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Cataclysme - Episode 3

June 26 2017 Published on #Nouvelles

Retrouvons nous une dernière fois avec la fin de la nouvelle opposant deux races aliens dans un conflit qui va influer sur l'histoire géologique de la Terre !

Cataclysme - Episode 3

Tiss’harl était plongé dans sa méditation. Si par malheur le Sommet échouait, les combats entre la flotte Saurienne et la flotte des Gris iraient en s’intensifiant. Déjà Tss’enk profitait des préparatifs des débats pour amasser plus de vaisseaux derrière la ceinture d’astéroïdes. Des sondes n’avaient noté aucun mouvement des destroyers des Gris qui semblaient dans l’expectative.

Si la bataille se rapprochait, il y aurait inévitablement un bombardement planétaire. La défense anti-aérienne de Sol III était très rudimentaire. Le conflit contre le Peuple-Serpent était retombé depuis longtemps et il n’y avait plus de police locale à part les douaniers qui veillaient à ce que la Fleur de Nectar ne quitte pas la juridiction de la planète. Le seul soutien militaire venait des autres systèmes de l’Imperium. Il n’y avait pas d’autres ennemis dans les systèmes proches capables de rivaliser. L’empereur n’avait pas demandé à ce que l’on explore les autres planètes du système, pourtant on n’ignorait pas qu’il y avait deux formes de vie sur Mars, une sur Vénus et même une cachée sur Pluton. Mais on ignorait tout de ces races.

Peut-être ces races inconnues deviendraient t’elles des ennemis potentiels un jour ? Qu’elles se jetteraient tels des charognards sur les restes de Sol III. Des espions Sauriens avaient intercepté des communications des Gris autour de Pluton après qu’un de leurs vaisseaux éclaireur, qui comptait 20 membres d’équipage se fut pris une torpille et se fut écrasé sur l’astre froid Les Gris avaient envoyé une mission de sauvetage mais on n’avait retrouvé aucun survivant, des corps de Gris du vaisseau torpillé avaient été emportés par quelques indigènes, à d’autres ils manquaient des organes vitaux. Si les Sauriens de Sol III survivaient à ce conflit, ils auraient sans doute à mater d’autres protagonistes locaux. Si des races inférieures s’emparaient de technologie des Gris, ce serait un problème pour tout le monde.

 

Le Consul ouvrit un tiroir de son grand bureau d’ébène qui était à ses proportions. Il en sorti une statuette de 15 centimètres de haut que des douaniers avaient saisi il y a 2000 ans. Il s’agissait d’une représentation de Yig qui contenait une cache pour dissimuler des graines de Fleur de Nectar. Quels liens existaient-ils donc entre les Fleurs et ce Peuple-Serpent presque en extinction, mourant quelque part sous la terre. La chose n’était pas claire. Les Pteridraconis, administrateur de Sol III, ne régnaient, et les Sauriens avec eux que sur un tiers de la planète. Là aussi, il devait y avoir d’autres races qui se terraient sur la planète même dans des endroits reculées, attendant leur heure pour s’établir. Et que dire de ces petits animaux appelés mammifères, si appréciés des Gris. Étaient-ils amenés à supplanter le reptile, qu’il fut Serpent ou Saurien ?

 

Tiss’harl cacha la statuette dans son tiroir qu’il ferma à clé. C’était un objet qu’il était dangereux de posséder, même pour un Consul Planétaire. Mais le grand Ptéridraconis savait que si la surface était bombardée, on ne pourrait pas procéder à une évacuation par l’espace de toute la population. Il faudrait qu’eux aussi se réfugier à leur tour dans les catacombes, l’endroit le plus propice semblant être les Terres Froides du Nord-Est. Il faudrait au préalable en chasser le Peuple-Serpent mais il était connu que ceux-ci n’y étaient pas nombreux, préférant les régions de l’Équateur, plus favorables à leur métabolisme. Une fois dans les Catacombes, les Ptéridraconis entreraient à leur tour en sommeil.

***

Le Sommet dura 60 jours de Sol III. On ne parvint à aucun accord. Au contraire, les choses s’envenimèrent. Les Sauriens s’étaient montré intransigeant et les Gris semblaient préparer quelque chose.

Les flottes ne tardèrent pas à se mettre en mouvement. Les combats reprirent.

 

Autour de Mars et en orbite de Vénus, des vaisseaux de guerre s’affrontèrent à nouveau.

 

Le ciel de Mars renfermait toutes les nuances de rouge que contenait la palette chromatique, étalé en un crescendo progressif et subtil de nuances.

 

Eo se tenait avec son père près du Canal de la Renaissance où il péchait la Truite de Fer avec sa flûte harmonique. Les deux personnages cessèrent toute activité quand ils virent les deux bâtiments de guerre traverser le ciel, au dessus de la troposphère.

 

Mars abritait depuis quelques centaines de milliers d’années deux civilisations qui n’échangeaient guère entre elles mais au moins, hormis quelques incidents, ne se combattaient pas.

 

La plus ancienne de ces civilisations était le peuple auquel appartenait Eo et sa famille. C’étaient de grands êtres humanoïdes, très portés faire la spiritualité, doté de pouvoirs psychiques, exprimant un art fait de masques rituels. Ils avaient bâtit les grands et nombreux canaux qui parcouraient la planète du des pôles où ils drainaient l’eau jusqu’à l’Équateur. Depuis 3000 ans, ils maîtrisaient un moyen de transports appelé «  Chariots à Vents ».

 

L’autre race n’était pas humanoïde. C’étaient des êtres à grosse tête – en fait leur corps était une immense tête - et dotés de tentacules. Ils vivaient reclus sur les pentes envahies d’herbe rouge et à l’intérieur de quelques grands volcans dans l’hémisphère sud. Ils n’avaient que crainte pour les autres Martiens et les évitaient au possible. Ils utilisaient l’énergie des volcans pour bâtir de gigantesques forges où ils manipulaient les métaux. Ils avaient commencé depuis 400 ans à bâtir quelques machines utilitaires.

 

Des représentants de cette deuxième race se traînèrent sur les pentes du Mont Olympus pour observer le combat entre les deux mastodontes des étoiles.

 

Le vaisseau des Sauriens, gravement touché -ses propulseurs de sustension hors service- finit par s’abîmer dans l’atmosphère. Il s’écrasa à grand fracas en déplaçant des nuages de poussière rouge en grande quantité près d’un volcan éteint où vivait une communauté de technicien de la race à grosse tête. Ceux-ci, trop en avance sur leur temps, s’étaient vu banni du reste de leur peuple.

Lorsque le déluge de débris fut retombé, dans les semaines qui suivirent, les techniciens à grosse tête en disgrâce, surpassant leur appréciant s’approchèrent de l’appareil abattu des Sauriens. Tout l’équipage était mort.

Les grosses têtes furent fascinées par le niveau technologique de l’épave. Plusieurs équipements étaient intacts dont les armes et des véhicules d’assaut dans les soutes. Les savants virent tout de suite l’intérêt que pouvait avoir cette découverte. En quelques semaines, ils désossèrent totalement l’immense appareil dont il ne demeura pas une plaque de tôle, ni un boulot sur place.

Dans les siècles qui suivirent, cette communauté de banni devait revenir en grâce en fournissant un rayon capable de délivrer un feu ardent et des engins de guerre. Il s’ensuivit une guerre civile entre les grosses têtes et quelques incidents supplémentaires avec les humanoïdes de Mars.

 

Au bout du compte, des millions d’années supplémentaires s’écoulant, les humanoïdes de Mars développèrent davantage leur spiritualité et maintinrent confiné les vues belliqueuses des êtres à grosses têtes grâce à leurs pouvoirs mentaux qui eux aussi s’étaient développés. Usant de leurs capacités, ils usèrent d’un art de l’illusion et demeurèrent cachés à la vue de l’autre race.

Les Grosses Têtes finirent par envisager de s’en prendre aux Humanoïdes Martiens mais furent pris de dépit lorsqu’ils comprirent que les gigantesques cités blanches de ceux-ci avaient disparu de leur champ de perception. Ils devaient bâtir un autre plan, se tournant vers Sol III, maintenant baptisé Terre, étudiant l’espèce qui avait remplacé les Sauriens, à savoir cet étrange bipède qui constitue l’Humanité. Les Grosses têtes firent profil bas quand l’Atlantide imposa son rayonnement à tout le Système Solaire- malgré un unique incident à cette époque- redirigèrent leur loupe à l’aube de la Révolution Industrielle. Mais ceci est une autre histoire que le célèbre H.G.Wells a déjà racontée avec brio.

 

En orbite de Vénus, la ligne de combat des vaisseaux Sauriens fut bientôt rompue par une habile et audacieuse manœuvre du commandant Gris. Les Reptiles avaient l’avantage du nombre mais les navires Gris étaient mieux armés. Leur technologie avait des millénaires d’avance.

 

Depuis la surface, sous les couches de nuages de l’atmosphère dense de Vénus, les habitants de ce monde, dont les cités étaient abritées sous des champs de force qui d’ordinaire les protégeaient des vents à 400 km/h. –mais qui en cette circonstance les tenaient à l’écart des retombés de débris de la bataille- les Vénusiens éthérés scrutaient l’issue des événements en orbite grâce à leurs télescope à infrarouge. C’était un peuple très isolationniste. Toutefois, ils n’aimaient pas le Peuple Sauriens et souhaitait la victoire des forces des Gris.

 

Mais, ces batailles au dessus de Mars, de vénus, dans la ceinture d’astéroïde n’était qu’une diversion. Une flotte de six vaisseaux de guerre de gros tonnage remorquait depuis l’espace profond, à l’aide de rayon tracteurs surpuissants, une énorme masse, un gigantesque astéroïde. Les Gris envisageait de le lancer contre Sol III pour que le corps céleste percute la planète. Cela aurait pour conséquence de déclencher un hiver nucléaire et anéantirait la Colonie de Ptéridraconis. C’était certes une mesure extrême. Les Gris s’étaient longuement concertés sur la marche à suivre. Mais cela sauverait les vie de nombreux équipages de leur nation, déjà au bord de l’éclatement après des décennies de guerres et de conflits locaux.

 

L’astéroide embrassa tout le ciel de la planète, consumant l’oxygène. Des quantités phénoménales de terre et de poussière furent retournées par l’impact. Des étendues de forêts et de jungles à l’échelle de continents furent incinérées ainsi que la faune et les Pteridraconis L’Empire Saurien ne se remit jamais de cette déroute et ceci devait annoncer le début de la fin.

 

Toutefois quelques centaines –sur une population de plusieurs millions – de Ptéridraconis survécurent sur Sol III. Ils hibernèrent sous la Terre dans ce qui est actuellement la Mongolie des hommes. Un jour leur réveil viendrait Alors ils réclameraient leurs droits sur ces terres !

 

***

 

Voilà ! Ainsi se termine cette nouvelle qui fut un de mes premiers textes écrits entre 2003 et 2005 - comme vous le voyez, il comporte pas mal de défaut et c'est pour cela que je ne le publierais jamais en recueil !

 

Un recueil par contre, vous pouvez en acquérir d'ores et déjà un de moi aux Editions EdiLivre (c'est de l'autoédition) ! Cela s'appelle "Territoires de l'Imaginaire - Volume 1'" et il vous en coûtera 14 euros pour un exemplaire papier et 1,99 euros en pdf !

 

Si vous appréciez mon travail sur ce blog, n'hésitez pas à me donner un coup de pouce ! Acheter d'abord en pdf si vous voulez "soupeser" l'ouvrage  - qui fait 160 pages et contient une dizaine de textes -  puis si vous êtes conquis, portez vous acheteur de la version matérielle - et laissez des commentaires sur le site EdiLivre !

 

Au moins un autre recueil est dans mes cartons - si le premier marche et espère bientôt me remettre à produire des nouvelles !

 

C'est classé en "roman d'aventures" !

 

Le lien :

https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/839791/s/territoires-de-l-imaginaire-volume-1-sylvain-richard/category/1566/#.WVF2XNali1E

 

A bientôt !

Cataclysme - Episode 3
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Cataclysme - Episode 2

March 5 2017 Published on #Nouvelles, #Fantastique, #Science-fiction

Voilà, je continue à publier sur mes blogs mes anciennes nouvelles - surtout orientées SF et Fantastique ! Mais à vrai dire, il y a eut un "changement de plan" car dans les mois à venir, je mettrais ici moins de textes de ces productions qu'initialement prévu !

En effet, je suis sur le point de signer un "contrat de publication" avec l'éditeur en ligne EdiLivres et donc un recueil Territoires de l'Imaginaire (Volume 1) va paraitre prochainement et sera disponible sur leur site et sur Amazon et qui contiendra une douzaine de nouvelles ! Ils ont donc l'exclusivité de mes nouvelles - que je retire du coup au fur et à mesure d'Inlibroveritas ! Cependant, comme "Cataclysme" ne fait pas partie du contrat...

Cataclysme - Episode 2

Résumé de l'Episode précédent : Dans les cieux de Sol III, l'armada de vaisseaux de l'Imperium Draconis se mets en place pour le combat. Les Greys s'apprêtent à répliquer. L'amiral Tss'enk ne cache pas sa nervosité... Pendant ce temps, l'érudit Tiss'harl scrute l'avenir !

Le vieil érudit avait travaillé toute la nuit précédente à l’élaboration d’une théorie magique de transmutation des métaux. Son scribe attitré, épuisé par le labeur s’était endormi sur son pupitre, renversant la bouteille d’encre, dans la salle d’étude. Tiss’harl lui commençait à s’impatienter de ne pas être mis en liaison instantanément avec le responsable de la flotte. Son temps était précieux et il aurait souhaité ne pas avoir a traité avec la guerre. Les érudits de Sol III n’approuvaient pas toujours la politique de l’Empereur. D’un certain point de vue, selon ne dérangerait pas l’Empire si ils venaient à disparaître. Cependant, l’Empereur Rex tenait à profiter le plus longtemps des savoirs magiques.

Sur le pont du Seshenna, le navire amiral de commandement de l’amiral Tss’enk, les opérateurs s’agitaient. Il en était toujours ainsi particulièrement en période de conflit. Une opératrice massive à la crête d’os et aux trois cornes frontale pianotait sur son terminal informatique. Des diagrammes de données stratégiques et tactiques, des rapports d’avaries et de pertes – des escadrons avancés avaient engagé le combat contre des éclaireurs Gris près de Mars et au voisinage de Pluton- s’affichaient en continue sous forme d’hologrammes dans la langue des Sauriens. Une corvette des Gris avait même été abattue au dessus de Pluton et s’était crashé à sa surface. L’amiral Tss’enk jeta un coup d’œil furtif sur les diagrammes et les rapports, tandis que des commis raptors échangeaient des consignes sous ses pieds. Tss’enk se dit que la flotte des Gris semblait s’être dispersée, peut-être le commandant Gris tentait-il une manœuvre de tenaille- ça ne présageait rien de bon- mais peut-être était-ce un leurre. L’amiral détestait la logique pointue des Gris.

Enfin, la communication s’établit. Tss’enk appuya sur un bouton de son gros doigt massif sur l’accoudoir de son trône de commandement qui dominait le pont en hauteur. Aussitôt un hologramme de son interlocuteur apparut.

 

« Consul Tiss’harl, je me réjoui de vous voir en bonne santé. » dit l’amiral « L’empereur s’inquiète vivement du sort des vôtres. »

« Epargnez-moi vos condoléances ! » répondit Tiss’harl qui n’aimait pas les militaires et les politiciens et à qui on ne la faisait pas. « Quelle est la situation ? Avons-nous des raisons de nous inquiéter ? »

« La menace est réel, j’en ai peur » émit Tss’enk d’une voix tendue. « Autrement nous nous ne permettrions pas de gêner votre étude ! »

Cette remarque fit se plisser les lèvres au coins du bec de Tiss’harl, faciès qui exprimait l’ironie que ressentait le Consul. Toutefois, l’amiral ne le remarqua pas car cette expression fut furtive et déformée par la mauvaise liaison holographique.

Tss’enk poursuivit. « Nos sondes ont repéré 37 vaisseaux lourds des Gris, des destroyers semble t’il, ainsi que des vaisseaux d’escorte plus léger plus un grand nombre de navettes rapide- sans doute des éclaireurs. »

« Il n’ y a pas de barges de débarquements ? » demanda Tiss’harl.

« Il semble que non, hormis celles qui pourraient se trouver dans les soutes des destroyers. Il en faudrait toutefois plus pour lancer une invasion. J’en déduis que ce n’est pas dans leurs intentions. » Répondit Tss’enk, confiant ainsi son analyse sur la question.

« Si il ne veulent pas débarquer, quel est leur plan d’action alors ? » questionna à nouveau le consul.

« A mon avis, ils veulent monter un blocus et obtenir un moyen de pression comme ils ont fait sur Gorell IV » dit Tss’enk qui se remémora que l’action sur Gorell IV s’était terminé par un génocide.

« … Ou peut-être veulent-il nous détruire ! » Songea Tiss’harl.

Comme si il pouvait lire les pensées de son interlocuteur, l’amiral proclama « La flotte de l’Empereur ne permettra pas que l’on détruise une autre de ses colonies. Je peux vous l’assurer »

 

                                                                         ***

 

Quelques révolutions de Sol III plus tard, un message diplomatique parvint sur les persocoms du vaisseau amiral de Tss’enk.

La délégation des Gris réclamait un sommet pour discuter d’une trêve. Ceci déclencha une vague de transmissions et de pourparler entre les dirigeants et les responsables militaires Sauriens. Comme la situation dégénérait sur de nombreux autres fronts, l’empereur apposa son accord sur un document officiel.

On allait engager une conférence sur Sol III. Elle devait avoir lieu dans trois cycles.

 

La conférence qui devait avoir lieu fut bientôt baptisée le Sommet. On espérait y régler bien des problèmes. Du moins les Gris l’espéraient, mais les Sauriens également. Toutefois ces derniers souhaitaient gagner du temps pour sortir de nouveaux vaisseaux et armements de leurs usines.

 

Les Ptéridraconis allaient être aux premières loges. Il fallait prendre des mesures pour le bon déroulement des négociations. On organisa les dates des réunions, le lieu, quels seraient les intervenants, avec quelle force militaire seraient-ils autorisés à venir.

 

En parallèle au Sommet, des agitateurs Sauriens ne cessaient de provoquer des troubles. Ils prophétisaient la fin du monde prochaine, clamant partout que le dieu Yig ferait bientôt payer un lourd tribut à l’Imperium qui des millions d’années de cela avait exterminé ses rejetons, le jadis puissant Peuple-Serpent.

Les services de sécurité draconides avaient pris toutes les mesures. Non pas que l’on craignisse un coup fourré de la part des Gris. Mais on redoutait plutôt que les semeurs de troubles et autres prophètes ne soient instrumentés par les Enfants de Yig.

On n’avait plus eu de nouvelles du Peuple-Serpent depuis environs 20000 ans. Ceux-ci avaient fui il y a des éons de cela quand Valusia était tombée sous les effets des bombardements orbitaux et du débarquement des troupes de choc Rex. Les ruines de la Grande Cité de l’Empire Valusia avaient été rasée et les Serpents s’étaient réfugiés sous très profondément sous Terre. Il y avait bien eut au cours des millions d’années qui suivirent des tentatives de leur part de reprendre la planète et de reconstruire Valusia mais ses initiatives avaient toutes échouées. C’était généralement des conflits très localisés et qui duraient sur des millénaires. Les combattants des deux camps, d’une part les Serpents, d’autres part les Sauriens, étant des individus à sang froid, ceci expliquait la durée des conflits car leur métabolisme se ralentissait chaque fois que revenait l’hiver.

Le Peuple-Serpent bâti des cités souterraines quasi inaccessible depuis la surface et se situant très profondément enfouis près de sources chaudes.

Ils changèrent alors de tactique.

Une nouvelle espèce venait de faire son apparition au sein des Sauriens et ce fut cette espèce qui se fit confier la gestion de la troisième planète du système de Sol III. Les Pteridraconis devinrent de bons administrateurs.

Puis, alors que 30 millions d’années se furent écoulées, que des espèces de dinosaures avaient disparus, d’autres évolués sur Sol III, une nouvelle variété de végétale fit son apparition : la Fleur à Nectar. Les Pteridraconis ne tardèrent pas – au bout de 15000 ans – à en découvrir les propriétés analgésiques et planantes. Ce qu’ils ignoraient alors, c’est que cette plante fut crée dans les profondeurs de leurs cavernes par le Peuple-Serpent qui espérait bien que leur ennemis Saurien en deviendrait dépendants.

Ce fut ce qui se produisit, la production de Fleur à Nectar fut organisé dans de vastes champs de récolte. Elle connu un bond phénoménale et sa consommation également. Des navettes vinrent même en exporter vers d’autres planètes de l’Imperium, d’abord légalement puis en contrebande quand on s’aperçut que la Fleur à Nectar avait des effets plus pernicieux sur les autres espèces de Sauriens notamment les Rex qu’elle n’en avait sur les Pteridraconis, chez qui elle stimulait la créativité. Après une longue ivresse, les Rex qui en avaient absorbés, connaissaient des crises de violences. C’est ainsi qu’un cousin de l’empereur de l’époque, massacra toute sa famille et ses héritiers et qu’un neveu du même empereur déclencha un conflit local contre les Essaims Tl’ikannis dans la Nébuleuse de Korok.

Certains murmurent même que la lignée des empereurs fut corrompue par la Fleur de Nectar de Sol III et ceci eut pour conséquence, des millions d’années plus tard, de déclencher le conflit à grande échelle contre les Nations des Gris et leurs alliés.

 

A bientôt pour la suite et fin de ce triptyque !

Cataclysme - Episode 2
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Cataclysme - Episode 1

February 18 2017 Published on #Nouvelles, #Science-fiction

Bonsoir à mes fidèles lecteurs ! Et lectrices !

Entre 2005 et 2010, je me lançais de manière assidue dans la rédaction de nouvelles - presque une centaine à ce jour ! - qui sont pour la quasi-totalité publiées sur le site Inlibroveritas - et bientôt j'espère dans deux ou trois recueils EdiLivres !

Mais afin d'en faire profiter tout mon public - et ceux qui me suivent de façon suivie, j'ai décidé de les publier une par une en étalant cette entreprise de "visibilité" - et en découpant le texte à chaque fois en entre 3 et 6 billets en moyenne !

On commence aujourd'hui avec une nouvelle de SF qui raconte le conflit entre une race de Sauriens et les traditionnels Petits Gris lors de la Préhistoire de la Terre ! A l'époque, ce texte fut aussi publié sur le site Anice-Fiction !

Commençons donc avec :

Cataclysme - Episode 1

Les colonnes de vaisseaux de l’Imperium Draconis s’étendaient au dela de Saturne. Les retardataires venaient à peine de sortir de l’hyperespace et de s’aligner dans le système. Les aléas étaient des événements inévitables. Malgré les rigueurs qu’impliquait la discipline militaire, les personnels de bord ne pouvaient s’affranchir de certains paramètres inhérents aux protocoles de navigation et qu’on ne pouvait jamais complètement maîtriser. Pour le cycle présent, les navires spatiaux s’alignaient comme à la parade et sur les diverses passerelles de commandement, on procédait aux routines de check-up. Les longues silhouettes effilées, bardées d’antennes de communication et de batteries de lasers, les structures argentées reflétaient les rayons lumineux de l’astre Sol.

 

Sur le pont de son destroyer, l’amiral Tss’enk méditait sur les turpitudes du passé, l’agitation du présent et les incertitudes de l’avenir. Il se frottait de sa main griffue la peau cornée qu’il arborait au menton.

 

Aucun militaire ne pouvait ignorer les faits : la civilisation des Sauriens traversait une grave crise. L’empereur Rex désireux d’étendre ses domaines par delà les lointaines colonies, notamment dans l’Amas d’Andromède, dans le Bras d’Hercule et dans des galaxies voisines.

 

Tss’enk se rappelait encore avec frémissement et excitation le discours du suzerain devant l’Assemblée des Grandes Familles. A la suite de ce discours, les usines tournèrent à plein rendement pour produire des armes. Les chantiers orbitaux ne désemplissaient pas : de nouvelles frégates venaient régulièrement agrandir la flotte et il n’y avait même plus de place en rade pour les navires marchands. Il était évident que les Sauriens, amalgame de races belliqueuses entraient en guerre.

 

Les hostilités furent une succession de conflits armées localisés et éparpillés avec les peuplades indigènes des territoires tant convoités. . Ces êtres étaient étranges. Ils n’avaient pas la robustesse ou l’agilité des physionomies Sauriennes. Excepté quelques raretés comme les Méduses chromatiques d’Hélicon III où les Arbres Chanteurs de Pacoma, la majorité des espèces rencontrées avait une morphologie humanoïde. L’Imperium avait commencé par accumuler les réussites militaires et annexé des territoires sur des centaines d’années lumières. Puis, un jour, les flottes bombardèrent un monde aux larges steppes herbeuses occupées par de pacifiques rongeurs intelligents et ne possédant d’autre technologie que des chariots à voile. Les bombes à plasma avaient soulevé et retourné le sol dans un maelström de violence, Des colonnes de feu nucléaire avait carbonisé les frêles rongeurs. Purification nécessaire avant la terraformation.

 

Malheureusement, les Rongeurs semblaient disposer de protecteurs. Une race très énigmatique, nommé la race des Anciens, surveillait de près le peuple des Rongeurs intelligents. Cette race très mystérieuse avait ensemencé quantité de planètes avec les germes de la vie des éons auparavant. On prétendait qu’elle était presque aussi vieille que cet univers. Les Anciens ne tardèrent pas à répliquer. Ils étaient par nature non violents mais agissaient via le biais de races vassales qui leur servaient de bras armé. Parmi ces races dévouées à la cause, il y avait les Gris, assemblés en République en plusieurs endroits de l’univers. Les Gris, création des Anciens, étaient eux-mêmes des généticiens et avaient engendré d’autres espèces. Les nefs des Gris fondirent un jour sur les flottes des Sauriens qui étaient éparpillés dans la Voie Lactée, la Galaxie d’Andromède et la Galaxie du Cygne. Les Gris semblaient avoir des intérêts particuliers, des expériences en cours dans ces zones de l’espace. Les Sauriens subirent de cuisantes défaites. Les flottes des deux protagonistes étaient de puissances similaires mais les Gris semblaient plus doués en matière de stratégie. Leur esprit mathématique dominait l’esprit reptilien et impulsif des Sauriens. Un général Gris qui voyait qu’il perdait la bataille avait tendance à ne pas s’entêter et à se retirer avant l’irréparable alors que les chefs de flottes de l’Imperium étaient orgueilleux et jusqu’au boutistes.

 

Aujourd’hui, le monde de Sol III était menacé. Il s’agissait d’une paisible colonie de l’Imperium, un peu à l’écart des voies fréquentées. Jadis, l’Imperium avait conquis ce monde, l’arrachant aux Valusians et forçant le Peuple-Serpent à se replier sous terre. L’empereur y avait établis sa race et maintenant y vivait un peuple de Sauriens ailés tourné vers la méditation. C’étaient des mystiques éclairés qui cherchaient à percer les voies d’un art nommé Magie et dont certaines implications intéressaient l’Empereur. Sur Sol III, on pouvait rencontrer d’autres espèces de Sauriens mais qui étaient elle dénué d’intelligence.

 

L’amiral Tss’enk ouvrit son persocom depuis la passerelle de son navire. Il souhaitait vivement s’entretenir avec le consul de Sol III un personnage éminemment érudit et tourné vers la méditation qui s’appelait Tiss’harl La liaison mettait un peu de temps à s’établir car l’ennemi tentait de brouiller les communications. De plus, il fallait mettre en place un cryptage. L’heure était critique.

 

Tiss’harl se tenait sur un perchoir somptueux d’or massif et de rubis au dernier étage de sa tour d’agrément. Il tenait son communicateur persocom miniaturisé dans son aile droite. Il scrutait l’horizon et les plaines herbeuses des vallées environnantes en attendant d’avoir son correspondant en ligne. Un troupeau d’herbivores broutait la végétation qui se faisait de plus en plus rare dans les plaines en contre bas. Il s’agissait d’un troupeau de diplodocus. Les Sauriens ailés et intelligent de Sol III se servait de ses placides animaux comme bêtes de somme pour cultiver les champs de Fleurs à Nectar onirique dont il était friand. Du nectar, on extrayait des vapeurs volubiles en suivant un procédé artisanal de distillation. Les prêtres Sauriens et les érudits de Sol III s’immergeait dans ces vapeurs pour mieux entrer dans les sphères de la méditation. Souvent, il en sortait une nouvelle théorie mathématique, architecturale, une idée politique ou littéraire mais le plus souvent un bon mal de tête. Depuis quelques années, le peuple saurien de Sol III était entré dans une phase de déclin, trop poussé vers la rêverie, coupé des réalités. Ils n’arrivaient même plus à résoudre le problème des ressources alimentaires que les reptiles primitifs consommaient en grande quantité.

 

Je vous dit à bientôt pour la suite (Episode 2) !

Cataclysme - Episode 1
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L'Oeuf de Dragon - 90 ans avant le Trône de Fer - George R.R. Martin

July 20 2014 Published on #Heroic-Fantasy, #Coups de coeur, #Littérature étrangère, #Littérature XXIème, #Nouvelles

George R. R. Martin a réussi un coup de maitre avec sa saga fleuve Game of Thrones. Le récit total devrait compter entre 7 et 8 gros volumes - regroupés chez nous en autant d'intégrales !

Cependant, il existe d'autres histoires mettant de côté Danaerys Targaryen, Jon Snow ou Tyrion Lannister puisqu'elles se déroulent des générations avant ! Ce sont des nouvelles - ou plutôt des novellas au vu de leur longueur dont L'Oeuf de Dragon fait partie.

Je dois dire que ce récit autour d'un tournoi de chevalerie - avec descriptions des atours et des qualités de chevaliers participants rappelant la Chanson de Geste - m'a particulièrement plu ! D'abord parce que les personnages sont attachants, bien caractérisés malgré leur nombre important. Ensuite, parce que les enjeux vont bien plus loin qu'un simple tournoi amical ! Et comme dans tout Game of Thrones, il y a du sang et des morts !

On suit le chevalier errant Duncan - en abrégé Dunk - qui parcourt les routes avec l'Oeuf - un jeune écuyer qui n'est autre qu'Aegon Targaryen que son père Maekar a confié aux soins du chevalier. Dunk va participer à un tournoi organisé par Lord Ambrose Beurpuits, sire de Murs-Blancs,qui marie sa fille à un Frey.

On a alors droit à toute une galerie de chevaliers, nobles ou errants, bien dessinés comme je l'ai dit et chacun avec ses motivations. Il y a ainsi Heddle le Noir, Alyn Chantecoq, Joffrey Caswell, Kirby Pimm, Lord Gormon Peake, Glendon Boule, Jehan le Ménétrier, Kyle le Chat, Uthor Enverfeuille parmi tant d'autres...

Mais en réalité, derrière le tournoi se profile un complot contre le Trône de Fer, occupé par Aerys Ier Targaryen. En arrière plan, pour expliquer cette machination, il faut savoir qu'il y a peu les Targaryen étaient divisés et se battaient pour le trône. Il y eut ainsi la Guerre du Dragon Rouge contre le Dragon Noir et Daemon Feunoyr, le Dragon Noir fut battu au champ d'Herberouge. Les rebelles furent ensuite soit exécutés, soit graciés, soit exilés. Or ils sont de retour !

Comment Dunk, le héros de ce récit, va-t-il se tirer de ce nid de guêpes ?

Bref, une histoire prenante qui de plus est bien écrite/traduite !

A lire particulièrement pour les inconditionnels de Game of Thrones !

L'auteur, George R. R. Martin prévoit d'écrire d'autres nouvelles sur Dunk et l'Oeuf !

En attendant qu'elles voient le jour, je vous dis à bientôt !

L'Oeuf de Dragon - 90 ans avant le Trône de Fer - George R.R. Martin
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La chatière - Claude Pujade-Renaud

March 2 2014 Published on #Littérature XXIème, #Nouvelles

La chatière est un recueil de onze nouvelles assez courtes, des histoires où l'inconscient, le fantasme, la régression viennent faire irruption dans le réel - par une sorte de chatière - et provoquent des jeux de langages et de miroirs.

Les nouvelles mettent en jeu des protagonistes à différents âges de la vie. Des femmes souvent et dans ce cas, il est vrai qu'il ressort de ces textes une certaine sensualité !

Le recueil s'ouvre ainsi par une histoire de chatte abyssine dont la propriétaire est tombée amoureuse, au point de se confondre avec l'animal.

Le style de Mme Claude Pujade-Renaud est élégant, raffiné et précieux. L'auteure a eut une carrière de danseuse, chorégraphe et a contribué à l'installation de la danse américaine moderne en France. Elle manie ses textes avec la même virtuosité. Il faut mieux ne pas être distrait lorsque l'on lit ce recueil car comme je l'ai dit le style est sophistiqué !

L'écrivaine met en scène des personnages qui doutent ! Cet homme qui voit son "emprise" sur sa maitresse remise en cause par la venue d'un animal, cet autre qui se posent des questions sur sa grand-mère et sa propre date de naissance. Des nouvelles qui se terminent souvent en laissant les questions ouvertes et permettent ainsi au lecteur de compléter les vides et de s'approprier le récit - au prix d'un effort certain d'attention !

Voilà, je ne vous en dit pas plus sur le contenu des nouvelles mais vous laisse la surprise de les découvrir par vous-même !

A bientôt !

La chatière - Claude Pujade-Renaud
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Un petit reconstituant - Elizabeth George

January 30 2014 Published on #Littérature étrangère, #Nouvelles, #Policier

Il se trouve qu'en ce moment, je lis beaucoup de recueils de nouvelles !

Un petit reconstituant de l'écrivain américaine Elizabeth George rassemble trois nouvelles. Ce sont des nouvelles policières ou des récits à énigmes bien que l'auteure inscrive son œuvre dans la littérature générale. Il est question de péchés capitaux, de gourmandise, d'envie, d'orgueil.

Par ailleurs, Elizabeth George a conçu deux personnages d’enquêteurs récurrents parmi d'autres duo de sa plume : Barbara Havers et Thomas Lynley. On retrouve Lynley dans la première nouvelle.

Dans "Un petit reconstituant", on suit Adèle qui fait parti d'un stage à Cambridge ayant pour objet les monuments historiques. Un petit groupe de participants nous est décrit et très vite on découvre qu'il y a une brebis galeuse, la perturbatrice Noreen, auteur de romans roses, et commère de son état qui a du grain à moudre avec les adultères qui se produisent autour d'elle !

Noreen est assassinée, un vol est commis. L'énigme est posée ! Pour ma part, j'ai trouvé - et pour chacune des trois nouvelles - la solution avant le dénouement.! Suis-je particulièrement perspicace ? Je ne le pense pas et les énigmes sont relativement faciles pour un lecteur attentif !

Dans "Moi, Richard", un professeur de collège écrit un livre pour réhabiliter Richard III, roi d'Angleterre. Il a mis la main sur une preuve historique mais pour l'acquérir doit séduire Betsy, la femme de son copain d'enfance, l'alcoolique et bon à rien Bernie. C'est donc un manipulateur. là encore, les choses vont se tourner contre l'envieux !

Enfin, on a "La surprise de sa vie" où Douglas imagine que sa jeune femme le trompe et va commettre irréparable - devant une assemblée de témoins impromptus !

Les deux premiers récits se déroulent en Angleterre et le dernier en Californie !

Des nouvelles qui se lisent bien mais un peut trop prévisible ! J'aime assez l'idée d'inspecteurs récurrents. Je reviendrais peut-être sur d'autres livres - des romans cette fois - d'Elizabeth George pour me faire une plus ample idée !

A bientôt !

Un petit reconstituant - Elizabeth George
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En l'absence de classement final - Tristan Garcia

January 22 2014 Published on #Littérature XXIème, #Nouvelles

Tristan Garcia nous propose avec En l'absence de classement final trente nouvelles ayant pour point commun le sport, comme métaphore du monde et de la vie.

Le sport ? Qu'est-ce que c'est d'abord ? Il est difficile d'en donner une définition comme le montre la nouvelle qui entame le livre. Effort physique ? Compétition ? Mais les jeux ne rentrent-ils pas dans ces critères ? Il y a de fait un continuum entre le sport et la pratique du jeu.

Dans les trente récits, on nous présente toutes sortes de sports : saut en longueur, ping-pong, basket, équitation, cyclisme, rugby, natation, boxe, lutte, judo, volley-ball, football, pelote basque etc...

L'exploit sportif est mis en avant mais surtout pas son caractère unique, improbable et inattendu - qu'on ne peut reproduire - et qui demande toute la concentration du geste.

Le sportif de haut niveau est au coeur de ce recueil. Il est tantôt glorieux , tantôt pathétique. il est l'objet d'adoration, d'enjeux politiques et économiques. Il souffre au bout de l'effort et le sport est une lutte où le sportif déclassé, soupçonné de tricherie peut même se faire lyncher !

Le sport se déroule en statistiques, résultats de saisons, vers une simplification rassurante du monde ? A l'opposé, le sport peut conduire, au terme de la souffrance, vers une révélation, vers Dieu ? La compétition conduit les champions vers les plus hauts sommets comme vers leurs chutes.

Mais nos champions sont encadrés - et parce qu'ils sont l'enjeu de la politique, du nationalisme, du chauvinisme et des intérêts économiques - ils bénéficient de "coup de pouce" de la modernité : dopage, technologies au service du, sport. Ce qui fait regretter à certains champion un non respect de la nature, du corps et des traditions !

Car le sport pour s'accomplir nécessite un total sacrifice et le succès n'est jamais assuré. La gymnastique est un bonne exemple de sculpture du corps et d'école du sacrifice qui permet d'échapper à sa condition pauvre. La vie sociale des sportifs qui en résulte est donc "bling-bling" ou pur rejet !

Le sport peut être vue comme un prolongement de la guerre - ou d'une tradition relevant de la chasse - ou bien de plus en plus est pris en charge par les techniques managériales - gestions de carrières, sponsors...

Le sport permet la symbiose des corps : les membres d'une même équipe, le cavalier et sa monture. C'est un total contrôle, une symbiose pure mais lorsque la compétition s'arrête chacun retourne à sa condition. Le sport est aussi sensualité et érotisation du corps. Cependant, il n'est pas qu'amour et il faut souvent "ne pas fraterniser " avec l'adversaire pour espérer l'emporter !

Le sport enfin est prestige social et affaire de classes. Ses origines se perdent dans la nuit des temps et ses règles évoluent. Les pratiques sportives s'internationalisent et les compétiteurs de haut-niveau sont certes des idoles mais aussi des êtres entre transit, des "citoyens du monde".

Bref, ce recueil de nouvelles introduit - ou réintroduit - bien des problématiques sans que ce soient des textes à thèses.Voilà ci-dessus ce que cela m'inspire. J'ajouterais que le sport est aussi négociation - avec soi et le monde - et qu'il offre de multiples possibilités qui sont autant d'amorces de récits !

Mon rapport personnel au sport est plus complexe et plus simple à la fois. Je déteste pratiquer quelques sports que ce soit hormis la marche. Sans doute, sept ans de collège et lycée avec pour seuls horizons sportifs des profs d'EPS roulant des mécaniques et imbus d'eux-même, n'ayant que pour seul obsession la pratique du basket et du handball m'ont vacciner !

Je suis plus spectateur et ai bien entendu vibré comme jamais lors du Mondial de Football en 1998 !

Mais bon, je m'égare...

A bientôt !

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J'ai vendu ma bagnole à un polonais - Pierre Gagnon

January 20 2014 Published on #Nouvelles, #Littérature étrangère

Pierre Gagnon n'est certes pas le plus connu des écrivains québécois, néanmoins, ignoré par les critiques de "référence" (Télérama), il vit un petit succès de librairie, par le bouche à oreilles.

Il a auparavant traduit en livre son journal au jour le jour sur son expérience personnelle du cancer et écrit sur la vieillesse avec Mon vieux et moi.

J'ai vendu ma bagnole à un Polonais est un recueil de nouvelles qui tournent autour de l'enfance, de passions - comme la guitare ou le vélo. L'écriture est lumineuse et optimiste, l'humour est présent - ce qui est un bien car parfois les sujets sont graves (l'enfance maltraitée).

Les récits sont à la première personne avec différents narrateurs. Dans "ce sont des choses qui arrivent" le personnage qui raconte est victime d'un traumatisme crânien et délire - comme l'écriture. Dans "je veux cette guitare", on a une autre forme de délire, celui d'un enfant qui idolâtre une guitare.

"Carrière" nous emmène dans le monde du vélo avec un champion cycliste marqué par un accident de la vie. "L'oncle Charlie" porte sur ces vieux que l'on oublie dans des mouroirs et traite le sujet avec une chute ironique.

"J'ai vendu ma bagnole à un Polonais" nous confronte à d'autres cultures et à des communautés truculentes.

"La minoune" est un petit bijou de tendresse où la vie d'une chatte est dans la balance !

"Jimmy Esthétique Pour Elle et Lui, faits divers" est la plus longue des nouvelles et mets en scène un couple père/fils, un coiffeur aimant les commérages et une jeune fille brillante lassée de sa vie.

Enfin, "Nico" porte sur la relation d'un jeune garçon débrouillard et son mystérieux père autoritaire !

Entre ces différents récits, des textes plus courts, pas plus d'une page : "Aussitôt levé", "Croire" ou "Salon du Livre"

Si vous avez envie de sortir des sentiers battus, que vous aimez les nouvelles et les histoires courtes et amusantes et voulez tester de nouveaux auteurs d'autres horizons, essayez Pierre Gagnon !

A bientôt !

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Le sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric-Emmanuel Schmitt

January 11 2014 Published on #Littérature XXIème, #Nouvelles

Les sumotoris sont de véritables dieux au Japon. Ce sport, le sumo, sera le moyen pour le jeune Jun de se retrouver lui-même.

Le sumo qui ne pouvait pas grossir est un court roman d'Eric-Emmanuel Schmitt (dont j'ai déja chroniqué La femme au miroir) qui fait partie de son Cycle de l'Invisible - en une demi-douzaine de textes qui sont autant d'invitations à voir au delà des choses, en soi-même, bref qui parlent de spiritualité.

Jun est un jeune garçon livrée à lui-même dans les rues de Tokyo et qui vend de la camelote. Son père s'est suicidé à cause du surmenage et sa mère -selon lui - le délaisse. Il décide de s'enfuir de chez lui pour se retrouver dans la rue !

Mais il y a le vieux Shomintsu qui dirige une école réputée de sumo et qui ne cesse de le croiser (hasard? Non !) et de lui répéter " je vois un gros en toi". Le vieil homme est-il fou ?

Jun se montre hostile à la proposition du vieillard de s’intéresser au sumo en commençant par venir voir une compétition. Shomintsu lui donne de l'argent mais le "gosse" est têtu !

Le sumo est pourtant une école de vie et de méditation - faire de ses faiblesses des forces. Pourtant, au bout du compte, le garçon va vaincre ses préjugés.

Shomintsu et son école vont éveiller le jeune homme qui va découvrir le bouddhisme zen - en quoi ce roman parle bien de spiritualité - et l'amour.

Ce roman est un parcours initiatique et je ne vais pas en dire plus car je préfère que our le découvriez vous-même. On y découvre la force de la lucidité et des méditations, ce moment où on s'unit au cosmos.

Un bon point pour Eric-Emmanuel Schmitt !

A bientôt !

Le sumo qui ne pouvait pas grossir - Eric-Emmanuel Schmitt
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Les éclats de rire de la jeunesse à l'arrêt des autobus - François Bott

December 31 2013 Published on #Littérature XXIème, #Nouvelles

Pour tout vous dire, j'ai hésité avant de faire un billet sur l'ouvrage dont il est question si après... A vrai dire, je ne fais pas d'article sur chaque livre, film, BD ou saison de série télé que je vois mais peut-être sur un sur deux de ces objets culturels...De plus pour Les éclats de rire de la jeunesse à l'arrêt des autobus de François Bott (à ne pas confondre avec François Bon), il y avait une difficulté supplémentaire, la grande diversité des 35 nouvelles du livre qui ne laissaient pas voir un fil rouge autour duquel appuyer ma présentation.

Pourtant ce recueil est intéressant à plus d'un titre et donc voici une petite présentation de Les éclats de rire de la jeunesse...!

Le temps passe, les vies passent, les souvenirs et les questions demeurent. Ce recueil va faire rentrer dans vos existences des gens qui ont un regard particulier sur le monde et une façon "élégante" de vivre... poétiquement d'une certaine façon ! Mais les personnages de François Bott ont aussi une part d'ombre. C'est cette complexité du personnage de fiction que l'auteur se propose d'éclairer, mais en réalité, c'est l'écrivain qui compose ces individus de papier, plus vrais que nature !

Ce sont en effet des personnages énigmatiques - souvent - en tout cas, paradoxe, à la fois atypiques et généraux.

Il y aura de l’introspection dans ces nouvelles - par le journal intime -comme dans "A quoi rêvent les vieillards ?". Le titre - emprunté à l'une des nouvelles - laisse supposer des jeunes gens et des moins jeunes - aube et crépuscule de la vie - transmission inter générationnelle à la veille de l'an 2000. Des rencontres ainsi celle improbable de deux générations d'écrivains : Nerval et Verlaine, sur le Pont Neuf.

Ces nouvelles ont pour cadre temporel l'an 2000 et pour centre géographique Paris ("la Parisienne 2000", "Une semaine avant l'an 2000"). La capitale devient , sous la plume de François Bott - mais aussi de tout temps par sa légende - le lieu des amours, des rencontres, des deuils... et des ruptures (comme dans "Marie, c'est fini"...). Ce sont les petits drames du quotidien, dans une forme courte - la nouvelle - voire très courte, la moitié d'une page ressemblant alors à du poème en prose ou ce que les Anglais appellent la short-short story !

Paris est le point névralgique mais il y a aussi du dépaysement, des rencontres et des réminiscences, les occasions fortuites et le hasard - les aléas de l'existence (maladies soudaines aussi !). On a presque l'impression de croiser ces personnages par hasard mais il n'en est rien car c'est l'art de l'écrivain de construire des personnages - l'art de la nouvelle ! L'instantané prémédité !

Des personnages - je le redis - qui sont des originaux - souvent ! Par exemple: Juliette et ses petits mensonges, les "clochards célestes" etc....

Autres exemples : Louise est la "Parisienne 2000" : élégante, poétique, raffinée, éprise de philosophie - 40 ans et elle rencontre Laurent, éclairagiste pour le cinéma (encore la "lumière") - à New York. Ou encore le mystère du suicide de Jean-François, artiste peintre qui se jette du TGV Paris-Bordeaux le jour de ses 60 ans dans "Requiem pour un ami disparu' qui montre le désarroi des proches et de sa veuve. Là encore, Jean-François, peintre, avait-il perdu la "lumière" ?

Outre Paris, l'an 2000, Mozart est aussi un motif récurrent de ces nouvelles puisqu'il est évoqué une demi-douzaine de fois. Mais il y aussi des peintres (Matisse et Picasso) et on croise Nerval, Verlaine, Madame de Sévigné, Flaubert, Léo Mallet, Balzac, Tchekhov, James, Joyce, Fitzgerald, Proust, et mon "très cher" Paul Valéry !

Il y a aussi un alter-égo de l’auteur : le détective privée F.B. qui enquête sur des personnages dans deux nouvelles !

Le recueil se termine par une ballade dans Paris au mois d'août par un féru de littérature qui croise tous les héros de romans rencontrés dans ses lectures. Le rôle de l'écrivain n'est-il pas de "déchiffrer et inventer la destinée" ?

Des nouvelles souvent mélancoliques - un nouveau "Spleen de Paris", entre rêves et paysages parisiens et intérieurs !

A bientôt !

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