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Posts with #musique tag

Supertramp

February 16 2017 Published on #Musique, #Coups de coeur

Nous allons maintenant parler d'un groupe de rock progressif, Supertramp, auquel je ne m'interessais pas plus que cela jusqu'à tout récemment - et pas davantage depuis ! - mais dont j'avais déjà entendu les compositions les plus célèbres sur la bande FM sans nécessairement parvenir à les identifier !

Or il se trouve que j'ai deux voisins qui s'intéressent particulièrement à la musique ! Le premier, Damien, est un fou furieux de Bob Dylan, de David Bowie et des Beatles et possède des vinyl et surtout des CD de ces artistes parfois jusqu'en dix exemplaires du même album-CD encore sous plastique ! L'autre, c'est mon bon Rico et c'est lui qui m'a fait (re)découvrir Eminem (bien que j'écoute la radio rap Skyrock depuis 1998 !) et donc découvrir Supertramp !

Je ne me cache pas que je m'appuie sur la page Wikipédia consacrée au groupe londonien, fondé en 1969 par Rick Davies et Roger Hodgson (le groupe, pas la page !), pour rédiger cet article ! Je vous ferais toutefois partager mon ressenti suite à l'écoute de leur compile "The Very Best of Supertramp" !

A l'origine, le groupe Supertramp souhaite réaliser des albums-concepts d'ampleur mais deviendra vite célèbre par des titres comme Dreamer , Goodbye Stranger ou encore Breakfast in America !

Davies et Hodgson resteront toujours les leaders et figures emblématiques de Supertramp ! Ce sont deux musiciens de formation à l'origine de toutes les chansons de l'entreprise. Davies, par exemple, est né en 1944, dans une famille d'ouvriers et a découvert la batterie très tôt à 12 ans ! Influencé par Gene Krupa, il intègre différentes petites formations musicales, une fanfare et un groupe de rock, Vince and the Vigilantes, découvre le rythm'n blues à travers Little Richard, Fats Domino et Chuck Berry. il intègre ensuite la Swindon Art School où il fonde un groupe de blues avec Raymond/ Gilbert O'Sullivan, Rick's Blues, qui rencontre un succès international mais est dissous suite à la maladie de son père et à l'obligation pour Davies d'aller travailler comme soudeur ! Enfin un peu plus tard, au milieu des années 1960, Davies intègre les Lonely Ones !

C'est Rick Davies qui fait passer une audition - "Genuine Opportunity" -  et recrute Roger Hodgson juste avant la formation de Supertramp en 1969 ! Hodgson est un fils de famille aisée qui joue de la guitare depuis l'âge de 12 ans ! Hodgson quitte l'école à 18 ans et fond le groupe People Like Us - qui est rapidement dissous. Néanmoins, Hodgson enregistre un morceau avec Elton John , alors inconnu à l'époque, en 1968.

Outre Davies et Hodgson, la première "mouture" de Supertramp comprends en outre Richard Palmer (guitare, chants...) et Robert Millar (percussions, harmonica). Le groupe prends alors provisoirement le nom de Daddy avant d'opter pour Supertramp d'après le nom d'un roman de William Henry Davies écrit en 1908 ! Ils décrochent un contrat chez A&M Records.

Leur premier album, Supertramp, sort en août 1970 ! Ce sont surtout Hodgson, Davies et Palmer qui ont écrit les morceaux, les deux premiers la musique et le troisième les paroles ! Pas de succès commercial à ce moment là !

Il y a ensuite des changements dans la composition du groupe, des départs et des arrivées ! Richard Palmer s'en va puis Dave Winthrop (flûte et saxophone) arrive ainsi que Frank Farrel (basse) et Kevin Currie (percussions) pour le prochain album ! Roger Hodgson opte lui pour la guitare et change donc d'instrument, délaissant la basse.

L'album suivant, Indelibly Stamped se remarque par un son plus rock, rappelant la dernière période des Beatles ! On lorgne alors vers le rock progressif mais les ventes ne décollent toujours pas !

Au début des années 1970, Supertramp se cherche encore et le succès ne venant toujours pas modifie sa formule, liquide la première version du groupe et recrute à nouveau (Dougie Thomson et John Helliwell à l'été 1972 ou encore Bob Siebenberg !).

Le groupe se débats aussi avec des problèmes financiers et un nouveau single en 1974, Land Ho/Summer Romance, passe quasiment inaperçu !

Pourtant nous savons que Supertramp a fini par percer et devenir un incontournable de la scène musical anglaise et internationale ! En effet, le succès, tant critique que commercial, arrive enfin lorsque sort en 1974 l'album Crime of the Century, disque d'or en 1975 ! Cet album a marqué les esprits avec le titre Dreamer - emblématique ! - qui se classe vite en tête des Charts ! S'ensuit une éblouissante série de concerts "son et lumières" en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qui permettent à Supertramp d'asseoir sa notoriété naissante !

Même une blessure au bras de Hodgson durant le Crime Tour of America n'entame alors pas le succès du groupe qui entame ensuite une tournée mondiale de huit mois, le Lady Tour ! Puis ses membres s'installent en Californie à la fin de l'année 1976 !

A la fin des années 1970, tandis que le mouvement punk émerge, la formation de Davies et Hodgson réédite son premier album Supertramp !

Un autre grand succès est encore à venir, Breakfast in America, au tournant entre les années 1970 et 1980 !

Voilà, je pourrais continuer mais vous renvoie à la page Wikipédia après m'être arrêté là ! L'article est déjà bien assez long et voudrait vous faire connaître mon ressenti personnel sur mon écoute de ce groupe ! alors je passe sur le départ de Roger Hodgson en  1983, la séparation la reformation, le Tour "anniversaire" !...

Globalement, j'ai une impression assez positive de la musique de Supertramp ! Souvent planante, c'est une musique que je trouve "apaisante", calmante, pleine de poésie et de jolies mélodies - en plus la nostalgie jour désormais à plein avec le temps qui a passé !

Je vous renvoie à Youtube ou aux rayonnages de votre disquaire soit respectivement pour découvrir ou acquérir les titres de ce groupe !

Et merci Rico !

A bientôt !

PS : Ce billet constitue le 600ème billet de mon Skyblog - toutes "sections" confondues !

Supertramp
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Sister Act - Emile Ardolino

October 22 2016 Published on #Cinéma, #Musique

Il est des stars qui se font discrètes au passage des années 2010 mais qui était omniprésentes dans les décennies précédentes, Hollywood ayant ses modes ! C'est le cas de Whoopi Goldberg, icône afro-américaine, figure emblématique de l'humour potache, femme pétillante, à la une du film Sister Act du réalisateur Emile Ardolino en 1992.

Sister Act est un film qui joue sur le décalage entre son héroine et les situations dans lesquelles elle se retrouve ! Le film tient aussi de la comédie musicale !

En effet, Dolores Van Cartier - jouée par Goldberg - est une chanteuse peu connue dans un cabaret de la ville de Reno. Elle fréquente un gars infréquentable, son petit ami, Vince LaRocca - joué par Harvey Keitel - qui va jusqu'à abattre un homme sous ses yeux ! Elle va alors témoigner contre ce truand notoire et la police, pour la protéger, la dissimule dans un couvent de San Francisco sous l'habit d'une nonne !

Le décalage vient de là car Dolores n'est pas vraiment une "Sainte" et ses rapports avec la Mère Supérieure - qui craint qu'elle n'amène de "mauvaises manies" - sont difficiles !

Mais Dolores va profiter de ses talents de chanteuse pour monter - avec les Sœurs - un groupe de Gospel - et celles-ci à défaut d'avoir le diable, on le rythme dans la peau ! Finalement, le "groupe" ira prêcher la "Bonne Parole" et jusqu'à faire swinguer le Pape Jean Paul II !

Et avec l'aide de ses nouvelles amies, contre la bande de gangsters, l'héroïne se débarrassera de Vince !

Voilà ! Les deux atouts du film sont l'humour et les numéros musicaux ! Des chansons comme "My Guy" ou "I Will Follow Him".

Puis, face au succès du film, une suite devait voir le jour, immédiatement après, en 1993 ainsi qu'une comédie musicale. L'adaptation française de ce spectacle sur scène a été présentée au Théâtre Mogador à partir du 20 septembre 2012 - 200 performances - jusqu'en juin 2013 !

Écoutez donc la Parole de Dolores ! Que le Rythme soit avec vous !

A bientôt !

Sister Act - Emile Ardolino
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The Beatles - A Hard Day's Night - Richard Lester

April 13 2016 Published on #Cinéma, #Musique

A Hard Day's Night (Quatre garçons dans le vent) est un film britannique de 1964 de Richard Lester mélangeant le film musical et la comédie ! Il mets en scène les Fab Four - les Beatles incarnant leur propre légende !

La Beatlemania marqua l’avènement de la jeunesse ! Les Beatles, ce n'est pas trop ma tasse de thé ! Néanmoins, je leur reconnais un talent indéniable même si je suis plus réservé sur leurs coupes au bol et leurs airs de premiers de la classe !

Les Beatles, ce sont donc John Lennon, Paul McCartney, Ringo Starr et George Harrison ! Est-il besoin de le préciser ? A chacune de leurs sorties publiques, des hordes de fans - de petites nanas hystériques ! - les attendent et leur courent après ! Ce film retrace une de leur journée, pas à la manière d'un documentaire mais avec l'humour absurde caractéristique de l'esprit anglais !

Les choses vont se compliquer avec la présence de John McCartney (joué par Wilfrid Brambel), le grand-père de Paul ! Bien entendu, les Beatles jouent leurs propres rôles - ce sont bien eux que l'on retrouve dans ce film et pas des acteurs ! On n'est pas dans un biopic ! Donc le vieux John est un embrouilleur et il va semer la zizanie autour de lui, poussant même Ringo à prendre la clé des champs !

Nos quatre légendes se retrouvent dans la grande ville pour une émission de télévision ! Ils sont encadrés par Norm (joué par Norman Rossington) qu'ils font tourner en bourrique ! L'émission va-t'elle pouvoir avoir lieu ? Ce n'est pas sûr !

Le film comprends des numéros musicaux et les Beatles interprètent leurs tubes de l'époque ! c'est un des grands plus du film ! Le mot "Beatles" par contre n'est jamais prononcé dans le film !

Un film qui - je me suis laissé dire - obtint un franc succès à sa sortie !

A bientôt !

The Beatles - A Hard Day's Night - Richard Lester
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Patricia Kaas

January 25 2015 Published on #Musique

Patricia Kaas est une chanteuse qui a marqué - par sa tessiture vocale notamment - la variété française de la fin des années 1980 et des années 1990. Elle possède son propre univers, ambiance louchant vers les cabarets allemands de l'Entre-Deux Guerres et L'Ange Bleu !

La mademoiselle qui chantera plus tard le blues est née le 5 décembre 1966 à Forbach en Lorraine. Elle est la dernière de sept enfants d'un père mineur et d'une mère, d'origine allemande, femme au foyer. Toute petite, Patricia fait l'admiration de ses proches ! Elle chante, juste et fort ! Sa mère va l'encourager dans sa vocation artistique précoce.

Ce sont d'abord les majorettes puis, à à peine 8 ans, les radios-crochets ! Elle chante du Sylvie Vartan, du Mireille Matthieu, du Claude François et du Liza Minnelli - repris par Frank Sinatra - avec New York, New York en phonétique - ou encore Just a gigolo.

Patricia Kaas grandit à Stiring-Wendel, ville jouxtant la frontière allemande où se parle le « platt ». Ce dialecte qui appartient au moyen allemand est la langue maternelle de Patricia, qui ne parlera pas le français avant l'âge de 6 ans.

Très tôt, elle va se confronter au public, rite de passage implacable, et s'adapte très bien. En effet, à partir de 1979, à l'âge de 13 ans, elle est embauchée pour chanter dans un cabaret de Sarrebruck, le "RumpelKammer Club" où elle chante pendant 7 ans tous les samedis soirs devant un public qui parle, bois, casse la croûte ou chahute ! Elle chante aussi souvent en Allemagne où il y a davantage de foires et de bals qu'en France.

Patricia Kaas est finalement remarquée en 1985 par par François Bernheim qui fait le déplacement en Allemagne pour l'écouter à une Fête de la Bière. Elle va alors produire son premier 45 tours, Jalouse, avec l'aide d’Élisabeth et Gérard Depardieu. Ce premier essai sera -comme c'est souvent le cas pour les artistes émergents - un échec !

A 21 ans, la jeune chanteuse rencontre Didier Barbelivien qui ressort de ses tiroirs une chanson écrite pour et refusée par Nicoletta, Mademoiselle chante le blues, sans trop y croire. Ce sera cette fois le carton Le 23 novembre 1987, la chanson entre au TOP 50 directement à la 29ème place puis grimpe rapidement pour atteindre la 7ème position le 18 janvier 1988. Barbelivien lui confie alors d'autres chansons qui feront la renommée de la jeune artiste et l'installeront dans la mémoire et le cœur des Français. Ce sont : D'Allemagne, Mon mec à moi, Elle voulait jouer Cabaret ou Quand Jimmy dit...

A 22 ans, Patricia Kaas remporte la Victoire de la musique de la révélation féminine - cinq autres Victoires suivront.

Dès lors, Patricia Kaas est entrée dans le cycle du succès avec trois albums vendus à plus d'un million d'exemplaires - Mademoiselle chante en 1988, Scène de vie en 1990 et Je te dis vous en 1993 dont est issu le tube de l'été, Il me dit que je suis belle (Goldman) où on retrouve une Patricia Kaas, langoureuse sur une plage, qui affirme sa féminité. Des auteurs-compositeurs renommés vont concevoir des tubes pour elle, ainsi Jean-Jacques Goldman et Pascal Obispo se succèdent.

A cette époque, la chanteuse tourne aux quatre coins du monde, URSS avant l'effondrement du Bloc communiste, concert humanitaire à l'invitation de Pavarotti à Modène. Elle intègre aussi la troupe des Restos du Cœur !

Après avoir enregistré Café Noir - un album en anglais qui ne sortira pas, elle tente de moderniser son image en 1997. Goldman lui compose alors Dans ma chair puis Obispo, l'album suivant, Le Mot de passe. Si ses ventes de disques sont en léger déclin, elle remplit par contre toujours les salles.

Les années 2000 seront plus difficiles pour Patricia Kaas avec notamment l'échec du film de Claude Lelouch, And Now, Ladies and Gentlemen... avec Jeremy Irons. Toutefois, 2009 marque son grand retour avec un nouvel album Kabaret en hommage aux années 1930. Une nouvelle tournée internationale a lieue. Le 16 mai 2009, à la demande de France 3, elle représente la France au Concours de l'Eurovision avec Et s'il fallait le faire mais on connait les copinages de ce concours ("France - 1 point ! Yougoslavia - 12 points !").

En 2012, à l'occasion du 50ème anniversaire du décès d’Édith Piaf, Miss Kaas sort un album hommage : Kaas chante Piaf. Là encore nouvelle tournée !

Enfin, signalons qu’en novembre 2011, elle a sorti sa première autobiographie, L'ombre de ma voix !

Certes, ce n'est plus le succès des années 1990 pour Patricia Kaas, plus discrète ! Néanmoins, elle a marqué son époque et continue d'avoir une actualité et de faire salles combles !

Personnellement, ce n'est pas trop ma tasse de thé même si je ne déteste pas et reconnait son talent ! Par contre, mon paternel adore !

A bientôt !

Patricia Kaas
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Daniel Balavoine

January 11 2015 Published on #Musique, #Coups de coeur

Daniel Balavoine est un artiste complet, à la fois auteur/compositeur et interprète, représentatif et porte-parole de toute une génération, celle qui avait entre 20 et 30 ans dans les années 1980. Il connut un destin tragique sur le Paris-Dakar 1986 !

Il est né le 5 février 1952, à Alençon, dans l'Orne, issu d'une famille originaire des Landes et du Pays Basque, dans une grande fratrie. Son père est ingénieur en urbanisme et muté en Algérie. Puis ses parents se séparent et l'enfant entre en pension, ce qui lui donne une profonde aversion pour la religion et la discipline. Toutefois, l'écoute des Beatles, à cette époque, à 11 ans, va provoquer son goût pour la musique !

Entre 1968 et 1972, Daniel fait ses débuts comme chanteur de bal en interprétant du Bob Dylan. Il monte plusieurs fois à Paris, puis il entre dans le groupe Présence mais le quitte lorsque celui-ci signe avec Warner Bros.

Ce sont ensuite, jusqu'en 1978, des années de galère pour le jeune chanteur qui se fait disquaire pour joindre les deux bouts. Toutefois, il signe avec la maison de disques Vogue, sort un 45 tours, Viens vite, qui ne se vends pas et garde un mauvais souvenir du directeur artistique. Ensuite, il se fait choriste, ayant une très grande tessiture et étendue vocale, puis collabore à la comédie musicale La Révolution Française de Claude-Michel Schönberg.

En 1974, Patrick Juvet, star de l'époque, l'engage pour sa tournée et lui fait produire un autre 45 tours, Couleurs d'automne, qui sort chez Barclay. Balavoine fait alors la connaissance d'Andy Scott, son ingénieur du son, inséparables par la suite !

Le jeune chanteur sort son premier 33 tours en mars 1975, De vous à elle en passant par moi, qui restera confidentiel. A cette époque, il croise, devient amoureux ainsi que le pygmalion de Catherine Ferry qui finira seconde à l'Eurovision en 1976 - pour la France - avec les frères Daniel et Guy Balavoine comme choristes.

En avril 1977, suite à un voyage marquant en Pologne, Balavoine sort Les Aventures de Simon et Gunther. On y sent l'influence des Rubettes et de Queen autant que des Beatles.

Sa route croise alors celle de Michel Berger - qui deviendra son ami - et qui prépare alors l'opéra-rock Starmania ! Ceci va contribuer à lancer sa carrière ! L'album studio de Starmania sort en octobre 1978 et c'est enfin le succès pour Balavoine ! Il chante SOS d'un terrien en détresse et Quand on arrive en ville avec sa voix dans les aigus.

A l'aube des années 1980, Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur qui trouve enfin son public ! A partir du Chanteur, il ne se passera plus une saison sans un tube de Balavoine !

Mais l'artiste ne cesse de se questionner sur le succès - si fugace - sur ce que signifie la gloire, sur le rôle de l'artiste dans la société. Il s'engage alors à sa manière dans le débat politique, tient tête, dans le Journal du midi d'Antenne 2, à François Mitterrand, le 19 mars 1980, accusant les politiques d'ignorer la jeunesse. Ayant des idées de gauche, le chanteur soutient Coluche à l'élection présidentielle de 1981.

Son registre est entre variétés et rock français, genre qu'il juge pauvre alors. Balavoine veut penser grand et large. Il s'entoure, avec Andy Scott, de musiciens et techniciens anglais.

Au début des années 1980, il enchaine les hits : Me laisse pas m'en aller (1979), Mon fils ma bataille et Je ne suis pas un héros (1980), Vendeurs de larmes (1982), Pour la femme veuve qui s'éveille et Dieu que c'est beau (1983).

Balavoine est multifacettes : chanteur de variétés et chanteur engagé, chanteur à minettes et chanteur à textes, il continue son engagement politique, milite contre le racisme, pour le développement humanitaire en Afrique... Son dernier album Sauver l'amour ne parle que de cela : changer la société mais de manière réaliste sans révolution sanglante ! Ce sont ses derniers tubes L'Aziza et Tous les cirs, les SOS.

Hélas le destin le rattrape et il décède tragiquement et précocement dans un accident d'hélicoptère, au Mali, dans le désert, avec le fondateur du Paris-Dakar Thierry Sabine le 14 janvier 1986, année tragique qui verra aussi le décès prématuré de Coluche.

Balavoine devient alors le premier numéro 1 du TOP 50 à titre posthume et son titre Sauvez l'amour atteindra la 5ème place. Il décède à seulement 35 ans et le public gardera de lui l'image d'un homme engagé, réaliste, à fleur de peau, profondément humain et sensible !

Nul doute que lui aussi aurait été Charlie !

A bientôt !

Daniel Balavoine
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Eurythmics

November 17 2014 Published on #Musique, #Coups de coeur

Eurythmics est un groupe de pop rock - avec un son assez électronique - emblématique d'une certaine époque, les années 1980. Il se compose de deux artistes, la chanteuse au look androgyne Annie Lennox et le musicien compositeur décalé Dave Stewart. Occasionnellement, ils s'entourent d'autres musiciens ou de choristes (comme la chanteuse Joniece Jamison).

J'écoutais ce groupe à la fin des années 1980 - de 1989 à 1991 - alors que leur heure de gloire était derrière eux et qu'ils avaient sorti leur Best-Of. A l'époque, en effet, je venais de faire l'acquisition d'un lecteur de CD alors que la cassette audio était en train de disparaitre !

Annie Lennox est connu pour sa voix qui porte et Dave Stewart davantage pour ses excentricités et ses délires mystico-religieux. Ils ont marqué leur époque avec des titres comme Sweet Dreams (are made of this) ou There must be an angel (playing with my heart).

Le duo se rencontre dans les années 1970 et travaillent ensemble dans les groupes The Catch puisThe Tourist avant d'adopter le nom d'Eurythmics en 1980 à Londres. Le groupe va alors rencontrer peu à peu le succès commercial et artistique !

Le premier album The Garden est un échec mais la gloire est au rendez-vous avec le second opus - Sweet dreams - qui contient la célèbre chanson du même nom. Dans le clip, le duo arpente la campagne anglaise. Eurythmics est propulsé du jour au lendemain à l'avant-scène !

Les deux compères sont des figures phare de la scène New Wave - ce que conforte l'album suivant - The Touch. Les albums suivants, Be Yourself Tonight est plus d'influence R & B tandis que Revenge se tourne vers un son encore plus rock ! Le groupe diversifie donc son style pour marquer encore plus les esprits !

Mais à la fin des années 80 - ayant peut-être "fait le tour", le groupe se sépare après deux autres albums Savage et We Too Are One. Le groupe renaitra en 1999 le temps de l'album Peace !

A partir de ce moment, les deux "associés" suivent soit des carrières solo soit prennent la tête de nouvelles formations. Annie Lennox chantera la chanson titre du film de Coppola de 1992 : Dracula (et les albums Diva puis Medusa) et Dave Stewart produira les groupes Dave Stewart and the Spiritual Cowboys - dont j'étais "amoureux" de la guitariste au look de garçonne ! - ou encore le duo féminin, Alisha Attic ! Il sortira aussi en 1995 son album solo, Greeting from the Gutter - qui était assez réussi à mon goût avec le titre Heart of Stone !

Citons les chansons phares d'Eurythmics : Who's that girl, Here comes the Rain again, Right by your Side, Would I lie to You ?, Sisters are doing it for themselves, It's Alright (Baby's coming back), When Tommorow Comes, Missionary Man, Thorn in my Side, The Miracle of Love, 1984 (chanson titre du film éponyme d'après George Orwell), I Need a Man, You have placed a Chill in my Heart ou Don't Ask me Why.

Je l'ai mentionné précédemment, ils ont par ailleurs sorti une compilation The Greatest Hits en 1991 comme un point d'arrêt à leur carrière en duo ainsi qu'un album live ! Ils ont en effet fait de nombreuses tournées !

De nos jours, les tubes de cette formation s'écoutent encore avec plaisir et Sweet Dreams est encore largement diffusé en radio !

A bientôt !

Eurythmics
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Freddie Mercury

October 10 2014 Published on #Musique

Freddie Mercury, longtemps après son décès, est toujours considéré comme une icône de la musique pop-rock des années 1980. Il possède un timbre et une technique vocale unique - emprunté à l'opéra - et a marqué son époque à travers le groupe Queen dont il fut le pilier.

Mercury – de son nom de famille Bulsara - naquit en septembre 1946 au Zanzibar, protectorat britannique (actuelle Tanzanie). Il suit ses études en Inde puis intègre son premier groupe de musique, The Hectics, en 1958 alors qu'il n'a donc que douze ans. Dans cette formation, il évolue en tant que pianiste. C'est un quintet de l'école St. Mary qui joue un rock'n roll bien typé.

Puis, la famille du "jeune prodige" s'installe à Feltham, juste à côté de l'aéroport d'Heathrow où Freddie se décide pour des études d'art et agrandit ses influences musicales : Jimi Hendrix, Elvis Presley, John Lennon et les Beatles ainsi que le jeu de scène de Liza Minneli. A côté, il enchaine les petits boulots dont certains sont très physiques.

En 1966, il décroche la possibilité d'entrer au Ealing Art College de Londres et commence des études d'illustration graphique à Kensington, véritable "ruche culturelle " regroupant nombre d'artistes.

Par la suite, Freddie Bulsara approche le groupe Smile, se forge un réseau de contacts. En 1969. Il croise le groupe Ibex, originaire de Liverpool et les rejoint sur scène en tant que chanteur. Sa route suit un moment celle d'Ibex et de Smile. A la fin de l'année, Bulsara rebaptise Ibex qui devient Wreckage.

Freddie Bulsara compose alors la majorité des morceaux de Wreckage. La programmation du groupe devient erratique. Ses membres se séparent et Freddie, répondant à une annonce, devient le chanteur du groupe Sour Milk Sea. Il s'agit là d'un quatuor professionnel. Mais la "sauce" ne prends pas et notre chanteur garde toujours un oeil sur Smile.

Freddie travaille avec Smile qui signe avec le label américain Mercury Records et produit des enregistrements qui ne sont pas exploiter. Des membres cruciaux font défections et Bulsara remplace Tim Staffel au chant. Le nom du groupe change pour Queen. C'est à ce moment qu'il prend le pseudonyme de Freddie Mercury.

La suite est connue. En 1975, sort le très marquant Bohemian Rhapsody. Sur le plan personnel, Freddie a révélé son homosexualité un an plus tôt. Le groupe se dessine un logo le "Queen crest" et innove dans le domaine du vidéoclip. Le succès est au rendez-vous à la fin des années 1970.

La carrière de Queen se poursuit avec des titres emblématiques comme We are the Champions, We Will Rock You, Crazy Thing Called, Another One bite the Dust, les BO des films Flash Gordon et Highlander, Under Pressure, Radio Gaga... En parallèle, Mercury se lance dans une carrière solo – le titre The Great Pretender -, chante avec des artistes d'opéra -comme la Soprano Montserrat Caballé, investit le stade de Wembley.

Freddie Mercury apprend qu'il est atteint du VIH en 1987. La maladie l'emporte en 1991. Il sort ce moment là le titre The Show Must go on qui est en quelque sorte son testament.

Un look unique – petite moustache – un jeu de scène travaillé, une voix puissante, Freddie Mercury figure parmi le panthéon des "bêtes de scène". A écouter et réécouter sans fin !

A bientôt !

Freddie Mercury
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Jenifer

June 14 2014 Published on #Musique

Jenifer - de son état civil complet Jenifer Yael Dadouche Bartoli, est une chanteuse française révélée par l'émission de télé-réalité musicale Star Academy, première saison 2001 - 2002 dont elle remporte la finale !

Mais à de rares exceptions, les artistes découverts par ces émissions retombent vite dans l'anonymat ou ont du mal à s'en détacher. Jenifer - comme Olivia Ruiz ou Christophe Willem - est une des rares qui a su sublimer l'expérience !

Jenifer, d'origine corse, vit une enfance heureuse à Nice où elle écoute les disques de son père, apprend le flamenco par sa grand-mère et s'illustre par sa voix lors des fêtes de famille.

Adolescente, Jenifer se produit dans des bars et des restaurants mais c'est l'émission de Nikos Aliagas qui est le tremplin pour sa carrière. La finale est suivie par 12 millions de téléspectateurs.

Son premier album, Jenifer, parait en 2002 - avec notamment un titre écrit par Marc Lavoine et comportant des succès comme Au soleil, J'attends l'amour et Des mots qui sonnent.

Le Passage constitue son second album et l'ancre dans le registe pop-rock. Cette fois, ce sont des collaborations avec Calogero, le groupe Kyo et Marc Levy. L'album sera disque de platine et la chanteuse se verra attribué un MTV Europe music award et deux NRJ music awards.

Courant 2004 - 2005, elle effectue une nouvelle tournée qui fera l'objet du disque et du DVD Jenifer fait son live !

Son troisième album Lunatique l'associe artistiquement à son compagnon de l'époque, Maxim Nucci, Également disque de platine, ce nouvel opus comporte des compositions de Matthieu Chedid et Guillaume Canet.

Son quatrième album est un succès public moindre. Il comporte Je danse - avec un clip d'Arthur King - succès moindre donc mais remarqué par la critique !

Depuis février 2013, Jenifer est jury de la Saison 2 du télé-crochet The Voice - et la boucle est bouclée !

Jenifer tourne pendant l'été 2013 son premier film aux côtés de Thierry Neuvic, Les Francis, une comédie de Fabrice Begotti dont la sortie est prévue pour le 23 juillet 2014.

Jenifer s'implique également beaucoup dans des associations humanitaires : Chantal Mauduit, Ela, Le Refuge, l'IPES et les Enfoirés.

Elle attend actuellement - juin 2014 - son deuxième enfant.

C'est une chanteuse que j'apprécie - sans être véritablement un fan assidu. Ces mélodies sont faussement légères et très entraînantes. D'année en année, elle confirme son succès et sa personnalité est attachante !

A bientôt !

Jenifer
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Jean-Jacques Goldman - Icône pop-rock

June 9 2014 Published on #Musique

Toute une génération a grandi avec Jean-Jacques Goldman qui est une figure incontournable de la chanson française ! Discret sur sa vie privé, le chanteur-compositeur- artiste-interprête a été très prolifique ces quarante dernières années !

Goldman est né le 11 octobre 1951 à Paris. Il commence sa carrière musicale dans des groupes : les Red Mountain Gospellers, The Phalanster puis Thai Phong. Ce dernier groupe, fondé en 1975, se sépare en 1979. A l'aube des années 1980, Goldman va bientôt se lancer en solo !

Son premier album solo sort en 1981 et ne porte pas de titre. C'est le premier succès du chanteur avec le titre Il suffira d'un signe. Son deuxième album, Quelque chose de bizarre, est un échec commercial mais le jeune artiste enchaine aussitôt avec un autre album qui contient les titres qui deviendrons tous des tubes : Quand la musique est bonne, Comme toi ou Au bout de mes rêves. Cet album se vend à plus d'un million d'exemplaires et est rebaptisé Positif.

L'album suivant,en 1985, Non homologué, fait encore plus fort et squatte les premières places du TOP 50, né en 1984. Il contient les titres Je marche seul et le duo avec le chanteur anglais/français Michael Jones, le célèbre Je te donne. On compte aussi avec le succès Pas toi et le titre enregistré en public La vie par procuration. Jean-Jacques Goldman part alors en tournée dont est tiré la dernière chanson citée. Ces tournées révèle la choriste studio Carole Fredericks.

En 1987, l'artiste fétiche du public sort un double album, Entre gris-clair et gris-foncé, qui contient Elle a fait un bébé toute seule et le duo avec Sirima, Là-bas. La jeune femme connaitra un destin tragique des mains de son compagnon jaloux.

Les années 1990 voient la naissance du trio Fredericks, Goldman et Jones qui culminera avec l’album Rouge en 1993, profitant de la Chute du Mur de Berlin.

Je n'étendrais pas cette biographie de l'artiste au delà des années 2000 mais bien évidemment sa carrière ne s'arrête pas là et il est considéré comme la "personnalité préférée des Français" tant par son talent proportionnel à sa modestie. Il faut toutefois ajouter qu'il est l'un des piliers des Enfoirés pour les Restos du Cœur de Coluche depuis le début en 1986. Il a aussi écrit pour de nombreux artistes, confirmés ou débutants. Citons juste ses collaborations avec Johnny Halliday ou l'album D'eux pour Céline Dion - qui lança véritablement la carrière de la star canadienne en France, en 1995.

Voilà, Jean-Jacques Goldman, c'est une longue histoire constellée de tubes !

A bientôt !

Jean-Jacques Goldman - Icône pop-rock
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Ludwig van Beethoven - La 5ème Symphonie

February 1 2014 Published on #Musique, #Coups de coeur, #Biographies

Bien qu'étant totalement ignare en musique classique - ce qui ne m'empêche pas de l'apprécier - je vais vous parler de la 5ème Symphonie de Beethoven, dite du "Destin" mais avant vous fait rapidement une petite biographie non exhaustive du compositeur entre classicisme et romantisme.

Ludwig van Beethoven naît le 17 décembre 1770 à Bonn. Son père est musicien à la cour du prince électeur et un alcoolique notoire. Comme Mozart, Ludwig est un enfant précoce exhibé par son paternel. Dès l'âge de onze ans, l'enfant est nommé organiste assistant à la cour et étudie avec Christian Gottlob Neefe. A treize ans, il devient claveciniste et récupère certaines des attributions de son père qui entame alors sa déchéance.

Le jeune Beethoven obtient une bourse du prince archevêque et se rend à Vienne où il étudie avec Haydn et Mozart qui ne manque pas de le remarquer : "Faites attention à celui-là, il fera parler de lui dans le monde." !

Malheureusement pour lui, son père meurt et il doit se substituer à lui et donc rentrer à Bonn où il assume seul l'éducation de ses deux petits frères. Ce faisant, il compose ses premières œuvres et suit aussi des cours de littérature de l'université.

C'est Haydn, de passage à Bonn, qui le convainc de revenir à Vienne. Le 2 novembre 1792, Ludwig quitte définitivement sa ville natale. Joseph Haydn le prend sous son aile. Pourtant le maître est un peu décontenancé par la noirceur que le jeune prodige mets dans ses compositions. La musique de Beethoven sera perçu comme un passage d'épreuve que l'on surmonte et la sérénité que l'on en tire ensuite ! Les drames de l'existence... à l'image de sa vie ! Beethoven se fait vite connaître comme pianiste virtuose et s'assure de confortables revenus.

Mais le pire drame concevable pour un musicien le frappe ! Il commence à devenir sourd dès l'âge de trente ans et pense un temps à se suicider. Seul l'art et l’œuvre à créer le soutient. Il rédige alors le Testament d'Heiligenstadt que l'on découvrira après sa mort. Sa surdité devient complète en une dizaine d'année, en 1816.

De même, sa vie sentimentale est problématique car inexistante. Il montre une allure débraillée et un caractère naïf et ne parvient pas à se lier avec la tendre Bettina Brentano qui lui fait rencontrer Goethe, en 1812, à Toeplitz en Bohême.

Au moment où la surdité totale le rattrape, Beethoven est au fait de sa gloire et connaît de fortes périodes d’abattement qui alterne avec des périodes d'énergie créatrice ! En 1822, il reprend des forces et entame l'écriture de la 9ème Symphonie avec un chœur final sur l'Ode à la joie de Schiller.

Beethoven est considéré comme un excentrique. Son neveu qu'il a adopté lui octroie ses derniers soucis et Ludwig van Beethoven meurt à Vienne le 26 mars 1827, à cinquante-six ans. Une immense procession suit son cercueil lors de ses obsèques.

La Symphonie N°5 en ut mineur dite "du Destin" est une œuvre jumelle de la Symphonie N°6 en fa majeur dite "Pastorale", qui célèbrent le combat de l'homme libre contre son destin et sa communion avec la nature. Elles furent composées en 1808 alors que la surdité du compositeur progresse inexorablement. Beethoven se jette alors à corps perdu dans la création.

Ces deux Symphonies furent créées le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien relativement rapidement, dédiées au prince Lobkowitz et au comte Razoumowsky. La 5ème Symphonie est reconnaissable par tout un chacun par son fameux "pom pom pom pom", quatre notes, sol, sol,sol, mi bémol sur le rythme trois brèves, une longue : "le Destin frappe à la porte". L'intensité dramatique est très nette et le caractère héroïque marqué ! L'homme triomphe au final dans la lutte symbolisée par cette Symphonie !

Voilà, à vos écouteurs !

A bientôt !

Ludwig van Beethoven - La 5ème Symphonie
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