fabuleuses, des gamins très malins... Bref des archétypes ! En réalité, ce sont des récits très profonds qui cachent des sens multiples comme l'a très bien démontré Bruno Bettelheim dans son célèbre ouvrage, Psychanalyse des contes de fées !

Les Contes de Perrault, dont les Histoires ou Contes du temps passé ou Les Contes de ma mère l'Oye, furent composés dans la dernière décennie du XVIIème siècle, entre 1691 et 1697.

Le premier "conte en vers" de l'auteur fut publié dans le Mercure galant : "Les Souhaits ridicules" ou comment un couple de paysans se disputent lorsqu'on leur permet de réaliser trois voeux et les gâchent au final !

Certains Contes sont demeurés très célèbres dont "Peau d'âne", incarnée au cinéma par une jeune Catherine Deneuve, "La Belle au bois dormant" où l’héroïne piquée par un rouet ensorcelé attend le baiser du Prince ou encore "Cendrillon"

Mentionnons aussi "Le Petit Chaperon rouge", "La Barbe Bleue", "Le Chat botté" ou "Le Petit Poucet" ! Je n'en dis pas plus car ces histoires sont très connues et emblématiques !

Charles Perrault est enfin connu pour avoir pris part dans la Querelle des Anciens et des Modernes qui l'opposait à Boileau !

Ce genre des contes de fée - dans lequel s'illustrèrent aussi les Frères Grimm - était à la mode dans les salons mondains ! Ces histoires sont donc à la base d'inspiration orale ! La littérature renouait ainsi avec ses origines qui remontent aux récits d'Homère, également transmis d'abord par la voix !

A bientôt !

Les Contes de Charles Perrault
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